Rubén Darío

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Rubén Darío

Description de l'image  Rubén Darío.jpg.
Nom de naissance Félix Rubén García Sarmiento
Activités Poète, diplomate, journaliste
Naissance 18 janvier 1867
Metapa (auj. Ciudad Darío), Matagalpa, Nicaragua
Décès 6 février 1916 (à 49 ans)
León, Nicaragua
Langue d'écriture Espagnol
Mouvement Modernisme
Genres Poésie

Signature

Signature de Rubén Darío

Félix Rubén García Sarmiento, né à Metapa (aujourd'hui Ciudad Darío) le 18 janvier 1867 et mort le 6 février 1916 à Léon, était un poète nicaraguayen. Il est à l'origine du mouvement moderniste en Amérique Latine (Azul, 1888 ; Chants de vie et d'espérance).

Sommaire

Biographie [modifier]

Il naquit à Metapa, mais sa famille déménagea à Léon un mois après sa naissance. À l'âge de 12 ans Darío publia ses premiers poèmes : "La Fé", "Una Lagrima" et "El Desengaño". En 1882, alors que Rubén avait juste 15 ans, il se présenta devant le président Joaquín Zavala. Après lui avoir présenté un poème très critique à l'égard de sa patrie et de la religion de celle-ci, Rubén demanda au Président s'il pouvait aller étudier en Europe. Le président lui fit alors cette réponse : "Mon fils, si tu écris maintenant comme cela sur la religion de tes parents et de ta patrie, qu'est-ce que ça deviendra si tu vas en Europe apprendre des choses pires ?".

Darío renonça à son ambition d'une éducation européenne et, à la place, voyagea en Amérique du Sud. Il se rendit au Salvador où il rencontra Francisco Gavidia et grâce auquel il apprit à connaître la poésie française, laquelle allait l'influencer par la suite. À 19 ans, il se rendit au Chili. Il y publia un premier roman qui n'eut guère de succès, Emelina. Il se trouva bientôt un protecteur, Pedro Balmaceda, qui l'aida à publier son premier recueil de poèmes, Azul, en 1888.

En 1890, Darío épousa Rafaela Contreras et le couple partit pour le Salvador.Le bonheur conjugal ne dura pas longtemps : deux ans plus tard, Contreras décédait. Darío se remaria avec Rosario Murillo, mais ils se séparèrent peu après. En 1893, le poète put enfin accomplir son voyage rêvé : Paris, où il rencontre ses idoles (Verlaine, Gourmont, Moréas...). Darío se rendra ensuite à Buenos Aires où il réunira autour de lui un cénacle moderniste de poètes. Il retournera en Europe en 1898, séjournera également en Espagne et visitera plusieurs pays européens (Italie, Autriche, Allemagne, Angleterre...). Durant ces années-là, il publiera ses œuvres les plus importantes, dont España contemporánea (L'Espagne contemporaine, 1901), Peregrinaciones (Voyages, 1901), Parisiana (1902) et Tierras solares (Terres de soleil, 1904). Il rentrera en Amérique en 1914 et mourra au Nicaragua en 1916.

Œuvres [modifier]

Darío est considéré comme le père du modernisme. Il participa à de nombreux mouvements littéraires au Chili, en Espagne, en Argentine et au Nicaragua. Le mouvement moderniste auquel il appartient est un mélange de trois mouvements européens : le romantisme, le symbolisme et le Parnasse. Ces idées expriment la passion, l'art visuel, l'harmonie et les rythmes comme la musique.

Darío fut un génie de ce mouvement. Son style allie des rimes sonores et des rythmes savants. Dans son poème "Canción de Otoño en Primavera", le poète exprime ses passions et ses émotions fortes. Il influença de nombreux poètes qui commencèrent à utiliser son style dans une forme très élégante et soignée, tentant de faire de la poésie une musique.

On a eu tendance à diviser l'œuvre de Darío en deux parties, l'une européenne et artificielle et l'autre hispanique et alors plus authentique. Ce n'est pas aussi radical et chez lui, évasion et retour (comme on le voit dans sa biographie), évasion et profondeur se complètent plutôt qu'elles ne s'opposent.

Traductions en français [modifier]

  • Rubén Darío, Parcours poétique (1880-1916), traduit de l'espagnol (Nicaragua) et présenté par Jean-Luc Lacarrière, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », Paris, 2012.

Voir aussi [modifier]