Joseph Hugues Boissieu La Martinière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Joseph Hughes de Boissieu La Martinière
Naissance
Saint-Marcellin (Royaume de France Royaume de France)
Décès
Océan Pacifique
Domaines Botaniste, explorateur
Diplôme Faculté de Médecine de Montpellier

Compléments

Joseph Hughes (ou Hugues) de Boissieu (de) La Martinière (aussi appelé Joseph La Martinière), né le à Saint-Marcellin, disparu dans l’océan Pacifique en 1788, était un botaniste et biologiste français. Il a participé à l'expédition de Jean-François de La Pérouse en 1785 et disparu avec lui dans le Pacifique en 1788.

Biographie[modifier | modifier le code]

Insectes

Joseph de Boissieu (de) La Martinière est issu de la famille Boissieu-Perrin, vieille famille de bourgeoisie de robe et de marchands-châtelains du Dauphiné, anoblie en 1720 et dont un membre est créé baron sous la Restauration. Il est le fils de Jean Joseph de Boissieu (docteur en médecine de la faculté de Montpellier et consul de Saint Marcellin) et de Marie Anne François et le petit-fils de Claude de Boissieu (marchand à Saint-Appolinard, puis bourgeois de Saint Marcellin) et d'Anne Thérèse Tabaret. Joseph Hughes (ou Hugues) de Boissieu (de) La Martinière est le frère de Pierre Joseph Didier de Boissieu (1754-1812), député non régicide à la Convention.

Docteur en médecine, formé à Faculté de Médecine de Montpellier, Joseph de Boissieu La Martinière se rend à Paris, où il devient le protégé d'André Thouin. Il obtient le poste de botaniste du roi.

Il prend part à l’expédition scientifique de La Pérouse, partie en 1785, qui comprenait deux navires : L'Astrolabe et La Boussole. En décembre 1787, il échappe à la mort aux îles Samoa, fuyant à la nage et nageant d’un bras, l’autre tenant un sac de plantes. Durant le voyage, La Martinière envoya en France plusieurs rapports au sujet de ses découvertes botaniques et biologiques (vers helminthes, crustacés copépodes et de nombreuses autres espèces marines. Il laisse ainsi une correspondance. En 1788, les deux navires firent naufrage à l'île de Vanikoro dans l’archipel des Salomon et tous les membres de l’expédition, dont Boissieu, disparurent. Le cadavre d’un membre de l’expédition a été découvert en 2003 mais n’a pas été identifié.

Héritages[modifier | modifier le code]

Croquis de Glaucus atlanticus par Boissieu La Martinière.

Toponymes[modifier | modifier le code]

Deux rue portent son nom :

Botanique[modifier | modifier le code]

Deux fleurs portent son nom (« Boissieu » latinisé) :

  • La Bossiaea heterophylla[3]
  • La Bossiaea prostrata[4]

Zoologie[modifier | modifier le code]

  • Un monogène, parasite de poisson, de la famille des Capsalidae porte son nom « Martinière » latinisé : Capsala martinierei (Bosc, 1811).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • B. Guirimand, Un médecin dauphinois compagnon de Laperouse : Joseph-Hugues de Boissieu La Martinière, botaniste du Roi, 1758-1788, 1983
  • Henri Cordier, Deux compagnons de La Pérouse, in Bulletin de la section de géographie, Paris, 1916. Cité sur livre-rare-book.com en 01/2003.
  • David M. Damkaer, The copepodologist's cabineta biographical and bibliographical history, 2002, Diane Publishing, (ISBN 0871692406).