Charles Gleyre

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Charles Gleyre

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Autoportrait

Nom de naissance Charles Gleyre
Naissance 2 mai 1806
Chevilly
Décès 5 mai 1874
Paris
Nationalité Drapeau de Suisse Suisse
Activité(s) Peintre
Maître Louis Hersent, Dominique Ingres
Élèves Claude Monet
Auguste Renoir
Armand Félix Marie Jobbé-Duval
Mouvement artistique néoclassique

Charles Gleyre ou Marc-Charles-Gabriel Gleyre, né le 2 mai 1806 à Chevilly dans le canton de Vaud et mort le 5 mai 1874, âgé de 68 ans, est un peintre suisse, actif en France.

Sommaire

Biographie [modifier]

Le Soir ou Les Illusions perdues

Après avoir étudié à Paris chez Louis Hersent, puis à Rome, il part en 1834, en compagnie de John Lowell Jr..,industriel et amateur d'art fortuné vers la Sicile, la Grèce, l'Égypte, puis au Proche-Orient, et rentre à Paris en 1837, avec un problème de santé, sa vue c'est altérée. Le duc de Luynes, lui commande en 1840, une peinture murale pour son château de Dampierre et quelque temps après Ingres badigeonne cette œuvre pour pouvoir faire y mettre la sienne[1].

Il expose au Salon l'œuvre qui le fera passer à la postérité, Le Soir, plus tard appelée Les Illusions perdues. Peintre académique au dessin irréprochable, Charles Gleyre se rapproche des romantiques et des symbolistes, par la poésie de cette œuvre aux teintes mystérieuses et irréelles.

Il est nommé professeur à l'École des Beaux-Arts de Paris en 1843, en remplacement de Paul Delaroche. Il décide d'ouvrir son atelier dans lequel se forme un groupe de peintres, dont certains peintres impressionnistes. la fermeture de l'atelier est envisagée car Gleyre est malade. Monet, le premier quitte l'atelier ; Bazille, Renoir et Sisley suivent son exemple.

Ses tableaux orientalistes ont été détruits lors d'un incendie au Caire en 1837.

Son art prône le retour à l'antique. Il dit à Claude Monet : « Rappelez-vous, jeune homme, que quand on exécute une figure, on doit toujours penser à l'antique...? »[2]

Le 5 mai 1874, Charles Gleyres meurt soudainement à Paris d'une atteinte d'apoplexie. Il est enterré une première fois au cimetière de Montparnasse. Une semaine plus tard, son corps est réclamé par le Conseil d'état Vaudois pour l'inhumer dans le cimetière de Chevilly en Suisse, son village natal. La famille du peintre regrette rapidement cette inhumation presque anonyme dans un petit cimetière de village et décide, 20 ans plus tard, de faire construire un tombeau digne de la réputation de l'artiste. Dans ce dessein, elle obtient en 1896 du gouvernement vaudois de faire transférer les cendres de Charles Gleyres au cimetière de la Sallaz à Lausanne. En 1947 ce cimetière fut désaffecté, et Charles Gleyres repartit pour un quatrième voyage posthume, un retour vers sa tombe de Chevilly ou il repose toujours aujourd'hui.

Œuvres [modifier]

(liste non exhautive)

Galerie [modifier]

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Dessins, aquarelles [modifier]

  • 1834 - Femme turque (Mme Langdon), Smyrne , crayon, plume et aquarelle, dim; h: 37,2 cm x l: 24,9 cm, (Museum of Fine Arts of Boston)
  • 1835 - Intérieur du Temple d'Amon à Carnac , crayon, aquarelle, dim; h: 37,7 cm x l: 26,8 cm (Museum of Fine Arts Boston)
  • 1848-1849 - Étude pour la danse des bacchantes , dessin, crayon noir, dim; h: 27,7 cm x l: 44,5 cm, musée cantonal des beaux-arts de Lausanne.
  • s. d. - Femme assise, de dos, levant la tête vers la gauche , dessin (musée du Louvre)


Peintures [modifier]

  • 1835 - Trois Fellahs , (Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne)
  • 1839 - Saint Jean à Patmos , hst, sd, dim; h: 234 cm x l: 144,5 cm (Salon de 1840, achat de l'État, Colégiale Saint-Vulfran d'Abbeville, puis musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville)
  • 1841 - Autoportrait , (Musée châteaux de Versailles)
  • 1843 - Le Soir ou Les Illusions perdues , (musée d'Orsay)
  • 1845 - La Séparation des apôtres , hst, sd, dim; h: 197 cm x l: 294 cm, (Musée Girodet Montargis)
  • 1849 - La Danse des bacchantes , hst, sd, dim; h: 147 cm x l: 243 cm(Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne)
  • 1856 - Le Déluge , hst, sd, dim; h: 98,5 cm x l: 197 cm (Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne)
  • 1858 - Les Romains passant sous le joug , hst, sd, dim; h: 240 cm x l: 192 cm, (Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne)
  • 1862 - Hercule aux pieds d'Omphale , hst, sd, dim; h: 145 cm x l: 111 cm (Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel)
  • 1864 - Penthée poursuivi par les Ménades , hst, sd, dim; h: 121,1 cm x l: 200,7 cm, (Kunstmuseum Bâle)
  • 1867 - Le coucher de Sapho , (Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne)
  • 1869-1874 - Esquisse pour le Matin (le Paradis terrestre) , hsb, s, dim; h: 24 cm x l: 24 cm, (Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne)
  • 1873 - Le Retour de l'Enfant prodigue , (Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne)
  • s. d. - Étude de tête de Minerve ( exposée à la Galerie Talabardon & Gautier à Paris, 2006.
  • s. d. - Daphnis et Chloé passant le ruisseau , hst, s, dim; h: x l:
  • s. d. - Le Bain , hst, s, dim; h: x l:
  • s. d. - Minerve et les Grâces (Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne)

Gravures, lithographies [modifier]

Salons [modifier]

  • 1840 - Salon : Saint-Jean sur l'Ile de Patmos
  • 1843 - Salon : Les Illusions perdues ou Le Soir -

Expositions, galeries [modifier]

  • 1994 - Charles Gleyre et la Suisse romande au Musée histoirique du 23 septembre 1994 au 3& décembre 1994
  • 2006-2007 - Charles Gleyre, le génie de l'invention au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne du 7 octobre 2006 au 7 janvier 2007. (278 œuvres exposées, dessins, peintures)

Prix, récompenses [modifier]

Musées, monuments [modifier]


Élèves [modifier]

(liste alphabétique, non exhaustive)

  • Il forma pratiquement 600 peintres

Iconographie [modifier]

  • 1841 - Autoportrait, hst, sd, dim; h: 51 cm x l: 41 cm (musée du château de Versailles)

Critiques [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Charles Clément, Gleyre, étude biographique et critique, Paris,Librairie Didier & Cie, 1878.
  • William Hauptmann, Charles Gleyre (1806-1874), Catalogue Raisonné, Vol.1; Life and Works. Vol.2: Catalogue Raisonné, Zurich & Lausanne, Institut Suisse pour l'étude de l'art, Princeton University Press. Bâle, Wiese Publishing, 1996. Le Catalogue Raisonné recense 1,112  œuvres
  • Catherine Lepdor, Charles Gleyre : Le Génie de l'invention, Milan, Éditions 5 Continents, 2006.
  • Dictionnaire Bénézit
  • Dictionnaire Artprice
  • Encyclopædia Universalis
  • Encyclopédie Hachette
  • François Pouillon, Dictionnaire des Orientalistes de langue française, éd. Karthala, 2008, p.448/1007.pp.
  • Dictionnaire des Artistes Suisses.

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. Émile Zola Mon Salon
  2. Orsay, le goût d'une époque de Florence et Jean-Pierre Camard, 1990 (Time-life)