Boujailles

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Boujailles
L'église Saint-Maurice.
L'église Saint-Maurice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Levier
Intercommunalité Communauté de communes du plateau de Frasne et du val du Drugeon
Maire
Mandat
Gérard Paulin
2014-2020
Code postal 25560
Code commune 25079
Démographie
Population
municipale
412 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 19″ N 6° 04′ 52″ E / 46.8886111111, 6.0811111111146° 53′ 19″ Nord 6° 04′ 52″ Est / 46.8886111111, 6.08111111111  
Altitude Min. 780 m – Max. 901 m
Superficie 28,22 km2
Localisation

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Boujailles est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Boujailles est située sur une zone de plateaux du Jura dont l'altitude est de 800/900 mètres. Le sol est constitué de terrains calcaires érodés et formant par endroit des dolines. Néanmoins, le territoire de cette commune comprend aussi une vaste étendue de terrains cultivables, de faible déclivité, ainsi que de pâturages. Le village est implanté au cœur d'une cuvette, laquelle est entourée de forêts de conifères, dont la forêt de la Joux, une très belle sapinière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Borgalia en 862 ; Bugalle en 1237 ; Bougaillie en 1266 ; Boujailles en 1311 ; Bougaylle en 1314 ; Boujaille en 1332 ; Boujailles depuis 1584[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Levier Chapelle-d'Huin Dompierre-les-Tilleuls Rose des vents
Villers-sous-Chalamont N Frasne
Courvières
O    Boujailles    E
S
Lemuy (Jura)
Supt (Jura)
Esserval-Tartre, Cuvier (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du village se trouve dans le récit du voyage qu'avaient fait des envoyés de Charles-le-Chauve à Rome en 862 pour en rapporter les reliques de Saint Urbain et de Saint Tiburce. Sur le chemin du retour, ils passèrent par le monastère d'Agaune, par Lausanne, Orbe et Pontarlier pour arriver ensuite à "Boujeailles, in villam cui Botgallia nomen est" ; là, suivant la chronique des Bollandistes, un habitant souffrant d'épilepsie a été guéri après avoir touché le cercueil renfermant les reliques[2].

Boujailles relevait de la seigneurie de Chalamont[3] et ses origines remontent au IXe siècle. Dès cette époque, ce village a bénéficié de sa position sur la voie reliant les monastères de Saint-Bénigne à Dijon à Saint Maurice d'Agaune en Valais.

À partir du XIIIe siècle, un axe médiéval reliant Salins à la Suisse permettait d'acheminer vers l'Italie les produits provenant des foires de Champagne (épices, soie, coton, articles de luxe) ainsi que le sel de Salins.

La justice de la seigneurie de Chalamont était rendue à Boujailles, d'ailleurs c'était là que se trouvait le signe patibulaire, c'était là aussi que se trouvaient des halles dont la gabelle augmentait les revenus du seigneur. En 1261, un acte de la maison de Chalon-Arlay traitait de la reconnaissance de la tenue du fief par Adeline, fille de Hugon de Chalamont et de Vuillat de Chalamont. Quelques années plus tard, c'était au tour d'Henry de Joux et de Guillauma, son épouse, de rendre hommage à la comtesse Laure pour plusieurs localités dont celle de Boujailles[4].

A Boujailles, le passage de Chalamont servait de péage entre Salins et Pontarlier. Cette situation favorisa le développement du village, notamment par la création d'hospices-relais.

Sur le lieu même du péage, le château de Chalamont fut érigé au XIIIe siècle, par la maison de Chalon, vaillante défenderesse de la Comté. Jean de Chalon-Arlay, résistant aux tentatives de soumission des barons comtois de la part du duc de Bourgogne Philippe-le-Hardi, y fut enfermé en 1392.

À l'exception du passage de Chalamont, aucune autre trace ne subsiste, dans la commune, de cette époque médiévale.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boujailles Blason De sinople à la bande d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Rolande Dussouillez    
mars 2008 2014 Gérard Paulin[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 412 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
845 833 965 950 1 060 1 042 1 059 1 015 935
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
863 848 816 824 860 795 745 767 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
612 605 596 522 542 554 610 540 563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
473 431 368 413 354 371 415 412 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Soeur Marie-Aloisia, née en 1909, a atteint depuis janvier 2014 les 105 ans. Elle réside toujours à Boujailles. Elle a soigné de nombreuses personnes de tout l'est de la France et de la Suisse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 355 à 356 books.google.fr

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1982
  2. Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  3. Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  4. Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  5. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]