John Dowland

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John Dowland est un compositeur et luthiste né en Angleterre ou en Irlande en 1563 et mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Très peu d'éléments sur la première partie de sa vie sont disponibles, mais il serait né à Londres ou peut-être à Dublin. Séjournant à Paris au service de l'ambassadeur auprès de la cour française, il se convertit au catholicisme romain. Selon ses dires, cela contribua à l'écarter d'un poste à la cour protestante d'Élisabeth Ire d'Angleterre, et l'amena à travailler à la cour de Christian IV de Danemark. Retournant en Angleterre en 1606 puis en 1612, il assura un des postes de luthiste auprès de Jacques Ier d'Angleterre et curieusement, il n'y a plus aucune composition depuis cette date jusqu'à sa mort à Londres en 1626.

Œuvre[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de sa musique est destinée à son instrument, le luth. Son œuvre comprend donc plusieurs pièces pour luth seul, des lute songs (chansons pour une voix et luth), des chants à plusieurs parties vocales et luth, et plusieurs œuvres pour consort (ensemble instrumental) de violes et luth. Une de ses pièces les plus connues est le lute song Flow My Tears.

Il écrivit par la suite son œuvre instrumentale la plus connue, Lachrimae or Seaven Teares Figured in Seaven Passionate Pavans (Pleurs ou Sept larmes représentées par sept pavanes passionnées), un groupe de sept pavanes pour cinq violes et luth, chacune étant basée sur Flow My Tears. Cette pièce devint l'une des plus connues de la musique pour ensemble instrumental de cette époque. Sa pavane Lachrymae antiquae fut aussi l'un des grands succès du XVII siècle.

Fichier audio
Flow, my tears (info)

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La musique de Dowland exprime souvent la mélancolie, un sentiment très présent dans la musique de cette époque. Il écrivit d'ailleurs une pièce pour ensemble dont le titre pourrait selon certains résumer son œuvre, intitulée Semper Dowland, semper dolens (toujours Dowland, toujours souffrant). Ce serait cependant oublier d'autres pièces plus humoristiques, comme My Lord Chamberlain, His Galliard[1] une invention pour deux luthistes jouant sur un seul luth.

La musique de Dowland est un thème récurrent des livres de science-fiction de Philip K. Dick. Elle est aussi mentionnée à de nombreuses reprises dans Le Temps où nous chantions de l'auteur américain Richard Powers. L'écrivain japonais Haruki Murakami dans 1Q84 fait également allusion à ce compositeur.

Le chanteur Sting a repris les compositions de Dowland dans son album Songs from the Labyrinth (2006).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) My Lord Chamberlain, His Galliard (an invention for two to play upon one lute)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) A History of the Lute from Antiquity to the Renaissance par Douglas Alton Smith, publié par la Lute Society of America (2002). ISBN 0-9714071-0-X
  • (en) The Lute in Britain: A History of the Instrument and its Music par Matthew Spring, publié par Oxford University Press (2001).

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • John Dowland, Œuvres. The Consort of Musicke, Antony Rooley (Oyseau-Lyre) (12 CD)
  • John Dowland, "The complete solo lute music", (Jacob Lindberg), BIS-CD (4CD)
  • John Dowland, "Second book of songs", (Anthony Rooley, "The consort of musicke", L'Oiseau Lyre, 2 CD
  • John Dowland, "Lachrimae", (Christopher Wilson - Fretwork), Classics Digital, 1 CD
  • John Dowland, "the complete solo lute music", (Paul O'Dette), Harmonia Mundi, 5 CD
  • Lachrimae or Seaven Teares - 1604 by Hespèrion XX dir. Jordi Savall

Liens externes[modifier | modifier le code]