Manuel Zelaya

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Manuel Zelaya
Image illustrative de l'article Manuel Zelaya
Fonctions
34e président de la République du Honduras
27 janvier 200628 juin 2009
(3 ans, 5 mois et 1 jour)
Élection 27 novembre 2005
Vice-président Elvin Santos Ordóñez
Arístides Mejía
Prédécesseur Ricardo Maduro Joest
Successeur Roberto Micheletti (de facto)
Porfirio Lobo Sosa
Biographie
Nom de naissance José Manuel Zelaya Rosales
Date de naissance 20 septembre 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Catacamas (Honduras)
Nationalité hondurienne
Parti politique Parti libéral du Honduras
Conjoint Xiomara Castro
Enfant(s) Zoe Zelaya Castro
Héctor Manuel Zelaya Castro
Xiomara Hortensia Zelaya Castro
José Manuel Zelaya Castro
Diplômé de Université nationale hondurienne
Profession Entrepreneur
Religion Catholicisme

Manuel Zelaya
Présidents de la République du Honduras

José Manuel Zelaya Rosales, né le 20 septembre 1952 à Catacamas (département d'Olancho), est un homme d'État hondurien.

Élu président de la République du Honduras le 27 novembre 2005, il prend ses fonctions le 27 janvier 2006. Il est arrêté le 28 juin 2009 par l'armée et expulsé vers le Costa Rica[1], deux heures avant le début d'une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême[2]. Cette consultation, juridiquement non contraignante, portait sur le rajout d'une urne lors des élections de novembre, en vue d'un vote en faveur ou non de la convocation d'une assemblée constituante. Le coup d'État a été condamné par la communauté internationale, qui demandait le rétablissement de Zelaya dans ses fonctions. Il a tenté sans succès de rentrer à Tegucigalpa dimanche 5 juillet[3]. En dépit de son expulsion, Zelaya continuait toutefois d'exercer un certain nombre de fonctions présidentielles, notamment en continuant à représenter le Honduras devant les instances internationales (le nouveau gouvernement n'a été reconnu par aucun État), et en nommant des ambassadeurs[4],[5]. Depuis le 27 janvier 2010, Porfirio Lobo est le nouveau président du Honduras.

Biographie[modifier | modifier le code]

Manuel Zelaya, familièrement surnommé « Mel », est le fils d'un des plus grands entrepreneurs forestiers du pays et d'une institutrice en école primaire[6]. Il a étudié à l'Université nationale hondurienne (UNAH), sans toutefois en être sorti diplômé. Il a reçu une formation d'ingénieur civil, mais a cependant consacré l'essentiel de son travail à la gestion de ses propriétés foncières et de ses troupeaux. Il s'affilia au début des années 1970 au Parti libéral (centre-droit)[7],[6]. Il est ainsi devenu en 1987 président de l' Asociación de Industriales de la Madera (Association des Industriels du Bois), un syndicat patronal membre du Conseil hondurien de l'entreprise privée (Consejo Hondureño de la Empresa Privada, la plus grande confédération patronale du pays)[6].

Le fait qu'il soit issu d'une famille de grands propriétaires terriens a conduit son principal adversaire pour l'élection présidentielle, Porfirio Lobo, à l'accuser durant la campagne d'avoir participé, en 1975, à l'assassinat de 14 personnes dont deux religieuses et un prêtre, lors d'une manifestation de paysans sans terre (peones) en révolte contre les grands possesseurs de Latifundia. Le père de M. Zelaya avait d'ailleurs été soupçonné d'être le commanditaire du massacre de Los Horcones (en) et avait été un temps emprisonné de ce fait, les corps ayant été retrouvés sur ses terres[7].

Il épouse Xiomara Castro en 1976.

Élu député d'Olancho en 1985, il assume à partir de 1987 des fonctions importantes à la Chambre des députés[7]. Il est ré-élu député en 1989, siégeant dans les rangs de l'opposition à Rafael Leonardo Callejas Romero du Parti national (droite)[7]. Ré-élu député d'Olancho en 1993, il s'approche de la faction la plus progressiste et centriste du Parti libéral, dirigée par Carlos Roberto Reina Idiáquez[7]. Après avoir abandonné ses fonctions patronales, il occupe le poste de ministre du Fonds hondurien d'investissement social (FHIS) à partir de 1998, sous le gouvernement du président Carlos Flores. Après l'ouragan Mitch d'octobre 1998, il est aussi nommé à un poste de responsabilité dans le cabinet spécial de reconstruction nationale[7]. Il abandonne ses fonctions en juin 1999 afin de se consacrer aux primaires, dans l'optique des élections de 2001[7]. Il crée alors une section à l'intérieur du Parti libéral, dénommée Movimiento Esperanza Liberal (MEL, coïncidant avec ses initiales)[7]. Mais il perd le 3 octobre 2000 les primaires, remportée par le président du Congrès, Rafael Pineda Ponce, qui échouera lui-même à la présidentielle face au candidat du Parti national, Ricardo Rodolfo Maduro Joest[7].

Campagne présidentielle et élection en 2005[modifier | modifier le code]

Manuel Zelaya, soutenu par le Parti libéral du Honduras (PLH, centre-droit), a axé sa campagne présidentielle sur plusieurs points :

  • Renforcement de la sécurité (par un doublement du nombre de policiers, un recours plus fréquent aux peines de réclusion criminelle à perpétuité, l'abrogation du délit de seule appartenance aux maras et l'instauration de programmes de réhabilitation ; son opposant nationaliste, Porfirio Lobo Sosa, défendait quant à lui la peine de mort pour les membres des maras[7]) ;
  • Lutte généralisée pour « éradiquer » le crime, les gangs armés (maras), la petite délinquance, la « délinquance en col blanc » et la corruption dans l'administration hondurienne ;
  • Lutte contre le chômage (qui touche 40 % de la population active) et la pauvreté (80 % de la population du pays vivant en dessous du seuil de pauvreté), par la création de 100 000 emplois par an, la réduction des prix du carburant et le recours à la gratuité scolaire.

Au 8 décembre 2005, le dépouillement de 88,38 % des bulletins donnait 49,90 % à Manuel Zelaya, devançant Porfirio Lobo Sosa, soutenu par le Parti national. Ce dernier, après avoir contesté les résultats, admit sa défaite[8]. Le Parti libéral gagna presque, lors de ces élections générales, la majorité absolue au Congrès, remportant 62 des 128 sièges[7]. Les autres partis, notamment ceux de gauche (Unificación Democrática (PUD), Partido Demócrata Cristiano de Honduras (PDCH)) et Partido de Innovación y Unidad-Social Demócrata, PI-USD) obtenaient, eux, moins de 4 % au total[7]. Le taux de participation ne s'élevait cependant qu'à 46 %[7].

Le gouvernement Zelaya[modifier | modifier le code]

Lors de son investiture en janvier 2006, il félicita les députés du vote de la loi de participation civique et appuya l'ALÉAC (Accord de libre-échange de l'Amérique centrale), qui entra en vigueur en avril 2006[7]. Toutefois, il dénonce à l'Assemblée générale de l'ONU, en septembre 2006, les accords de libre-échange comme « politique économique impitoyable, insensible et protectionniste pour beaucoup de secteurs »[7]. Cela ne l'empêcha pas de signer des accords de libre-échange, en 2007, avec Taïwan, Panama et la Colombie[7].

Les deux premières années du mandat de Zelaya furent marquées par les manifestations des coordinations indigènes et du Bloque Popular contre le traité de libre-échange avec les États-Unis signé par le prédécesseur de Zelaya et entré en vigueur au début de son mandat[6]. Les manifestants réclamaient aussi des lois pour limiter l'activité des multinationales minières et pétrolières, ainsi que pour lutter contre la déforestation et entamer un processus de redistribution des richesses[6].

Zelaya devait affronter deux dossiers majeurs, concernant l'énergie et la dette extérieure. La Empresa Nacional de Energía Eléctrica (ENEE) était en effet au bord de la faillite[7]. Il proclama l'« état d'urgence énergétique » le 31 janvier 2006[7]. Fin février 2006, il proclama aussi l'« état d'urgence dans le système sanitaire » afin de débloquer l'équivalent de huit millions de dollars pour l'achat immédiat de médicaments[7]. Parallèlement, le FMI préconisait des privatisations, dont celle de l'opérateur public de télécommunications, Hondutel[7].

Zelaya proposa aussi, dans un premier temps, l'alternative entre la prison et le désarmement aux membres de la Mara Salvatrucha et de la Mara 18, mais, devant l'échec de cette proposition, décida finalement d'envoyer l'armée aux côtés des policiers[7]. Les organisations de défense des droits de l'homme critiquèrent l'échec de la lutte contre les escadrons de la mort assassinant les enfants des quartiers pauvres[7].

Confronté à une grève des enseignants, il accepta en août 2006 d'augmenter leurs salaires[7]. Sur le plan extérieur, il réussit en avril 2006 à obtenir un accord avec son homologue du Salvador, Antonio Saca, à propos des frontières communes, qui étaient contestées depuis la « guerre du football » de 1969. Un projet binational de centrale hydroélectrique fut aussi mis à l'étude[7]. Il régla aussi, en mars 2007, le litige frontalier avec le Nicaragua, qui était allé jusqu'à la Cour internationale de justice[7].

Sur le plan énergétique, Zelaya proposa trois options et prit des mesures en faveur de chacune d'entre elles. La première était d'effectuer un appel d'offre international afin de choisir les compagnies offrant les prix les meilleurs, mesure à laquelle Esso, Texaco et Shell, présents au Honduras depuis des décennies se sont opposés[7]. En novembre 2006, les autorités choisirent ConocoPhillips pour le gazole et l'essence et Gas del Caribe pour le gaz liquide, signant les contrats en janvier 2007[7]. Ceci permit à Zelaya de faire baisser le prix à la pompe[7]. Accusant les compagnies Esso, Texaco et Shell de « chantage », de « boycott », de « sabotage » et de « terrorisme énergétique », il ordonna la mise à disposition de leurs installations en faveur de la firme américaine ConocoPhillips, mais revint sur cette décision quelques jours après, à la suite des protestations de l'ambassadeur des États-Unis[7].

La deuxième option se concrétisa en août 2007, Zelaya signant un accord avec le président Lula pour une assistance technique du Brésil dans la production, au Honduras, d'éthanol à partir de canne à sucre[7].

La troisième option se concrétisa début 2008, Zelaya annonçant en décembre 2007 l'adhésion imminente du Honduras à PetroCaribe, une initiative vénézuélienne[7]. Il avait pris soin auparavant d'obtenir pour cela l'autorisation expresse, en juin 2006, du président George W. Bush[7]. La presse conservatrice et patronale, bien que craignant les projets socialistes de Chavez, affirmait que les conditions de l'accord étaient trop avantageuses pour le Honduras pour être refusées[7]. En mars 2008, le Congrès approuva cet accord à la majorité simple, le Parti national s'abstenant, le PDCH (démocrate-chrétien) votant contre et les autres partis (le Parti libéral et les partis de gauche) votant pour[7].

Enfin, Zelaya réussit à renégocier 4 milliards de dollars de dette externe avec les organismes internationaux ainsi qu'avec le G8 et le Club de Paris[7]. Cependant, peu de progrès furent enregistrés sur le plan de la lutte anticorruption[7], et si la pauvreté baissa, les crimes violents continuèrent à être fréquents[7].

Malgré tous les problèmes qu'il a dû affronter durant sa première année de présidence, Manuel Zelaya s'est montré satisfait des avancées de son administration dans le secteur économique. « Nous terminons l'année 2006 avec des indicateurs meilleurs qu'en 2005, 2004 et 2003 », a dit le président à la presse. Et d'ajouter : « Il y a une stabilité des prix qui nous permet de finir l'année avec le plus bas niveau d'inflation des seize dernières années ». La CEPAL (Comisión Económica para América Latina y el Caribe) a placé le Honduras parmi les endroits à la plus forte croissance économique de l'Amérique centrale.

Après ses premiers succès économiques, Zelaya s'attaque à sa deuxième promesse, la réduction de la pauvreté et renforce son virage social fin 2007-début 2008, augmentant le salaire minimum de façon inédite et promulguant, malgré ses origines familiales, une loi pour la protection des forêts[6]. Il lance le programme @prende qui permettra à un million d'élèves de bénéficier d'ordinateurs dans les écoles publiques.

En octobre 2007, il est le premier chef d'État hondurien à se rendre à Cuba depuis 1959[9], et s'excuse publiquement devant Fidel Castro du fait que son pays ait servi de base arrière pour la lutte anti-guérilla menée par les États-Unis[6]. Il continue la normalisation diplomatique entamée avec Cuba par son prédécesseur Flores Facussé en 2002, en nommant un ambassadeur à La Havane[7].

Il se rapproche ensuite du Nicaragua dirigé par Daniel Ortega (FSLN) et en faisant adhérer son pays d'abord à Petrocaribe (mars 2007), puis, en juillet 2007[7], à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (organisation économique initiée par le Venezuela). Le président Zelaya a ainsi perdu le soutien de la partie de la bourgeoisie tournée vers les États-Unis et, commençant à critiquer davantage ces derniers[7], a suscité l'inquiétude de Washington. Il protesta en septembre 2007 contre l'ingérence présumée des États-Unis au Venezuela et en Bolivie[7] et, le même mois, affirma à l'Assemblée générale de l'ONU que le capitalisme était en train de « dévorer les êtres humains »[7].

Dans un entretien publié dans El Pais le jour du coup d'État, Zelaya affirmait : « j'ai pensé faire les changements à l'intérieur du schéma néolibéral. Mais les riches ne cèdent pas un penny. Les riches ne veulent rien céder de leur argent. Ils veulent tout garder pour eux. Alors, logiquement, pour faire des changements il faut incorporer le peuple. »[10]

Coup d'État[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coup d'État de 2009 au Honduras.

Zelaya prévoyait organiser un référendum consultatif afin de convoquer une assemblée constituante, qui délibérerait sur les possibilités d'amender la Constitution afin de supprimer la clause interdisant à un président de se présenter aux élections pour un second mandat. La Constitution interdit expressément de réformer cette clause. Zelaya lui-même déclarait qu'il ne ferait que convoquer l'assemblée constituante en cas d'approbation populaire, et qu'il mettrait fin à son mandat à la date prévue, le 28 janvier 2010[11].

Mais Zelaya s'est heurté dans ce projet à l'opposition du Congrès, de la Cour suprême - qui avait interdit la consultation - et de l'armée, laquelle a refusé d'organiser le référendum[2]. En tant que commandant en chef des armées, le président Zelaya a qualifié cette réaction d'acte d'insubordination. Zelaya a forcé à la démission le général Romeo Vásquez, alors que l'armée sortait des casernes le 25 juin 2009.

Peu de temps après, dans un entretien à El Pais, Zelaya affirme avoir échappé de peu à un coup d'État, grâce notamment à l'appui de Washington[11]. La Cour suprême exigea toutefois le maintien dans ses fonctions du général Romeo Vásquez. Le dimanche 28 juin 2009, alors que le référendum devait avoir lieu, Zelaya a été arrêté entre 5 heures et 6 heures du matin (heure locale) par les militaires[12] puis expulsé vers le Costa Rica[13]. Le même jour, le Congrès entérine le coup d'État et son président, Roberto Micheletti (Parti libéral national), est nommé président de la République par intérim[14]. Il décrète immédiatement un couvre-feu[13]. Les chefs d'États américains ont condamné à l'unanimité le coup d'État, de Barack Obama à Hugo Chávez en passant par Cristina Kirchner, Evo Morales, Álvaro Uribe et le secrétaire général de l'OEA José Miguel Insulza[15].

Après le coup d'État, Zelaya continue à représenter officiellement le Honduras devant des instances internationales (l'ONU, l'OEA, etc.). Aucun État ne reconnu le gouvernement de Roberto Micheletti : Zelaya demeurait donc, de jure, le président du Honduras. À ce titre, il nommait des ambassadeurs en remplacement de ceux qui ont pris le parti des putschistes, ayant en particulier remplacé l'ambassadeur aux États-Unis Roberto Flores Bermúdez par son secrétaire privé, Eduardo Enrique Reina[4],[5]. Appuyant la décision de Zelaya, le Département d'État américain a retiré à Roberto Flores ses accréditations diplomatiques[5]. Au contraire, l'ambassadeur aux Nations unies, Jorge Arturo Reina, refuse de reconnaître le nouveau gouvernement et continue de travailler à New York, bien que son budget ait été coupé[5].

Le 30 octobre 2009, un accord est conclu avec le gouvernement de Roberto Micheletti en vue d'un retour transitoire au pouvoir de Zelaya, jusqu'aux prochaines élections présidentielles. Le 14 novembre 2009, cependant, Zelaya renonce à ce retour car les conditions ne sont, selon lui, pas réunies[16].

Porfirio Lobo Sosa est élu président le 29 novembre 2009. Le 28 mai 2011, Zelaya rentre dans son pays à la suite d'un accord avec le président Lobo et l'abandon des charges de corruption à son encontre. L'accord permet à Zelaya d'avoir une activité politique dans le pays[2].

Son épouse, Xiomara Castro, est candidate à la présidence dans le cadre des élections générales de 2013. Elle perd face à Juan Orlando Hernández mais Manuel Zelaya, élu député, ne reconnaît pas les résultats annoncés par le Tribunal suprême électoral et appelle à manifester[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39714251@7-37,0.html
  2. a, b et c (en) Honduras: Ousted President Manuel Zelaya returns, BBC, 29 mai 2011 ; Q&A: Political crisis in Honduras, BBC, 13 juillet 2011
  3. Sylvain Biville, Le retour manqué de Manuel Zelaya, RFI, 6 juillet 2009
  4. a et b Zelaya dice que no estará en el poder menos de lo que le corresponde, La Vanguardia, 7 juillet 2009
  5. a, b, c et d Mark Lacey, Coup Puts Honduran Diplomats, Friends and Colleagues, on Opposing Sides, New York Times, 7 juillet 2009
  6. a, b, c, d, e, f et g María Laura Carpineta, La metamorfosis de Mel, Pagina 12, 3 juillet 2009
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao et ap Biographie de Manuel Zelaya par la Fondation CIDOB (en) basée à Barcelone
  8. (fr) Manuel Zelaya élu président du Honduras au terme d'un scrutin controversé — Le Monde (archives payantes)
  9. Profil du Honduras sur la BBC (en)
  10. En espagnol : « Mire, yo pensé hacer los cambios desde dentro del esquema neoliberal. Pero los ricos no ceden un penique. Los ricos no ceden nada de su plata. Todo lo quieren para ellos. Entonces, lógicamente, para hacer cambios hay que incorporar al pueblo. » Pablo Ordaz, "El jefe del Ejército desobedeció a su comandante, que soy yo", El Pais, 28 juin 2009.
  11. a et b Pablo Ordaz, "El jefe del Ejército desobedeció a su comandante, que soy yo", El Pais, 28 juin 2009.
  12. « Le président du Honduras arrêté par l'armée », Le Monde
  13. a et b El nuevo presidente de Honduras decreta el toque de queda, El Pais, 29 juin 2009
  14. ABN - Congreso avala golpe de Estado y nombra a Micheletti presidente de facto (Le congrès entérine le coup d'État et nomme Micheletti président de facto)
  15. La comunidad internacional pide que se restablezca el orden constitucional, El Mundo, 28 juin 2009
  16. « Honduras : Zelaya renonce à revenir au pouvoir », NouvelObs.com, mis en ligne le 15 novembre 2009
  17. Présidentielle au Honduras : le candidat de droite reconnu vainqueur, Libération, 28 novembre 2013

Article connexe[modifier | modifier le code]