Georges Récipon

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Quadrige L’Harmonie triomphant de la Discorde, Grand Palais (Paris).

Georges Récipon, né à Paris le 17 janvier 1860, mort en 1920, est un peintre et sculpteur français. Il débute au Salon de 1879 dont il devient sociétaire en 1888. Il participe aux Expositions universelles de 1889, 1890 et 1900. Malgré ses paysages et ses portraits, il est surtout connu comme sculpteur. Il est notamment l'auteur des Nymphes du pont Alexandre-III et des quadriges du toit du Grand Palais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris (3e arrondissement) le 17 janvier 1860[1], il est le fils de l'orfèvre Paul-Edmond Récipon, avec qui il collabore aux travaux, puis il entre à l'école des beaux-arts de Paris, où il est l'élève de Dumont et Thomas.

Il obtient, en peinture, le 1er prix Jouvain d'Allainville (1882) et un prix de peinture décorative, et en sculpture le premier second grand prix de Rome, avec le Retour de l'enfant prodigue (1889).

Georges Récipon a envoyé aux Salons successifs de la Société des artistes français, dans la section de sculpture : Tyrtée, groupe plâtre (1879), Pandore, statuette (1880), M. Mulot, buste bronze (1881), Portrait de Mlle C. Chassaing, buste plâtre (1886), l'Aube, haut-relief décoratif, et J.B. Pasdeloup, plâtre (1888), La Harpe et l'Épée, allégorie, statue plâtre (1890), la même en bronze, le Général Baston, comte de Lariboisière, importante statue plâtre (1891), reproduite en bronze, cette dernière statue, plus tard, fut inaugurée à Fougères (Ille-et-Vilaine), Vénus, statuette marbre (1893), M. Danbé, buste plâtre, et Cheval emballé, bronze qui appartient à M. Siot-Decauville (1894), Mes Fillettes, plâtre, M. Paul Monnet, de la Comédie Française, buste plâtre, et deux médaillons plâtre (1897), Notre amie, buste bronze qui appartient à M. Leblanc Barbedienne, et le Tombeau de Mme Lecomte, bas-relief, érigé à Auvers-sur-Oise (1898).

Général Baston, comte de Lariboisière à Fougères

On lui doit en outre, un fronton pour l'hôtel de Mme Dieulafoy, les Nymphes de la Seine et les Nymphes de la Néva, deux groupes décoratifs pour le pont Alexandre-III, les deux grands quadriges d'angle, en cuivre martelé, pour le palais des Beaux-Arts : l’Harmonie dominant la Discorde et l’Immortalité devançant le Temps, les bustes de MM. Bricard et Émile Allez, MMme Umbetenstock et Cousin, les statues équestres de Jeanne d'Arc, plâtre ; du Maréchal Ney, plâtre, de Cambronne, bronze, du Duc de Guise, bronze, de Napoléon 1er bronze, de Napoléon enfant, de Saint Louis et de Saint Martin, le buste du Commandant Coumès, pour le monument élevé au Prytanée national militaire de la Flèche et de nombreux objets d'art, parmi lesquels : un Fer à cheval, édité par Susse, un vase allégorique : la Nuit, et une Torchère céramique éditée chez Muller.

On cite, comme les meilleures œuvres de peinture envoyées par M. Georges Récipon au même Salon : les Bords de la Juyné, Soleil levant (1881), le Moustiquaire et Lever de lune en forêt (1889), le 21 juin 1791, Drouet et Guillaume à la poursuite de Louis XVI et de sa famille (1893), Baie de Morlaix et château de Taureau vus de Carentec, Finistère (1891), la Fin d'un prince aux temps mérovingiens (1890).

Il a peint aussi les portraits de MMme Albert et Gabriel Dehaynin, Mme Paul Hebert ; un panneau de grandes dimensions, représentant les Arts du Métal, pour les Manufactures nationales à l'Exposition universelle de 1900. Il a composé de plus une quantité d'aquarelles, la plupart représentant des sujets hippiques et de genre, éditées chez Boussod et Valladon.

Il collabore au Figaro illustré, à la Revue illustrée, à la Revue des Lettres et des Arts, au Monde illustré, où ses compositions ont été très remarquées. Il illustre divers ouvrages pour les éditeurs Conquet, Hachette, Brochet, Launette, etc.

L'œuvre de cet artiste, très considérable, en peinture comme en sculpture, a été toujours favorablement accueillie par la critique et le public. Arsène Alexandre, dans Le Figaro, Ch. Ponson-Lailly dans le Monde Illustré, et d'autres, nombreux, constatent que Georges Récipon possède à la fois la puissance, la grâce et surtout un beau don de spontanéité et d'exubérance, caractéristique de son très personnel talent.

Georges Récipon obtient en sculpture plusieurs récompenses : mention honorable (Salon 1888), médaille 3e classe (1890), mention (Exposition universelle, 1889), médaille d'argent (Exposition universelle, 1900). Mis hors-concours, il est fait chevalier de la Légion d'honneur cette dernière année. Il est vice-président de la société littéraire, artistique et scientifique des Uns.

Hommages[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

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  • Tout ou partie de cet article est issu du Dictionnaire national des contemporains, ouvrage rédigé sous la direction de C.E. Curinier (Paris, 1919) et disponible sur Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 3/134/1860 (consulté le 9 octobre 2012)