Ernesto Cardenal

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Ernesto Cardenal

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Ernesto Cardenal en 2009

Activités Prêtre, homme politique, écrivain, poète, sculpteur
Naissance 20 janvier 1925 (89 ans)
Granada, Nicaragua
Langue d'écriture Espagnol
Mouvement Théologie de la libération
Genres Poésie

Compléments

Ernesto Cardenal, né en 1925 à Granada, est un prêtre catholique nicaraguayen, théologien, poète et homme politique. Pour quelque temps moine trappiste, il devient une figure importante du Nicaragua, dont il est ministre de la culture de 1979 à 1987, tout en continuant à promouvoir la théologie de la libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille aisée de Granada, il est le cousin du critique littéraire Pablo Antonio Cuadra et le frère de Fernando Cardenal. Il étudie la littérature à Managua et à Mexico de 1942 à 1946, et voyage ensuite pour études en Italie, en Espagne, aux États-Unis et en Suisse de 1947 à 1950.

En 1950, après son retour au Nicaragua, Cardenal participe à la révolution d'avril visant le gouvernement autoritaire d'Anastasio Somoza García. Le coup d'État échoue. Cardenal quitte le pays et entre chez les trappistes à l'abbaye de Gethsémani, au Kentucky (États-Unis), où il fait son noviciat sous la direction de Thomas Merton.

Cardenal est ordonné prêtre catholique en 1965. Il s'installe pour un temps aux Îles Solentiname (dans le lac Nicaragua), où il fonde une communauté monastique utopique. Il y compose un livre intitulé El Evangelio de Solentiname dont l'inspiration est proche de la Théologie de la libération. Il milite activement avec les sandinistes dans le soulèvement contre le gouvernement d'Anastasio Somoza Debayle.

En 1979, après la chute du régime de Somoza, il est nommé ministre de la culture dans le gouvernement sandiniste, dont son frère Fernando Cardenal, également prêtre catholique (dans l'ordre des jésuites), est ministre de l'éducation. Il intervient pour une 'Révolution sans vengeance'[1]Il occupe ce poste jusqu'en 1987 lorsque son ministère est dissous pour des raisons économiques.

Lors de la visite du pape Jean-Paul II au Nicaragua en 1983, Cardenal est publiquement réprimandé par le Souverain Pontife, qui refusa de lui donner la main, sans doute parce qu'il resta actif dans la vie politique du pays malgré les mises en demeure adressées[2]. Ernesto Cardenal est par la suite suspendu a divinis par le Saint-Siège, cu qui lui interdit de célébrer la messe ni administrer les sacrements.

Cardenal quitte le FSLN en 1994, protestant contre la direction autoritaire du président Daniel Ortega, tout en conservant ses opinions progressistes. Il est un membre du comité de direction de la chaîne télévisée Tele Sur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Revolution ohne Rache" dans: Ernesto Cardenal 80. In: Berliner Morgenpost, 10. Juni 2008. Abgerufen am 23. Januar 2013.
  2. Réginald Léandre Dumont: "Les Prêtres subversifs" (Éditions Labor - 2002, p. 225)

Liens externes[modifier | modifier le code]