La Force (Dordogne)

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La Force
La Force (Dordogne)
Le château de la Force.
Blason de La Force
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Pays de la Force
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise
Maire
Mandat
Armand Zaccaron
2014-2020
Code postal 24130
Code commune 24222
Démographie
Gentilé Forcelais, Forcelaises[1]
Population
municipale
2 603 hab. (2015 en augmentation de 3,29 % par rapport à 2010)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 10″ nord, 0° 22′ 34″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 116 m
Superficie 15,60 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.laforce-dordogne.fr/

La Force est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de la Force.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Périgord pourpre et dans l'unité urbaine de Bergerac, 10 kilomètres à l’ouest de Bergerac, la commune est chef-lieu du canton de la Force. Son accès se fait par 3 départementales : D34, D4, D16.

Elle est implantée deux kilomètres au nord du fleuve Dordogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Force
Saint-Georges-Blancaneix
Saint-Pierre-d'Eyraud La Force Prigonrieux
Lamonzie-Saint-Martin

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de La Fòrça[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason : « d'azur à trois léopards couronnés d'or » La seigneurie de Laforce revient en 1554 à la Maison de Caumont, déjà en possession des fiefs de Caumont en Agenais et de Castelnaud en Périgord. Elle est érigée en marquisat en 1609 puis en duché en 1637. La Maison de Caumont conservera Laforce jusqu'à la Révolution et en porte encore le titre aujourd'hui. Durant la période révolutionnaire, Lakanal fait abattre le château de Laforce, siège du duché.

En 1958, la commune de Laforce prend le nom de La Force.

Liste des seigneurs, marquis et ducs de La Force depuis 1554[modifier | modifier le code]

  • 1554 à 1572 François de Caumont (1524-1572), seigneur de La Force. Tué lors du massacre de la Saint-Barthélemy.
  • 1572 à 1652 Jacques-Nompar Ier de Caumont (1558-1652), 1er marquis en 1609, 1er duc de La Force en 1637, maréchal de France, son fils
  • 1652 à 1675 Armand-Nompar Ier de Caumont (1580-1675), 2e duc de La Force, maréchal de France, son fils
  • 1675 à 1678 Henri-Nompar de Caumont (1582-1678), 3e duc de La Force, son frère
  • 1678 à 1699 Jacques-Nompar II de Caumont (1632-1699), 4e duc de La Force, son petit-fils
  • 1699 à 1726 Henri-Jacques Ier de Caumont (1675-1726), 5e duc de La Force, académicien, son fils
  • 1726 à 1764 Armand-Nompar II de Caumont (1679-1764), 6e duc de La Force, son frère. À sa mort, le titre ducal s'éteint.
  • 1764 à 1773 Bertrand-Nompar de Caumont (1724-1773), marquis de La Force, son cousin
  • 1773 à 1838 Louis-Joseph de Caumont (1768-1838), marquis puis 7e duc de La Force en 1784, son fils et arrière-petit-fils en ligne féminine du 6e duc. Le titre ducal est rétabli en sa faveur
  • 1838 à 1854 François-Philibert de Caumont (1772-1854), 8e duc de La Force, son frère
  • 1854 à 1857 Edmond-Nompar de Caumont (1818-1857), 9e duc de La Force, son petit-fils
  • 1857 à 1882 Auguste-Nompar Ier de Caumont (1803-1882), 10e duc de La Force, son oncle
  • 1882 à 1909 Olivier-Nompar de Caumont (1839-1908), 11e duc de La Force, son fils
  • 1909 à 1961 Auguste-Nompar II de Caumont (1878-1961), 12e duc de La Force, académicien, son fils
  • 1961 à 1985 Jacques-Nompar III de Caumont (1912-1985), 13e duc de La Force, son fils
  • depuis 1985 Henri-Jacques II de Caumont, né en 1944, 14e duc de La Force, son fils

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de La Force est rattachée au canton de la Force qui dépend du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Bergerac[3].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[4]. La commune est alors rattachée au canton du Pays de la Force, dont le bureau centralisateur est localisé à Prigonrieux.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, La Force intègre dès sa création la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération bergeracoise. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1944 mars 1977 Jean Miquel SE Jardinier
mars 1977 mars 1983 Jean-Jacques Révillé SE Médecin généraliste
mars 1983 mars 2001 Jean-Paul Chaume SE Professeur de collège
mars 2001 (réélu en mars 2014) en cours Armand Zaccaron PCF Instituteur retraité
Vice-président de la communauté de communes
Conseiller général du canton de La Force (2004-2015)
Conseiller départemental du canton du Pays de la Force depuis 2015

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les juridictions compétentes pour la commune de La Force sont le tribunal d'instance de Bergerac, le tribunal de grande instance de Bergerac, la cour d'appel de Bordeaux, le tribunal pour enfants de Bergerac, le conseil de prud'hommes de Bergerac, le tribunal de commerce de Bergerac, le tribunal administratif de Bordeaux et la cour administrative d'appel de Bordeaux[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 2 603 habitants[Note 1], en augmentation de 3,29 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
695768836944957891893765812
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9108978949021 1611 2411 2281 2481 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2221 2951 2061 0261 0601 0681 1881 2401 396
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 5731 8031 8462 1012 2612 3362 4912 5202 603
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Omelette à l'Aillet (le 1er mai)
  • Fête Nationale (Samedi précédent le 14 juillet)
  • Fête de la Citrouille (1er Dimanche d'octobre)
  • Fête de la fondation John Bost (en juin)
  • Marché de Noël

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 999 personnes, soit 39,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (105) a légèrement augmenté par rapport à 2007 (102) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,5 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012, la commune offre 1 450 emplois pour une population de 2 563 habitants[10]. L'administration publique, l'enseignement, la santé, et l'action sociale représentent 84 % des emplois de la commune.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 22 41 34 136 1 218
Pourcentage 1,5 % 2,8 % 2,3 % 9,4 % 84,0 %
Source des données[10].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 148 établissements[11], dont 77 au niveau des commerces, transports ou services, trente-sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, seize dans la construction, treize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et cinq dans l'industrie[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Foyer Socio-culturel.
  • Place des monuments aux morts.

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Un concert organisé à l'occasion du centenaire de l'armistice de 1918 par l'association Paroles et musiques dans le temple protestant John Bost a permis d'aborder un aspect de la vie des poilus lors de la Grande Guerre. Pierre Hamel, premier violon à l'Orchestre Colonne de Paris a joué d'un instrument peu commun : un violon en métal utilisé par les soldats dans les tranchées pour se distraire. Fabriqué par un maître-luthier de Mirecourt avec des bidons de margarine et des plaques de métal assemblées et soudées, le violon possède un système de chevilles qui fait qu'il peut être accordé et qu'on peut en jouer, même s'il est plus lourd et si le son est un peu métallique. C'est un instrument dont il n'existe que cinq ou six exemplaires connus[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Force

Les armes de La Force se blasonnent ainsi : « D'azur à trois léopards couronnés d'or, l’un sur l’autre. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_la-force_24222.html
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 4 mars 2014.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  5. « Liste des juridictions compétentes pour la commune de La Force », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 10 juin 2013).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 3 novembre 2015.
  10. a et b Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux POP T0 et EMP T8 sur le site de l'Insee, consulté le 3 novembre 2015.
  11. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 3 novembre 2015).
  12. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 3 novembre 2015.
  13. « Château de La Force », notice no PA00082562, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 avril 2012.
  14. Emeline Ferry, « Un concert à La Force, en Dordogne, avec un violon fabriqué pour les soldats dans les tranchées », France Bleu Périgord et France Bleu,‎ (lire en ligne).
  15. Trombinoscope de l'Assemblée nationale