Montrond (Jura)

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Montrond
Vue partielle du village de Montrond
Vue partielle du village de Montrond
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura
Maire
Mandat
Claude Giraud
2014-2020
Code postal 39300
Code commune 39364
Démographie
Population
municipale
510 hab. (2012)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 54″ N 5° 49′ 59″ E / 46.7983, 5.833146° 47′ 54″ Nord 5° 49′ 59″ Est / 46.7983, 5.8331  
Altitude Min. 513 m – Max. 678 m
Superficie 25,32 km2
Localisation

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Montrond

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Montrond

Montrond est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Molain, Valempoulières Le Pasquier Rose des vents
Besain N Ardon
O    Montrond    E
S
Crotenay Champagnole

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve les traces d'une occupation ancienne datant du néolithique moyen bourguignon[1] : il s'agit d'une station de hauteur remontant autour de - 4000 avant JC (occupation de grotte ?)[2]. Si le secteur livre des traces d 'antiquité celte et si l'occupation gallo-romaine est importante à proximité (Champagnole, Vannoz) il faut attendre le Moyen-Age pour connaître une implantation de paysans serfs dépendant des monastères locaux comme le prieuré de Vaux-sur-Poligny, mais le lieu n'est mentionné qu'à partir du XIIIe s. Le site devient alors notable avec l'installation d'une forteresse sur une butte imposante qui domine le territoire : la butte a une altitude de 678 mètres alors que sa base est aux environs de 580 mètres[3].

Le château-fort[modifier | modifier le code]

Site de l'ancien château de Montrond

La région de Poligny est dans les années 1208-1212 le théâtre d'affrontements entre Othon II de Bourgogne (1180-1234), héritier du comté de Bourgogne par sa femme Adélaïde, et la famille de Vienne (plus précisément Guillaume IV de Mâcon mort en 1224) qui soutient Étienne III de Bourgogne (mort en 1241) qui revendique aussi le titre de comte de Bourgogne. Le territoire est alors une dépendance des moines de Vaux-sur-Poligny et Othon de Bourgogne veut construire un château-fort sur la haute butte de l'endroit pour protéger ses possessions : il s'accorde avec les moines en installant un de leurs prieurés à Montrond et en leur accordant des droits sur l'église du village définis par une charte de 1227.

Le duc de Bourgogne construit alors l'important château-fort de Montrond dans la première moitié du XIIIe siècle. Il s'agit d'une forteresse associée à la fortifications du bourg au pied de la colline. L'édifice comportait un donjon carré haut de 21 mètres et des murs larges de 2,5 mètres. Le château a été démantelé après la conquête de Louis XI en 1479 et ses pierres ont servi à la construction des maisons du village : il ne reste que quelques ruines de certains murs et le souvenir de souterrains[4]. La seigneurie de Montrond que complétaient Molain et Besain a appartenu aux ducs de Bourgogne jusqu'en 1479 : Louis XI l'accorde alors à la Maison de Chalon-Arlay. Jean IV de Chalon-Arlay la possède à la fin du XVe s et la transmet à ses héritiers.

Le bourg fortifié a lui aussi disparu et le centre de nouveau village s'est déplacé vers l'ouest au lieu-dit Viseney où une nouvelle église consacrée à saint Denis a été construite en 1825 (elle a été restaurée en 2014)[5]. Une autre extension du village s'est faite le long de la route blanche qui relie Dijon à la Suisse : on comptait quatre aubergistes au milieu du XIXe siècle alors que le village avait environ 700 habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron d'argent accompagné de trois besants d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[6] Claude Giraud    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 510 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595 483 622 606 647 622 633 639 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
663 629 593 521 478 501 458 421 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 401 417 362 374 390 380 371 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
362 356 357 383 400 408 421 420 481
2012 - - - - - - - -
510 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'oratoire de Montrond
  • L'oratoire de Montrond du XVIIIème siècle : selon le récit de Désiré Monnier, un jeune homme nommé Dole aurait échappé de peu à la légendaire vouivre de Montrond. Sauvé par ses prières, il a fait élever en reconnaissance un oratoire à Notre-Dame[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. L'habitat au Néolithique et au début de l'Age du Bronze en Franche-Comté par Françoise Passard in Gallia préhistoire, 1980 [2] page 46
  3. carte [3]
  4. Dictionnaire géographique des Communes du Jura - A. Rousset (1856), tome IV, page 372
  5. Franche-Comté patrimoine [4]
  6. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  9. Désiré Monnier, Traditions populaires comparées, 1854, pp. 104-105