Pierre Joseph Didier Boissieu

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Pierre Joseph Didier Boissieu
Fonction
Député de l'Isère
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
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Fratrie
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Partis politiques
Membre de

Pierre Joseph Didier de Boissieu né à Saint-Marcellin le et mort à Saint-Marcellin le est un homme politique français. Titulaire ou suppléant, il réussit le tour de force d'être député de 1791 à 1795, de ne pas voter la mort du roi et de conserver lui-même la vie à travers la tourmente révolutionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Joseph Didier Boissieu est issu de la famille Boissieu-Perrin, vieille famille de bourgeoisie de robe et de marchands-châtelains du Dauphiné, anoblie en 1720 et dont un membre est créé baron sous la Restauration. Il est le fils de Jean Joseph de Boissieu (docteur en médecine de la faculté de Montpellier et consul de Saint-Marcellin) et de Marie Anne François, et le petit-fils de Claude de Boissieu (marchand à Saint-Appolinard, puis bourgeois de Saint-Marcellin) et d'Anne Thérèse Tabaret. Il était le frère du botaniste Joseph Hugues Boissieu La Martinière (1758-1788), disparu dant l'expédition de La Pérouse.

Il épouse au début des années 1780 Claudine Charlotte Antoinette Heurard de Fontgalland, fille d'un ancien garde du corps du roi Louis XV.

Pierre Joseph Didier de Boissieu, avocat et lieutenant de police au bailliage de Saint-Marcellin, est élu administrateur de l'Isère et député suppléant à l'Assemblée législative en 1791. Il prend la tête des émeutes de Belleville à Paris, la nuit du 4 février 1792.

Non partisan de la révolution et de tendances royalistes, il est élu député modéré à la Convention nationale (1792-1795). Il siégea à droite et vota constamment contre toutes les mesures destiné à affermer la République. Lors du vote sur le sort réservé au roi Louis XVI, il refuse de voter la mort et vote pour le bannissement. Discret sous la Terreur, il se montre très thermidorien après la chute de Robespierre et protesta contre le culte dont Marat était l'objet, appuya une pétition qui demandait la suppression du calendrier républicain, fit rejeter, pour les émigrés qui réclamaient leur radiation, la nécessité de se constituer préalablement prisonnier, et s'opposa au réarmement des patriotes qui avaient soutenu la répression nationale du 13 vendemiaire.

Didier Boissieux avait publiait en 1794 une réflexion sur la festomanie.

Le 23 vendémiaire an IV, il est élu membre du Conseil des Cinq-Cents. Il combattit la proposition d'armer des citoyens qui étaient venus spontanément au secours de la Convention le 13 vendémiaire et il donna sa démission quelques jours après.

Nommé en 1800 conseiller d’arrondissement, il remplit ces fonctions jusqu’à sa mort survenue à Saint-Marcellin le 23 novembre 1812.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Pierre Joseph Didier Boissieu », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Dictionnaire biographique français, notice de P. Hamon, se référant à la source "Kuscinski".
  • Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné: contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, Volume 1, 1856
  • François-Xavier de Feller, Dictionnaire historique: ou, Biographie universelle des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours, Volume 20, 1836
  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants, 1816

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]