Alexandre Nozal

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Alexandre Nozal
Alexandre Nozal - Le Puys Dieppe.jpg
Le Puys, Dieppe (1886), Château de Dieppe.
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maîtres
Distinction

Alexandre Nozal, né à Auteuil le et mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève d'Évariste-Vital Luminais, et d'Henri Harpignies dont il suit les conseils, Alexandre Nozal débute au Salon en 1876 avec un Étang de la Brenne. Il est d'abord un paysagiste qui a su traverser le postimpressionnisme dont il est un des représentants. Ses voyages l'ont amené, notamment, en Bretagne, en Berry, en Normandie et dans le sud de la France, en Provence et en Corse et, comme bon nombre de peintres de sa génération, en Algérie. Peintre de l'eau, il rend notamment ses impressions au bord des fleuves, rivières, étangs et bords de mer, ainsi qu'aux crépuscules ou sous la brume du matin. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1895[1].

Pendant quelques années, il fait de nombreux séjours à Berck-sur-Mer pour y faire soigner un fils malade. Il découvre la colonie de peintres américains qui s'est installée à Étaples puis à Montreuil. Les panoramas sans fin depuis les remparts de Montreuil sont les motifs de plusieurs de ses œuvres[2].

Alexandre Nozal - Bateau décoré à Dives-sur-Mer

Œuvres[modifier | modifier le code]

Si Alexandre Nozal est avant tout un paysagiste, quelques portraits font également partie de sa production. Sa campagne natale, ainsi que les côtes françaises, sont les paysages que l'on retrouve le plus souvent dans ses œuvres.

Une importante exposition rétrospective de ses œuvres eut lieu en 1972 au musée départemental de l'Oise à Beauvais, qui a bénéficié d'un legs des héritiers Nozal. Plus de soixante-dix œuvres y sont aujourd'hui conservées.

Ses œuvres sont également présentes aux musées de Montreuil (Pas-de-Calais), Bourges, Châlons-en-Champagne, Gray (Haute-Saône), Montpellier, Louviers, Pontoise, et à Paris au Petit Palais, ainsi qu'au palais des beaux-arts de Lille.

  • Étretat : les champs à l'époque des récoltes, huile sur toile, 100 x 150 cm, Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin.
  • Brest, musée des beaux-arts[3] :
    • Moulin breton, huile sur toile, 41 x 24 cm ;
    • Epaves ensablées, huile sur toile, 33 x 46 cm ;
    • L'avant-port de Concarneau, huile sur toile, 33 x55 cm ;
    • Concarneau, les thoniers vus du Rouz, toile marouflée sur toile, 27 x 46 cm ;
    • Concarneau, vaches au Rouz, huile sur toile, 27 x 46 cm ;
    • Concarneau, la ville clos vue du Passage, huile sur toile, 27 x 46.

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique, non exhaustive)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cabannes et Gérald Schurr, Dictionnaire des Petits Maitres de la Peinture, Éditions de l'Amateur, 2003.
  • Jacqueline Duroc, Alexandre Nozal, Peintre de nos paysages, Saint-Briac-sur-mer, 2004.
  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Peintres des Cotes de Bretagnes, Éditions Chasse-marée, tomes 1 à 5, 2004-2005.
  • Henri Belbeoch, Les peintres de Concarneau, Éditions du Chasse-marée, 1991 (ISBN 2-9504685-5-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Peu avant son frère aîné Léon Nozal, négociant en métaux et mécène d'Hector Guimard (qui lui construira notamment l’hôtel Nozal, situé au 52 rue du Ranelagh à Paris.
  2. Benoît Blanc, Des Américains à Montreuil, Édition des Amis des musées et du patrimoine de Montreuil-sur-Mer, p. 52 à p. 53 (ISBN 2-9519975-4-X)
  3. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.

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