Wolschwiller

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Wolschwiller
La mairie.
La mairie.
Blason de Wolschwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Ferrette
Intercommunalité Communauté de communes du Jura alsacien
Maire
Mandat
André Linder
2014-2020
Code postal 68480
Code commune 68380
Démographie
Population
municipale
471 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 42″ N 7° 24′ 31″ E / 47.4617, 7.408647° 27′ 42″ Nord 7° 24′ 31″ Est / 47.4617, 7.4086  
Altitude Min. 400 m – Max. 831 m
Superficie 10,14 km2
Localisation

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Wolschwiller

Wolschwiller est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Wolschwiller se situe à 440 m d’altitude au pied de la chaîne du Raemel, dans le bassin d’Oltingue qui s’intercale entre le pli de Ferrette et celui du Landskron. Wolschwiller est, avec Oberlarg, l’un des foyers de formation des orages du Jura alsacien, d’où la violence des grêles. En juin 1934, il ne fallut que 20 minutes pour faire disparaître les prés et les champs sous une épaisse couche de grêlons. De même en juillet 1969, la presse titre « nuit épouvantable à Wolschwiller » suite à un orage. Le 5 mars 2006, la commune de Wolschwiller et ses alentours étaient recouverts par une épaisse couche de neige d’une bonne soixantaine de centimètres qui mit plusieurs jours à disparaître.

Histoire[modifier | modifier le code]

Découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

En 1965, le géologue Fischer signale les traces d’un refuge celtique et de nombreux objets romains à proximité du « Rudlist ».

Noms anciens, origine du nom et église paroissiale[modifier | modifier le code]

Voici quelques anciens noms de Wolschwiller : Wolfeswile en 1231; Wolswile en 1250 ; Wolfveswilr en 1302 ; Wolswilr en 1316 ; Wolfswilr en 1441. Le nom, de par son suffixe wilr (villae) pourrait être d’origine gallo-romaine. Wolschwiller serait donc dans un sens ancien le « village des loups » (traduction due à son préfixe wolf).

La paroisse de Wolschwiller, fort ancienne, était placée sous le vocable de Saint Euloge en 1509 puis, depuis 1617, sous celui de Saint Maurice. L’église actuelle, construite en 1782, conserve encore une base de clocher roman.

Histoire administrative et politique[modifier | modifier le code]

Wolschwiller, chef-lieu d’une mairie de la seigneurie autrichienne de Ferrette, comprenant Lutter, Raedersdorf, Ligsdorf, Kiffis, Sondersdorf, se situait à la limite des zones d’influence du comte de Ferrette et de l’évêque de Bâle et était, ainsi, l’objet de litige entre les deux. Vers 1232, Frédéric II, comte de Ferrette captura, près de Wittersdorf, Henri de Thoune, évêque de Bâle et le fit renoncer par serment, à toute prétention sur certains domaines en litige. La renonciation épiscopale, obtenue par contrainte, fut annulée par le landgrave Albert IV et le comte de Ferrette fut condamné à la peine de l’ « Harnescar » (porter du Spalentor jusqu’à la cathédrale de Bâle, un chien sur ses épaules) et à la cession de deux domaines : les cours de Wolschwiller (Wolfeswile) et de Dieperswile. En 1233, la cession des cours de Wolfeswile et de Tuirlistorff (Durlinsdorf) devint effective.

Les chartes et inventaires de biens (censiers et terriers) établis en différentes occasions attestent que la commune de Wolschwiller était constituée d’une mosaïque de parcelles réparties entre différents établissements religieux :

  • en 1260, échange de terres à Wolschwiller et à Binningen entre le prévôt et le chapitre de la cathédrale de Bâle ;
  • en 1274, le couvent de St-Pierre reçoit à Wolschwiller des biens de Jean d’Oelenberg ;
  • en 1283, les couvents de St-Pierre et d’Oelenberg échangent des terres à Wolschwiller d’une part, dans la région de Galfingue d’autre part ;
  • en 1438, rédaction du règlement de la cour colongère de Wolschwiller. (Cette propriété, qui relevait du prévôt de Bâle, était probablement celle qui avait été cédée par le comte de Ferrette) ;
  • Rédaction d’inventaires des biens possédés à Wolschwiller par les couvents de Klingenthal (1549), de St-Alban (1662), de St-Léonard (1662 et 1741) et de l’hôpital de Bâle (1558).

En 1530, les chevaliers Jean et Sigismond de Reinach détiennent des droits à Wolschwiller (3 réseaux d’épeautre et 3 poules par an), droits signalés dans un autre document de 1605.

En 1555, le roi Ferdinand de Habsbourg inféoda à Simon de Ferrette une cour domaniale située à Wolschwiller, cour qui, en 1620, passera à Jean Adam de Wolschwiller.

D’après l’urbaire de la seigneurie de Ferrette de 1592, Wolschwiller, qui comptait 48 fermes, était placé sous l’autorité du maire du chapitre de l’évêché de Bâle qui encaisse le cens (redevance en argent payée annuellement au seigneur) et administre en lieu et place du maire de la seigneurie de Ferrette siégeant à Raedersdorf.

Durant la guerre de Trente Ans, Wolschwiller a été le centre d’un soulèvement des paysans sundgauviens contre les occupants suédois, l’âme du soulèvement fut Christian Bigenwald, juré de Wolschwiller. Lorsque le 30 janvier 1633, le commandant suédois Erlach donna l’ordre aux habitants de la haute vallée de l’Ill d’exécuter différents travaux au château de Ferrette, de nombreux paysans se réunirent à Wolschwiller, dans l’auberge de Georges Bigenwald, frère de Christian, et prirent la décision de se débarrasser des étrangers par la force. Le maire Hans Stehelin exhorta les paysans à la prudence, mais en vain ; le 1er février, ils pénètrent dans Ferrette et, le lendemain, pillent le château. Cette révolte fut noyée dans le sang à Blotzheim. Les suédois cherchèrent à s’emparer de Hans Stehelin, accusé d’avoir assassiné le commandant Erlach à Ferrette. Hans Stehelin se réfugia à Laufon. En 1636, les habitants de Wolschwiller se réfugièrent en Suisse.

D’après le règlement des usages forestiers de 1688, les habitants de Wolschwiller désirant construire ont droit aux sapins à volonté mais seulement à quatre chênes ; ceux-ci étant rares.

Pendant la Révolution Française :

  • la première condamnation à mort prononcée en haute Alsace atteint Jacques Bigenwald (ancien maire) et Sébastien Dietlin (maître d’école). Arrêtés pour avoir assisté à une messe célébrée par le prêtre réfractaire Jean Baptiste Enderlin le 3 décembre 1793 dans la grange du presbytère, ils comparaissent devant le tribunal révolutionnaire et furent guillotinés à Colmar le jour même. Le curé Jean Baptiste Enderlin put s’enfuir et mourut à Metzerlen en 1795. Son neveu Joseph Enderlin, également prêtre réfractaire, continua à exercer clandestinement son ministère dans la région et vécut caché dans une grotte près du « Rudlistfelsen » ;
  • un révolutionnaire a arraché dans l’église la grande croix qui se situait dans l’arc à l’entré du Chœur. La croix tomba et ne s’abîma pas, mais le révolutionnaire lui mourut quelques jours plus tard à l’hôpital militaire de Luppach.

Les travaux d’adduction d’eau furent achevés en 1880.

Durant la Guerre 1914-1918, la population de Wolschwiller n’est pas évacuée. La frontière franco-suisse (à l’époque germano-suisse), qui longe la crête de la forêt communale (chemin du Raemel) au Sud du village, est fermée et placée sous la surveillance d’un détachement militaire allemand.

En septembre 1939, la population de Wolschwiller est évacuée dans les Landes, à Mimizan, Pontenx-les-Forges et St-Maurice-sur-Adour. Le retour s’amorce dès le mois d’août 1940. 23 habitants ont été déportés par les autorités du IIIe Reich, suite au départ de jeunes du village qui ne voulaient pas se faire incorporer de force dans les armées allemandes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Wolschwiller

Les armes de Wolschwiller se blasonnent ainsi :
« D'or au sapin de sinople posé sur une terrasse de sable. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 Gérard Huwyler    
mars 1983 en cours André Linder    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 471 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 452 553 562 579 597 600 660 625
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
518 534 572 564 563 570 537 460 389
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
387 398 403 374 388 433 440 440 395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
401 387 397 388 430 430 465 475 471
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maurice se situe sur les hauteurs de Wolschwiller et a été restaurée en 2001.
  • La chapelle Saint-Jean de Népomucène se situe le long d'un petit chemin forestier en direction de Burg (Suisse).
  • Le monuments aux morts rend hommage aux Wolschwillérois morts durant les deux conflits mondiaux (14-18 et 39-45).
L'église, côté ouest.
L'église, côté sud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. commune de Wolschwiller
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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