Ernesto Cardenal
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Ernesto Cardenal
Ernesto Cardenal en 2009
| Activités | Prêtre, homme politique, écrivain, poète, sculpteur |
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| Naissance | 20 janvier 1925 Granada, Nicaragua |
| Langue d'écriture | Espagnol |
| Mouvement | Théologie de la libération |
| Genres | Poésie |
Compléments
- Influencé par Thomas Merton
Ernesto Cardenal, né en 1925 à Granada, est un prêtre catholique, théologien, poète et homme politique nicaraguayen, figure importante du Nicaragua et de la théologie de la libération.
Biographie [modifier]
Né dans une famille aisée de Granada, il est le cousin du critique littéraire Pablo Antonio Cuadra et le frère de Fernando Cardenal. Il étudia la littérature à Managua et à Mexico de 1942 à 1946. Il étudia et voyagea en Italie, en Espagne, aux États-Unis et en Suisse de 1947 à 1950.
En 1950, lors de son retour au Nicaragua, il participa à la révolution d'avril contre le gouvernement d'Anastasio Somoza García. Le coup d'État échoua et il dut se résigner à entrer chez les trappistes du Kentucky, qui étaient alors dirigés par Thomas Merton.
Cardenal fut ordonné prêtre catholique en 1965. Il partit vers les Îles Solentiname, où il fonda une communauté monastique utopique. Il y composa un livre intitulé El Evangelio de Solentiname dans la pensée du courant libérationniste. Il milita activement avec les sandinistes dans le soulèvement contre le gouvernement d'Anastasio Somoza Debayle.
En 1979, après la chute du gouvernement en place, il fut nommé ministre de la culture dans le gouvernement sandiniste. Il intervient pour une „revolution sans vengeance“[1]Il occupa ce poste jusqu'en 1987 lorsque son ministère fut fermé pour des raisons économiques. Lors de la visite du pape Jean-Paul II au Nicaragua en 1983, Cardenal fut humilié publiquement devant les caméras du monde entier par le Souverain Pontife, qui refusa de lui donner la main en le réprimandant du doigt comme à un enfant[2]. Ernesto Cardenal fut par la suite suspendu officiellement a divinis par Rome, et ne put donc plus célébrer la messe ni donner les sacrements.
Cardenal quitta le FSLN en 1994 en protestant contre la direction autoritaire du président Daniel Ortega, tout en conservant ses opinions progressistes. Il est un membre du comité de direction de la chaîne télévisée Tele Sur.
Notes et références [modifier]
- "Revolution ohne Rache" dans: Ernesto Cardenal 80. In: Berliner Morgenpost, 10. Juni 2008. Abgerufen am 23. Januar 2013.
- Réginald Léandre Dumont: "Les Prêtres subversifs" (Editions Labor - 2002, p. 225)