Mignovillard

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Mignovillard
Blason de Mignovillard
Héraldique
Mignovillard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Nozeroy
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Nozeroy
Maire
Mandat
Florent Serrette
2014-2020
Code postal 39250
Code commune 39331
Démographie
Gentilé Mignovillageois
Population
municipale
719 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 30″ N 6° 07′ 36″ E / 46.7915393, 6.1266053 ()46° 47′ 30″ Nord 6° 07′ 36″ Est / 46.7915393, 6.1266053 ()  
Altitude Min. 799 m – Max. 1 189 m
Superficie 49,81 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mignovillard.fr

Mignovillard est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes du Plateau de Nozeroy.

Ses habitants sont appelés les Mignovillageois. Ils étaient surnommés les "Glorieux", eu égard à la richesse de la commune en forêts.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mignovillard compte 640 habitants (2006) et est, de fait, la plus importante commune du canton de Nozeroy. Située à 900 mètres d’altitude, à mi-chemin entre Pontarlier et Champagnole et d’une superficie de 50 km2 de superficie dont une grande partie est boisée, Mignovillard est la quatrième plus vaste commune du département du Jura. La commune est également l’un des plus importants propriétaires forestiers de la région avec 1 000 ha, et a été, à ce titre, très touchée par la tempête de décembre 1999. L’exploitation du bois est, depuis plusieurs siècles, la principale richesse de la commune.

Cette caractéristique forestière est un identifiant fort pour la commune et ses habitants. Elle apporte une diversité des paysages, de la faune et de la flore (milieux naturels protégés, tourbières...). C’est, enfin, le support idéal pour la pratique du ski de fond l’hiver au Chalet de la Bourre, départ d’une dizaine de pistes (de 2 à 20 km) sur les hauteurs de la commune, mais aussi pour la pratique de la promenade et de la randonnée (pédestre, équestre, VTT) à travers les multiples chemins qui traversent la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bief-du-Fourg Bonnevaux (Doubs) Rose des vents
Communailles-en-Montagne
Molpré
Longcochon
La Latette
N Vaux-et-Chantegrue (Doubs)
Remoray-Boujeons (Doubs)
O    Mignovillard    E
S
Cerniébaud Rondefontaine (Doubs)
Les Pontets (Doubs)

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Mignovillard date du XIIIe siècle. À l’époque, le village dépendait de la seigneurie de Nozeroy.

Mignovillard a été incendié par l’armée de Saxe-Weimar en 1639. En 1803, un incendie a également détruit les deux-tiers du village.

En 1837, Pierre Melet a découvert sur le bord du chemin conduisant à Mouthe, un trésor qui se composait de monnaies d’or, d’argent et de billon, aux types de Charles Quint, d’Emmanuel Philibert, comte de Savoie, de Philippe II, roi d’Espagne, d’Henri II, de Louis XIII et Louis XIV, rois de France et d’une petite pièce de Constantin le Grand, empereur romain.

À la faveur du mouvement de regroupement de communes lancé dans les années 1960-1970, Mignovillard a fusionné avec Petit-Villard en 1966 (la commune s'appelait alors Mignovillard-Petit-Villard) puis avec Froidefontaine et Essavilly en 1973[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
29 novembre 1944 17 mai 1945 Marcel Bonnet   nommé par le CDL
17 mai 1945 26 octobre 1947 Marcel Bonnet   élu
26 octobre 1947 12 août 1948 Thérèse Serrette SE  
12 août 1948 mars 1965 Léon Serrette SE  
mars 1965 mai 1976 Henri Besançon SE  
mai 1976 février 1980 Pierre Landry SE  
février 1980 mars 1995 Pierre Paget SE  
mars 1995 mars 2008 Pierre Perret SE  
mars 2008 mars 2014 Anne Tarrius[2] SE  
mars 2014 en cours Florent Serrette[3] SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 719 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
636 632 656 756 721 771 770 773 734
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707 726 692 699 696 734 758 725 753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
680 601 543 476 461 497 480 458 504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
511 529 715 662 654 649 640 719 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La nouvelle scierie Chauvin, implantée sur un terrain de 20 ha après avoir été pendant plusieurs décennies au cœur du village, témoigne d'ailleurs de ce fort attachement à la forêt.

Autre caractéristique de Mignovillard : c’est une commune rurale où l’activité agricole reste encore bien présente, avec une vingtaine d’exploitations agricoles de vaches laitières essentiellement. On remarquera aussi les deux coopératives fromagères, qui produisent en particulier du Comté AOC ou encore du Morbier. Ces activités agricoles sont essentielles car elles concourent aussi à l’entretien et la préservation du patrimoine naturel de la commune.

À côté de la forêt et de l’agriculture, Mignovillard est également un bourg actif et structurant au niveau du bassin de vie. On y trouve, entre autres, un grand nombre de commerces et de services à la population : épicerie, boulangerie, coiffeur, fromageries, garage, agence postale communale, artisans, entreprises diverses, médecin, accueil périscolaire, école, associations, équipements sportifs et de loisirs, nombreuses animations...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

46 odonymes recensés à Mignovillard
au 17 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 0 0 0 0 0 1 [N 1] 0 0 2 38 0 5 [N 2] 46
Notes « N »
  1. Place du 19-Mars-1962
  2. Voie(s) en relation avec divers hameaux, quartiers, lieux-dits, écarts, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Église Saint-Michel[5][modifier | modifier le code]

Au début, Mignovillard et ses annexes dépendaient, du point de vue religieux, de l’église de Mièges. Les prieurs et moines étaient envoyés par l’abbé de Saint-Claude ou de Cluny. En 1300, Hugues, archevêque de Besançon, avait autorisé l’érection d’une chapelle à Mignovillard, mais sans dispenser les habitants de se rendre à Mièges pour leurs devoirs religieux.

En 1304, Honoré et Nicolas du Sapial (ou du Capital), au nom des communautés de Mignovillard, Froidefontaine, Boucherans, Communailles-en-Montagne, Bief-du-Fourg, Fontaine Demanges (aujourd’hui Fourg-Demanche), Mibois, etc. exposent à l’autorité qu’ils étaient si éloignés de Mièges qu’en hiver, ils ne peuvent sans grande difficulté et sans grave danger se réunir à Mièges pour les divins offices, ou s’y rendre en temps voulu. Les suppliants prièrent donc leurs supérieurs d’y apporter remède et les pouvoirs d’un chapelain qui leur administre les sacrements dans la chapelle déjà construite à Mignovillard.

La requête était trop bien fondée en raison pour n’être pas octroyée. L’autorité épiscopale se contente de réserver les droits du Recteur de Mièges, elle fixait d’autre part les honoraires du Chapelain qui ne pouvait être frustré de son salaire.

Chaque habitant cultivant avec un ou deux bœufs donnait douze deniers ou une mesure (appelée guba) du meilleur froment qu’il aura récolté.

M. Grillon parait avoir le premier joui de ce bénéfice, en qualité de vicaire de Mignovillard.

Les habitants demandèrent ensuite un cimetière à Mignovillard même, jusqu’alors, en effet, tous les défunts de la paroisse recevaient la sépulture dans l’église de Mièges ou dans le cimetière adjacent. Cette demande reçut également bon accueil et dès 1448, les défunts furent ensépulturés auprès de leur église de Saint-Michel. Les familiers assistaient aux obsèques et aux anniversaires qui se célébraient dans la chapelle vicariale.

Les habitants avaient à cœur l’entretien de leur église, qui devenait trop petite pour la population. Des réparations importantes en firent un édifice convenable, si bien que le 4 mai 1488, Monseigneur Henri Potin de Besançon, en fit la consécration solennelle, le lendemain de l’église de Nozeroy. Saint Michel en fût toujours titulaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-François-Xavier Girod, médecin de Louis XVI, originaire de Mignovillard où la maison natale est située au centre du village. Grâce à son intervention, la comtesse de Lauraguais a fait une importante dotation de 700 hectares de forêt par un acte du 23 septembre 1773. Cette donation privait les habitants des communes du canton de Nozeroy de certains droits sur les forêts remises en toute propriété aux habitants de Mignovillard, et ils manifestèrent leur mécontentement et leur jalousie en engageant plusieurs procès qui se terminèrent tous à l'avantage exclusif des habitants de Mignovillard qui en tirèrent gloire et profit. Depuis lors, les habitants de Mignovillard ont été surnommés les Glorieux. Dans le registre paroissial de 1735, on trouve sa naissance avec comme mention en marge : « introducteur de la vaccine en Franche-Comté, médecin de Louis XVI »[6].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Walheim (France) depuis 1991

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. Commune de Mignovillard, [1]
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Extrait du Bulletin municipal de Mignovillard - Édition 1991
  6. Professeur Croulebois-Girod : "le docteur Girod de Mignovillard" 1880.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]