Île-de-Batz

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Île-de-Batz / Enez-Vaz
Vue partielle de l'île
Vue partielle de l'île
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Pol-de-Léon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Léonard
Maire
Mandat
Guy Cabioch
2014-2020
Code postal 29253
Code commune 29082
Démographie
Population
municipale
507 hab. (2011)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 43″ N 4° 00′ 35″ O / 48.745278, -4.009722 ()48° 44′ 43″ Nord 4° 00′ 35″ Ouest / 48.745278, -4.009722 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 23 m
Superficie 3,2 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie

Île-de-Batz [il də bɑ] est une commune française située au nord du département du Finistère, dans la région Bretagne. Elle est constituée de l'Île de Batz, île faisant face à Roscoff.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ile-de-Batz.png

L'île de Batz fait partie des Îles du Ponant.

Elle se situe à deux milles au large de Roscoff, sur la côte nord du Finistère. Elle s'étend sur 3,5 km de long et 1,5 km de large. Le tour de l'île représente 10 km. Elle est séparée du continent par un étroit couloir où règnent de violents courants.

Le climat doux et océanique, bénéficiant du Gulf Stream, permet une culture maraîchère diversifiée et de qualité, l'île faisant partie de la Ceinture dorée bretonne.

Rose des vents Manche Manche Manche Rose des vents
Manche N Baie de Morlaix
O    ÎLE DE BATZ    E
S
Manche, Santec Roscoff Roscoff

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aucune étymologie satisfaisante n'a été trouvée à ce nom[1]. Il est identique à celui de Batz-sur-Mer sur la côte sud de la Bretagne, qui se trouve être une ancienne île. L'explication par le breton bazh (bâton) est fantaisiste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

L'insularité, relativement récente, remonte au Néolithique et Paléolithique[pas clair].

D'après la légende, Pol Aurélien, moine évangélisateur gallois, débarqua sur l'île en 525 et terrassa le dragon qui terrorisait les habitants au « trou du serpent » (toul ar sarpent en breton), lui ordonnant de se jeter dans les flots. Il fit bâtir un monastère sur l'île vers l'an 530.

La paroisse de Batz faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de Notre-Dame de Bonsecours.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, les Vikings firent de Batz une des bases avancées pour leurs expéditions sur le continent. Plus tard, du XIVe au début du XVIIIe siècle, les Anglais ravagèrent l'île à plusieurs reprises. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les hommes étaient tous marins et les femmes travaillaient la terre ; ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que l'île changea radicalement de visage, avec la décroissance du cabotage et l'orientation agricole du nord-Léon vers le maraîchage.

En 1388, ds troupes anglaises dirigées par le comte d'Arundel s'emparent de l'Île de Batz : « une flotte considérable constituée de mille hommes d'armes et trois mille archers » et « la ravagea par le feu après l'avoir toute pillée, il traita de même l'isle d'Ouessant aussi bien que celles de , d'Oléron et plusieurs autres et donna la chasse à tous les Français et à tous les Bretons qui se mirent en défense »[2].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'assassinat du maire de l'Île de Batz en 1808[modifier | modifier le code]

Le 17 novembre 1808, le maire de l’île de Batz, Philippe Robin, disparaissait sans laisser de traces. Hormis son signalement au préfet, l’affaire fit peu de bruit en dehors de l’île où l’on s’empressa de l’oublier. Neuf ans plus tard, pourtant, le tribunal civil de Morlaix accréditait la thèse de l’assassinat en s’appuyant sur le témoignage non vérifié de trois marins îliens libérés des geôles anglaises, incriminant des soldats de l’armée du général Junot en casernement sur l’île. La découverte de sources inédites a permis récemment d'en savoir plus[3].

Trémintin, dit « le chevalier de l'Île de Batz »[modifier | modifier le code]

Né à l'Île-de-Batz le 17 février 1778, Yves Trémintin est mousse à 14 ans sur la Résolue, fait naufrage en 1794 et est capturé par les Anglais le 30 mars 1797 alors qu'il se trouvait sur le bateau corsaire L'Amitié. Il reste détenu sur des pontons anglais pendant 5 ans jusqu'en 1802. Travaillant ensuite comme pilote côtier sur des navires de commerce, il est à nouveau fait prisonnier par les Anglais en 1811. Devenu pilote en 1823, il participe à des combats en Espagne, alors qu'il navigue sur la Zélée, gabare qui transporte de la poudre entre Brest et Cadix. En 1824, alors qu'il est à bord de la corvette La Lamproie, une felouque de corsaires grecs, le Panayoti, est arraisonnée et l'enseigne de vaisseau Bisson est chargé avec 15 hommes dont Trémintin de conduire la prise, navigant de conserve avec la frégate La Magicienne sur laquelle se trouvent les corsaires grecs faits prisonniers. Mais deux d'entre eux parviennent à s'échapper alors que les bateaux se trouvent dans les parages de l'île de Stampalia, et à alerter d'autres corsaires grecs. Le Panayoti est alors attaqué et arraisonné par deux navires corsaires grecs et Bisson ordonne de mettre le feu aux poudres, ce qui fait sauter les trois bateaux. Trémintin, bien que blessé, échappe aux pillards en compagnie de quatre autres marins ; ils sont récupérés par la Magicienne. Trémintin, dont l'épopée est dans l’air du temps, est hospitalisé au Val de Grâce. Il est promu enseigne de vaisseau avec solde à vie. Son retour à l’Île de Batz est triomphal : il est désormais surnommé "Le Chevalier" car il a reçu la Légion d'honneur. Il meurt le 3 juin 1862 à l'Île-de-Batz âgé de 84 ans[4].

Ses exploits sont devenus légendaires. Anatole Le Braz raconte, dans le Journal des débats politiques et littéraires comment, alors qu'il séjournait en 1895 dans l'île d'Ouessant, il a entendu conter par un pêcheur venu de l'Île de Batz les anecdotes suivantes le concernant[5] :

« Sur la prière des Ouessantins, il conta lui-même, tel qu'il l'avait entendu. Il montra le Panayoti entouré de barques ennemies, le pont envahi par les pirates. « Comment nous débarrasser de cette racaille, lieutenant ? ». « En les faisant sauter avec nous, Trémintin ». La soute aux poudres est ouverte, l'enseigne Bisson y lance un brandon enflammé. « Adieu Trémintin ! ». « Au revoir là-haut, lieutenant ! ». Un peu de fumée blanche, un fracas formidable, et voilà tout le monde en l'air. Trémintin cependant a eu le temps de faire le signe de la croix et de se recommander à Notre-Dame. Et maintenant, en route pour le Paradis !.. Mais le paradis ne veut pas encore de lui : après une tournée dans les nuages, il se retrouve au fond de la mer. L'eau salée, çà le connait, il est chez lui; un bon coup de jarret le ramène à la surface. Il s'ébroue, respire longuement, lève les yeux vers le ciel nocturne, piqué d'étoiles, et là-bas, devant lui, debout sur les vagues encore agitées par l'explosion, il voit se dessiner une svelte image de femme qu'à son accoutrement il reconnaît pour la Vierge de Roscoff. Elle sourit, incline la tête, semble lui crier : « Courage, Trémintin ! Tu reverras ton pays de Bretagne, et la flèche du Kreisker, et ta maison de l'Île de Batz ». L'apparition s'évanouit, mais au même instant, il sent sa figure frôlée par un cordage : c'est un bout de filin qui traîne à l'arrière d'une yole turque, fuyant à force de rames ; il s'y cramponne des deux mains et se fait remorquer jusqu'à terre. Il était sauvé. »

Anatole Le Braz rapporte aussi cette autre anecdote concernant Trémintin, entendue dans les mêmes circonstances :

« Louis-Philippe, aux dires du conteur, témoignait un pressant désir de voir Trémintin et le mandait à Paris. Sa femme, Chaïk-Al-Lez[6], insista pour l'accompagner : elle craignait pour lui les fatigues de la route, d'autant plus qu'en îlienne qui n'avait jamais quitté son île, elle s'imaginait Paris à l'autre bout du monde. Elle revêtit donc ses plus beaux atours, sa coiffe de fil de lin, l'ample jupe qu'elle ne portait qu'une fois l'an, le dimanche de Pâques, son tablier garni de dentelles et son petit châle de mérinos noir brodé de fleurs de soie ; puis tous deux prirent la diligence à Morlaix, munis d'un fort panier de provisions. Aux Tuileries, on leur fit l'accueil le plus chaleureux, et la bonne îlienne eut un succès presque égal à celui de son mari. Mais tous ces honneurs la troublaient sans la séduire. Et d'ailleurs, avec sa finesse de paysanne, elle eût bientôt remarqué que la flatteuse curiosité dont Trémintin et elle étaient l'objet n'allait pas sans quelque ironie. Impatientée, un peu froissée aussi, elle tira le pilote par le bord de sa vareuse et lui dit en breton : « Yvoun, déomp d'ar gér ! » (« Yves, retournons-en chez nous !». À quoi Louis-Philippe, se figurant avoir compris, se hâta de répondre : « Oui, oui, ma brave femme, vous pouvez être tranquille, nous l'enverrons encore à la guerre ». Vous pensez si Chaïk-Al-Lez rit fort à part soi de ce quiproquo, et si à l'Île de Batz, les commères en firent des gorges chaudes. La chose passa même en proverbe. Et l'on dit encore, dans le pays, de quelqu'un qui veut parler de ce qu'il ne sait pas, qu'il s'y entend à peu près aussi bien que le roi de France au breton. »

La récolte du goémon[modifier | modifier le code]

L'Île de Batz en 1873 (photo J. Duclos)

La récolte et le brûlage du goémon était pour les habitants de l'Île de Batz une activité importante comme en témoigne ce texte du milieu du XIXe siècle:

« Les habitants de l'Île de Batz et de la presqu'île de Callot récoltent le goémon qu'ils font sécher et l'emploient pour les besoins domestiques en guise de bois de chauffage. Les cendres qui en proviennent, et qu'ils conservent avec le plus grand soin, sont livrées au commerce agricole, mais elles ne sont jamais pures. Elles se trouvent mélangées à de la cendre provenant de la combustion de bouses de vache, que les habitants des côtes font sécher au soleil et qu'ils emploient ensuite comme combustible. Les cendres de goémon les moins mélangées, et par conséquent celles qui sont le plus estimées et recherchées, sont celles qui proviennent de l'Île de Batz. Celles de la presqu'île de Callot sont moins pures ; elles sont mélangées à une grande quantité de terre noirâtre que produit la presqu'île et qui en diminue et la valeur et la propriété. Les cendres de goémon ou de varech se vendent sur les marchés de Morlaix et de Penzé, vers la fin de mai et le commencement de juin, aux cultivateurs des cantons de Sizun et de Saint-Thégonnec qui en font un grand usage pour leurs blés noirs[7]. »

Ils s'en servaient aussi pour la nourriture des animaux : « À l'Île de Batz, à Plouescat et au Passage en Plougastel, il résulte que les chevaux, les vaches et même les porcs se montrent friands d'une espèce de goémon appelé en breton Bezin trouc'h ("goémon de coupe")[8]. (...) [Une autre espèce], Bezin telesk, (...) sert aux Iliens pour la fabrication d'une tisane qu'ils regardent comme souveraine contre les affections de poitrine »[9].

C'est en 1865 que l'Île-de-Batz est reliée télégraphiquement au continent, grâce à un câble venant de la pointe de Roscoff[10].

En août 1894, un réseau de distribution d'eau potable ouvre à l'Île-de-Batz[11].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La querelle des inventaires[modifier | modifier le code]

L'inventaire des biens d'église se déroule à l'Île de Batz le 4 décembre 1906 :

« L'inventaire de l'Île de Batz vient d'avoir lieu. De violents incidents s'y sont produits. Le préfet du Finistère, accompagné du sous-préfet de Morlaix, dirigeait les opérations. Les troupes, embarquées sur le Titan à Roscoff, à 7 heures, ont débarqué sans incident. À l'arrivée des troupes ayant à leur tête le préfet et deux commissaires de police, un cri unanime de « Vive la liberté ! » retentit et se prolonge tout le temps que le préfet parlemente pour obtenir la dispersion de la foule des habitants massés autour de l'église. Malgré les sommations, personne ne bouge. Le préfet ordonne aux gendarmes de déblayer la place. Un violent corps à corps s'engage et d'épouvantables bagarres se produisent. Certains gendarmes agissent avec une grande brutalité : les coups pleuvent, des pierres, de la terre, sont lancés aux gendarmes dont plusieurs sont blessés. (...) Pendant ce temps, de multiples arrestations sont opérées et, après de violents efforts, la foule, composée en grande partie de femmes (les marins étant absents), est refoulée dans les voies adjacentes et maintenue au large. Les sommations faites sans résultat, le préfet ordonne aux sapeurs du génie d'enfoncer la porte qui est solidement barricadée à l'intérieur, celle de la sacristie est aussi enfoncée. L'inventaire a lieu ensuite. L'arrestation de l'abbé Jules Moujeaux, prêtre libre de Ploufragan (Côtes-du-Nord), venu prêcher une Mission, qui avait, au cours des bagarres, été terrassé, très malmené, est maintenue. Les autres sont relâchés avant le départ de l'île. La femme Chapalain, 45 ans, mère de 15 enfants, tombée pendant les bousculades, a la jambe droite cassée? Plusieurs manifestants ont également reçus des coups multiples pendant les charges. Une violente surexcitation régnait pendant les charges. Le retour s'est effectué sans autres incidents vers midi. Les mêmes gendarmes sont rentrés à Brest pour, de là, être dirigés vers Molène et Ouessant où l'inventaire des églises doit avoir lieu demain[12]. »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 1944, vers 21h30, deux vagues de 12 bombardiers chacune attaquent un destroyer allemand échoué sur le sable dans l'angle nord-ouest de l'île de Batz[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
805 1 809 791 1 039 1 032 1 092 1 132 1 073 1 174
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 119 1 210 1 167 1 148 1 175 1 206 1 177 1 184 1 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 291 1 340 1 363 1 285 1 266 1 225 1 172 1 150 1 088
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 059 956 807 744 746 575 594 606 507
2011 - - - - - - - -
507 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Transports[modifier | modifier le code]

L'île de Batz n'est pas à proprement parler interdite aux voitures, même si la configuration de l'île et ses faibles dimensions font qu'elles sont dans les faits très peu nombreuses. Sur l'île, on rencontre surtout des tracteurs liés à l’activité agricole qui reste très présente. Mais, Batz est surtout l’île des vélos, que l’on peut louer sur le port ou que l’on peut faire passer sur la navette maritime. Il y a aussi des chevaux sur l’île[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Île-de-Batz Blason D’or au lion morné de sable en abîme accompagné de douze mouchetures d’hermines du même mises en gironné accolées par les pointes[17].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Jardin Georges Delaselle[modifier | modifier le code]

Jardin Georges Delaselle

En 1897, Georges Delaselle, assureur parisien, décida de créer au sud-est de l'île de Batz une véritable oasis sub-tropicale. À partir de 1918, il s'installa sur l'île et il se consacra à sa passion : la botanique. Le climat lui permit d'acclimater de nombreuses plantes originaires des zones tempérées d'Afrique, d'Asie et d'Amérique. Ruiné et épuisé, Georges Delaselle vend sa propriété en 1937. Par manque d'entretien, le jardin disparaît peu à peu sous la végétation envahissante jusqu'en 1989, date à laquelle l'association « les amis du jardin G. Delaselle » entreprennent la réhabilitation du domaine. Racheté en 1997 par le Conservatoire du littoral, le jardin abrite aujourd'hui une large collection de plus de 1 700 espèces originaires de tous les continents, dont une rare collection de palmiers. Son climat extrêmement doux (2 jours de gel par an au maximum) a favorisé sa vocation maraîchère. On y trouve de très nombreuses essences exotiques[18].

Jardin Georges Delaselle

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'île regroupe plus de 650 espèces d'algues : Chondrus, Porphyre, Oralline, Sargasse, Dulse. Ces dernières sont utilisées en agriculture, médecine, cosmétologie, agroalimentaire, et thalassothérapie. De même de nombreuses espèces de plantes sont protégées, telles que la crambe maritima, le eryngium maritimum, ou encore le crithum maritimum.

De nombreux oiseaux se posent sur l'île : le héron, l'aigrette, l'hirondelle de mer, le tadorne, le cormoran, l'huitrier-pie ou encore le grand gravelot. On peut aussi découvrir de nombreux coquillages multiples et variés : la turritelle, le calliostome, la bucarde épineuse, la littorine des rochers, ou le troque[19].

Chapelle Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Les ruines de l'église Sainte-Anne

Cette chapelle romane est bâtie à l'emplacement du monastère fondé par Pol Aurélien (mort dans l'île en 573) et détruit vers 878 par les Vikings. La chapelle actuelle fut construite à la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle par les moines de retour dans l'île et servit de lieu de culte principal jusqu'en 1786. Elle fut abandonnée suite à l'ensablement important de l'est de l'île à la fin du Moyen Âge. L'ensemble de la population se recentra alors dans le « bourg » actuel, dans lequel une nouvelle église fut construite. La chapelle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 1980[20]. Il s'agit du seul monument historique de l'île.

Église Notre-Dame-du-Bon-Secours[modifier | modifier le code]

Elle fut construite en 1873 à l'emplacement de l'ancien cimetière de l'île.

Elle conserve l'étole dite de Saint-Pol, tissu oriental datant du VIIe siècle. Elle abrite dans le chœur une statue de la Vierge du XIVe siècle et un saint Pol Aurélien en bois du XVIIe siècle.

Autres[modifier | modifier le code]

ancien canot Pilote Trémintin
  • Le phare (breton : an tour-tan) : il a été construit en 1836. Il se situe à l'ouest de l'île, à son point le plus élevé (23 mètres). Sa hauteur est de 44 mètres[21].
  • Le sémaphore.
  • La station SNSM : son ancien canot Pilote Trémintin...
  • La chapelle du Lannou.
  • Le bourg et Porz Kernog.
Porz Kernog
  • Le Vil et Porz an Eog.
  • Le Trou du serpent (breton : Toull ar sarpant). Une roche allongée, à quelques mètres de la côte, marque le lieu où saint Pol Aurélien aurait précipité dans les flots, à l'aide de son étole, le dragon qui ravageait l'île.
  • Le Roc'h (français: rocher), au nord de l'île.
  • La Côte Sauvage du nord et de l'ouest de l'île.
  • Les plages de Porz Leien et de Kefenn, chères à la Shahbanou Farah Dibah.
  • La grande plage de la Grève Blanche (breton : Aod Venn).
  • La colonie du phare : il s'agit d'un centre de vacances et d'hébergement sur l'île.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le jardin Georges Delaselle est ouvert au public d'avril à octobre l'après-midi, tous les jours sauf le mardi.
  • Le semi-marathon de l'île de Batz (le premier week-end de juillet).
  • La procession de Sainte-Anne (le dernier week-end de juillet).
  • La bénédiction de la mer, fête des bateaux (le 15 août).

Divers[modifier | modifier le code]

Accès à l'île[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vedettes de l'île de Batz.

Les compagnies associées de l'île de Batz desservent l'île toute l'année au départ de Roscoff. Elles sont composées de :

  • La Compagnie Finistérienne de Transports Maritimes (CFTM)
  • La compagnie Armor excursions
  • La compagnie maritime Armein

En saison, des départs sont possibles de Plougasnou, Locquirec, Trébeurden, Carantec ou Moguériec.

En saison, diverses excursions sont proposées (visite de la baie de Morlaix, tour de l'île de Batz, remontée de la Rivière de Morlaix).

Le port d'accès à l'île est Porz Kernok qui se situe sur la côte sud de l'île. On peut difficilement accéder à l'île par la côte nord qui est bordé de semis de rocher et qui offre seulement quelques mouillages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. B. Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère, origine et signification, Ar Men/Chasse)Marée, 1990, p. 38.
  2. Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, 1707
  3. Christine Chapalain-Nougaret, "Une ténébreuse affaire à l’île de Batz : l’assassinat du maire sous l’Empire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXXIII, 2004
  4. H. d Saint-Geroges, Simple récit de l'explosion du Panayoti écrit sous la dictée d'Yves Trémintin, "Revue ds Provinces de l'Ouest", Nantes, 1855, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208806b/f39.image et A. Castillon, Scènes et aventures maritimes, ou la Fraternité de collège, A. Bédelet, Paris, 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55247576/f112.image.r=Panayoti.langFR
  5. Anatole Le Braz, Journal des débats politiques et littéraires n° du 20 août 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k467970c/f1.image.r=Ouessant.langFR
  6. Françoise Le Lez, sa seconde épouse, avec qui il s'était marié le 2 novembre 1831 à l'Île-de-Batz, après le décès de sa première épouse Anne Robin, et dont il eut son seul enfant, Annette, née le 12 juillet 1836 à l'Île-de-Batz
  7. Jean-Marie Éléouet, "Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix",1849, Brest, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f105.image.r=Taul%C3%A9.langFR
  8. Le goémon qu'on ramasse sur le rivage était appelé en breton Bezin toun
  9. Mauriès, Recherches historiques et littéraires sur l'usage de certaines algues, "Bulletin de la Société académique de Brest", 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075488/f61.image.r=Molene.langFR
  10. "Journal télégraphique" du 25 octobre 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5575562h/f33.image.r=Molene.langFR
  11. Henri Monod, " L'alimentation publique en eau potable de 1890 à 1897 devant le Comité consultatif d'hygiène publique de France", 1901, Imprimerie administrative, Melun, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64841429/f40.image.r=Tudy.langFR
  12. Journal La Croix n° 7265 du 6 décembre 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k256623x/f2.image.r=Ouessant.langFR
  13. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. Marcel Robert, Iles sans voitures, 2013
  17. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=9946
  18. Le Jardin Delaselle
  19. la faune et la flore
  20. « Notice no PA00090010 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Le phare
  22. Ecole primaire


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Atlas des îles de l'Atlantique (France) ; Collection "Références" du Commissariat général au Développement durable, juin 2009, 51 pages.
  • Paysages de l'île de Batz. Réflexions sur le devenir d'un paysage îlien, Armorica 8, 1999.
  • Castel (Yves-Pascal). Les croix et calvaires de l'île de Batz, Les Cahiers de l'Iroise, 1981.
  • Duchesne (B.). Images de Roscoff et de l'île de Batz, Ed. Le Doaré, Chateaulin, 1981, 31 p.
  • Hillion (D.). Île de Batz, Ed. Ouest-France, Rennes, 1996, 32 p.
  • Priser (L.). L'île de Batz, Ed. Le Doare, Châteaulin, 1983, 14 p.
  • Jean William Hanoteau - Alain Soularue. "Batz, mémoires d'une île", NSA Bastille, 2010, 104 p.
  • Morgane Soularue - "Batz, saveurs d'une île", NSA Bastille, 2011, 64 p.
  • Baily-Daujon (Guénaëlle). "Là-Batz le roman d'une île", Éd. Intervalles, 2012, 176 p. Ed.

Divers Chaque année, depuis trent-trois ans, que les habitans de l'île de Batz accueillent des jeunes collégiens d'Alsace qui parte en classe de mer.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]