Notre-Dame-de-l'Osier

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Notre-Dame-de-l'Osier
Notre-Dame-de-l'Osier
La place de l'église en 1909.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté
Maire
Mandat
Alex Brichet-Billet
2014-2020
Code postal 38470
Code commune 38278
Démographie
Population
municipale
478 hab. (2015 en diminution de 4,21 % par rapport à 2010)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 17″ nord, 5° 24′ 19″ est
Superficie 8,38 km2
Localisation

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Liens
Site web notredamedelosier.sud-gresivaudan.org

Notre-Dame-de-l'Osier, anciennement hameau Les Plantés de la commune de Vinay, est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village au XIXe siècle illustré par Alexandre Debelle (1805-1897).

Face au massif du Vercors, sur l'une des collines qui bordent la rive droite de l'Isère, Notre-Dame-de-l'Osier est un petit village connu pour ses pèlerinages le 15 août, le dimanche autour du 8 septembre, le 8 décembre.[pas clair]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Notre-Dame-de-l'Osier sont : Vatilieu, Chantesse, Vinay, Serre-Nerpol.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 juin 2006 Pierre Faure SE  
juin 2006 en cours Alex Brichet-Billet DVG Agriculteur[1]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 478 habitants[Note 1], en diminution de 4,21 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
585593567537530536542449415
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
346363350352317269253282334
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
310313393490504480478--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Histoire[modifier | modifier le code]

Le jeudi 25 mars 1649 (jour de l'annonciation), Pierre Port-Combet, s'en va tailler ses armariniers (osiers). Soudain, il est recouvert de sang mais, apparemment, il ne s'est pas blessé. Il s'aperçoit que le sang coule des branches d'osier qu'il vient de tailler. La nouvelle se répand dans la région ; ce mystère attire de nombreuses personnes qui viennent voir l'osier miraculeux, devenu source de dévotion.

En 1657, ce même Pierre Port-Combet laboure son champ quand apparaît une belle dame. Celle-ci lui demande de changer de vie et de quitter son état de protestant pour celui de catholique. Cette rencontre aboutit à la conversion du paysan au terme de sa vie, convaincu qu'il a aperçu la Vierge qui lui a donné la grâce.

À cette époque le hameau les Plantés compte une vingtaine d'habitants.

Sanctuaire de Notre-Dame-de-l'Osier au XIXe siècle, illustré par Alexandre Debelle (1805-1897).

L'apparition de la Vierge en 1657 est colportée bien au-delà des frontières du Dauphiné et fit de l'Osier une terre de prédilection. Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages.

Le village aura été dans un premier temps occupé par des prêtres au comportement peu digne de l'église. Ils resteront pour l'histoire les « malandrins de l'Ozier » (avec un z à l'époque). Ils furent heureusement remplacés par les Augustins venus de Vinay puis par les Oblats de Marie-Immaculée jusqu'en 1997 date de leur départ de la Les prêtres auront tout de même régné 350 ans au service du "sanctuaire". Ces trois siècles et demi de cohabitation ont laissé des traces parmi elles, le changement de nom qui passe de « Plantés » à Notre-Dame-de-l'Osier faisant référence à la fois à la Vierge et à l'osier ensanglanté.

Plus proche de nous, le village a su en dehors de toute xénophobie s'ouvrir aux plus faibles, aux persécutés. Plusieurs fois sollicité, il sut accueillir, protéger et aider quelques victimes de sombres périodes de l'histoire contemporaine.

Cette tradition d'accueil, bien ancré aujourd'hui dans ses mœurs se perpétue avec la Résidence Sénior Bon Rencontre et ses 80 résidents.

Le 4 septembre 1869 le village devient une commune indépendante de Vinay et ne cesse de se développer.

Si dans la période où l'activité religieuse était faste on ne comptait pas moins de 11 pensions, il ne reste aujourd'hui plus qu'un seul restaurant « l'Oseraie » qui méritait le détour avec ses traditionnelles cuisses de grenouilles. Il a fermé en 2011 pour cause de changement de propriétaire.

L'économie de la région de Notre-Dame-de-l'Osier repose essentiellement sur l'agriculture. La culture des noyers fait la renommée de la noix de Grenoble.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château Dampierre est situé sur la route de Cras à Notre-Dame-de-l'Osier, à la limite communale de Vatilieu. Selon la tradition, il a été fondé par le connétable de Lesdiguières[6].

Basilique de Notre-Dame-de-l'Osier[modifier | modifier le code]

La Basilique

La première pierre de l'église de Notre-Dame de l'Osier est posée le 17 mai 1858 et sa construction durera 10 ans, selon les plans d'Alfred Berruyer. Inaugurée en 1868, elle est consacrée le 8 septembre 1873 en présence de l'évêque de Grenoble et devient basilique mineure par décret du pape Pie XI du 9 septembre 1924[7].

Elle ne sera jamais complètement terminée et restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Gravures et vitrail central du chœur témoignent de ce qu'elle aurait dû être[8].

À l'intérieur, se trouvent une relique de l'osier sanglant et des morceaux de la charrue de Pierre.

Un projet est en cours pour l'avenir du monument religieux. Une association a été créée en juillet 2010 pour restaurer et mettre en sécurité la Basilique, en partenariat avec la municipalité, propriétaire, la paroisse et le diocèse de Grenoble-Vienne, affectataires[9]. Les premiers travaux concerneront la restauration des vitraux, notamment ceux du transept nord (côté place) et la rosace au-dessus de la porte d’entrée[10].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]