Andry Rajoelina

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Andry Rajoelina
Andry Rajoelina, en 2011.
Andry Rajoelina, en 2011.
Fonctions
Président de la Haute Autorité de transition de la République de Madagascar
(10e chef de l'État malgache)
17 mars 200925 janvier 2014
(&&&&&&&&&&&017754 ans, 10 mois et 8 jours)
Premier ministre Roindefo Monja
Eugène Mangalaza
Cécile Manorohanta (intérim)
Albert-Camille Vital
Jean-Omer Beriziky
Prédécesseur Marc Ravalomanana
(président de la République)
Successeur Hery Rajaonarimampianina
(président de la République)
Maire de Tananarive
12 décembre 20073 février 2009
Prédécesseur Patrick Ramiaramanana
Successeur Michèle Ratsivalaka
Biographie
Nom de naissance Andry Nirina Rajoelina
Date de naissance 30 mai 1974 (40 ans)
Lieu de naissance Antsirabe (Madagascar)
Nationalité malgache
française
Parti politique Tanora malaGasy Vonona
Conjoint Mialy Razakandisa
Profession Homme d'affaires
Disc jockey
Résidence Palais d'État d'Iavoloha

Andry Rajoelina
Chefs d'État malgaches

Andry Rajoelina ['andʐʲ radz'welna] , né le 30 mai 1974[1] à Antsirabe, est un homme d'affaires et homme politique malgache, maire de Tananarive du 12 décembre 2007 au 3 février 2009 puis président de la Haute Autorité de transition de la République de Madagascar (de facto chef d'État) du 17 mars 2009 au 25 janvier 2014.

Le 16 mars 2009, à la suite de nombreuses manifestations orchestrées par Andry Rajoelina[réf. nécessaire], le président malgache Ravalomanana est amené à démissionner pour éviter des bains de sang et préserver sa vie. Il transfère le pouvoir à un directoire militaire par l’ordonnance 2009-001 du 17 mars 2009, lequel transfère à son tour les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina, qui devint ainsi président de la Haute Autorité de la transition (HAT). La communauté internationale, y-compris l'Union africaine, considère cette prise de pouvoir comme un coup d'État[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Andry Nirina Rajoelina est né au sein de l'ethnie merina de Madagascar. Son père, le colonel Roger Yves Rajoelina, était officier de l'armée française, puis de l'armée malgache après l'indépendance. Son succès débute par l'animation des soirées pour les jeunes de son lycée.

Entrepreneur[modifier | modifier le code]

En 1994[2], Andry Rajoelina débute sa carrière dans le secteur de l'événementiel comme disc jockey[3], il organise et anime les soirées dansantes « Live »[4]. En 1998, grâce au financement de la société de capital-risque Fiaro, filiale de la compagnie d'assurances de l'État ARO, il crée l'entreprise d'impression numérique et de gestion de panneaux publicitaires Injet[5]. Celle-ci est la première entreprise à Madagascar à acquérir la technologie d'impression grand format ce qui lui permet de rapidement dominer le marché de l'affichage publicitaire[6].

Suite à son mariage avec Mialy Razakandisa, fille de la femme d'affaires Nicole Razakandisa, il devient actionnaire de la société Domapub, une autre société de gestion de panneaux publicitaires qu'il rachètera par la suite. Injet/Domapub détient alors le monopole de l'affichage publicitaire à Antananarivo.[réf. nécessaire]

En 2007, il rachète pour 400 millions de MGA (environ 150 000 €)[7], la radio et chaîne de télévision Ravinala, propriété de l'homme politique Norbert Ratsirahonana[8] qu'il rebaptise Viva[9].

Maire d'Antananarivo[modifier | modifier le code]

Le 3 novembre 2007, Andry Rajoelina se porte officiellement candidat à la mairie de la capitale de Madagascar, et créé l'association Tanora malaGasy Vonona ou TGV (traduction : Jeunes Malgaches prêts). Il se déclare non affilié à l'opposition[réf. nécessaire].

Le 12 décembre 2007, Rajoelina est élu maire d'Antananarivo avec 63,32% des voix pour un taux de participation de 40%. Il avait pour principal adversaire Hery Rafalimanana du parti Tiako I Madagasikara (TIM), le parti du président Marc Ravalomanana. Huit jours plus tard, Rajoelina est reçu par Ravalomanana qui le félicite pour son élection[10].

Le lendemain de cette rencontre, Rajoelina annonce que la mairie est endettée à hauteur de 8,2 milliards de MGA (environ 3 millions d'euros)[11]. Début janvier 2008, des coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines perturbent la stabilité de la ville. En effet, la JIRAMA, compagnie nationale d'électricité, réclame à la commune des arriérés de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €). Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, où il déclare : « La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »[12], estimant que cette manœuvre avait pour but de le déstabiliser politiquement.

Président de la Haute Autorité de Transition[modifier | modifier le code]

Le 17 décembre 2008, après l'arrêt des émissions de la chaîne de télévision Viva TV ordonné par le gouvernement suite à la diffusion de l'interview de l'ancien président Didier Ratsiraka (appelant à déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu), Andry Rajoelina exige la réouverture de sa chaîne télévisée et lance un ultimatum au gouvernement qui expire le 13 janvier 2009. Le 24 janvier 2009, il appelle à une grève générale et exige la démission du ministre de la Communication et du ministre chargé des Domaines. Le 26 janvier 2009, il organise une autre manifestation anti-gouvernementale qui dégénère en émeutes et en une série de pillages.

Le 31 janvier 2009, Rajoelina se proclame « en charge des affaires du pays » sur la place du 13-Mai[13]. Le 7 février 2009, il organise une manifestation sur la place du 13-Mai et demande à ses partisans de marcher sur le palais d'État d'Ambohitsorohitra pourtant classé « zone rouge ». Un mois plus tard (le 6 mars 2009), sous le coup d'un mandat d'arrêt, Andry Rajoelina se réfugie à l'ambassade de France[14].

Le 17 mars 2009, Andry Rajoelina est prononcé président de la Haute Autorité de la transition de la République de Madagascar et signe l'ordonnance no 2009-003 qui porte création de la Haute Autorité de la Transition (HAT) et la suspension du Parlement démocratiquement élu. Le 18 mars 2009 la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans son Acte 79-HCC/G du 18 mars 2009 valide ces transferts[15].

Le 8 août 2009, Rajoelina signe des accords de partage de pouvoir avec les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy appelés "Accords de Maputo" [16] ainsi qu'un acte additionnel à "Addis Abbeba".

Les différents postes législatifs et exécutifs sont ainsi partagés équitablement entre les différentes factions politiques qui acceptent in extremis de laisser Rajoelina à la présidence si les accords sont appliqués. Sont ainsi nommés un Premier ministre de consensus en la personne d'Eugène Mangalaza, deux coprésidents pour une présidence collégiale, Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina, et le président de l'Assemblée nationale, Mamy Rakotoarivelo.

Pourtant, le 22 décembre 2009, Rajoelina rompt les accords de Maputo[17].

Plusieurs annonces d'élections sont annoncées mais sont toujours reportées par Rajoelina (octobre 2009, en mars 2010[18] « entre le 15 avril et le 15 décembre 2010 » [19]; 12 août 2010 pour un référendum constitutionnel, élections législatives et présidentielles en novembre 2010.

Les États-Unis dénoncent le « climat d'intimidation » qu'il fait régner à Madagascar[20].

Après la COMESA, la SADC à travers Robert Mugabe, propose une intervention militaire pour expulser Rajoelina du pouvoir. L'opposition composée principalement des partisans de l'ancien président Ravalomanana manifestent régulièrement mais font l'objet de répressions systématique. Par ailleurs, des troubles secouent régulièrement la capitale avec au moins deux tentatives de coup d'État militaire pour renverser Rajoelina (Fort Duschene, BANI....)[réf. nécessaire]

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Le 21 mars 2009 dans la matinée, Andry Rajoelina prête serment en qualité de président de la Haute Autorité de la transition au stade de Mahamasina, à Tananarive, devant environ 20 000 personnes. La communauté internationale demande alors que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel[21]. Une feuille de route a été signée en septembre 2011 par tous les membres du gouvernement de transition, dont l'objectif est de mener le pays vers des élections libres et vers une sortie de la crise.

France[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy et Andry Rajoelina à l'Elysée, 7 décembre 2011.

Le 20 mars 2009, le président de la République française Nicolas Sarkozy a déclaré: « Bien sûr c'est ça, un coup d’État... Il y a beaucoup de choses à dire sur l'ancien président (Marc Ravalomanana) mais j'observe qu'il est renversé sans aucune élection. J'observe que la première décision c'est la suppression du Parlement, ce qui n'est quand même pas un signe extrêmement positif » en parlant de la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina lors d'une interview à la presse durant le sommet européen de mars 2009[22].

Cependant, si un gouvernement démocratique comme la France ne peut pas se permettre de reconnaître un gouvernement inconstitutionnel, les analystes voient la déstabilisation de Ravalomanana comme un avantage pour la France, considérant que le régime de ce dernier cultivait un favoritisme pour les entreprises américaines, anglaises, australiennes et japonaises, au détriment des intérêts français[23],[24].

Le 12 mai 2010, Andry Rajoelina a été reçu par Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)[25]. Quelques jours plus tard, le 18 mai 2011, Abdou Diouf a salué la décision d'Andry Rajoelina de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles malgaches[26].

Le 13 mai 2011, Andry Rajoelina a été reçu par Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères.

Trois ans après sa première déclaration, Nicolas Sarkozy a officiellement reçu Andry Rajoelina le 6 décembre 2011 au Palais de l'Élysée[27]. Un accord a été signé entre les deux pays, dans lequel la France s'est engagée à verser 10 millions d'euros d'aides destinées aux régions défavorisées de Madagascar et à d'autres organismes publics malgaches[28].

ONU[modifier | modifier le code]

Andry Rajoelina et Ban Ki-Moon
Protection lors de la crise de 2009

En mars 2009, face à la contre-attaque de Ravalomanana, Andry Rajoelina trouve refuge dans l'Ambassade de France « à la demande de la communauté internationale et du médiateur de l'ONU »[29]. Frédéric Desagneaux, alors Porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes de France, a déclaré que ces mesures de protection concernant Andry Rajoelina avaient été prises en concertation avec Marc Ravalomanana[29].

4e conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés

Du 9 au 13 mai 2011, Andry Rajoelina fut invité à la 4e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés qui s'est tenue à Istanbul en Turquie. Andry Rajoelina était lors du dîner à la table d’honneur présidentielle aux côtés du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon[30].

66e session de l'assemblée générale de l'ONU

Andry Rajoelina est également intervenu lors de la 66e session de l’Assemblée générale des Nations unies le 23 septembre 2011[31] à New York, marquant ainsi la reconnaissance internationale de son statut de président de la Haute Autorité de la Transition de la République de Madagascar: « Après trois ans de crise politique et après trois ans d'absence, Madagascar est aujourd'hui fier de retrouver sa place, ici parmi vous, dans le concert des Nations », a-t-il déclaré.

Lors de son discours à la tribune, Andry Rajoelina a insisté sur le « rôle de la médiation dans le règlement des différends par des moyens pacifiques »[32]. Selon lui, la diplomatie est essentielle pour trouver des solutions durables aux conflits internes comme aux crises mondiales. Pour illustrer ses propos, Andry Rajoelina a souligné l’importance de l’implication et du rôle joué par les organisations de la société civile malgache, les partenaires bilatéraux et régionaux de la Grande Île ainsi que par la communauté internationale (la SADC, l’ONU, l’Organisation internationale de la Francophonie et la Commission de l'océan Indien) pour sortir Madagascar de la crise.

Andry Rajoelina a également reconnu qu’un long chemin restait à parcourir avant que Madagascar puisse définitivement tourner la page. Il a ainsi affirmé qu’il convenait de se concentrer en premier lieu « vers la mise en application des dispositions de la feuille de route, par pur respect des premières aspirations populaires, menant vers l'organisation d'élections libres, crédibles, justes et transparentes - seule issue définitive à la crise et au retour à la normalité constitutionnelle ».

Le lendemain, lors d’une audience officielle, Andry Rajoelina a été reçu par Ban Ki-moon[33], secrétaire général de l’ONU, pour discuter avec lui de la mise en place de cette feuille de route, signée le 16 septembre 2011, pour la sortie de crise.

Turquie[modifier | modifier le code]

Lors de la 4e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés qui se tenait à Istanbul du 9 au 13 mai 2011, le président turc Abdullah Gül s'est dit très impressionné par la présentation d'Andry Rajoelina, au point d'exprimer un intérêt à déployer des investissements turcs à Madagascar, comme le projet de construction d’une centrale hydroélectrique de 300 mégawatts[30].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le 17 février 2009, Niels Marquardt, alors ambassadeur des États-Unis à Madagascar, a qualifié Andry Rajoelina d'« idéaliste, émotif et inflexible », et affirme: « Sachant qu’il n’obtiendra jamais cela (le pouvoir) en négociant, il choisit la rupture avec une approche de confrontation »[34].

Très vite après la prise de pouvoir du 17 mars 2009, Washington a coupé ses aides non humanitaires et suspendu les programmes AGOA et MCC de Madagascar[34].

Le 21 juillet 2011, Andry Rajoelina s'est vu refuser sa demande de visa américain[35].

Des relations avec certaines personnalités américaines semblent cependant s'établir: le 1er août 2011, Andry Rajoelina a reçu Neil Bush, le frère de l'ancien président des États-Unis, George W. Bush[36].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « FACTBOX-Madagascar's new president Rajoelina »
  2. http://rob-histo.e-monsite.com/pages/histoire-de-madagascar/republique-provisoire-transition/andry-rajoelina.html
  3. « Une présidentielle pour mettre un terme à la crise politique à Madagascar », RTS Info, Radio télévision suisse,‎ 25 octobre 2013 (lire en ligne [[audio]])
    « Andry Rajoelina, un ancien disc jockey, était alors arrivé au pouvoir en organisant de violentes manifestations de rue qui avaient abouti, avec l'aide de l'armée, au renversement de Marc Ravalomanana, un millionnaire autodidacte. »
  4. Page web datant de 2004, contenant un interview de Andry TGV par le site sobika.com.
  5. Viva télévision Andry TGV met le turbo sur Madagate.com
  6. Article de l'Écho austral
  7. madagascar : lancement de VIVA Television radio
  8. VIVA TV : une nouvelle étoile est née ! photo viva-tv-10.jpg
  9. Couverture par le journal en ligne madagate.com de l'ouverture officielle de la télévision VIVA
  10. Ravalomanana rencontre cinq maires
  11. Andry Rajoelina hérite de 41 milliards FMG de dettes
  12. Antananarivo est-elle sanctionnee
  13. Coup d'État à Madagascar : Andry Rajoelina s'autoproclame dirigeant
  14. Rajoelina réfugié a l'ambassade de France, Le Figaro, 10 mars 2009
  15. La Haute Cour constitutionnelle investit Andry Rajoelina, L'Express de Madagascar, 19 mars 2009
  16. Tout sur les Accords de Maputo, Madagascar Tribune, 13 août 2009
  17. allAfrica.com: Madagascar: Andry Rajoelina rompt les accords de Maputo
  18. Andry Rajoelina refuse le partage du pouvoir
  19. Madagascar : Andry Rajoelina annonce le report des élections législatives - Madagascar,  - Informations Oéan Indien - LINFO.re
  20. L'intimidation politique à Madagascar pourrait provoquer des sanctions
  21. Madagascar : le nouveau président a prêté serment, France Info, 21 mars 2009
  22. Sarkozy qualifie de coup d'État la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina
  23. Philippe Hugon, http://www.affaires-strategiques.iris-france.org/spip.php?article701, Affaires-strategiques.info, 30 janvier 2009
  24. La France affiche son soutien au jeune président malgache, Slate Afrique, 7 décembre 2011
  25. Abdou Diouf s’entretient avec le président de la Haute Autorité de Transition de Madagascar, Site de l'OIF, 12 mai 2011
  26. Madagascar : Abdou Diouf salue les décisions prises par le président Rajoelina, Site de l'OIF, 18 mai 2011
  27. Andry Rojoelina en France, BBC, 7 décembre 2011
  28. Paris envoie 10 M€ à Madagascar, Le Figaro, 6 décembre 2011
  29. a et b Madagascar: Le bout du tunnel est encore loin, Paris Match, 10 mars 2009
  30. a et b Andry Rajoelina, la force pas tranquille de Madagascar, Slate Afrique, 12 mai 2011
  31. Un.org, site de l'ONU
  32. Intervention de Son Excellence Monsieur Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de la Transition, République de Madagascar, Un.org, site de l'ONU
  33. Iloniaina Alain, Opération de charme de Rajoelina, L'express Mada, 26 septembre 2011
  34. a et b La crise malgache vue par l'Oncle Sam, Slate Afrique, 13 septembre 2011
  35. Andry Rajoelina - Refus de visa aux Etats-Unis à titre de sanctions ?, Allafrica.com, 21 juillet 2011
  36. Le frère de George Bush chez le Président Andry Rajoelina, Actumada.mg, 1 aout 2011
  37. name="Article de l'Écho austral"
  38. Première interview d'Andry Rajoelina, sobika.com] réalisée le 14 novembre 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]