Jean-Louis Bourlanges

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Jean-Louis Bourlanges au meeting de François Bayrou du au Palais omnisports de Paris-Bercy.

Jean-Louis Bourlanges, né le , est un homme politique et essayiste français. Proche de Jean Charbonnel, il est ancien député européen et vice-président de l'Union pour la démocratie française (UDF).

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Né en 1946 à Neuilly-sur-Seine, Jean-Louis Bourlanges est par sa mère, parent avec l'écrivain Pierre Herbart.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1969, il devient agrégé de lettres modernes en 1971 et est admis à l’École nationale d'administration (ENA) en 1975.

En 1988, il publie un ouvrage sur l'état de la droite française, Droite, année zéro.

Il est à diverses périodes professeur de lettres en lycée, ou professeur-associé à l'Université Johns-Hopkins. Il est nommé auditeur en 1979, puis conseiller référendaire à la Cour des comptes. Depuis octobre 2002, il est professeur associé à l'Institut d'études politiques de Paris où il donne le cours « Système et vie politiques dans l'Union européenne ».

Il est par ailleurs éditorialiste pour divers journaux et magazines, notamment sur France Culture où il participe régulièrement à l'émission L'Esprit public animée par Philippe Meyer diffusée le dimanche matin. Il est également l'auteur de plusieurs essais politiques.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ces charges, il est conseiller municipal de Dieppe de 1983 à 1989, et conseiller régional de Haute-Normandie de 1986 à 1998.

Candidat sur la liste de Simone Veil en 1989, il est élu au Parlement européen, puis réélu en 1994 sur la liste de Dominique Baudis et en 1999 sur celle de François Bayrou. Il a été entre autres président de la Commission du contrôle budgétaire en 1993 et 1994, rapporteur du budget général de l’Union pour l’année 2000, rapporteur sur la hiérarchie des normes et la typologie des actes de l'Union en 2002, et président de la Commission parlementaire mixte UE-Pologne depuis 2002.

Il a été président du Mouvement Européen-France.

En 2004, il est tête de liste aux élections européennes dans le Nord-Ouest de la France où il arrive en quatrième position avec un score de 11,34 %.

Il est alors élu président de la Commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures au Parlement européen. Il démissionne de ce poste à forte responsabilité en 2005, étant en désaccord avec l'évolution nationalisante du parlementarisme européen et le manque de vision globale et d'ambition du Parlement européen[réf. nécessaire].

Il est membre suppléant de la Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, et il fait campagne en 2005 pour le « oui » au référendum sur le traité constitutionnel.

Il est membre (juin 2006) du conseil d’administration des laboratoires d'idées Notre Europe[1] et Les Amis de l'Europe.

Soutien de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, il appelle à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. À la suite de l'élection présidentielle, il s'éloigne de François Bayrou et du Modem qui ne représente plus le centrisme à ses yeux. François Bayrou, par son opposition constante à la politique de Nicolas Sarkozy, et par ses propos parfois teintés d'anti-capitalisme, n'a pas la nuance et l'esprit de compromis qui caractérise le centrisme pour Jean-Louis Bourlanges. Il déclare: « entre l’UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l’UDF n’ont le choix qu’entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés. » [2].

En juillet 2007, il est nommé au Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions mis en place par le Président de la République Nicolas Sarkozy.

Il abandonne fin décembre 2007 son mandat de député européen[3].

Il a été nommé conseiller maître à la Cour des comptes le [4].

Il est élu le président de l'Institut du Centre, un laboratoire d'idées voulant représenter toutes les tendances du centrisme[5].

Il soutient l'Alliance républicaine, écologiste et sociale, à la fondation de laquelle il a participé et qui visait à fédérer le Nouveau Centre, le Parti radical, la Convention démocrate, la Gauche moderne et l'Alliance centriste, en vue de présenter un candidat porteur des valeurs du Centre-droit à l'élection présidentielle de 2012.

Jean-Louis Bourlanges est membre de la Commission Trilatérale[6].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Droite, année zéro, Flammarion, Paris, 1988
  • Le Rendez-vous manqué de la rénovation, dans L'État de l’opinion, Sofres, 1990
  • Le diable est-il européen ?, Stock, Paris, 1992

Compléments[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Composition du conseil d’administration de Notre Europe
  2. « Jean-Louis Bourlanges quitte le Parlement européen », Un Européen jamais content, 3 décembre 2007.
  3. « Jean-Louis Bourlanges : "L'Europe fait semblant..." », Le Monde, 1er décembre 2007.
  4. "
  5. "
  6. (en) « Members - April 2013» , Commission Trilatérale

Liens externes[modifier | modifier le code]