Fondation Brigitte-Bardot

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Fondation Brigitte-Bardot
Logo de l’association
Logo de la fondation Brigitte-Bardot.
Cadre
Forme juridique Fondation reconnue d'utilité publique
But Droits des animaux
Bien-être animal
Zone d’influence International
Fondation
Fondation 1986
Fondatrice Brigitte Bardot
Identité
Siège 28 rue Vineuse 75116 Paris, France
Structure Conseil d'administration
Personnages clés Ghyslaine Calmels-Bock (directeur général)
Christophe Marie (porte-parole)
Présidente Brigitte Bardot
Affiliation européenne Eurogroup for animal Welfare
Affiliation internationale Fur Free Alliance
Global Anti-Whaling Campaign
Méthode Lobbying
Enquête et action judiciaire
Refuge animalier
Campagne publicitaire
Financement Dons et legs
Membres 70 000[1]
Site web www.fondationbrigittebardot.fr

La fondation Brigitte-Bardot (FBB), fondée par Brigitte Bardot en 1986, est une fondation française vouée à la protection des animaux, reconnue d'utilité publique depuis le 21 février 1992.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Brigitte Bardot, présidente-fondatrice de la fondation, en 2002.

En 1962, Brigitte Bardot, alors actrice, entame ce qui sera son premier combat pour la cause animale en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, ayant vu des photos démontrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient tués, elle décide de devenir végétarienne et entame sa première bataille[2]. Elle est reçue à l'Élysée et obtient quelques années plus tard des pouvoirs publics « l'étourdissement préalable à l'abattage ».

En 1977, Brigitte Bardot déclenche une vaste campagne médiatique en partant sur les glaces polaires du Canada, à Blanc-Sablon, après l'invitation de Paul Watson (Sea Shepherd Conservation Society) afin d'y dénoncer le massacre organisé des blanchons pour leur fourrure. Son périple va durer cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son retour en France, elle réussit à faire voter l'interdiction du commerce de produits dérivés de la chasse des phoques ayant moins de 2 semaines, grâce notamment au soutien du président de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing.

Lancement[modifier | modifier le code]

En 1986, Brigitte Bardot crée la fondation Brigitte-Bardot à Saint-Tropez, organisme voué à la protection des animaux, qu'elle finance par une vente aux enchères d'objets, bijoux et effets personnels afin d'obtenir les trois millions de francs nécessaires. En 1988, le siège de la fondation est transféré à Paris.

Développement[modifier | modifier le code]

Brigitte Bardot présente également, de 1989 à 1992, douze émissions S.O.S. animaux, produites par Roland Coutas et Jean-Louis Remilleux, afin de sensibiliser l'opinion publique sur les souffrances infligées aux animaux.

En 1991, elle fait don de sa propriété « La Madrague » à sa fondation afin d'en augmenter le capital et obtenir ainsi la reconnaissance d'utilité publique, qui sera accordée le par le Conseil d’État[3].

En 1995, le dalaï-lama devient membre d'honneur de la fondation.

Brigitte Bardot revendique 70 000 membres à sa fondation en 2014[1].

Quelques actions accomplies[modifier | modifier le code]

Pamela Anderson à la fondation Brigitte-Bardot en 2008 pour dénoncer la chasse aux phoques au Canada.
Siège de la fondation, à Paris (2019).

La fondation a notamment aidé à créer des sanctuaires pour éléphants en Afrique du Sud, pour koalas en Australie, pour ours dansants en Bulgarie et pour primates au Cameroun. Elle a également réintroduit plusieurs espèces animales qui avaient complètement disparu au Sénégal et a participé à la réintroduction de loups dans les Alpes[4]. Une clinique vétérinaire mobile a aussi été créée pour les pays de l'Est.

La fondation se porte régulièrement partie civile pour des procès sur des cruautés envers les animaux. En , afin de soutenir la proposition de loi de la députée Laurence Abeille visant à interdire le gavage des oies et des canards, la fondation invite l’actrice américaine Pamela Anderson à s'exprimer devant les députés de l'Assemblée nationale française. Cette allocution provoqua un retentissement médiatique[5].

La fondation aide financièrement de nombreux refuges refuges français, mais a également créé le sien dans l'Eure en Normandie[6], La Mare Auzou[7], qui est une véritable ferme étendue sur sept hectares, où plusieurs centaines de chiens et de chats sont en attente d'adoption. Ce refuge sert aussi de « maison de retraite » à plusieurs centaines d'équidés, bovins, etc. Une procédure administrative a menacé de fermeture le refuge[8]. Cela a fait suite à des plaintes de riverains, pour nuisances sonores. Depuis 2009, la fondation Brigitte-Bardot a investi trois millions d'euros pour réaliser des travaux d'insonorisation[9].

Un journal d'information de trente-deux pages est également publié chaque trimestre depuis 1992, servant à informer les adhérents des actions accomplies : L'Info-journal[10]. C'est dans ce journal que le , Brigitte Bardot publie une lettre à Nicolas Sarkozy où elle critique la pratique de l'Aïd al-Adha en France[11], ce qui lui a valu une condamnation pour incitation à la haine raciale[12],[13].

En 2009, la fondation Brigitte-Bardot lance une grande campagne de sensibilisation contre l'hippophagie : Le cheval vous l'aimez comment ?[14]. Elle sera même bannie du Salon du cheval de Paris, les organisateurs ne voulant pas de coup d'éclat[15].

À l'hiver de la même année, la fondation lance une campagne nationale d'affiches et de spots télévisés sur la fourrure : Fourrure : signe extérieur de cruauté[16],[17]. L'association française de la fourrure tentera de faire interdire ces publicités, en vain[18]. À partir de une nouvelle campagne de communication « Fourrure, le look qui tue » est lancée en France[19]. La fondation soutient également la « journée sans fourrure », qui a lieu chaque premier samedi des soldes d'hiver depuis 2007[20].

En 2011, le bateau baptisé Brigitte Bardot, cofinancé par la fondation Brigitte-Bardot et l'ONG (Sea Shepherd Conservation Society) de Paul Watson, est endommagé par une vague. Il est remis à l'eau l'année suivante. En 2015, il est exposé à Paris après une campagne dans les îles Féroé pour sauver les cétacés[21].

Axes de travail de la fondation[modifier | modifier le code]

Brigitte Bardot avec Christophe Marie, porte-parole de la fondation, lors d'une manifestation à Bruxelles en 1995.

Les grands combats de la fondation Brigitte-Bardot sont :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Éditorial de Brigitte Bardot pour les 25 ans de la Fondation.
  2. Initiales B.B., éditions Grasset.
  3. Décret du 21 février 1992 portant reconnaissance d'une fondation comme établissement d'utilité publique, JORF no 45 du 22 février 1992, p. 2771, NOR INTA9200054D, sur Légifrance.
  4. Rapport fait au nom de la commission d’enquête sur les conditions de la présence du loup en France et l'exercice du pastoralisme dans les zones de montagne - Assemblée nationale - 2 mai 2003
  5. Beaudoin, « Pamela Anderson met le feu à l’Assemblée Nationale », sur parismatch.com, (consulté le ).
  6. Maryvonne Ollivry, « Fondation Brigitte Bardot : le combat continue ! », sur Paris Match,
  7. Carole Bélingard, « Fondation Brigitte Bardot : la Mare Auzou dans l'Eure victime de son succès », sur France 3 Haute-Normandie,
  8. Beaudoin, « Le refuge de Brigitte Bardot en danger », sur parismatch.com, (consulté le ).
  9. « Un expert est missionné », sur fondationbrigittebardot.fr, (consulté en ).
  10. (ISSN 1165-0729)
  11. « Brigitte Bardot, son mari Bernard d'Ormale et le FN », sur Terra Femina,
  12. « Brigitte Bardot : 2 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende requis pour incitation à la haine raciale ! », sur Purepeople,
  13. Nouvelle condamnation de Brigitte Bardot pour propos racistes - Le Point - 3 juin 2008
  14. Jean-Claude Ribaut, « Vous aimez le cheval ? Mangez-en ! », sur Le Monde,
  15. Salon du Cheval : Brigitte Bardot privée de stand anti-viande chevaline - Europe 1.fr - 3 décembre 2007
  16. Cécile Cassier, « Fourrure : derrière le culte de l'élégance, le sacrifice animal », sur Univers-nature.com
  17. « Attention ! Brigitte Bardot va faire très fort pendant.. la fashion week à Paris ! Elle va sévir... », sur Purepeople,
  18. La plainte de l’association « La Fourrure française » rejetée par l’ARPP La campagne publicitaire anti-fourrure de la Fondation Brigitte Bardot est maintenue en l’état
  19. « Fourrure, le look qui tue…La nouvelle campagne d’affichage de la Fondation », sur jeneportepasdefourrure.com, (consulté le ).
  20. « Journée Sans Fourrure le 10 janvier 2015 », sur fondationbrigittebardot.fr, (consulté le ).
  21. « Le navire de Sea Shepherd, le Brigitte Bardot, est arrivé aux îles Féroé », sur seashepherd.fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]