Magda Goebbels

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Magda Goebbels

Description de l'image  Bundesarchiv Bild 146-1973-034-56, Magda Goebbels.jpg.
Nom de naissance Maria Magdalena Behrend
Naissance
Flag of the German Empire.svg Berlin (Empire allemand)
Décès (à 43 ans)
Berlin
Nationalité Drapeau : Troisième Reich Reich allemand
Conjoint
Günther Quandt (1921-1929)
Joseph Goebbels (1931-1945)

Magda Goebbels, née le et morte le 1er mai 1945, était la femme de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande pendant le Troisième Reich.

Née d'une union illégitime entre un ingénieur et une employée de maison, Magda Behrend[1] n'est tout d'abord pas reconnue par son père biologique. Sa mère se marie par la suite avec un riche commerçant juif, Richard Friedländer, qui participe à l'éducation de sa belle-fille et lui donne son nom : par sa fréquentation de pensionnats huppés et des milieux mondains, Magda Friedländer devient bientôt une jeune fille de la haute société. Elle a une relation amoureuse avec le jeune sioniste Victor Arlosoroff et porte alors un certain intérêt à la cause qu'il défend. En 1921, elle se marie avec Günther Quandt, un des hommes les plus riches d'Allemagne mais âgé de 40 ans, alors qu'elle n'en a que 19. Le couple a un fils, Harald, mais le mariage est un échec et ils divorcent en 1929.

Magda Quandt milite alors au NSDAP, où elle trouve bientôt un travail qui la rapproche du Gauleiter de Berlin, Joseph Goebbels. Fascinée par le propagandiste du mouvement et par le dirigeant nazi Adolf Hitler, elle lie bientôt une relation amoureuse avec le premier et devient une proche du second. Ils se marient en 1931. Elle suit son époux au début des années 1930 dans son aventure politique, lorsque le parti nazi accède au pouvoir. En mars 1933, Joseph Goebbels devient ministre de la Propagande. Magda Goebbels joue alors un rôle qui peut être comparé à celui de « Première dame » du Troisième Reich[2], en participant à des cérémonies officielles, des réceptions, des visites d'État et en se posant dans la propagande du régime nazi comme la « plus grande mère du Reich ». Néanmoins, dans sa vie privée, elle mène une existence libre, s'affranchissant par exemple de l'interdiction de se maquiller ou de porter des vêtements de luxe et s'intéressant de près à la chose politique. Fanatique nazie, elle suit son mari dans les derniers jours du Reich, en investissant le bunker du Führer. Avant de se suicider avec son époux, elle tue ses six enfants, confiant par écrit à son premier fils, combattant dans la Luftwaffe, que « le monde qui va venir après le Führer et le national-socialisme ne vaut plus la peine qu'on y vive ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Études et déménagements[modifier | modifier le code]

Magda Goebbels est née en 1901. Son vrai prénom est Maria Magdalena. Elle est la fille d'Oskar Ritschel, un ingénieur, et d'une employée de maison de ce dernier, âgée de vingt ans, Auguste Behrend[1]. Ses parents se marient quelque temps plus tard mais à l’âge de trois ans, ceux-ci divorcent[1] ; elle porte le nom de sa mère dans un premier temps. Elle vit quelques années en Belgique. Son père biologique, qui ne la reconnaît d’abord pas, lui paie pourtant des études dans un pensionnat catholique de Bruxelles (le cloître des Ursulines à Vilvorde, pendant huit ans[3]), ville où elle est rejointe par sa mère et le mari de celle-ci, un commerçant juif nommé Richard Friedländer[1]. Son père et son beau-père s’apprécient et participent chacun à l’éducation de la jeune fille, qui « devient vite une enfant précoce aux manières parfaites »[3]. C’est une jeune fille gâtée, que chaque père amène parfois avec lui en voyage[3].

Mais en août 1914, la Première Guerre mondiale éclate et les Friedländer sont soudainement obligés de repartir pour Berlin, après l’invasion allemande ; son beau-père y poursuit son activité de commerce[3]. Elle garde le contact avec son père, Oskar Ritschel, qui vit à Bad Godesberg et l'initie au bouddhisme[3]. À Berlin, Magda va dans un collège public[3] puis dans un lycée de jeunes filles de bonne famille, le pensionnat Holzhausen, à Goslar[4]. Admirée pour son assurance et sa connaissance des milieux mondains[4], elle y devient une bonne amie de Lisa Arlosoroff, fille d'émigrés russes. Elle y rencontre aussi le grand frère de celle-ci, Victor Arlosoroff, un jeune sioniste qui devient son premier grand amour[5]. Ce dernier devient plus tard en Palestine une des grandes figures du sionisme avant d'être assassiné en 1933, dans un meurtre resté non résolu et dont certains (sans preuves réelles) avancent que Goebbels serait l'instigateur[réf. nécessaire]. Magda participe aussi avec ferveur (selon les carnets de Lisa, la sœur de Victor) aux débats de groupe « Tikwath Zion » sur l'avenir de la Palestine[5][réf. insuffisante], apprend l'hébreu et porte même l'étoile de David. Mais leurs chemins se séparent. Elle obtient son baccalauréat.

Premier mariage[modifier | modifier le code]

En 1920, revenant de vacances vers son internat, dans le train qui va de Berlin à Goslar, la jeune fille de dix-huit ans fait la connaissance de l'industriel Günther Quandt, âgé de trente-huit ans et veuf, alors un des hommes les plus riches d’Allemagne, membre de la famille Quandt[4]. Il est si impressionné par l’habileté et par le charme de Magda qu'il décide de l'épouser[4]. La perspective de vivre dans la grande bourgeoise sans souci matériel masque la différence d’âge et Magda accepte le mariage en 1921. Cependant, elle doit renoncer au nom de Friedländer, à cause de ses connotations juives qui le rendent peu convenable aux yeux de la famille de son futur mari. Son père biologique accepte alors de reconnaître sa fille. De plus, sa mère divorce peu après de Richard Friedländer, qui disparaît de sa vie. Elle avait néanmoins dans un premier temps choisi de prendre le nom de son beau-père, témoignage d'un attachement réel et sincère envers ce-dernier[3]. Elle se convertit du protestantisme au catholicisme, religion de Quandt, qu’elle épouse le 4 janvier 1921 à Bad Godesberg[6].

Ménage avec Günther Quandt[modifier | modifier le code]

Devenue « Madame Magda Quandt », elle prend en charge les rôles de mère et de maîtresse de maison, tout en s'occupant des deux fils du premier mariage de Quandt[6]. Ils vivent dans une villa berlinoise sur la Frankenallee et, parfois, se rendent à Neu-Babelsberg et au domaine Severin situé près de Parchim (Mecklembourg)[6]. Mais la jeune mariée se rend rapidement compte qu'elle vit dans une cage dorée entourée de domestiques et que son rêve d'une vie heureuse aux côtés d'un millionnaire ne se réalise pas[6]. Lui garde une vie très rigide, ne lui accordant que peu de temps[6], alors que Magda subit également le rejet de sa belle-famille, dédaigneuse à l’égard de cette toute jeune fille qui avait conquis rapidement le cœur de Quandt, trop rapidement après la mort de sa première épouse[7]. Dix mois après le mariage, le 1er novembre 1921, elle met au monde un fils, Harald et, en 1925, la famille prend en charge en plus les trois enfants d'un partenaire d'affaires de Quandt, subitement devenus orphelins[7]. Magda consacre alors son temps à l'éducation des six enfants, qui comprend le piano et les obligations sociales. Elle participe néanmoins aux voyages d’affaires de son époux, en Amérique du Sud et aux États-Unis, donnant l’image d'un couple stable[7]. Elle se lie d’amitié avec sa belle-sœur, Eleonore Quandt, surnommée « Ello », qui devient sa seule alliée dans la famille, et restera une de ses proches jusqu’à la fin de sa vie[7]. Elle poursuit sa relation, discrètement, avec Victor Arlosoroff.

La paix familiale est soudainement rompue quand Hellmuth, le fils aîné de Quandt, meurt à la suite d'une erreur médicale. Son décès détruit le dernier lien qui subsistait entre les mariés. Leurs différences devenues trop marquées, Magda ne supporte plus sa vie et se replonge dans une liaison amoureuse avec son ancien ami, Victor Arlosoroff[7] revenu à Berlin, entre 1928 et début 1932[8]. Mis au courant, son mari la jette brusquement[8]. Cependant, désormais installée chez sa mère[8], Magda menace de publier des lettres « scandaleuses » sur ses premières liaisons hors mariage, découvertes en fouillant la maison de Babelsberg[9], et s'assure ainsi qu'il lui fournisse un appartement, une pension de 4 000 marks par mois, de 20 000 marks en cas de maladie, et du droit de garde pour leur fils Harald, la famille Quandt voulant à tout prix éviter une telle humiliation[9] .

Entrée dans le milieu nazi et Joseph Goebbels[modifier | modifier le code]

Adhésion au NSDAP[modifier | modifier le code]

Portrait de Joseph Goebbels par Heinrich Hoffmann.

La femme divorcée s’ennuie dans cette nouvelle vie sans souci amoureux et matériel. Elle demeure au 2, Reichskanzlerplatz à Berlin[9] (actuelle Theodor-Heuss-Platz). Elle reçoit rapidement une proposition de mariage d’un dénommé Hoover, neveu du président américain Herbert Hoover[7], qu’elle avait connu lors d'un voyage d’affaires de son mari à New York, et qui fait le voyage à Berlin pour lui proposer sa main : elle refuse, et alors qu'ils reviennent en voiture du golf-club du Wannsee, sont victimes d’un accident qui les conduit à l'hôpital[9]. Elle adhère aux alentours de 1929 au club Nordische Ring qui regroupe les membres de la bonne société berlinoise favorables aux idées du NSDAP.

Elle participe à un meeting électoral du NSDAP au palais des Sports à Berlin le , en vue des élections législatives qui ont lieu dans les jours qui suivent[10]. Magda est fascinée par le discours de celui qui n'est alors que Gauleiter de Berlin mais bien une personnalité en vue du parti nazi : Joseph Goebbels, âgé de 33 ans[10]. Le lendemain, elle s'inscrit dans la cellule du NSDAP de son quartier (Berlin-Westend)[11] où on lui conseille de lire le manifeste du dirigeant nazi Adolf Hitler, Mein Kampf, et Le Mythe du vingtième siècle, d’Alfred Rosenberg[12]. Elle dirige bientôt la section féminine locale du NSDAP. Néanmoins, peu encline à côtoyer les couches populaires, et consciente de sa valeur, elle va se présenter directement au quartier général du Parti à Berlin, au 10 Hedemannstrasse[12]. Grâce à son excellente formation et ses connaissances linguistiques, on lui confie un poste au secrétariat du Gauleiter adjoint, notamment chargée des archives de la direction[12] ; elle travaille donc à proximité du Gauleiter Goebbels.

Travail au NSDAP et rencontre avec Goebbels[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, ce n'est sans doute pas l'idéologie nationale-socialiste qui attire Magda vers la politique mais beaucoup plus probablement l'ambition, le goût du pouvoir et une réelle fascination pour Goebbels et Hitler. Tous les témoignages[réf. nécessaire] décrivent une femme intelligente, belle, cultivée mais également terriblement narcissique, égoïste et vaine. Encore une fois, Magda se trouve prise entre un duo masculin, Goebbels-Hitler, après Quandt-Arlosoroff et avant Arolosoroff-Goebbels[13].

Goebbels, connu pour ses histoires de femmes, remarque immédiatement la dame élégante et gracieuse, et la charge rapidement de s'occuper de ses archives privées. Il évoque cette rencontre à la date du dans son journal : « Une jolie femme du nom de Quandt organise mes nouvelles archives personnelles »[12]. Elle se charge également personnellement de rassembler pour lui les coupures de presse allemandes et étrangères (sa maîtrise de plusieurs langues étrangères l’y aide) qui évoquent son nom ou son parcours[12]. En janvier 1931, elle l’accompagne à une réunion du NSDAP qui a lieu à Weimar ; lui y croise Anka Stahlherm, son premier amour de jeunesse, qu’il présente à Magda[14]. La jeune femme divorcée et le hiérarque du NSDAP deviennent rapidement amants et Goebbels écrit dans son journal le  : « Ce soir, Magda Quandt est venue. Et elle est restée très longtemps. Elle est épanouie dans une douceur blonde enchanteresse. Comment es-tu, ma reine ? » ; le 15 mars, il note : « Je vais désormais laisser tomber les histoires de femmes et me consacrer entièrement à une seule… elle a un sens avisé de la vie, orienté sur le réel, et en même temps une pensée et une action généreuses. Encore un peu d’éducation pour moi et pour elle, et nous irons merveilleusement bien ensemble »[15]. Elle l’accompagne voir Hitler chercher de l’aide lorsque, le 2 avril, des SA tentent de se rebeller contre lui[15]. C'est le début d'une relation intense et difficile, car les deux sont jaloux de leur liberté respective[13]. Goebbels apprend ainsi que Magda fréquente toujours Arlosoroff, de façon certes amicale, jusqu’à ce qu'ils se quittent finalement, après une violente dispute[16].

Dans les cercles de pouvoir du Parti[modifier | modifier le code]

Mariage de Magda et Joseph Goebbels le 19 décembre 1932. En arrière-plan, le témoin du marié, Adolf Hitler.

L'appartement élégant de Magda devient le point de ralliement de la société nazie où Hitler et elle se rencontrent régulièrement. Il est séduit par l'ambiance de l'appartement et particulièrement par l'hôtesse (qui cuisine des plats végétariens pour celui-ci, lequel pensait que le personnel - communiste - de l’hôtel Kaiserhof, son autre QG, avec tenté d’empoisonner le chef des SA Ernst Röhm)[17] qui incarne parfaitement le stéréotype de la femme germanique. Elle est l'une des rares personnes de son entourage qui rayonne de charme, qui lui est fidèlement dévouée et qui est aussi capable de soutenir avec lui une véritable conversation. Il utilise néanmoins son influence sur le couple pour accélérer leur mariage. Celui-ci a lieu le dans la propriété de Günther Quandt, avec qui Magda est restée en bons termes ; pour Anna-Maria Sigmund, ce-dernier n’est pourtant pas prévenu de l'évènement. Le témoin de Goebbels n'est autre qu'Hitler et le premier fils de Magda, Harald Quandt, alors âgé de 10 ans, est présent, vêtu de l’uniforme des Jeunesses hitlériennes. Walter Granzow est chargé d’organiser la cérémonie. Parce qu’il se marie avec une protestante, Goebbels est exclu de l’Église catholique romaine ; Hitler, en qualité de témoin, reçoit lui un « avertissement »[18].

Adolf Hitler, selon le général Otto Wagener, comprend rapidement que la désormais Magda Goebbels pouvait servir le NSDAP : Anna-Maria Sigmund note qu’« il espérait de son apparition aux côtés de Goebbels un gain de prestige pour le parti »[13]. Hitler confie au général précédemment cité : « Cette femme pourrait jouer un grand rôle dans ma vie, sans que je sois marié avec elle. Elle pourrait représenter dans mon travail le pôle opposé à mes instincts exclusivement masculins »[19]. Exempte de critiques envers Hitler et le nazisme, presque plus dévouée que son mari, elle va même, pour Anna-Maria Sigmund, interpréter l’intérêt d’Hitler pour des sentiments non avoués ; la cinéaste Leni Riefenstahl note ainsi dans ses Mémoires que Magda lui aurait confié : « J’aime aussi mon mari, mais mon amour pour Hitler est plus fort, pour lui je serais prête à quitter la vie »[20]. « La rivalité pour être à proximité de l'idole et obtenir ses faveurs était aussi le lien du couple »[19]. Elle apparaît également pour Goebbels être « un médiateur approprié pour renforcer sa propre position auprès du Führer »[18].

Organisation du nouveau ménage[modifier | modifier le code]

Le remariage de Magda met fin au versement d’une pension alimentaire par son premier mari, qui reçoit également la garde de leur fils Harald. Néanmoins, ce dernier vient fréquemment voir sa mère et son beau-père, entretenant avec Goebbels une relation amicale en s’intégrant aisément dans cette belle-famille. Pour permettre d’élever cet enfant et ceux qui vont suivre, le salaire de Goebbels est doublé par Hitler. La mère de Magda vit avec le couple et aide aux tâches ménagères, mais doit reprendre son nom de jeune fille, Behrend, alors que le beau-père juif de Magda coupe tous les ponts avec elle[21]. Début 1932, Goebbels quitte Steglitz pour l’appartement de Magda, sur la Reichskanzlerplatz[22]. Le couple possède également une maison de week-end à Caputh, le long du lac de Schwielowsee[23].

Magda suit son mari dans ces années de « lutte » qui se concluront par la victoire du NSDAP : elle l’accompagne lors de ses voyages, tournées en province et meetings devant des dizaines de milliers de personnes. Début août 1932, Hitler invite le couple sur l’Obersalzberg ; Goebbels note dans son journal : « Trajet de Berlin au Tegernsee - Mme Hanfstaengl, Harald. Magda [en état de grossesse avancée] vomit toute la nuit »[23]. Le 1er septembre 1932, Magda met au monde Helga, leur première fille. Le 23 décembre de la même année, elle fait une fausse-couche ; elle est soignée par son amie gynécologue, le Dr Stoeckel, mais sa santé en pâtit fortement jusqu’à sa sortie de l'hôpital, le 1er février 1933 (Hitler envoie d’ailleurs un télégramme lui souhaitant un prompt rétablissement[24]). Au total, le couple Goebbels compte six enfants : après Helga, on compte Hilde (avril 1934), Helmuth (octobre 1935), Holde (février 1937), Hedda (mai 1938) et Heide (1940), Magda conservant l'habitude de donner des prénoms dont la première lettre est un « H » ; au long de sa vie de couple avec Goebbels, elle fait également trois fausses couches[25].

Fonction et vie sous le Troisième Reich[modifier | modifier le code]

La « Première dame du IIIe Reich »[modifier | modifier le code]

La famille Goebbels. En haut en arrière-plan le fils aîné Harald dans son uniforme de caporal de la Luftwaffe.
La famille Goebbels avec Hitler, sur l’Obersalzberg, en 1938.
Le château de Lanke, en 2008.

Quand Hitler est nommé chancelier le , il crée très vite un nouveau ministère pour Goebbels : « le ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande », bien que celui-ci ne fasse pas partie du premier cabinet Hitler, ce qui irrite et déçoit Magda ; le nouveau ministère se situe dans l’ancien palais Prinz-Leopold, sur la Wilhelmplatz, où emménage toute la famille[26]. Pour Goebbels, il est impensable de donner à sa femme un rôle politique et de fait Magda n'exerce plus de fonction au sein du parti. Mais elle incarne l'Aryenne parfaite et fait partie du cercle des intimes du Führer. Magda profite de son nouveau prestige et devient en quelque sorte la « Première dame du Troisième Reich »[2]. Elle représente le régime lors de certaines visites d'État et sorties officielles, participant ainsi régulièrement « à la représentation aux côtés de Hitler » : elle est souvent invitée à la nouvelle chancellerie, tant aux grandes réceptions où elle resplendissait d’aisance et d’élégance qu’aux « petites réceptions pour le thé que donnait Hitler pour des acteurs et artistes sélectionnés »[2]. Elle est pourtant un temps mis sur la touche et n'est plus invitée pendant un moment fin 1935 pour avoir critiqué en privé la maîtresse du Führer, Eva Braun[27].

Magda se sent à l'aise dans les cercles politiques et le couple se dispute souvent à cause de leur opinions divergentes quant au rôle et au statut de la femme dans la société. Une dispute éclate lorsqu’en juillet 1933, Magda ambitionne de prendre la direction de l’Office de la mode allemand (Modeamt) et que Goebbels s’y oppose ; après ce refus, Magda refuse de suivre son mari au festival de Bayreuth, et c’est finalement sur l’insistance d’Hitler qu’elle fait le voyage en avion, n’arrivant qu'un peu en retard ; Goebbels note dans son journal : « Après le premier acte [des Maîtres chanteurs], Magda arrive. Rayonnante de beauté… atmosphère très oppressée… dans la nuit, encore du café. Il [Hitler] établit la paix entre Magda et moi. C’est un véritable ami »[28].

La « plus grande mère du Reich »[modifier | modifier le code]

Elle finit néanmoins par se soumettre et accomplir la tâche la plus importante d'une femme nazie : la maternité. En 1940, elle est mère de six enfants (Helga, Hilde, Helmuth, Holde, Hedda et Heide), dont le prénom commence systématiquement par H. À ceux-ci s'ajoute son fils aîné, Harald, qui vit avec le couple depuis 1934. Elle devient la première femme à recevoir la « Croix de la mère » des mains d'Hitler[25]. Le 14 mai 1933, lors de la première Fête des mères du régime, elle prononce un discours, retransmis à la radio[29]. Elle donne par la suite une interview à une journaliste du quotidien britannique Daily Mail, où elle minimise l’éviction des femmes de la vie publique, soulignant que seulement trois domaines, comme dans de nombreux pays de l’époque, leur sont interdits (l’armée, le gouvernement et la justice) en affirmant qu’elle préférait voir une jeune fille se marier qu’exercer un emploi[29]. En 1936, le couple déménage dans une « magnifique villa en brique d'où des Juifs avaient été expropriés, sur Schwanenwerder (de), la presqu’île du Wannsee » ; elle vaut alors 350 000 Reichsmark et le couple contracte une hypothèque de 100 000 RM, alors que Magda avance la même somme grâce aux indemnités de son divorce avec Quandt, de l'avance de 80 000 RM de l’éditeur Max Amann pour la future publication du Journal de Goebbels et d’un don de 70 000 RM de Hitler. La villa est plus tard agrandie à la suite de l’expropriation d’un voisin juif, et elle accueille « des voitures de sport Mercedes, des bateaux à moteur et un yacht à voiles »[30]. Le couple possède également comme résidence secondaire le château de Lanke, près du Bogensee (de), qui appartenait autrefois à la famille du beau-père de Magda (les Friedlaender-Fuld) et que la ville venait d’offrir à Goebbels : celui-ci fait par la suite rénover et agrandir la demeure pour un total de deux millions de RM (payés par la UFA, contrôlée par Goebbels), portant le bâtiment principal à 21 pièces « avec une salle pour les projections privées - exactement comme au Berghof […], une climatisation moderne, un chauffage à air chaud, de nombreuses salles de bain, et également comme dans le domicile privé de Hitler, des fenêtres escamotables électriquement »[31].

Au trente-neuvième anniversaire de Goebbels (le 30 octobre 1936) organisé par son épouse, celui-ci écrit dans son journal : « Célébré avec Magda et les enfants. C’est si charmant et si cordial. Les enfants récitent des poèmes. Puis on passe un film d’eux, adorable, exactement comme ils sont. Nous sommes tous très heureux… toujours de nouveaux invités… Arrive le Führer. Il est très touché… et ensuite il parle très aimablement et familièrement avec moi… Repas à la maison… des montagnes de lettres, de fleurs et de cadeaux… et puis sortie au Bogensee… je suis si impatient [Magda faisait faire des transformations]… la maison est devenue magnifique »[2].

Propagande et menace de divorce[modifier | modifier le code]

Toute la famille Goebbels sert la propagande nazie et donne l'image parfaite d'un ménage modèle, avec Hitler comme bon oncle[32]. Magda, toujours parfaitement coiffée, manucurée et maquillée[29] malgré ses six enfants, vit dans le luxe. Mais l'apparence de la famille heureuse que Magda préserve avec discipline est trompeuse. Des frictions apparaissent[28], et le père de famille passe souvent ses nuits avec des actrices ; la situation s'aggrave quand, en 1938, Goebbels confesse à Magda qu'il est amoureux de l'actrice tchèque Lída Baarová, qui a 22 ans et est alors en couple avec l'acteur Gustav Fröhlich. Alors qu’elle avait plus ou moins toléré ses incartades passées, le fait qu’ici des sentiments entrent en jeu change la donne[32]. Elle le menace de divorcer, sûre de son ascendant sur son mari ; il note dans son journal : « Elle est si dure, si méchante »[33]. Elle s'appuie notamment sur Karl Hanke, secrétaire d'État auprès du ministre de la Propagande et va plaider sa cause au Berghof auprès d'Hitler : elle menace de divulguer des documents précédemment mis à l’abri (lettres, listes, etc.) témoignant de la vie extra-conjugale de Goebbels, procédant de la même façon que lors de son divorce avec Quandt.

Cependant, Hitler, supplié par Magda d'intervenir, refuse le scandale que pourrait provoquer un divorce, notamment en raison de l'image de la famille modèle diffusée par la propagande, et qu'il fallait défendre à tout prix (le ministre est une figure de proue du régime et Magda, titulaire de la Croix d'honneur de la mère allemande, parfaite incarnation de la mère idéale) ; d'autre part, les plans d'invasion de la Tchécoslovaquie cadraient mal avec l'origine de la jeune actrice[33] et le récent scandale du mariage du ministre de la Guerre Werner von Blomberg avec une ex-prostituée « défrayait encore la chronique »[34]. En conséquence, il interdit à Goebbels tout contact avec la jeune actrice et celle-ci est renvoyée en Tchécoslovaquie, où elle sera emprisonnée à la fin de la guerre pour collaboration, avant d'épouser en 1946 le ministre de l'Intérieur communiste du nouveau régime, niant jusqu'à la fin de sa vie toute relation avec l'ancien ministre de la Propagande[34]. Magda triomphe et retrouve la face. Goebbels, relatant cet épisode dans son journal, écrit le  : « J'ai avec Hitler une longue et sérieuse discussion qui me touche au plus profond. J'en ressors abasourdi. Le Führer est pour moi comme un père […]. En cette heure difficile, cela m'est d'un grand secours. Je prends des décisions difficiles. Mais définitives […]. Alors je vais me plier. De tout mon être et sans rechigner. C'est une vie nouvelle qui commence à présent. Une vie dure et cruelle, entièrement vouée au devoir. C'en est fini maintenant de ma jeunesse ».

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rôle pendant la guerre[modifier | modifier le code]

Étonnamment, Magda ne s’intéresse pas au destin de son ancien beau-père juif, Richard Friedlanler[réf. nécessaire], alors que la politique de discrimination à l'encontre des Juifs se transforme bientôt en un processus d'extermination planifiée. Elle accepte aveuglément le dogme du régime auquel elle se dévoue. En réponse à une question de son amie Ello Quandt à propos de l'antisémitisme de son mari, elle répond cependant : « Le Führer le veut ainsi et Joseph doit obéir ». En 1942, à propos du processus d’extermination des Juifs, elle lui confie : « C'est épouvantable, tout ce qu'il me dit maintenant. Je ne le supporte vraiment plus… Tu ne peux pas imaginer avec quelles choses horribles il m'accable, et je ne peux m'épancher auprès de personne. Je n'ai le droit d'en parler à personne. Je le lui ai promis »[35].

Lorsque la guerre éclate en 1939, le couple se reforme. Le propagandiste est entièrement dans son élément en annonçant des victoires réelles ou supposées et Magda retrouve sa fonction officielle en accueillant les épouses des chefs d’État étrangers, en logeant des soldats et en réconfortant les veuves de guerre. À mesure qu'Hitler se fait de plus en plus absent de cérémonies et de parades officielles, le couple Goebbels est très présent[36]. Son fils Harald lutte même sur le front et la « Première dame » s'efforce de donner l'image de la mère patriote : elle effectue une formation d’infirmière de la Croix-Rouge[réf. nécessaire] et un travail à Telefunken, société allemande de téléphone[37]. Elle demande également aux invités venus dîner à son domicile de fournir des tickets d'alimentation[37]. En 1943, la famille s'installe au château de Lanke, sur les berges du petit lac Bogensee (de), mais Magda souffre de sévères dépressions nerveuses qui reflètent son état psychologique.

Vie dans le bunker[modifier | modifier le code]

L'entrée du Führerbunker et sa bouche d'aération dans le jardin en ruine de la chancellerie, en juillet 1947, juste avant sa destruction.
Article détaillé : Führerbunker.

En 1945, Magda accepte la décision de Goebbels de rester à Berlin avec le Führer jusqu'à la fin de la guerre. Ils décident que toute la famille mourra et Magda se justifie en affirmant qu'elle ne veut pas que ses enfants vivent dans un monde sans national-socialisme. Le 22 avril 1945, avec l’accord d'Hitler, la famille déménage au bunker du Führer, où ils passeront leurs derniers jours ; ils occupent quatre pièces au sein du premier bunker[37]. Ils mangent dans un vaste couloir, Goebbels écrit dans son journal « comme un possédé » et Magda fait calmement la lecture à ses enfants[38]. L'officier Gerhardt Boldt, présent dans le bunker, se remémore la figure de l'épouse du ministre : « Jusqu'à la fin, Mme Goebbels n'a montré aucune peur de la mort. Fringante et élégante, elle avait l'habitude de monter l'escalier en colimaçon en prenant la plupart du temps deux marches à la fois. Elle avait toujours un sourire aimable pour tout le monde… peut-être cette force de caractère admirable venait-elle de sa foi fanatique en Hitler »[38].

Le symbole d'or du Parti nazi d'Adolf Hitler portait le numéro 1. Il le donna à Magda Goebbels avant de se suicider. Elle déclare alors qu'il s'agissait du « plus grand honneur qu'une Allemande peut recevoir ». Il lui a été attribué car elle était selon Hitler « la plus grande mère du Reich »[39]. Elle écrit le lendemain : « Hier soir, le Führer m'a attaché son insigne du parti en or. Je suis fière et heureuse. Dieu fasse qu'il me reste la force de faire la dernière chose, la plus difficile. Nous n'avons plus qu'un seul but : fidélité au Führer jusque dans la mort. Que nous puissions mettre fin à notre vie en même temps que lui est une grâce que nous n'aurions jamais osé escompter »[38].

Le 28 avril, elle écrit à son fils Harald Quandt, combattant dans la Luftwaffe, dont elle ne savait même pas s'il était encore en vie ; cette lettre fait figure de testament politique et moral et couplée avec une lettre de Goebbels réussit à sortir de la ville lors du vol d'Hanna Reitsch[40] :

« Mon fils bien-aimé ! Nous sommes maintenant ici depuis six jours déjà, dans le bunker du Führer, papa, tes six petits frères et sœurs et moi, pour donner à notre vie nationale-socialiste la seule conclusion possible et honorable. Je ne sais pas si tu recevras cette lettre… Il faut que tu saches que je suis restée près de papa contre sa volonté, que dimanche dernier encore, le Führer voulait m'aider à sortir d'ici. Tu connais ta mère - nous avons le même sang -, je n'ai pas eu besoin de réfléchir. Notre magnifique idée s'effondre, et avec elle tout ce que j'ai connu de beau, d'admirable, de noble et de bon dans ma vie. Le monde qui va venir après le Führer et le national-socialisme ne vaut plus la peine qu'on y vive, et c'est pour cela que j'ai aussi emmené les enfants ici. Ils sont trop bons pour la vie qui viendra après nous et Dieu, dans sa bienveillance, me comprendra si je leur donne moi-même la délivrance. Tu vas continuer à vivre et je n’ai qu'une prière à te faire : n'oublie pas que tu es un Allemand, ne fais jamais quoi que ce soit qui aille contre l'honneur, et veille à ce que ta vie ne rende pas notre mort vaine. Les enfants sont merveilleux. Sans aide, ils se débrouillent seuls dans cette situation plus que primitive. Qu'ils dorment par terre, qu'ils puissent se laver, qu'ils aient à manger ou quoi que ce soit… jamais de plaintes ou de pleurs. Les bombardements ébranlent le bunker. Les plus grands protègent les plus petits, et leur présence ici est déjà une bénédiction par le fait qu'ils obtiennent de temps en temps un sourire du Führer. […] Sois fidèle ! Fidèle à toi-même, fidèle aux gens et fidèle à ton pays. À tout point de vue !… Sois fier de nous et essaie de nous garder dans un souvenir fier et heureux. Tout le monde doit mourir un jour, et n'est-il pas plus beau de vivre brièvement, avec honneur et courage, que d'avoir une vie longue dans des conditions honteuses ? La lettre doit partir - Hanna Reitsch l'emmène. Elle va s'envoler encore une fois ! Je t'embrasse avec l'amour le plus tendre, le plus affectueux, le plus maternel ! Mon fils bien-aimé, que tu vives pour l’Allemagne !
Ta mère. »

Meurtre de ses six enfants et suicide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enfants Goebbels.

Hitler et son épouse Eva se suicident le . Auparavant, lors des adieux, Magda Goebbels déclare éplorée : « Mon Führer, ne nous abandonnez pas, nous allons tous mourir pitoyablement sans vous ! ». Le coup de feu retentit alors que la secrétaire d'Hitler, Traudl Junge, donnait à manger aux enfants Goebbels[40].

Le lendemain Magda habille ses enfants de tenues blanches et leur donne d'abord un somnifère. Endormis, elle leur met des ampoules de cyanure dans la bouche et ainsi tue Helga (12 ans, née le 1er septembre 1932), Hilde (11 ans, née le 13 avril 1934), Helmuth (9 ans, né le 2 octobre 1935), Holde (8 ans, née le 19 février 1937, 2 mois avant terme), Hedda (6 ans née en mai 1938) et Heide (4 ans, née le 29 octobre 1940). Albert Speer déclare à ce sujet dans ses Mémoires : « Elle trouvait insupportable l'idée que ses enfants devaient être tués, mais se soumettait, semblait-il, à la décision de son mari »[41]. Pourtant, mais en vain, Traudlt Junge et Liesl Ostertag, la bonne d'Eva Braun, proposent au couple de prendre soin des enfants et de les exfiltrer jusqu'en Bavière. À ce sujet, l'opérateur radio Rachus Miss se souvient : « Cela fit un drame dans le bunker du Führer quand on dit : « Les enfants restent ici ! » Les femmes, les personnels de cuisine et de bureau supplièrent Mme Goebbels à genoux, puis Hanna Reitsch, l'aviatrice, voulut faire sortir les enfants de Berlin en avion. Mme Goebbels refusa. Puis le jour arriva où Mme Goebbels prépara dans ma chambre les enfants pour la mort. Elle leur mit des vêtements blancs et leur peigna les cheveux. Goebbels n'était pas présent. Le Dr Stumpfeger est alors allé les voir et le Dr Naumann m'a dit : « Ils vont boire de l'eau aromatisée, et ce sera fini » »[41]. Mais la première refuse et les enfants avalent apparemment une pilule de cyanure après avoir été endormis au moyen de somnifères.

Joseph et Magda Goebbels attendent quelques heures avant de s'habiller puis de saluer à 20 h 30 une dernière fois les rares militaires ayant accepté de rester dans le bunker. Goebbels et son épouse montent alors dans le jardin de la Chancellerie, par une porte secrète du bunker ; c'est là que le chancelier confie une ampoule de cyanure à son épouse, qui demande alors à son mari de lui tirer une balle peu après que celle-ci eut avalé la capsule. Immédiatement après avoir tiré sur son épouse, Goebbels se suicide par un coup de feu. Conformément à ses ordres, les deux corps sont brûlés par des officiers SS[41].

Bilan[modifier | modifier le code]

Connaissant les mœurs de la bourgeoisie, Magda Goebbels voulait atteindre le sommet de la société, et c’est cette volonté d'ascension sociale qui caractérisera sa vie dès son enfance. Cependant, derrière cette façade se trouvait une femme émancipée qui ne correspondait pas aux vertus principales de la femme au foyer et de la mère fidèle. Elle se sentait supérieure aux règles suivies par les femmes du peuple, car elle fumait, buvait de l'alcool, s'habillait avec des vêtements luxueux, trompait son mari avec son secrétaire d'État[réf. nécessaire], et était la seule femme avec qui le Führer s’entretenait de politique.

Elle menait une vie moins « totalitaire » que le régime auquel elle s'était vouée mais l'idéologie nazie servit parfaitement son besoin de croire et de s'exalter pour quelque chose.

Tant et si bien qu'elle se laissait facilement fasciner par des idéologies extrêmes ou des religions auxquelles elle sacrifiera sa vie. D'abord le catholicisme de l'enfance, le judaïsme de son beau-père, le sionisme de son premier amour, le bouddhisme du père et enfin l’idéologie nationale-socialiste pour laquelle elle va jusqu'au suicide. Le fanatisme et l'absolutisme font d'elle une meurtrière de ses propres enfants, et la suite de ses noms de famille témoignent d'une vie extrême : elle naît comme Behrend, est adoptée comme Friedländer, se légitime par le nom Ritschel, devient une Quandt et enfin l'épouse de Goebbels.

Décoration[modifier | modifier le code]

  • Symbole d'or du Parti nazi. Elle a nommé cette décoration comme étant, « le plus grand honneur que tout Allemand pourrait recevoir ». Il a lui a été attribué pour être « la plus grande mère dans le Reich ».

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma

Dans le film Enemy of Woman (1944), son rôle est interprété par Sigrid Gurie, dans La fin d’Hitler (1955) par Helga Kennedy-Dohrn, dans Les Dix Derniers Jours d'Hitler (1973) par y Barbara Jefford, dans La Fille de tes rêves (1998) par Hanna Schygulla, dans Moloch (1999) par Yelena Spiridonova, dans La Chute (2004) par Corinna Harfouch, dans Jud Süß - Film ohne Gewissen (2010) par Lena Reichmuth et dans Gandhi to Hitler (2011) par Nikita Anand[42] .

Télévision et courts-métrages

À la télévision, Magda Goebbels est jouée dans le téléfilm Le Bunker (1972) par Éléonore Hirt, dans l’épisode The Death of Adolf Hitler (1973) de la série ITV Saturday Night Theatre par Marion Mathie, dans Le Bunker (1981) par Piper Laurie, dans Inside the Third Reich (1982) par Elke Sommer, dans 100 ans d'Adolf Hitler - Les dernières dans le bunker du Führer (1989) par Margit Carstensen, dans l'épisode Beyond the Pale (1998) de la série Mosley par Martina Berne, dans Goebbels und Geduldig (2002) par Eva Mattes, dans l’épisode The Assassination of Archduke Ferdinand/The Death of Hitler (2003) de la série documentaire Days That Shook the World par Jill Richardson, dans Propaganda (2004) par Annette Uhlen, dans Uncle Adolf (2005) par Emma Buckley et dans The Last Day of Joseph Goebbels (2009) par Anika Kunik[42].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Guido Knopp, Hitlers Frauen
  • (fr) Anna Maria Sigmund, chapitre 3, « Magda Goebbels, Première dame du IIIe Reich » p. 107-145, in Les femmes du IIIe Reich, 2004, 336 pages.
  • (fr) Anja Klabunde, Magda Goebbels, Éditions Taillandier, Paris, 2006 (ISBN 2-286-02332-8)
  • (fr) Pierre Ayçoberry, La Société allemande sous le IIIe Reich, Seuil, coll. « Points Histoire », 1998, 433 p.
  • (fr) La vie d'Arlozoroff ainsi que son meurtre et sa relation avec Magda fait l'objet d'un roman de Tobie Nathan : « Qui a tué Arlozoroff ? » (ISBN 978-2246751311)
  • La Chute (Der Untergang, film allemand réalisé par Oliver Hirschbiegel (2004))

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 107.
  2. a, b, c et d Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 135.
  3. a, b, c, d, e, f et g Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 108.
  4. a, b, c et d Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 109.
  5. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 112.
  6. a, b, c, d et e Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 110.
  7. a, b, c, d, e et f Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 111.
  8. a, b et c Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 113.
  9. a, b, c et d Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 114.
  10. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 115.
  11. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 116.
  12. a, b, c, d et e Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 117.
  13. a, b et c Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 122.
  14. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 118.
  15. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 120.
  16. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 121.
  17. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 126.
  18. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 124.
  19. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 123.
  20. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, pp. 124-125.
  21. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 125.
  22. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, pp. 125-126.
  23. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 127.
  24. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 128.
  25. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 130.
  26. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 129.
  27. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, pp. 135-136.
  28. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 132.
  29. a, b et c Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 131.
  30. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, pp. 131-132.
  31. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 134.
  32. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 136.
  33. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 137.
  34. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 138.
  35. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 139.
  36. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, pp. 139-140.
  37. a, b et c Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 1340.
  38. a, b et c Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 141.
  39. Angolia J. R., For Führer and Fatherland. Political and Civil Awards of the Third Reich, 1978, ISBN 0-912138-16-5
  40. a et b Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, pp. 142-143.
  41. a, b et c Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, p. 144.
  42. a et b (fr) « Magda Goebbels », sur http://www.imdb.fr/ (consulté le 22 janvier 2011)