Prigonrieux

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Prigonrieux
Prigonrieux
La place du Groupe-Loiseau à Prigonrieux.
Blason de Prigonrieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bergeracoise
Maire
Mandat
Olivier Dupuy
2020-2026
Code postal 24130
Code commune 24340
Démographie
Gentilé Prigontins, Prigontines
Population
municipale
4 157 hab. (2017 en diminution de 0,36 % par rapport à 2012)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 18″ nord, 0° 24′ 15″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 118 m
Superficie 26,12 km2
Élections
Départementales Canton du Pays de la Force
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Prigonrieux
Liens
Site web ville-prigonrieux.fr

Prigonrieux est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Incluse dans l'unité urbaine de Bergerac[1], la commune de Prigonrieux se situe au sud-ouest du département de la Dordogne, en Bergeracois. Elle est limitée au sud par la Dordogne qui la sépare des communes de Lamonzie-Saint-Martin et Saint-Laurent-des-Vignes. Elle est également bordée au nord-ouest par l'Eyraud, et arrosée par la Gouyne, qui borde la commune à l'est sur près de trois kilomètres avant de pénétrer sur le territoire communal où elle se jette dans la Dordogne.

Au sud, près de la moitié du territoire communal se situe dans la plaine alluviale de la Dordogne. L'altitude minimale, 12 mètres, se trouve au sud-ouest, au lieu-dit Russel, là où la Dordogne quitte la commune pour servir de limite entre celles de La Force et Lamonzie-Saint-Martin. L'altitude maximale avec 118 mètres est localisée sur les coteaux nord, entre les lieux-dits Cantemerle et Coite[2].

Desservie par les routes départementales (RD) 32 et 34E et arrosée par la Gouyne, la ville de Prigonrieux se situe, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'ouest de Bergerac et quinze kilomètres à l'est de Sainte-Foy-la-Grande.

Le territoire communal est également traversé par la ligne ferroviaire entre Libourne et Bergerac au sud-est de la commune, et par les RD 4, 13, 16 et 34.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Prigonrieux est limitrophe de sept autres communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

À l'intérieur du département de la Dordogne, un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2006 pour le Bergeracois, donc pour les zones basses du territoire de Prigonrieux incluant les parties aval du Guel sur ses 400 derniers mètres et de la Gouyne sur ses 300 derniers mètres[3],[4].

De plus, la commune est incluse dans le territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Bergerac — composé de 22 communes : 15 en Dordogne et 7 en Gironde — dont la validation a fait l'objet en décembre 2014 d'un arrêté du préfet de la région Midi-Pyrénées, responsable du bassin Adour-Garonne[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est tiré de l'ancien occitan preon ou pregon(d) signifiant « profond », et de riu correspondant à un ruisseau[7]. Le nom du lieu signifierait donc « ruisseau profond ».

En occitan, la commune porte le nom de Prigond Riu[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention écrite connue du lieu se réfère à son église et remonte au XIIe siècle sous la forme Ecclesia de Prionriu[7]. En 1382, le lieu est mentionné sous le nom de Profundo rivo et au XVIIe siècle, sous les graphies Prigondrieu puis Prigontrieu[7].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Prigonrieu[9].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à dix-huit autres communes de la Dordogne[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Prigonrieux intègre dès sa création la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération bergeracoise. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 3 500 et 4 999 habitants au recensement de 2017, vingt-sept conseillers municipaux ont été élus en 2020[11],[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1977 mars 2008 François Lasternas PS puis
MRC puis PS
Chef technicien à France Télécom
Conseiller général du canton de la Force (1979-2004)
mars 2008 mai 2020 Jean-Paul Rochoir PS Directeur d'école retraité
mai 2020[13] En cours Olivier Dupuy SE  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage de Prigonrieux.

Drapeau du Canada Charlemagne (Canada) depuis 1978

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2017, la commune comptait 4 157 habitants[Note 1], en diminution de 0,36 % par rapport à 2012 (Dordogne : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1551 0451 1201 1951 1951 2291 2091 2131 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2071 2241 2001 1771 1871 1261 1111 1161 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2791 2511 2181 2801 1551 1741 3011 3821 399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4981 7282 4613 0933 7213 9563 8504 1134 148
2017 - - - - - - - -
4 157--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Prigonrieux ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2015[18], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 1 629 personnes, soit 39,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (222) a fortement augmenté par rapport à 2010 (180) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 13,6 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune offre 866 emplois pour une population de 4 154 habitants[19]. Le secteur secteur tertiaire prédomine avec 36,4 % des emplois mais le secteur administratif (administration publique, enseignement, santé, action sociale) est également très présent avec 30.3 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 109 124 55 315 262
Pourcentage 12,6 % 14,3 % 6,3 % 36,4 % 30,3 %
Source des données[19].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 331 établissements[20], dont 181 au niveau des commerces, transports ou services, cinquante-deux dans la construction, cinquante-deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, vingt-quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et vingt-deux dans l'industrie[21].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans l'agroalimentaire, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la « SARL des établissements Bernard » (cultures non permanentes) implantée à Prigonrieux se classe en 38e position en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 2 020 k€[22].

Le , l'entreprise Sollice Biotech spécialisée dans les cosmétiques, est ravagée par un incendie qui détruit la totalité des locaux[23]. Ses 45 employés se retrouvent en chômage technique et 15 intérimaires perdent leur emploi[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chartreuse de Coucombre de la fin du XVIIIe siècle[24] (devenue une propriété viticole portant le nom de « château de Combrillac »[25]).
  • Chartreuse de Simondie de la fin du XVIIIe siècle[26].
  • Château de Cavalerie, au lieu-dit Peymilou, reconstruit après son incendie en 1885[27].
  • Château Meynard, détruit en août 1944 par les Allemands[28].
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité[29], XVIIIe et XIXe siècles.
  • Chapelle Sainte-Marie-des-Anges du XIXe siècle, au lieu-dit Peymilou[29]. Une plaque apposée sur un mur extérieur à l'initiative des habitants (décision approuvée à l'unanimité par le conseil municipal en 1881) « pour perpétuer le souvenir des illustres bienfaiteurs de cette commune » rappelle que cette chapelle « érigée en chapelle de secours par décrets impérial du 23 février 1867 » a été édifiée grâce à la générosité de la marquise et du marquis Charles de La Valette[30].
  • Le « pigeonnier » de Prigonrieux est en fait un ancien grenier à grains. Inauguré en 2011 sur la place du Groupe-Loiseau, il est la reconstruction à l'identique et in situ d'un ancien petit édifice à colombages élevé sur des piliers, initialement érigé sur la place du bourg au XVe siècle, puis démonté et déplacé vers le site de Borie-Basse en 1970. Le chantier a été mis en place suite à une action de l’association Culture et Patrimoine et financé par le fonds communal d'initiative citoyenne. Il a été mené par dix bénéficiaires d'un programme de réinsertion initiés au métier par des compagnons du Devoir[31]. Compte tenu des travaux de réfection de la place du Groupe-Loiseau, l'édifice est démonté en pour être remonté à 300 mètres au sud-est, le long de la route départementale 32, face au carrefour avec l'allée du Rieu-Profond[32].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adeline Fowle (1800-1869), marquise de La Valette par son mariage, bienfaitrice de la commune[30],
  • Charles Jean Marie Félix de La Valette (1806-1881), marquis de La Valette, homme politique, membre du conseil privé de l’empereur Napoléon III, ministre de l'Intérieur et des Affaires étrangères, grand'croix de la Légion d'honneur, propriétaire du château de Cavalerie, bienfaiteur de la commune[30],
  • Samuel Welles de Lavalette (1834-1892), homme politique français décédé à Prigonrieux, fils d'Adeline Fowle et fils adoptif du marquis de La Valette qui précède.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Prigonrieux Blason
Coupé d'argent et d'azur, un chaussé ployé brochant sur le tout, au chef d'azur chargé d'une ancre d'argent accostée de deux anilles du même, surmonté d'une trangle de sinople[33].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee, unité urbaine 2010 de Bergerac », Insee (consulté le 15 septembre 2014)
  2. « 118 » sur Géoportail (consulté le 15 septembre 2014).
  3. PPR inondation - 24DDT20050012 - Bergeracois, DREAL Aquitaine, consulté le 18 février 2019.
  4. [PDF] Prigonrieux - Bergeracois - Plan de prévention du risque inondation (p. 4), DREAL Aquitaine, consulté le 18 février 2019.
  5. [PDF] Arrêté no 2014337-0002 portant approbation des cartes des surfaces inondables et des cartes des risques d'inondation pour les territoires à risque important d'inondation du bassin Adour-Garonne, DREAL Aquitaine, consulté le 10 mars 2019.
  6. Plan de zonage du TRI de Bergerac, DREAL Aquitaine, consulté le 10 mars 2019.
  7. a b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 276
  8. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 18 mars 2014.
  9. « Prigonrieu » sur Géoportail (consulté le 15 septembre 2014).
  10. [PDF] Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945, Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), p. 14-15.
  11. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 7 septembre 2020.
  12. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 7 septembre 2020.
  13. Daniel Bozec, « Olivier Dupuy installé dans son fauteuil », Sud Ouest édition Dordogne/Lot-et-Garonne, , p. 15.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. Dossier complet - Commune de Prigonrieux (24340) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 15 décembre 2018.
  19. a et b Dossier complet - Commune de Prigonrieux (24340) - Emploi - Population active - tableaux POP T0 et EMP T8 sur le site de l'Insee, consulté le 15 décembre 2018.
  20. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 15 décembre 2018).
  21. Dossier complet - Commune de Prigonrieux (24340) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 15 décembre 2018.
  22. « Agroalimentaire », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 34.
  23. a et b Grégoire Morizet, « Biotech part en fumée », Sud Ouest édition Dordogne, 10 juillet 2020, p. 23.
  24. Jean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie et Emmanuel du Chazaud (préf. André Chastel), Le Périgord des chartreuses, Périgueux, Pilote 24 édition, , 341 p. (ISBN 2-912347-11-4), p. 140
  25. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 87.
  26. Jean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie et Emmanuel du Chazaud (préf. André Chastel), Le Périgord des chartreuses, Périgueux, Pilote 24 édition, , 341 p. (ISBN 2-912347-11-4), p. 144
  27. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 67.
  28. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 177.
  29. a et b Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 179-180.
  30. a b et c Photographie de la plaque apposée sur le mur d'une des façades latérales de la chapelle Sainte-Marie-des-Anges (en ligne).
  31. Le pigeonnier a été inauguré, Sud Ouest numérique, 18 janvier 2011 (lire en ligne).
  32. Jacques Boujou, « Le pigeonnier change de quartier », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 23.
  33. D'hier à aujourd'hui sur le site de la ville de Prigonrieux, consulté le 27 août 2013.