Hery Rajaonarimampianina

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hery Rajaonarimampianina
Hery Rajaonarimampianina en 2014.
Hery Rajaonarimampianina en 2014.
Fonctions
8e président de la République de Madagascar
(11e chef de l'État malgache)
En fonction depuis le 25 janvier 2014
(9 mois et 0 jour)
Élection 20 décembre 2013
Premier ministre Jean-Omer Beriziky
Roger Kolo
Prédécesseur Andry Rajoelina
(président de la Transition)
Ministre des Finances et du Budget malgache
2009 – 2013
Président Andry Rajoelina
Premier ministre Roindefo Monja
Eugène Mangalaza
Cécile Manorohanta (intérim)
Albert-Camille Vital
Jean-Omer Beriziky
Prédécesseur Benja Razafimahaleo
Successeur Lantoniaina Rasoloelison
Biographie
Nom de naissance Hery Martial
Rajaonarimampianina Rakotoarimanana
Date de naissance 6 novembre 1958 (55 ans)
Lieu de naissance Antsofi­nondry (Madagascar)
Nationalité malgache
Parti politique Hery Vaovao ho an'ny Madagasikara
Conjoint Voahangy Rajaonarimampianina
Diplômé de Université de Tananarive
Université du Québec à Trois-Rivières
Profession Expert-comptable
Professeur en finances et comptabilité
Résidence Palais d'État d'Iavoloha

Hery Rajaonarimampianina
Présidents de la République de Madagascar

Hery Rajaonarimampianina, né le 6 novembre 1958 à Antsofi­nondry, est un homme d'État malgache, président de la République depuis le 25 janvier 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste, Hery Rajaonarimampianina passe son enfance et son adolescence à Antsofi­nondry, un des 22 fokontany de la commune de Sabotsy Namehana, peuplée de 63 000 habitants et située à une quinzaine de kilomètres au nord de Tananarive.

En 1982, il obtient une maîtrise en sciences économiques à l'Établissement d'enseignement supérieur de droit, d'économie, de gestion et de sciences sociales (EESDEGS) de l'université d’Ankatso Antananarivo.

Il poursuit ses études au Canada et décroche un DEA en finance et comptabilité à l'Université du Québec à Trois-Rivières, quatre ans plus tard. En 1991, il obtient dans ce même pays son diplôme d'expertise comptable du Certified General Accountant's Association.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Hery Rajaonarimampianina devient, en 1991, directeur des études à l'Institut national des sciences comptables de l'administration d'entreprises (INSCAE), poste qu’il occupe jusqu'en 1995, tout en exerçant sa profession d'expert-comptable.

Durant cette période, il enseigne également à l'université de Tananarive et à l'Institut d'administration des entreprises de Metz, en France.

En 1995, il fonde son cabinet d'expertise comptable et commissariat aux comptes. Fort d’une cinquantaine de collaborateurs, le cabinet intervient dans tout Madagascar dans de nombreux secteurs d’activités pour le compte de sociétés commerciales, d’organismes nationaux et internationaux, de projets financés par les bailleurs de fonds.

Sa compétence et son leadership naturel valent à Hery Rajaonarimampianina la reconnaissance de ses pairs qui le portent en 2003 à la présidence de l'ordre des experts-comptables et commissaires aux comptes de Madagascar, fonction qu'il occupe durant cinq ans.

Il est aussi nommé vice-président du Conseil supérieur de la comptabilité ou encore conseiller du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité depuis 2004.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ministre des Finances d'Andry Rajoelina[modifier | modifier le code]

En 2009, Hery Rajaonarimampianina intègre un gouvernement issu d’un coup d’État en qualité de ministre des Finances et du Budget. Il doit composer sans le soutien de la communauté internationale qui a été retiré au pays en raison de l’illégitimité de ce gouvernement, le tout dans un contexte économique mondial dégradé.

Pendant quatre ans, il réussit à contenir l’inflation et à maintenir la stabilité de l'ariary, l'unité monétaire malgache. Son administration paye également en temps et en heure les traitements des fonctionnaires et des agents de l'État en réduisant par exemple 90 % du budget de l’agriculture dans un pays qui compte 80 % de paysans. Il contribue à résoudre les crises sociales à répétition liées au contexte économique de la Grande Île, dans les universités (enseignants, étudiants, personnels techniques), les milieux hospitaliers (médecins, paramédicaux), ou encore chez les agents des douanes.

Président du conseil d'administration d'Air Madagascar depuis juillet 2011, Hery Rajaonarimampianina y représente l'État malgache et y mène à ce titre une nécessaire politique de redressement financier.

Candidat à l'élection présidentielle[modifier | modifier le code]

Sans parti mais ouvertement soutenu par Andry Rajoelina auteur du coup d'État de 2009 dont la candidature a été refusée par la communauté internationale, Hery Rajaonarimampianina se présente quarante-cinq jours avant le premier tour sous l'étiquette de l'association Hery Vaovao hoan'i Madagasikara[1] parmi 32 autres candidats à la présidentielle.

Il est notamment opposé au représentant du parti au pouvoir, Edgard Marie Noé Razafindravahy du parti Tanora Gasy Vonona (TGV), au candidat de l'ancien président Ravalomanana, Jean-Louis Robinson du parti Antoko ny Vahoaka Aloha No Andrianina (AVANA), à deux anciens Premiers ministres de la Transition, Camille Vital et Roindefo Monja, ou encore à d’autres ténors de la vie politique de Madagascar, l’ancien vice-Premier ministre Hajo Andrianainarivelo, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, au neveu de l'ancien président, Roland Ratsiraka, qui se sont tous préparés depuis plusieurs mois voire depuis des années à cette course à la magistrature suprême.

Arrivé deuxième à l'issue de ce premier tour, avec 15,85 % des voix, contre Jean-Louis Robinson, il prend le défi de rassembler autour de lui les opposants à l'ancien président Ravalomanana qui cumulent, lors de ce premier scrutin un total de 55 %[2].

Lors du second tour, il rassemble largement son camp en obtenant de nombreux ralliements[3], dont Roland Ratsiraka, neveu de l’ancien président Didier Ratsiraka, du parti MTS[4] et Pierrot Rajaonarivelo du parti AREMA[5], ainsi que le soutien du président de la Transition, Andry Rajoelina. Dès le prononcé des premiers résultats provisoires, il arrive rapidement en tête[6] des estimations temporaires de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENIT) dans des élections que les observateurs internationaux jugent « libres, transparentes, fiables et crédibles », malgré des « irrégularités isolées »[7] et dont le bon déroulement est salué par l'ONU[8].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 2014, il est officiellement proclamé président de la République par la Cour électorale spéciale, avec 53,49 % des suffrages devant son adversaire, Jean-Louis Robinson, crédité de 46,51 %[9]. Le camp de ce dernier accuse cependant de fraude électorale celui du nouveau président.

Il est investi le 25 janvier 2014 à Mahamasina en présence de son adversaire qui a reconnu sa défaite quelques jours plus tôt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]