Cumbia

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La cumbia est un genre musical et une danse né au XVIIe siècle en Colombie. Une variante migra vers le Panama, l'autre vers Cuba, d'abord sous le nom de cumba, puis de cumbia. La cumbia s'est néanmoins répandue en Amérique du Sud, particulièrement en Bolivie, au Pérou et récemment en Argentine où elle s'est mélangée aux musiques existant déjà sur place.

Au commencement, il y avait les tambours des esclaves accompagnant les veillées funèbres. Plus tard, les Indiens des Antilles ont ajouté ocarinas, flûtes de roseau et gaïtas (sorte de longues flûtes indiennes). Les Espagnols apportent par la suite la mélodie, les paroles et la danse. Des maracas et des bongos sont parfois utilisés.

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Illustration de cumbia panaméenne (info)

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Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot cumbia viendrait de la langue bantú dérivant du mot cumbé, rythme et danse de Guinée équatoriale (Afrique de l'Ouest), plus précisément de la zone de Mbata. Selon Guillermo Abadía Morales, le terme de cumbia a une relation avec le mot cubain cumbancha qui signifie fête, petit orchestre. La cumbia est un terme qui désigne une musique, un rythme et non un chant.

Origine[modifier | modifier le code]

La cumbia est née dans la partie haute de la vallée du fleuve Magdalena en Colombie de l'est dans l'espace géographique appelé dépression Momposina, plus précisément dans la zone qui correspond au pays indigène Pocabuy.

Les esclaves africains de cette région se sont servis de chants nommés areítos, qui signifie danser en chantant, pour conter l'histoire de leur groupe ethnique et de faits dignes d'être gardés en mémoire. Ainsi ces chants étaient une leçon historique que gardaient en mémoire ceux qui l'entendait.

La cumbia est une danse et un rythme élaborés à travers trois cultures différentes : la culture noire avec l'apport des esclaves, blanche avec les Espagnols présents en Colombie et indiennes. La colonisation a en effet permis le métissage de ces cultures.

La présence de ces éléments culturels peut s'apprécier ainsi :

  • Présence de mouvements charnels, caractéristique des danses d'origine africaine.
  • Les costumes de cette danse s'inspirent de ceux de la culture espagnole, et sont très proches des habits de l'actuel flamenco : jupes longues, dentelles, paillettes, etc., sans oublier l'intense maquillage des femmes et leur coiffure de fleurs. Les habits masculins eux sont plus proches de ceux utilisés pendant les encierros (tradition selon laquelle les taureaux sont conduits à travers la ville jusqu'au toril avant la corrida), les fêtes de San Fermín à Pampelune : chemise et pantalon blanc, un foulard rouge porté au cou et un chapeau.
  • Pour ce qui est de la musique, les tambours sont d'origine africaine, les maracas, les sifflets et les flûtes d'origine indienne, tandis que les chants et chansons populaires viennent de la poésie espagnole, bien qu'adaptée à la cumbia.
Fête populaire à El Hatillo, Panama City, en 1890, avec les instruments traditionnels.

Au Panama, la cumbia date de l'époque coloniale et a son épicentre dans les provinces centrales. Les différentes déclinaisons régionales ont une descente de la composition chorégraphique et musicale principalement de l'Afrique. Ils font aussi remarquer l'instrumentation et des pas de danse originaux de l'espagnol (l'Andalousie et de Galice), et dans une moindre mesure à partir autochtones[1],[2].

Le processus qui a façonné la culture et les particularités des Caraïbes colombiennes à travers les trois aspects (hispaniques, noirs et indiens) de la période coloniale espagnole jusqu'à aujourd'hui, a également eu lieu dans l'isthme. La recherche dans le domaine de parler de leur apparence à l'époque coloniale, dans la soirée les familles créoles se sont réunis pour réciter de la poésie et jouer de la musique typique de l'Espagne et de l'Europe, les autres nuits, ils amenèrent leurs esclaves à jouer les tambours et les danses traditionnelles. Parmi ses favoris danses africaines a été El Punto, cette représentation a consisté en des mouvements intrinsèques et abdominales et une femme africaine danse seule. Une autre danse était la cumbia, pour ce couple de la pointe vers le centre de la salle, les hommes contre les femmes et a été progressivement formé un cercle de couples. Le pas de danse de l'homme était une sorte de bond en arrière que la femme a glissé vers l'avant portant un cierge allumé dans sa main tenant un mouchoir de couleur très vivante. Est également enregistré sur la danse dans la fête religieuse célébrée dans le mois de mai qui avait le nom de "The Wake de la Croix" et les gens se sont rassemblés pour prier rosaires, des litanies scandé puis formé un cumbias de danse a couru, il existe encore aujourd'hui dans les communautés intérieures et la capitale du pays[3],[4] .

Au Pérou, la cumbia est généralement méprisée par les Liméniens. Elle est en revanche très appréciée dans les campagnes et parmi les classes populaires.

Les différents types de cumbia[modifier | modifier le code]

Cumbia classique de la Colombie[modifier | modifier le code]

Llamador colombien.

La cumbia classique se compose d'instruments comme la kuisi sigí et la kuisi bunzí qui sont deux types de flûtes indiennes, de maracas, à l'origine faites dans une citrouille et avec à l'intérieur des grains de maïs ou des petites pierres. Il s'agit d'un air dit zambo, c'est-à-dire né de la fusion entre la culture noire et indienne. Ainsi, dans sa composition, on trouve également plusieurs types de tambours qui créent le rythme, à savoir el Llamador (celui qui appelle) tenant le contre temps, l'Allegre, dérivé des congas africaines ayant une sonorité typique de la cumbia, elle tient les solos, ainsi que la Tambora: cylindre délimité par deux peaux et se jouant avec des baguettes, celle-ci fut rajoutée a posteriori pour son caractère festif. Facultativement on y ajoute las guacharacas, un grattoir. La mélodie est donc indienne et le rythme africain. Cette cumbia est seulement dansée, jamais chantée.

Cumbiamba de la Colombie[modifier | modifier le code]

La cumbiamba est une variante de la cumbia qui serait née du fait que les esclaves africains ont commencé à parler et ainsi à chanter en castillan. La danse, elle, aussi change car les femmes ne portent pas de voiles à leurs mains. L'instrumentation varie elle aussi, incluant l'accordéon, la flûte de Pan.

Chaque membre du groupe a son propre rôle :

  • Le premier musicien est le flûtiste, le second joue du tambour, le troisième aussi mais lui joue avec des baguettes, le quatrième n'utilise que sa voix, on l'appelle llamador (celui qui appelle), le cinquième joue les maracas et aussi la flûte et le dernier est un autre flûtiste mais il n'est pas toujours présent.

Cumbia moderne de la Colombie[modifier | modifier le code]

Celle-ci est chantée, aux instruments cités antérieurement s'ajoutent l'ocarina, les flûtes de roseau et d'autres types de tambours, tous ces instruments étant typiques de l'Amérique du Sud. Cette cumbia a donné lieu à la naissance d'autres types musicaux comme le bullerengue ou la saloma.

Cumbia Santeña du Panama[modifier | modifier le code]

Tambora panaméenne.

Originaire de la péninsule Azuero, fonctionne traditionnellement avec du rabel, un boîtier ou churuca guacharaca, le tambour et la guitare ou soumissionnaire appelant. Il jouit d'une grande popularité dans le pays et est celui qui a évolué. La danse traditionnelle est réalisée sous la forme de quatre chiffres: Paseo, string, en passant et jeu de jambes. La danse traditionnelle des femmes, vêtues de jupes de luxe et les hommes avec maillot de corps blanc ou une chemise et un chapeau "Pintao". Selon l'ordre, l'heure et la durée de quatre chiffres, tournez. La cumbia Santena a des sous-variantes.

  • Cumbia fermé: Il est rapide, en forme de chaîne de couples de la danse dans un groupe de cercle et brièvement fermé puis rouvert.
  • Cumbia ouvert: Il est lent et avec un pas dansé dans un groupe.
  • Cumbia mouvement zapatiste: ses interprètes accompagnent les rythmiques de la musique avec piétinant. (?????)
  • Cumbia atravesa: Cumbia est un rythme vif et rapide. Il est connu comme "atravesao", le mouvement est plus libre et très festif dans la nature.

Cumbia Coclesana du Panama[modifier | modifier le code]

Dans la province de Cocle, on présente un thème qui va de la faune, la cuisine à quelques plaisanteries ou l'apparition de la vie quotidienne du paysan, le rythme est très heureux avec les mouvements de la hanche présente la particularité d'avoir parmi ses instruments, le mortier. Parmi ses cumbias les plus populaires comprennent: la prairie, le Marucha, la dent Maximina Bodeguero et Rabo de Puerco.

Cumbia Mejoranera du Panama[modifier | modifier le code]

Issues des communautés de District de Ocu et province de Veraguas, qui montrent les modèles dignes de considération comme ils l'ont déplacé les rythmes de cumbia du noir ficelle, enlever la batterie donnant voie ouverte à la Mejorana, ou Adit, blanchiment du mouvement et de rendre aussi prudes qui est réellement asexués, et tant que ces formes ont été introduites dans d'holothuries, leur piétinant. Bien sûr, qui appellent ces zapatistes qui ont cumbias cumbias accent indien dans la formation de la ronde de commencer avec les danseurs dans un fonds, l'homme en face, les femmes derrière.

Cumbia moderne du Panama[modifier | modifier le code]

C'est au début des années 1950, quand il y a transfert de la musique traditionnelle à travers les zones rurales, ce qui donne un saut technologique et de commencer à s'adapter aux goûts de la foule urbaine, dans lequel tous les instruments typiques supplanter traditionnelle timbales, congas, guitare électrique et basse électrique survivants de cette transformation que l'accordéon sur le serait la marque distinctive du genre appelé typique ou pindin.

Dans les chansons de la musique typique de l'accordéon est accordé dans des tonalités mineures dominent les sifflets sur les plaines, ce qui donne une triste et mélancolique, Les paroles sont plus importants que la musique et l'accordéon accompagne habituellement la voix. La musique typique panaméenne est la plupart du temps la danse à laquelle la lettre ajouté, saluant l'accordéon voix. Il a la particularité d'avoir comme compagnon un massacre cri paysannes panaméennes "La Saloma", dans laquelle une femme en général dans l'accompagnement de l'accordéon fonctionne la plupart du temps pour remplir l'absence de la voix du chanteur pendant la chanson.

Vous pouvez posséder le format musical où le chanteur chante la mélodie et tamborito bat chantant un refrain puis un couplet suivis par les musiciens, le chœur répond à son tour chanter le refrain tout en donnant la mélodie une sorte de dialogue chanté entre les le chanteur et le chœur. L'autre mode est typique des chansons chantées Cumbia panaméen dans le verset de format régulier et de chorus.

Le type a actuellement une formation musicale hybride entre la musique folklorique panaméenne et contemporaine rythmes latinoaméricains tropicaux.

Cumbia hors Colombie[modifier | modifier le code]

De nombreux pays ont créé des cumbias propres, l'Argentine avec la Cumbia villera, le Pérou avec la cumbia peruana ou andina et avec la chicha, le Mexique avec la cumbia sonidera, la cumbia banda ou la tecnocumbia.

Interprètes et diffusion[modifier | modifier le code]

En 1950, la première cumbia est enregistrée. Lucho Bermúdez crée Danza Negra (danse noire) connue aussi sous le nom de cumbia colombiana, chantée par Matilde Díaz.

En 1953, flamenco une cumbia composée par Soledeño Efraín Mejia est lancée.

En 1955, apparait le groupe typique Cumbia de Juan Corralito. Dans le même temps, apparait la cumbia de Antonio Lucia Pacheco, avec la pièce musicale Once de Noviembre (onze novembre).

Dans les années 1970-1980, le musicien mexicain Rigo Tovar mélange la cumbia et le rock utilisant par exemple des guitares électriques, des synthétiseurs, cette fusion s'appelle le cumbia-rock.

Les principaux groupes qui ont diffusé la cumbia et ce au niveau national ou international sont:

  • Arturo Jaimes avec une cumbia mexico-colombienne
  • Medardo Guzmán, avec les cañamilleros de Mahates
  • La cumbia moderne de soledad qui est un chant est une danse mélancolique andalou de Pedro Beltrán.
  • La cumbia de l'argentin Alexis Urunde
  • La Perla Colombiana (perle colombienne), qui est une cumbia romantique mexico-colombienne.
  • Juan Jiménez guayaspa, le compositeur de la cumbia cienaguera, à la fin des années 1950 et qui a fait le tour du monde.
  • La Colegiala de Rodolfo Y Su Tipica, musique bien connue de la publicité pour Nescafé.
  • La Sonora Dinamita, La Sonora de Margarita, la Sonora Skandalo sont des groupes qui ont été créés dans les années 1950-1960 et qui respectent la composition et le rythme de la véritable cumbia, même s'ils jouent d'autres styles musicaux proches comme le merengue.
  • Los gaiteros de San Jacinto, groupe existant depuis le milieu des années 1940 et qui remporte un Latin Grammy Award en 2007

Avec tous ces interprètes et l'influence qu'a eu cette musique, il est logique de parler de cumbia lorsque l'on parle de musique colombienne.

Cumbia hors Panama[modifier | modifier le code]

La Cumbia panaméen est également internationalisé, il y avait beaucoup de la chanson versions dans d'autres pays d'Amérique latine. Principalement a la Colombie. La Cumbia panaméenne a été exécuté dans les versions d´Alfredo Gutierrez, Alfredo qui a également dédié beaucoup de chansons au Panama. Tout a été popularisé la côte Pacifique d'Amérique du Sud par Toby Muñoz où "Le Parranda de Panama" était surtout connu au Chili au Pérou et en Équateur. La cumbia "Cocaleca" de Victor Cavalli a été un succès au Mexique. Le "Cocaleca" Après devenu populaire il a été présenté comme la bande originale du film mexicain "L'Aventurier" ou "Victime du péché." Aussi adapté à le Mambo par Benny Moré. À Porto Rico, a été popularisé par Silvia de Grasse, qui a introduit avec succès dans la cumbia ce pays et au Venezuela par le gruop "Billos boys Caracas" qui a joué de nombreux cumbias panaméenne.

Principaux artistes et groupes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Garay, Narciso, traditions and songs of Panama: folk essay, editorial Belge De L'exoansion, 1930, Belgium.
  2. Mallet, Obarrio Matilde Vda. of, sketch of colonial life, Panama: Panama Printer, 1961. 61: illus. , 22 cm.
  3. Castillero, Ernesto, table manners, social divisions of the Panamanian, Times magazine Oct. 13, 1949. p.. 6-7
  4. Mallet, Matilde Vda Obarrio. of, sketch of colonial life, Panama: Panama Printer, 1961. 61: illus. , 22 cm.