Guinée portugaise

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Guinée portugaise
Guiné Portuguesa

1474 – 1974

Drapeau Blason
Description de l'image  LocationGuineaBissau.svg.
Informations générales
Capitale Bissau
Langue Portugais
Histoire et événements
1474 Colonisation
10 septembre 1974 Chute de l'Empire colonial portugais
Gouvernement
1446-1448 régent Pierre de Portugal
1958-1961 président Américo Tomás

Entités suivantes :

La Guinée portugaise est la période durant laquelle la Guinée-Bissau fut sous domination portugaise, c'est-à-dire de 1446 au 10 septembre 1974.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers contacts européens avec les côtes de ce qui allait devenir la Guinée-Bissau sont établis, en 1446, par le navigateur portugais Nuno Tristão, tué en y prenant pied. Le Portugal établit quelques comptoirs sur cette côte, nommée par les navigateurs Rios da Guiné de Cabo Verde.

En 1630, une capitainerie générale de la Guinée portugaise est mise en place, pour administrer le territoire. Avec la coopération de certaines tribus locales, le Portugal participe au commerce triangulaire et exporte de nombreux esclaves vers les Amériques, en passant par le Cap-Vert. Cacheu devient l’un des principaux centres de commerce des esclaves. La traite décline au XIXe siècle et Bissau, construite en 1765 pour être un fort militaire et un centre négrier, devient une place de commerce.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Le Portugal ne s’intéressa guère à l’intérieur des terres avant la seconde moitié du XIXe siècle. Il perdit une partie de la Guinée au profit de la France, y compris la Casamance, qui fut un temps le centre des intérêts commerciaux portugais dans la région. Un conflit avec la Grande-Bretagne à propos des îles de Bolama fut arbitré en faveur du Portugal, avec la participation du président des États-Unis Ulysses Grant.

Avant la Première Guerre mondiale, les forces portugaises soumirent les tribus animistes, avec le soutien d’une partie de la population musulmane, et fixèrent les frontières du pays. L’intérieur de la Guinée portugaise fut maîtrisé après 30 ans de combats qui se conclurent par la reddition des Bijagos en 1936. La capitale administrative passa de Bolama à Bissau en 1941. En 1952, un amendement constitutionnel modifia le statut de la colonie de la Guinée portugaise, qui devint une province d’outre-mer du Portugal.

Combat pour l’indépendance[modifier | modifier le code]

En 1956, Amílcar Cabral et Rafael Barbosa fondèrent clandestinement le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Le PAIGC déplaça ses quartiers à Conakry, en Guinée française, en 1960 et entama une rébellion armée contre le Portugal l’année suivante. Il remporta rapidement des victoire et contrôlait la majeure partie du pays en 1968. Il instaura un pouvoir civil et organisa des élections législatives dans les zones passées sous son contrôle, tandis que les forces et les civils portugais étaient confinés à leurs garnisons et aux grandes villes.

Amílcar Cabral mourut assassiné à Conakry en 1973 et la direction du parti revint à Aristides Pereira, qui devint plus tard le premier président du Cap-Vert. L’Assemblée nationale du PAIGC se réunit à Boe et déclara l’indépendance de la Guinée-Bissau le 24 septembre 1973. Les Nations unies reconnurent l’indépendance en novembre de la même année par le vote 93-7 de l’Assemblée générale[1]. Fait sans précédent, le vote dénonça une agression et occupation illicite par le Portugal et intervint avant le retrait et la reconnaissance de l’indépendance par ce dernier.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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