Waldighofen

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Waldighofen
Maison natale de Nathan Katz
Maison natale de Nathan Katz
Blason de Waldighofen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Hirsingue
Intercommunalité Communauté de communes Ill et Gersbach
Maire
Mandat
Jean-Claude Schielin
2014-2020
Code postal 68640
Code commune 68355
Démographie
Gentilé Waldighoffenois(e)
Population
municipale
1 505 hab. (2011)
Densité 364 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 05″ N 7° 19′ 03″ E / 47.5514, 7.3175 ()47° 33′ 05″ Nord 7° 19′ 03″ Est / 47.5514, 7.3175 ()  
Altitude Min. 342 m – Max. 446 m
Superficie 4,14 km2
Localisation

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Liens
Site web www.waldighoffen.com

Waldighofen ou Waldighoffen est une commune française située dans le département du Haut-Rhin (68), en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Waldighoffen se situe dans le Sundgau, dans le sud de l'Alsace.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Waldighoffen serait vraisemblablement alémanique, peut-être d'un nom patronymique : Waldo, et Höfe d'origine franque signifie cour seigneuriale. Il y eut deux routes très anciennes qui se croisent sur la commune : "Herrenweg", la route qui longe l'Ill et la "Postweg" qui vient de Bâle vers le Doubs. Voici les différentes orthographes de Waldighoffen :

Waltenchoven En 1189 Waltikowen En 1325
Waltikofen En 1371 Waldikoffen En 1426
Waltigkhofen En 1567 Waltighoffen En 1605
Waltighofen ou Waltighoffen Au XVIIIe siècle
Waldighoffen Du XIXe siècle jusqu'en 1871

À la préhistoire[modifier | modifier le code]

À l'époque de la préhistoire, il se trouve que Waldighoffen devait être un lieu de chasse. Neuf haches ont été retrouvées sur les lieux de la commune.

Au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, Waldighoffen ne comptait pas beaucoup de familles. Parmi ces habitants on trouva les traces, dans un document datant de 1282, d'un certain Henri de Waltenhofen.

Au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

En l'an 1324, Waldighoffen, et tout le Sundgau d'ailleurs, passent aux mains des Habsbourg, une riche famille venu d'Autriche. En 1349, la peste sévit dans Waldighoffen, décimant tout sur son passage. En 1356, le château « le Wighus » est détruit suite au tremblement de terre du 18 au 19 octobre, dont Bâle fut la principale victime, car l'épicentre du séisme se situait juste en dessous. Vers la fin du siècle, les nobles d'Eptingen construisaient une chapelle dédiée à St-Pierre, qui existe encore aujourd'hui.

Au XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1444, les Amagnacs envahissent le Sundgau pour venir en aide à l’empereur d’Autriche qui lutte avec les Confédérés et les Bâlois. Hermann et Jacques d’Eptingen mirent leur château inexpugnable de Waldighoffen, à la disposition du futur roi Louis XI, placé à la tête des Armagnacs. Du 23 au 28 août 1444, le Dauphin s’y installa et dirigea l’attaque décisive contre Bâle. Le 26 août, une bataille meurtrière se déroula à Saint-Jacques sur la Birse et vit la défaite des Confédérés. Le 20 mai 1445, les Confédérés assoiffés de vengeance, depuis leur défaite contre les Armagnacs et Louis XI détruisent le château, et le village fut réduit en cendres. Le 30 avril 1449, les Bâlois détruisent le château du Blochmont qui appartenait depuis longtemps aux nobles d’Eptingen.

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1529, Jacques d'Eptingen revend les ruines du château du Blochmont à la maison de l'Autriche et en reconstruit un nouveau. Le 15 juillet 1594, naquit dans le château Béat Albrecht de Ramstein, fils d’Emmanuel et de Stütz de Pfeilstadt, qui devint Prince évêque de Bâle. Il mourut le 25 août 1651.

Pendant la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

En 1633, les paysans de toute la région se révoltent à cause des atrocités commises par les Suédois. Ils se rassemblent à Waldighoffen le 4 février, et partent pour Altkirch où ils affrontent l'ennemi (les Suédois). En 1637, le duc Bernard de Saxe-Weimar prend les contrôle des armées en Alsace. Au mois de décembre en 1639, après la mort du duc de Weimar, l'Alsace est à nouveau sous la protection française.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Après 1765, suite à la mort du dernier de la famille des Eptingen, leur château est abandonné pour être vendu. Jusqu'en 1700, Waldighoffen était une annexe de Grentzingen avec un simple chapelain.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

Vers 1856, Emanuel Lang[1], Jacques Lang, Gabriel Lang et M. Bloch tous originaire de Durmenach, installent un atelier de tissage, avec 4 métiers à tisser, dans l'ancien moulin à eau de Waldighofen[2].
En 1865, la société Les fils d'Emanuel Lang voit le jour.
En 1870, la société emploie 300 personnes et 550 métiers à tisser. Après la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne l'usine de Waldighofen ferme et la société quitte le Sundgau pour s'établir à Nancy ou ils construirent une importante usine[3].
En 1888, l'usine de Waldighofen est rouverte par Raphaël Lang qui y fait construire la cheminée, toujours visible de nos jours[4].
En 1908, Paul Lang cré une filature et un tissage, sous le nom de Lang Frères, à Hirsingue qui est agrandie en 1912 et endommagée par un incendie le 23 février 1916.
Après la guerre, l'Alsace redevenue Française, la famille décide de réunir les usines de Nancy, de Waldighofen et de Hirsingue sous le nom de Établissements des fils d'Emanuel Lang.
Jusqu'en 1962, la petite société familiale prospère et fait prospérer les région ou elle est installée. En 1963, elle rachète l'usine textile Schlumberger-Steiner située à Roppentzwiller, fondée par Camille Gabriel Schlumberger et Charles Frédéric Steiner. En 1968, elle rachète l'usine de filature et de tissage Xavier Jourdain, fondée en 1827 et située à Altkirch. L'entreprise prend alors le nom de Siat[5] et Lang. En 1971, l'usine Schlumberger-Steiner de Roppentzwiller ferme ses portes. L'entreprise se recentre alors sur les tissus de haute couture.
En 2003, la Société Industrielle Altkirchoise de Textile-Lang licencie, dans un premier temps, 87 employés sur 2 de ses 3 établissements puis 2 mois plus tard 115 autres salariés des sites de Hirsingue et d'Altkirch.
En 2005, l'entreprise, qui emploie encore 370 salariés, est placée en redressement judiciaire.
En 2006, une nouvelle procédure de dépôt de bilan est lancée à l'encontre de Siat-Lang et de ses 3 sites (Cernay, Hirsingue, Altkirch) et est placée sous administration judiciaire.
En 2007, afin d'apurer les dettes, l'usine Xavier Jourdain d'Altkirch cesse toute activité et les ateliers sont démolis. L'entreprise, qui n'emploie plus que 173 salariés, se concentre sur Hirsingue, mais l'usine est scindée en deux entités; Siat et Lang pour la création et la vente de tissus et Siat et Lang Production pour la teinture et le tissage.
En avril 2009, un incendie se déclare dans l'unité de production. En août, le tribunal de grande instance de Mulhouse prononce la liquidation des 2 entreprises. En octobre le plan de reprise est accepté par le tribunal mais il s'accompagne de 90 licenciements supplémentaires. L'entreprise prend le nom de Virtuose SAS et reste à Hirsingue.
Après 2 années positives, la flambée des cours du coton met l'entreprise de nouveau en difficulté. En décembre 2012, la municipalité d'Hirsingue propose une aide de 655 000 euros à travers une offre de leaseback.
En avril 2013, le tribunal de Mulhouse prononce la liquidation judiciaire de la société Virtuose et rejettent le plan de reprise qui aurait pu sauver 35 des 58 emplois. En mai 13 salariés font encore tourner l'usine d'Hirsingue afin d'honorer les dernières commandes et de fermer définitivement ses portes en juin 2013[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la statue de Jeanne d'Arc fut cachée dans la rivière (l'Ill) pour que les Allemands ne la fondent pas pour en faire des obus ou d'autres armes. Aujourd'hui la statue est de nouveau sur la place centrale avec les noms des hommes qui l'ont cachée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Waldighofen

Les armes de Waldighofen se blasonnent ainsi :
« D'argent à deux clés de sable posées en sautoir, un cœur de gueules soutenant une fleur de lys d'azur et brochant sur les clés. »[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2014 Henri Hoff DVD -
mars 2014 en cours Jean-Claude Schielin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Associations[modifier | modifier le code]

Le village de Waldighoffen comporte plusieurs associations : football (ASW), basket-ball (CSSPP)[8], PromoWal, VTT (Les Mordus VTT[9]), l'ACAW[10], association "Temps Libre", amicale des donneurs de sang, cœur de famille, ornithologique d'Alsace, Club des Gens Heureux, Eleveurs Sélectionneurs d’animaux de basse-cour, U.N.C.[11] et A.F.N.[12] de Waldighoffen et environs, Tennis Club, association de pêche (APP de Waldighoffen), les Amis du Forum, la Chorale St Cécile, la Chorale Arpège et la Musique Concordia.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 505 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
405 420 532 460 662 692 691 722 751
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
701 809 864 896 832 734 644 732 796
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
848 892 931 949 950 921 898 899 891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
936 967 1 039 1 017 1 048 1 178 1 383 1 441 1 505
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le dauphin Louis (futur Louis XI) séjourna au château de Waldighoffen durant sa campagne contre les Suisses (1444).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emanuel avec un seul M
  2. L'usine Lang de Waldighoffen
  3. Roppentzwiller, d'Hier à Aujourd'hui
  4. L'industrie à Waldighoffen
  5. Société Industrielle Altkirchoise de Textile
  6. Hebdomadaire L'ami Sundgau no 34 page 6
  7. Archives Départementales du Haut-Rhin
  8. Cercle Sportif Saints Pierre et Paul
  9. Site internet des Mordus
  10. La page de l'ACAW sur le site de Waldighoffen
  11. Union National des Combattants
  12. Afrique Française du Nord (Maroc, Algérie, et Tunisie)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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