Pierre Nkurunziza
| Pierre Nkurunziza | |
Pierre Nkurunziza, le 4 juin 2008. |
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| Fonctions | |
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| 11e président de la République du Burundi | |
| En fonction depuis le 26 août 2005 (7 ans, 8 mois et 24 jours) |
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| Élection | 19 août 2005 |
| Réélection | 28 juin 2010 |
| Vice-président | Martin Nduwimana Yves Sahinguvu Gabriel Ntisezerana |
| Prédécesseur | Domitien Ndayizeye |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Pierre Nkurunziza |
| Date de naissance | 18 décembre 1963 |
| Lieu de naissance | Ngozi |
| Nationalité | burundaise |
| Parti politique | CNDD-FDD |
| Conjoint | Denise Bucumi |
| Profession | Enseignant |
| Religion | Born again |
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| Présidents de la République du Burundi | |
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Pierre Nkurunziza (18 décembre 1963, Ngozi, Burundi)[1] est un homme politique burundais, à la tête des Forces pour la défense de la démocratie (FDD). Ancien ministre de la bonne gouvernance et de l’inspection générale de l’État du gouvernement de transition du président Domitien Ndayizeye, il est élu comme nouveau président de la République le 19 août 2005 et réélu en juin 2010. Il est hutu alors que la vie politique a longtemps été dominée par la minorité tutsi.
| Politique au Burundi | |
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Sommaire |
Jeunesse [modifier]
Son père est gouverneur des provinces de Kayanza et de Ngozi où la famille s'est établie. En 1965, après la chute de la monarchie, il est élu au parlement de la nouvelle république. Il sera tué en 1972, au moment des massacres qui font près de 100 000 morts en quelques semaines. Pierre n'a que 8 ans et grandit dans un quartier mixte où les deux communautés n'étaient pas encore séparées par les massacres des années 1990. Sportif, il est surnommé Black Panther en raison de son intérêt pour les mouvements d'émancipation des Noirs américains. Ne pouvant devenir officier, il devient en 1991 professeur de gymnastique à l'université.
Rebellion [modifier]
En 1995, recherché par des tueurs, il rejoint la rébellion des FDD, créée deux ans plus tôt après l'assassinat de Melchior Ndadaye le 21 octobre 1993, le premier président hutu du pays. Après quelques mois de guérilla, il est grièvement blessé mais en réchappe. Il est très croyant depuis lors et son épouse est en relation avec des églises évangéliques américaines et australiennes qui soutiennent financièrement sa cause.
Nkurunziza est condamné à mort en 1996 (1997[2] ou 1998[3] par la justice burundaise pour sa responsabilité dans la pose de mines anti-char ayant fait des dizaines de morts dans la capitale Bujumbura en 1995.
Suite aux accords d'Arusha et à l'accord de cessez-le-feu de 2003, Nkurunziza est provisoirement amnistié[1],[4].
Il s'élève dans la hiérarchie et avec la complicité d'Hussein Radjabu et prend la tête des FDD en 2001.
Nkurunziza fait partie des signataires, avec le président Pierre Buyoya, de l'accord de paix d'Arusha marquant la fin de la guerre civile burundaise en 2000. Le 16 novembre 2003, les FDD signent un accord avec le gouvernement tutsi pour mettre en place une période de transition politique vers le retour de la démocratie. Les FDD se transforment alors en parti politique.
Le FDD remportent les élections législatives du 4 juillet 2005. L'Assemblée nationale et le Sénat qui en sont issus élisent Nkurunziza président le 19 août 2005. Il prête serment le 26 août. 162 parlementaires votent pour Nkurunziza, 9 contre et 2 s'abstiennent[5]. Ce scrutin constituait l'étape finale du processus de paix.
Un congrès extraordinaire du Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) désigne le 24 avril 2010, Nkurunziza comme candidat du CNDD-FDD pour briguer un second mandat à la tête du pays à l'élection présidentielle du 28 juin 2010.
L'opposition burundaise refuse de participer à l'élection présidentielle du 28 juin 2010 et dénonce des fraudes lors des élections municipales de mai (le CNDD-FDD a remporté les municipales avec 64 % des voix et le déroulement de l'élection est jugé correct en regard des standards internationaux par les observateurs de l'Union européenne[6],[7]). La campagne est émaillée d'incidents, plusieurs membres de l'opposition sont arrêtés[8]. Pierre Nkurunziza , a été réélu président en 2010 avec plus de 91 % des voix, un score à première vue impressionnant mais qui devient faible quand on sait qu’il était le seul candidat! Les candidats de l’opposition s’étaient retirés pour protester contre les irrégularités du scrutin.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Références [modifier]
- (fr) Pierre Nkurunziza, un prof de sport et ex-chef rebelle à la tête du Burundi, BBCAfrique, 19 août 2005
- OCHA (BURUNDI) FACILITE LE SERVICE INFORMATION
- AMNESTY INTERNATIONAL MENE UNE CAMPAGNE EN FAVEUR DES CONDAMNÉS À MORT IMPLIQUÉ DANS LA POSE DES MINES À BUJUMBURA.
- Burundi-Présidentielle 2005: La candidature de Monsieur Pierre Nkurunziza est bel et bien recevable malgré sa pseudo-condamnation dans l’affaire des mines en Mairie de Bujumbura, abarundi.org
- Nkurunziza est le seul candidat mais a besoin de 151 votes pour pouvoir prendre ses fonctions.
- (en) Friday's Election in Precarious Burundi, 538, 21 juillet 2010.
- (en) Burundi's ruling party wins district elections, Reuters, 28 mai 2010
- (fr) Élection présidentielle sous haute tension ce lundi au Burundi, Radio France internationale, 28 juin 2010.