Frida Kahlo

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Frida Kahlo

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Frida Kahlo en 1932

Nom de naissance Maria Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón
Naissance
Coyoacán, Mexico
Décès (à 47 ans)
Coyoacán, Mexico
Nationalité Drapeau du Mexique Mexicaine
Activités Peinture
Formation Autodidacte
Mouvement artistique surréalisme / réalisme

Œuvres réputées

La Colonne brisée
Mes grands-parents, mes parents et moi

Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón[1] ou Frida Kahlo, née le à Coyoacán au Mexique et morte le dans la même ville, est une artiste peintre mexicaine.

En 1922, elle falsifie sa date de naissance en 7 juillet 1910, année du début de la révolution mexicaine[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

La mère de Frida Kahlo, Matilde Calderón y González (1876-1932), est née à Mexico. Elle est la troisième fille d’Isabel González y González, issue d'une famille de généraux espagnols, et du photographe Antonio Calderón, d’origine amérindienne et venant de Morelia[3].

Son père, Carl Wilhelm Kahlo (1871-1941), né à Pforzheim dans le Grand-duché de Bade en Allemagne, n'était pas, comme le voudrait une légende répandue, juif d'origine germano-austro-hongroise, mais un allemand de confession luthérienne, fils du bijoutier et orfèvre Jakob Kahlo et de Henriette Kaufmann, issu de la bourgeoisie badoise[4]. Arrivé au Mexique en 1891 à l'âge de 19 ans, on l'appellera Guillermo qui est la traduction de Wilhelm en castillan.

Frida Kahlo peint en 1936 Mes grands-parents, mes parents et moi où elle raconte l’histoire de ses origines, tel un arbre généalogique. Elle a symbolisé ses grands-parents maternels mexicains par la terre, et ses grands-parents paternels allemands au moyen de l’océan. Elle est la petite fille du jardin de la « Maison bleue » où elle est née et décédée. Au-dessus, ses parents dans la pose de leur photo de mariage.

Enfance[modifier | modifier le code]

La « maison bleue »

Magdalena Frida Carmen naît dans la « Maison bleue » (la « Casa azul »), actuel musée Frida Kahlo, au milieu d’un quartier où habite la petite bourgeoisie, Coyoacán, au sud de Mexico. C’est la troisième des quatre filles de Matilde et Guillermo Kahlo.

À l'âge de six ans, Frida est victime d'une poliomyélite. La conséquence est que sa jambe droite s’atrophie et son pied ne grandit plus. Il n'atteindra jamais la taille qu'il devrait avoir. C'est ce qui lui vaudra le surnom de « Frida la coja » (Frida la boiteuse) par ses camarades de classe. Il a été supposé qu'elle souffrait de spina bifida, une malformation congénitale de la colonne vertébrale, qui pourrait également avoir affecté le développement de la jambe[5].

En 1922, alors âgée de 16 ans, elle quitte le cours supérieur du Colegio Alemán à Mexico et intègre la Escuela Nacional Preparatoria, considérée comme le meilleur établissement scolaire du Mexique. Frida Kahlo est l'une des trente-cinq premières filles admises sur un total de 2 000 élèves. Elle s'intéresse beaucoup aux sciences naturelles et souhaite alors devenir médecin. Malgré l’intérêt qu’elle porte aux beaux-arts, qu'elle doit à son père, excellent photographe et accessoirement peintre d'aquarelles, elle n’envisage pas de se lancer dans une carrière artistique.

Le 17 septembre 1925, Frida prend le bus pour rentrer chez elle après ses cours. Soudain, l’autobus sort de la route et percute un tramway. Plusieurs personnes trouvent la mort lors de l’accident. Frida, elle, est grièvement blessée. Son abdomen et sa cavité pelvienne sont transpercés par une barre de métal : ce traumatisme est responsable d'un syndrome d'Asherman, et sera la cause des fausses couches de Frida Kahlo. Il explique également le thème de nombre de ses œuvres[6]. Sa jambe droite subit un grand nombre de fractures, onze au total. Son pied droit est également cassé. Le bassin, les côtes et la colonne vertébrale sont eux aussi brisés. L'épaule n'est que démise. Elle reste alitée pendant trois mois, dont un mois à l’hôpital. Mais environ un an après l’accident, elle doit retourner à l’hôpital, car on remarque qu’une de ses vertèbres lombaires est fracturée. Frida sera contrainte de porter durant neuf longs mois des corsets en plâtre. C’est alors qu’elle commence à peindre. Pour l'aider, ses proches placent un baldaquin au-dessus de son lit avec un miroir pour ciel. Elle peut ainsi se servir de son reflet comme modèle, ce qui est probablement l'élément déclencheur de la longue série d'autoportraits qu'elle réalisera. En effet sur 143 tableaux, 55 sont des autoportraits. Elle doit subir de nombreuses interventions chirurgicales qui l'obligent à rester couchée sur un lit d'hôpital.

Vie et carrière artistique[modifier | modifier le code]

Frida Kahlo et Diego Rivera en 1932.

En 1928, son amie la photographe Tina Modotti l'incite à s’inscrire au Parti communiste mexicain. Elle s’intéresse particulièrement à l’émancipation des femmes dans la société mexicaine qui est encore très machiste.[réf. nécessaire] Elle décide dès son jeune âge qu'elle ne veut pas suivre le même parcours que la plupart des femmes mexicaines. Elle a un désir de voyages, d'études. Elle veut la liberté et le plaisir. Cette même année, Frida rencontre pour la première fois Diego Rivera (1886-1957) dans l'auditorium de son école (celui-ci y faisait une peinture murale)[7].

Elle admire beaucoup ce peintre et lui demande son avis au sujet de ses propres tableaux, le fond de sa pensée. Le muraliste est impressionné par les réalisations de la jeune Mexicaine :

« Les toiles révélaient une extraordinaire force d’expression, une description précise des caractères et un réel sérieux. Elles possédaient une sincérité plastique fondamentale et une personnalité artistique propre. Elles véhiculaient une sensualité vitale encore enrichie par une faculté d’observation impitoyable, quoique sensible. Pour moi, il était manifeste que cette jeune fille était une véritable artiste[réf. nécessaire]. »

Frida Kahlo épouse Diego Rivera, de 21 ans son aîné, le 21 août 1929. Ils s’installent à Mexico dans un atelier, mais Diego ne tarde pas à la tromper. Elle-même s'engage dans de nombreuses relations extra-conjugales ; bisexuelle, elle séduit de nombreux hommes et femmes[8],[9]. Bien que compliquée, leur relation est véritablement passionnée[10].

En novembre 1930, ils emménagent à San Francisco car Rivera a été chargé de réaliser des peintures murales pour le San Francisco Stock Exchange et pour la California School of Fine Art, l’actuel San Francisco Art Institute. Frida y fait la connaissance d’artistes, de commanditaires et de mécènes, dont Albert Bender (en). Celui-ci est parvenu à obtenir une autorisation d’entrée aux États-Unis pour Diego Rivera. En remerciement, Frida réalise en 1931 le portrait double Frida Kahlo y Diego Rivera inspiré de leur photo de mariage.

Day of the Dead, sculpture de Miguel Linares en papier mâché représentant Frida Kahlo et Diego Rivera. Collection du Musée des enfants d'Indianapolis.

En 1930, elle subit sa première fausse couche. Après l’accident, on lui avait pourtant dit qu’elle ne pourrait jamais avoir d’enfant à cause de son bassin, fracturé à trois endroits, qui empêcherait une position normale pour l’enfant et un accouchement sans problème. Lors de leur séjour à Détroit, elle est de nouveau enceinte. Au début de cette deuxième grossesse, Frida voit un médecin au Henry Ford Hospital qui lui conseille de garder l'enfant au lieu d'interrompre sa grossesse. Elle pourrait accoucher par césarienne[11]. Malgré les prévisions du docteur, elle fait une autre fausse couche le 4 juillet 1932. Elle reflète ses sentiments, son impression de solitude et d’abandon après la perte de l’enfant dans le tableau Henry Ford Hospital ou Le Lit volant, dans lequel elle peint un fœtus masculin surdimensionné en position embryonnaire, l’enfant perdu lors de la fausse couche, le « petit Diego » qu’elle avait tant espéré porter jusqu’à terme.

Après ce pénible épisode, Frida Kahlo peint des tableaux qui traduisent sa lassitude et son dégoût des États-Unis et des Américains alors que son mari, lui, reste fasciné par ce pays et ne veut pas le quitter. Elle exprime son point de vue sur le pays des « gringos » dans Autoportrait à la frontière entre le Mexique et les États-Unis et dans Ma robe est suspendue là-bas. Malgré son admiration pour le progrès industriel des États-Unis, la nationaliste mexicaine se sent mal à l’aise de l'autre côté du Río Bravo. Entre-temps, la mère de Frida meurt en 1932[réf. nécessaire].

Dans les années 1930, après l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne, Frida écrit son nom « Frieda », de Frieden, la paix en allemand.

En décembre 1933, Diego Rivera consent à rentrer au Mexique. Ils s’installent dans une maison à San Ángel (en), construite par un ami architecte et peintre, Juan O’Gorman. Des difficultés de santé obligent Frida à retourner à l’hôpital où elle doit subir un nouveau curetage.

En 1935, elle ne réalise que deux tableaux dont Quelques petites piqûres, qui évoque un meurtre par jalousie perpétré sur une femme. Frida Kahlo découvre que son mari a une liaison avec sa sœur, Cristina. Profondément blessée, elle quitte le foyer pour un appartement au centre de Mexico. Pendant cette période, elle a plusieurs relations extraconjugales, notamment avec des femmes. Au milieu de 1935, elle part avec deux amies pour New York. Elle ne revient au Mexique qu'après la fin de la liaison entre sa sœur et son mari, à la fin de l'année.

Le 9 janvier 1937, le président Lázaro Cárdenas del Río accorde, conformément à ses pouvoirs constitutionnels, l'asile politique à Léon Trotski. Lui et sa femme sont accueillis par Frida et Diego, à la Casa azul (la Maison bleue). Une brève liaison que l'on dit passionnée se développe entre Trotski et Frida. À la fin de cette aventure, l'artiste lui offre « affectueusement » pour son anniversaire, le 7 novembre 1937, Autoportrait dédié à Léon Trotski ou Entre les rideaux[12] où elle se montre sous son meilleur jour avec une dédicace :

« Pour Léon Trotski, je dédicace cette peinture avec tout mon amour… »

En septembre 1938, André Breton est envoyé à Mexico par le ministère des Affaires étrangères pour y prononcer une série de conférences sur l'état de la poésie et de la peinture en Europe. Avec sa femme Jacqueline Lamba, il est accueilli à Mexico par le couple Kahlo-Rivera. Frida Kahlo se défend d'être surréaliste :

« On me prenait pour une surréaliste. Ce n’est pas juste. Je n’ai jamais peint de rêves. Ce que j’ai représenté était ma réalité[11]. »

Breton, subjugué par Frida, écrit : « l'art de Frida Kahlo de Rivera est un ruban autour d'une bombe[13] », tandis qu'une véritable et profonde amitié se noue entre Frida et Jacqueline :

« Le bateau et le quai et le départ qui peu à peu te rendaient minuscule à mes yeux, prisonniers de ce hublot rond, que tu regardais pour me garder dans ton cœur. Tout cela est intact. Après, sont venus les jours vierges de toi. Aujourd'hui, j'aimerais que mon soleil te touche. Je te dis que ta petite fille est ma petite fille, les personnages marionnettes rangés dans leur grande chambre vitrée sont à nous deux…[14] »

Au début du mois d’octobre 1938, Frida Kahlo présente ses œuvres dans la galerie de Julien Levy à New York. La moitié des vingt-cinq œuvres présentées y sont vendues. Pendant son séjour, elle a une liaison avec le photographe Nickolas Muray (en).

En 1939, Frida se rend à Paris à la grande exposition sur le Mexique organisée par le gouvernement Lázaro Cárdenas à la galerie Renou et Pierre Colle. Elle loge chez André Breton et rencontre les peintres Yves Tanguy, Picasso et Vassili Kandinsky.

Elle n'aime pas Paris, qu'elle trouve sale, et la nourriture ne lui convient pas ; elle attrape une colibacillose. L'exposition lui déplaît : son avis est « qu'elle est envahie par cette bande de fils de putes lunatiques que sont les surréalistes », elle trouve superflue « toute cette saloperie » exposée autour du Mexique[15]. Par-dessus le marché, l'associé de Pierre Colle refuse d'exposer les œuvres de Frida dans sa galerie, choqué par la crudité des tableaux[16].

Dans une lettre à Nickolas Murray, elle fait part de son profond dégoût pour les intellectuels parisiens :

« Ils ont tellement de foutus intellectuels pourris que je ne peux plus les supporter. Ils sont vraiment trop pour moi.
J'aimerais mieux m'asseoir par terre dans le marché de Toluca pour vendre des tortillas que d'avoir quoi que ce soit à voir avec ces connards artistiques de Paris… Je n'ai jamais vu Diego ni toi perdre leur temps à ces bavardages stupides et ces discussions intellectuelles. C'est pour ça que vous êtes de vrais hommes et non des artistes minables — Bon sang ! ça valait la peine de venir jusqu'ici juste pour comprendre pourquoi l'Europe est en train de pourrir, pourquoi tous ces incapables sont la cause de tous les Hitler et les Mussolini[17]. »

En décembre 1938, Frida et Diego divorcent. Elle ressent de grandes douleurs dans la colonne vertébrale et contracte une mycose aiguë à la main droite. En septembre 1940, elle se rend à San Francisco pour être soignée par le docteur Eloesser. Pour le remercier de ses soins, elle peint pour lui Autoportrait dédié au Dr Eloesser. Le tableau porte en dédicace :

« J’ai peint mon portrait en 1940 pour le Dr. Eloesser, mon médecin et meilleur ami. Avec toute mon affection, Frida Kahlo[11]. »

Diego Rivera est également à San Francisco à la même époque, et propose à Frida de l’épouser de nouveau. Elle accepte, et le second mariage a lieu à San Francisco le 8 décembre 1940, jour de l’anniversaire de Diego. Ils s’installent dans la Casa azul à Coyoacán après la mort du père de Frida.

En 1942, l’artiste commence son journal où elle commente son enfance, sa jeunesse et sa vie. La même année, elle est élue membre du Seminario de Cultura Mexicana, organisation créée par le ministre des Affaires culturelles et composée de vingt-cinq artistes et intellectuels. Elle a pour mission d'encourager la diffusion de la culture mexicaine en organisant des expositions, des conférences et la publication d'ouvrages.

En 1943, Frida dirige une classe de peinture à l’académie des Beaux-Arts. Mais sa mauvaise santé l'oblige à enseigner chez elle. Des douleurs permanentes dans le pied droit et dans le dos l’empêchent de marcher correctement. Elle doit porter un corset de fer (que l’on retrouve dans La Colonne brisée). En juin 1946, elle subit une opération de la colonne vertébrale qui lui laisse deux immenses cicatrices dans le bas du dos.

À la fin des années 1940, l’état de santé de Frida Kahlo s'aggrave et, en 1950, elle doit rentrer à l’hôpital ABC de Mexico. Elle y reste neuf mois. Sa nouvelle opération de la colonne vertébrale se complique d'une inflammation qui l'oblige à une troisième opération. Ce n'est qu'au bout de la sixième intervention (sur un total de sept) qu’elle peut se remettre à peindre, tout en restant couchée. Au printemps 1953, la photographe Lola Álvarez Bravo organise la première exposition monographique de Frida Kahlo au Mexique. Son médecin lui interdisant de se lever, c'est sur son lit d'hôpital qu'elle est transportée jusqu'à la galerie pour participer au vernissage.

Une fin difficile[modifier | modifier le code]

En août 1953, on lui ampute la jambe droite jusqu’au genou à cause d'une gangrène. Cette opération apaise ses souffrances, mais la plonge dans une profonde dépression :

« On m’a amputé la jambe il y a six mois qui me paraissent une torture séculaire et quelques fois, j’ai presque perdu la tête. J’ai toujours envie de me suicider. Seul Diego m’en empêche, car je m’imagine que je pourrais lui manquer. Il me l’a dit, et je le crois. Mais jamais de toute ma vie je n’ai souffert davantage. J’attendrai encore un peu… »

— Journal, février 1954[11]

Affaiblie par une grave pneumonie, Frida Kahlo meurt dans la nuit du 13 juillet 1954, sept jours après son quarante-septième anniversaire, officiellement d'une embolie pulmonaire. Cependant, selon Hayden Herrera, les derniers mots de son journal (« J'espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir — Frida »[18]) et son dernier dessin suggèrent qu'elle se serait suicidée[19] ; il affirme d'ailleurs qu'une minorité de ses amis a cru que sa mort était due à une overdose de médicaments qui n'était peut-être pas accidentelle[20]. Toutefois, en travers de son dernier tableau, peint juste avant de mourir, elle a écrit : « Viva la Vida » (« Vive la Vie »).

Elle est incinérée le 14 juillet, comme elle le désirait : elle avait expliqué qu'elle ne souhaitait pas être enterrée couchée, ayant trop souffert dans cette position au cours de ses nombreux séjours à l'hôpital[21]. Ses cendres reposent dans la Casa azul à Coyoacán, sur son lit, dans une urne qui a la forme de son visage.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le nouveau billet de 500 pesos mexicains en circulation depuis le 30 août 2010 est à son effigie et à celle de Diego Rivera[22].

Le groupe de rock cuivré La jambe de Frida opta pour ce nom en son hommage. Leur premier album, sorti en 2013, s'appelle Magdalena.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son œuvre comporte environ 250 tableaux, très souvent de petits formats, un certain nombre ayant été peints alors qu'elle était alitée[23]. Elle a peint beaucoup d'autoportraits, témoignant souvent de sa souffrance physique et morale (Hôpital Henry-Ford, 1932, Sans espoir, 1945), seule ou en compagnie d'animaux (Autoportrait au collier d'épines et colibri (1940), Moi et mes perroquets (1941)…), parfois des portraits de famille. Ses toiles sont empreintes de culture mexicaine : tenue traditionnelle, bijoux locaux, portraits d'indigènes[24].

Date Titre
1925 Nature morte (roses)
1926 Autoportrait dans une robe violette
1927 Si Adelita… ou les chapeaux pointus
Portrait d'Adriana
Adelita, Pancho Villa et Frida
Portrait d'Alicia Galant
Portrait de Miquel N. Lira
1928 Portrait de Christina, ma sœur
Portrait d'Alejandro Gómez Arias
1929 Autoportrait – Le temps s'envole
Portrait de Virginia (petite fille)
Deux femmes
Le bus
Portrait de Lupe Marín
Portrait de Isolda Pinedo Kahlo
1930 Autoportrait
Portrait d'une femme en blanc
1931 Portrait d'Eva Frederick
Frieda et Diego Rivera
Display Window in a Street in Detroit
Portrait du Dr. Leo Eloesser
Portrait de Luther Burbank
Portrait de Mademoiselle Jean Wight
1932 Autoportrait à la frontière du Mexique et des États-Unis
L'Hôpital Henry Ford, huile sur métal, 30 × 38 cm[25]
My Birth
1933 Ma robe s'accroche là
Autoportrait avec collier
1934 Autoportrait aux cheveux bouclés
1935 Quelques petites piqûres
1936 Mes grands-parents, mes parents et moi
1937 Portrait de Diego Rivera
Moi et ma poupée
Mémoire
Dimas décédé
Autoportrait dédié à Léon Trotsky
Fulang-Chang et moi
Mon infirmière et moi
1938 Autoportrait avec le chien Itzcuintli
Autoportrait avec deux oiseaux, huile sur aluminium, 59 × 37 cm[26]
Autoportrait avec un singe
Autoportrait - L'armature
Ce que l'eau me donne, 38 × 30 cm[27]
Fille au masque de mort
Les Fruits de la Terre
Ils ont demandé des avions mais ont obtenu des ailes de paille
Pitahayas
Quand je t'ai, la Vie, combien je t'aime
Quatre habitants de Mexico
Souvenir d'une blessure ouverte
Le Suicide de Dorothy Hale
1939 Deux nus dans la foret (La Terre même)[28]
Les deux Fridas
1940 Autoportrait au collier d'épines et colibri[29]
Autoportrait au singe
Autoportrait dédicacé au Docteur Eloesser
Le tableau blessé
Retablo
Le rève (le lit)
Autoportrait aux cheveux rasés
Autoportrait dédicacé à Sigmund Firestone
Date Titre
1941 Moi et mon perroquet
Autoportrait avec tresse
Autoportrait avec Bonito
Panier de fleurs
1942 Nature morte (rond)
Autoportrait avec singe et perroquet
1943 Racines
Penser à la mort
La jeune mariée effrayée d'avoir la vie devant-elle
Autoportrait avec des singes
Diego dans mes pensées
Portrait de Natasha Gelman
Fleur de la vie
1944 La Colonne brisée, huile sur masonite[30]
Diego et Frida 1929-1944
Portrait d'Alicia et Eduardo Safa
Portait de Doña Rosita Morillo
Portrait de l'ingénieur Eduardo Morillo Safa
Portrait de Lupita Morillo Safa
Portrait de Mariana Morillo Safa
Portrait de Marte R. Gómez
1945 Autoportrait avec singe
Moses
Sans espoir
Le masque
Autoportrait avec un petit singe
1946 L'arbre de l'espoir, rester fort
Paysage
Le cerf blessé
1947 Autoportrait aux cheveux lâchés
Le soleil et la vie
1948 Autoportrait
1949 Diego et moi
L'Étreinte de l'univers, de la terre, du Mexique, de Diego, de moi et de Señor Xolotl, huile sur toile[31]
1950 Portrait de la famille de Frida
1951 Nature morte avec perroquet et drapeau
Portrait de mon père
Nature morte avec perroquet et fruit
Noix de coco pleurantes
Noix de coco
Autoportrait avec le portrait du Docteur Farill
1952 Nature morte dédicacée à Samuel Fastlicht
Nature vivante
1953 Fruit de la vie
1954 Autoportrait avec Staline
Viva la Vida, pastèques
Fours de brique
Nature morte avec drapeau
Le marxisme redonnera la santé à la malade
Autoportrait avec un portrait de Diego sur le sein et de Maria entre les sourcils

Exploitation de l'image de Frida Kahlo[modifier | modifier le code]

Symbole nationaliste[modifier | modifier le code]

Frida est devenue, de son vivant, un symbole du Mexique à l’étranger, car son originalité artistique, basée sur des éléments spécifiques et clairement identifiables de la culture mexicaine, correspondait à l'affirmation de l'identité mexicaine par le nationalisme qui s'est développé après la révolution de 1910[32].

Exploitation commerciale[modifier | modifier le code]

La fille, la petite-fille et l'arrière-petite-fille de Cristina Kahlo, la sœur de Frida Kahlo, ont fondé en 2007 la compagnie Frida Kahlo Corporation qui gère les droits d'auteur hérités de Frida Kahlo et la promotion de l'image de l'artiste. Cette entreprise délivre des licences d'exploitation commerciale de la marque déposée Frida Kahlo au tarif de 2 à 5 pour cent du prix de vente[33].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.M.G. Le Clézio, Diego et Frida, Éditions Stock, 1993.
  • Georgiana Colvile, Scandaleusement d'elles. Trente-quatre femmes surréalistes, Jean-Michel Place, Paris, 1999, pages 139 à 148
  • Marco Corona, Frida Kahlo, une biographie surréelle, Rackham, 2001
  • Hayden Herrera, Frida, biographie de Frida Kahlo, New York, Harper Collins,‎ 1983
  • Rauda Jamis, Frida Kahlo, autoportrait d'une femme, presses de la Renaissance, 1995
  • Le Journal de Frida Kahlo, préfacé par Carlos Fuentes, Éditions du Chêne, 1995
  • Andrea Kettenmann, Kahlo, Taschen, 1992-2003
  • Helga Prignitz-Poda, Frida Kahlo, traduction Josie Mély et Catherine Weinzorn, livre d'art, Gallimard, 2003
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 7, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030176), p. 664
  • Gerry Souter, Kahlo , traduction Karin Py, Parkstone Press International, New York, 2006, 255 p. (ISBN 1-85995-106-6)
  • Francisco Gerardo Haghenbeck, Le Jour des morts, roman, traduction de Albert Bensoussan, L'Herne, 2012
  • Frida Kahlo par Frida Kahlo, lettres 1922-1954, traduction Christilla Vasserot, Point N° P2096, Christian Bourgois éditeur, 2007

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Frida Kahlo de Dominique Mougenot (sans date d'édition), documentaire de 52 min, production DMP Incorporation et AK Vidéo, collection Portrait d'artiste, texte anglais de Scott et Laura Lindsay, adaptation française de Annabelle Brunet
  • Frida Kahlo, à travers le masque, documentaire graphique, 1er épisode de la série À travers l'art, 6 femmes surréalistes, il propose une lecture pédagogique et originale de l’œuvre de l’artiste, reposant sur son univers et sur des animations graphiques de ses peintures. 35 min, production et réalisation par la société Le Fond de l'Œil[34]
  • Frida Kahlo entre l'extase et la douleur, film documentaire de 52 min, de Ana Vivas et Rodrigo Castaño, Les Films du Village, Zarafa Films, 2003
  • Frida, nature vivante (Frida, naturaleza viva), film mexicain avec Ofelia Medina dans le rôle de Frida Kahlo et réalisé par Paul Leduc (1983)
  • Frida, film biographique de Julie Taymor (2002), avec Salma Hayek dans le rôle de Frida Kahlo et Alfred Molina dans le rôle de Diego Rivera (inspiré par le livre de Hayden Herrera)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Acte de naissance de Frida Kahlo [PDF].
  2. Charles Gardou, « Frida Kahlo : de la douleur de vivre à la fièvre de peindre », Reliance 4/2005 (no 18), p. 118-131.
  3. Andrea Kettenmann, Kahlo 1907-1954 : Souffrance et passion, Paris, Taschen, 2008, p. 7
  4. Die Ausstellung: Frida Kahlo "Leid und Leidenschaft".
  5. (en) Neurological Deficits in the Life and Work of Frida Kahlo, European Neurology.
  6. (en) Un nouveau diagnostic expliquant l'infertilité de Frida Kahlo : lire en ligne.
  7. Cette version, enjolivée par la suite, est racontée par Diego, Frida et d'autres dans de multiples versions. Hayden Herrera, auteur d'une biographie, la cite également, mais dit cependant : « Il est presque certain que Frida et Diego se rencontrèrent à une soirée chez Tina Modotti comme le raconte Frida en 1954 à Aurora Reyes », biographie, Le Livre de Poche, p. 128-129.
  8. (en) Hayden Herrera, « Why Frida Kahlo Speaks to the 90's », The New York Times, 28 octobre 1990, p. 3 (lire en ligne)
  9. (en) Tamsin Wilton, « Frida Kahlo », glbtq.com: An Encyclopaedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender and Queer Culture, 2002 (lire en ligne)
  10. (en) Holly Barnet-Sanchez, « Frida Kahlo: Her Life and Art Revisited », Latin American Research Review (University of New Mexico), Volume 32, Number 3, pp. 243-257 (lire en ligne)
  11. a, b, c et d Le journal de Frida Kahlo, préfacé par Carlos Fuentes, éditions du Chêne, 1995.
  12. Huile sur toile, 87 × 70 cm, National Museum of Women in the Arts, don de Clare Booth Luce, Washington (E.-U.)
  13. Le Surréalisme et la Peinture.
  14. lettre à Jacqueline Lamba, 1939, Colvile, op. cit., p. 146.
  15. J. M. G. Le Clézio, Diego et Frida, p. 169, Stock, 1993 (ISBN 2-2340-2617-2) - et Hayden Herrera, Frida: A Biography of Frida Kahlo, Harper Perennial, 2002, p. 252.
  16. Frida Kahlo par Frida Kahlo, lettres 1922-1954, page 207
  17. J. M. G. Le Clézio, op. cit., p. 169.
  18. Herrera 2003, p. 431.
  19. Herrera 2003,p. 431.
  20. Herrera 2003, p. 431.
  21. Hayden Herrera, Frida. Biographie de Frida Kahlo, Livre de Poche, 2003, p. 588.
  22. (en) « La Dépêche 31/08/2010. »
  23. Vial M.P., Avnazi B., « Un couple et deux peintres aux cimaises de l'Orangerie », L'Objet d'art, hors-série n° 71, octobre 2013, pp. 2-9.
  24. Philippon C., « Frida Kahlo, l'art pour autobiographie », L'Objet d'art, hors-série n° 71, octobre 2013, pp. 24-33.
  25. Reproduction dans Colvile, op. cité, p. 143
  26. Reproduction dans Colvile, op. cité, p. 142
  27. Reproduction dans Colvile, op. cité, p. 141
  28. huile sur métal, 25,1 × 30,2 cm, Gabriele Crepaldi, L'Art moderne 1900-1945, Gründ, 2006 p. 285
  29. huile surtoile, 62,2 × 48,3 cm. Collection Nicolas Murray, Harry Ransom Humanities Research Center, University of Texas, Austin. Reproduction dans L'œil no 631, janvier 2011, p. 25.
  30. Reproduction dans Colvile, op. cité, p. 145
  31. Reproduction dans Colvile, op. cité, p. 144
  32. (es) Luz de María Muñoz Corona, Frida Kahlo y el nacionalismo mexicano, Punto de partida, UNAM, n°117, janvier-février 2003.
  33. (es) La República, « FKC: Frida Kahlo Corporation », 5 avril 2007.
  34. (fr) Frida Kahlo, à travers le masque - FDOTV

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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