Mário Soares

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Mário Soares
Mário Soares en 1978.
Mário Soares en 1978.
Fonctions
17e président de la République portugaise
(4e depuis la Révolution des œillets)
9 mars 19869 mars 1996
(10 ans)
Élection 16 février 1986
Réélection 13 janvier 1991
Premier ministre Aníbal Cavaco Silva
António Guterres
Prédécesseur Ramalho Eanes
Successeur Jorge Sampaio
12e Premier ministre portugais
(114 e chef du gouvernement)
9 juin 19836 novembre 1985
(&&&&&&&&&&&&08812 ans, 4 mois et 27 jours)
Président Ramalho Eanes
Gouvernement IXe gouvernement
constitutionnel
Législature 3e législature
Coalition PSPSD
Prédécesseur Pinto Balsemão
Successeur Aníbal Cavaco Silva
5e Premier ministre portugais
(107e chef du gouvernement)
23 juillet 197628 août 1978
(&&&&&&&&&&&&07662 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Ramalho Eanes
Gouvernement Ier et IIe gouvernements
constitutionnels
Législature 1er législature
Coalition PS minoritaire (1976-1978)
PSCDS (1978)
Prédécesseur Almeida e Costa
Successeur Nobre da Costa
Ministre des Affaires étrangères
17 mai 197426 mars 1975
Président António de Spínola
Costa Gomes
Premier ministre Palma Carlos
Vasco Gonçalves
Prédécesseur Ruí Patrício
Successeur Melo Antunes
Biographie
Nom de naissance Mário Alberto Nobre Lopes Soares
Date de naissance 7 décembre 1924 (89 ans)
Lieu de naissance Lisbonne (Portugal)
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Maria Simões Barroso
Enfant(s) João Barroso Soares
Isabel Barroso Soares
Profession avocat
historien
professeur

Mário Soares
Premiers ministres portugais
Présidents de la République portugaise

Mário Soares, né le 7 décembre 1924 à Lisbonne, est un homme d'État portugais.

Premier ministre à deux reprises, Soares fut également président de la République de 1986 à 1996, durant deux mandats consécutifs. De nouveau candidat en 2006, il est cependant éliminé dès le premier tour de scrutin, arrivant en troisième position.

Formation[modifier | modifier le code]

Diplômé d'histoire, de philosophie et de droit de l'université de Lisbonne, Mário Alberto Nobre Lopes Soares devient enseignant d'université en 1957. Mais, il est arrêté plusieurs fois à cause de ses activités d'opposants au régime dictatorial de Salazar. Il a ainsi participé au Mouvement pour l'unité nationale contre le fascisme et le Mouvement pour l'unité démocratique.

Exil en France[modifier | modifier le code]

En 1968, il est arrêté par la police secrète du régime (PIDE) et un tribunal militaire le condamne à être banni dans la colonie portugaise de São Tomé dans le Golfe de Guinée. Puis, il est exilé en 1970 et s'installe en France, où il enseigne dans les universités de Vincennes (Paris 8), La Sorbonne et Rennes. Il y rejoint un mouvement portugais en exil, l'Action socialiste portugaise, qui devient le Parti socialiste le 19 avril 1973. Soares en est élu secrétaire général.

Retour au Portugal[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 1974, après la Révolution des œillets du 25 avril, il revient de son exil à Paris et est accueilli avec d'autres exilés en héros.

Au sein du gouvernement provisoire dirigé par le Mouvement des forces armées (MFA), Soares est ministre des négociations outre-mer, chargé d'organiser l'indépendance des colonies de l'empire portugais.

Cependant, le MFA est accusé de faire alliance avec le Parti communiste portugais pour prendre le contrôle du gouvernement dans son ensemble. Le Premier ministre, Vasco dos Santos Gonçalves, et deux généraux (Francisco da Costa Gomes et Otelo Saraiva de Carvalho) tentent de prendre le pouvoir. S'opposent à eux des manifestations et des grèves dans le Nord conservateur du pays ; Soares et les socialistes s'opposent aux communistes et au MFA. En septembre 1975, Gonçalves est contraint à la démission.

Soares est alors nommé ministre des affaires étrangères en 1975 et les premières élections démocratiques ont lieu en avril 1976. Les socialistes remportant la majorité relative des sièges au Parlement, Soares devient le Premier ministre et dirige les deux premiers gouvernements constitutionnels jusqu'en août 1978. Cependant, à cause de l'hostilité entre socialistes et communistes, il gouverne sans majorité absolue et doit finalement démissionner en 1978.

Entre 1978 et 1983, se succèdent plusieurs gouvernements conservateurs. Soares dirige le neuvième gouvernement constitutionnel jusqu'en 1985. C'est lui qui négocie les conditions de l'adhésion du Portugal dans la Communauté économique européenne.

Les élections législatives d'octobre 1985 sont décevantes pour le Parti socialiste et Mario Soares remet la démission de son gouvernement. Il est remplacé au poste de Premier ministre par Aníbal Cavaco Silva.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Soares en compagnie du président brésilien José Sarney lors d'une visite officielle en 1988

Il accomplit deux mandats comme président du Portugal de 1986 à 1996. Soares est le premier chef d'État civil depuis soixante ans. Dans cette fonction dont la principale prérogative est de veiller sur les institutions, Soares promeut les droits de l'homme au Portugal et dans le monde.

L'après mandat[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Mario Mário Soares poursuit sa carrière politique au niveau européen. Il est Président du Mouvement Européen de 1997 à 1999. En 1999, il dirige la liste socialiste à l'élection européenne et est élu député au Parlement européen, mandat qu'il exercera jusqu'en 2004 en siégeant au sein de la commission des affaires étrangères et en présidant, pendant quelques mois, la délégation pour les relations avec Israël.

Portugal[modifier | modifier le code]

En 2005, il annonce qu'il sera le candidat du PS à l'élection présidentielle de 2006, déjouant ainsi les pronostics qui favorisaient l'ancien commissaire européen Antonio Vitorino. Il affronte entre autres candidats, un ancien Premier ministre conservateur Anibal Cavaco Silva. C'est finalement ce dernier qui sera élu président au premier tour, du fait de la division de la gauche entraînée par la candidature de Soares.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Il est membre honoraire du Club de Rome et membre du Haut Conseil de la Francophonie[1].

Il est Docteur Honoris Causa de l'Université Rennes 2 Haute Bretagne, de l'Université libre de Bruxelles ainsi que de de l'Université Bordeaux III[2].

En 2000, il reçoit le Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Liste des membres honoraires du Club de Rome
  2. sudouest:fr: "Bordeaux 3 dans le mouv'" Accédé le 26 octobre 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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