Prigonrieux

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Prigonrieux
Prigonrieux
La place du Groupe-Loiseau à Prigonrieux.
Blason de Prigonrieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise (nouvelle)
Maire
Mandat
Olivier Dupuy
2020-2026
Code postal 24130
Code commune 24340
Démographie
Gentilé Prigontins, Prigontines
Population
municipale
4 223 hab. (2020 en augmentation de 1,49 % par rapport à 2014)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 18″ nord, 0° 24′ 15″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 118 m
Superficie 26,12 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Bergerac (banlieue)
Aire d'attraction Bergerac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de la Force
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Prigonrieux
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Prigonrieux
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Prigonrieux
Liens
Site web www.ville-prigonrieux.fr

Prigonrieux est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Incluse dans l'unité urbaine de Bergerac[1], la commune de Prigonrieux se situe au sud-ouest du département de la Dordogne, en Bergeracois.

Au sud, près de la moitié du territoire communal se situe dans la plaine alluviale de la Dordogne.

Desservie par les routes départementales (RD) 32 et 34E et arrosée par la Gouyne, la ville de Prigonrieux se situe, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'ouest de Bergerac et quinze kilomètres à l'est de Sainte-Foy-la-Grande.

Le territoire communal est également traversé par la ligne ferroviaire entre Libourne et Bergerac au sud-est de la commune, et par les RD 4, 13, 16 et 34.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Prigonrieux est limitrophe de sept autres communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Prigonrieux est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire[2].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e6-7, se compose d'argiles à Palaeotherium, des argiles carbonatées silteuses versicolores à niveaux sableux (Bartonien supérieur à Priabonien inférieur continental). La formation la plus récente, notée CF, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées sablo-argileuses et argilo-sableuses. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 806 - Bergerac » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et sa notice associée[5].

Carte géologique de Prigonrieux.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 12 mètres[6] au sud-ouest, au lieu-dit Russel, là où la Dordogne quitte la commune pour servir de limite entre celles de La Force et Lamonzie-Saint-Martin, et 118 mètres[6] sur les coteaux nord, entre les lieux-dits Cantemerle et Coite[7],[8].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [9]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[10]. La commune est dans le Bergeracois, une région naturelle présentant un relief contrasté, avec les deux grandes vallées de la Dordogne et du Dropt séparées par un plateau plus ou moins vallonné, dont la pente générale s’incline doucement d’est en ouest. Ce territoire offre des paysages ouverts qui tranchent avec les paysages périgourdins. Il est composé de vignes, vergers et cultures[11],[12].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 26,12 km2[6],[13],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 26,16 km2[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[16]. Elle est drainée par la Dordogne, la Gouyne, l'Eyraud, la Cacarotte, le Guel, le ruisseau de la Forêt et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 32 km de longueur totale[17],[Carte 1].

La Dordogne, d'une longueur totale de 483,1 km, prend naissance sur les flancs du puy de Sancy (1 885 m), dans la chaîne des monts Dore, traverse six départements dont la Dordogne dans sa partie sud, et conflue avec la Garonne à Bayon-sur-Gironde, pour former l'estuaire de la Gironde[18],[19]. Elle limite la commune au sud sur plus de cinq kilomètres et demi, la séparant des communes de Lamonzie-Saint-Martin et Saint-Laurent-des-Vignes.

La Gouyne, d'une longueur totale de 10,21 km, prend sa source dans la commune de Ginestet et se jette dans la Dordogne en rive droite à Prigonrieux, face à Lamonzie-Saint-Martin[20],[21]. Elle arrose la commune sur plus de six kilomètres et demi, lui servant de limite naturelle à l'est sur près de deux kilomètres, face à Bergerac.

La Cacarotte, affluent de rive droite de la Gouyne, prend sa source dans le nord de la commune, près du lieu-dit Petit Peymilou, et baigne le territoire communal sur trois kilomètres.

L'Eyraud, d'une longueur totale de 21,02 km, prend sa source dans la commune d'Eyraud-Crempse-Maurens et se jette en rive droite de la Dordogne à Saint-Pierre-d'Eyraud, face à Gardonne[22],[23]. Il borde le territoire communal au nord-ouest sur près de trois kilomètres, face à Saint-Georges-Blancaneix et La Force.

Son affluent de rive gauche le ruisseau de la Forêt seert de limite naturelle au nord sur plus d'un kilomètre et demi, face à Lunas.

Autre affluent de rive droite de la Dordogne, le Guel prend sa source dans le sud-est de la commune qu'il arrose sur deux kilomètres.

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne Atlantique ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au sous‐bassin le plus aval du bassin versant de la Dordogne (aval de la confluence Dordogne - Vézère)., d'une superficie de 2 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[24]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [25].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[26]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[27].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[26]

  • Moyenne annuelle de température : 12,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 5] : 796 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[30] complétée par des études régionales[31] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Laurent Vign », sur la commune de Saint-Laurent-des-Vignes, mise en service en 1962[32] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[33],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 13,2 °C et la hauteur de précipitations de 794,4 mm pour la période 1981-2010[34]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 6 km[35], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[36], à 13,1 °C pour 1981-2010[37], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[38].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

La Dordogne est un site du réseau Natura 2000 limité aux départements de la Dordogne et de la Gironde, et qui concerne les 104 communes riveraines de la Dordogne, dont Prigonrieux[39],[40]. Seize espèces animales et une espèce végétale inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[41].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Prigonrieux fait partie des 102 communes concernées par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « La Dordogne »[42],[43], dans laquelle ont été répertoriées huit espèces animales déterminantes et cinquante-sept espèces végétales déterminantes, ainsi que quarante-trois autres espèces animales et trente-neuf autres espèces végétales[44].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Prigonrieux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[45],[46],[47]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bergerac, une agglomération inter-départementale regroupant 22 communes[48] et 64 187 habitants en 2020, dont elle est une commune de la banlieue[49],[50].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bergerac, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[51],[52].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (30,7 %), forêts (21 %), zones urbanisées (18,1 %), terres arables (14,6 %), cultures permanentes (7,1 %), prairies (6,8 %), eaux continentales[Note 9] (1,7 %)[53].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Prigonrieux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[54]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[55].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Bergerac, regroupant les 22 communes (15 en Dordogne et 7 en Gironde) concernées par un risque de débordement de la Dordogne, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[56]. Les événements significatifs antérieurs à 2014 sont la crue de 1843 (4 100 m3/s à Bergerac, la crue de référence historique de période de retour au moins centennale), les crues de 1912, 1944 et 1952 (période de retour de 50 ans) et les crues de 1982 et 1994 (période de retour de 20 ans). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[57]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1996, 1999, 2003 et 2018[58],[54]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Dordogne - Bergeracois », couvrant 5 communes et approuvé le , pour les crues de la Dordogne[59],[60].

Prigonrieux est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[61]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[62],[63].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Prigonrieux.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[64]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[65]. 97,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 10],[66].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 1995, 2005, 2009, 2011 et 2012 et par des mouvements de terrain en 1999[54].

Risque technologique[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage de Bort-les-Orgues, un ouvrage de classe A[Note 11] situé dans le département de la Corrèze et faisant l'objet d'un PPI depuis 2009. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[68].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est tiré de l'ancien occitan preon ou pregon(d) signifiant « profond », et de riu correspondant à un ruisseau[69]. Le nom du lieu signifierait donc « ruisseau profond ».

En occitan, la commune porte le nom de Prigond Riu[70].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une opération de diagnostics archéologiques menée par l'INRAP en 2006 dans la rue du Commandant-Pinson, a permis de découvrir des indices d'une occupation gauloise (fin de l'Âge du fer). Ont été observés notamment des fossés, dont l'un bordé d'une palissade, des fosses, des trous de poteaux et un four de potier bien conservé. Ces indices tendent à prouver l'existence d'une petite agglomération de la fin du IIe-début du Ier siècle av. J.-C. sur le territoire de Prigonrieux[71].

La plus ancienne mention écrite connue du lieu se réfère à son église et remonte au XIIe siècle sous la forme Ecclesia de Prionriu[69]. En 1382, le lieu est mentionné sous le nom de Profundo rivo et au XVIIe siècle, sous les graphies Prigondrieu puis Prigontrieu[69].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Prigonrieu[72].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à dix-huit autres communes de la Dordogne[73].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Prigonrieux intègre dès sa création la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération bergeracoise. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 3 500 et 4 999 habitants au recensement de 2017, vingt-sept conseillers municipaux ont été élus en 2020[74],[75].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1977 mars 2008 François Lasternas PS puis
MRC puis PS
Chef technicien à France Télécom
Conseiller général du canton de la Force (1979-2004)
mars 2008 mai 2020 Jean-Paul Rochoir PS Directeur d'école retraité
mai 2020[76] En cours Olivier Dupuy SE  

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Prigonrieux relève[77] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage de Prigonrieux.

Drapeau du Canada Charlemagne (Canada) depuis 2007[78]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[79]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[80].

En 2020, la commune comptait 4 223 habitants[Note 12], en augmentation de 1,49 % par rapport à 2014 (Dordogne : −0,85 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1551 0451 1201 1951 1951 2291 2091 2131 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2071 2241 2001 1771 1871 1261 1111 1161 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2791 2511 2181 2801 1551 1741 3011 3821 399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4981 7282 4613 0933 7213 9563 8504 1134 148
2020 - - - - - - - -
4 223--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[81].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Prigonrieux ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2018[82], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 1 628 personnes, soit 39,1 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (221) a fortement augmenté par rapport à 2013 (185) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 13,6 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune offre 845 emplois pour une population de 4 160 habitants[83]. Le secteur secteur administratif (administration publique, enseignement, santé, action sociale) prédomine avec 34,7 % des emplois mais le secteur tertiaire est également très présent avec 35.3 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 91 129 33 293 299
Pourcentage 10,8 % 15,3 % 3,9 % 34,7 % 35,3 %
Source des données[83].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 331 établissements[84], dont 181 au niveau des commerces, transports ou services, cinquante-deux dans la construction, cinquante-deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, vingt-quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et vingt-deux dans l'industrie[85].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans l'agroalimentaire, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la « SARL des établissements Bernard » (cultures non permanentes) implantée à Prigonrieux se classe en 38e position quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 2 020 k€[86].

Le , l'entreprise Sollice Biotech spécialisée dans les cosmétiques, est ravagée par un incendie qui détruit la totalité des locaux[87]. Ses 45 employés se retrouvent en chômage technique et 15 intérimaires perdent leur emploi[87].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chartreuse de Coucombre de la fin du XVIIIe siècle[88] (devenue une propriété viticole portant le nom de « château de Combrillac »[89]).
  • Chartreuse de Simondie de la fin du XVIIIe siècle[90].
  • Château de Cavalerie, au lieu-dit Peymilou, reconstruit après son incendie en 1885[91].
  • Château Meynard, détruit en par les Allemands[92].
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité[93], XVIIIe et XIXe siècles.
  • Chapelle Sainte-Marie-des-Anges du XIXe siècle, au lieu-dit Peymilou[93]. Une plaque apposée sur un mur extérieur à l'initiative des habitants (décision approuvée à l'unanimité par le conseil municipal en 1881) « pour perpétuer le souvenir des illustres bienfaiteurs de cette commune » rappelle que cette chapelle « érigée en chapelle de secours par décrets impérial du  » a été édifiée grâce à la générosité de la marquise et du marquis Charles de La Valette[94].
  • Le « pigeonnier » de Prigonrieux est en fait un ancien grenier à grains. Inauguré en 2011 sur la place du Groupe-Loiseau, il est la reconstruction à l'identique et in situ d'un ancien petit édifice à colombages élevé sur des piliers, initialement érigé sur la place du bourg au XVe siècle, puis démonté et déplacé vers le site de Borie-Basse en 1970. Le chantier a été mis en place à la suite d'une action de l’association Culture et Patrimoine et financé par le fonds communal d'initiative citoyenne. Il a été mené par dix bénéficiaires d'un programme de réinsertion initiés au métier par des compagnons du Devoir[95]. Compte tenu des travaux de réfection de la place du Groupe-Loiseau, l'édifice est démonté en pour être remonté à 300 mètres au sud-est, le long de la route départementale 32, face au carrefour avec l'allée du Rieu-Profond[96].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adeline Fowle (1800-1869), marquise de La Valette par son mariage, bienfaitrice de la commune[94],
  • Charles Jean Marie Félix de La Valette (1806-1881), marquis de La Valette, homme politique, membre du conseil privé de l’empereur Napoléon III, ministre de l'Intérieur et des Affaires étrangères, grand'croix de la Légion d'honneur, propriétaire du château de Cavalerie, bienfaiteur de la commune[94],
  • Samuel Welles de Lavalette (1834-1892), homme politique français décédé à Prigonrieux, fils d'Adeline Fowle et fils adoptif du marquis de La Valette qui précède.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Prigonrieux Blason
Coupé d'argent et d'azur, un chaussé ployé brochant sur le tout, au chef d'azur chargé d'une ancre d'argent accostée de deux anilles du même, surmonté d'une trangle de sinople[97].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[14],[15]
  3. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[28].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[29].
  6. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  10. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  11. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[67].
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
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  4. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Géologie de la Dordogne - Périgord », sur espritdepays.com (consulté le ).
  3. « Carte géologique de Prigonrieux » sur Géoportail (consulté le 14 juin 2022).
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  96. Jacques Boujou, « Le pigeonnier change de quartier », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 23.
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