Eymet

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Eymet
Les arcades de la place Gambetta à Eymet.
Les arcades de la place Gambetta à Eymet.
Blason de Eymet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Sud-Bergeracois
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes des Portes sud Périgord
(siège)
Maire
Mandat
Jérôme Bétaille
2014-2020
Code postal 24500
Code commune 24167
Démographie
Population
municipale
2 639 hab. (2013)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 07″ Nord 0° 23′ 56″ Est / 44.6686111111, 0.398888888889
Altitude Min. 41 m – Max. 133 m
Superficie 31,25 km2
Localisation

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Eymet
Liens
Site web eymet-dordogne.fr

Eymet est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Chef-lieu du canton d'Eymet de 1790 à 2015, la commune est devenue à cette date le bureau centralisateur du canton du Sud-Bergeracois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Dropt à Eymet.

Située dans le Périgord pourpre, à l'extrême sud-sud-ouest du département de la Dordogne, la commune d'Eymet est traversée d'est au sud-ouest par le Dropt, un affluent de la Garonne. À l'ouest, elle est bordée par un affluent du Dropt, l'Escourou et par le lac de l'Escourou. Elle est limitrophe de cinq communes du département de Lot-et-Garonne.

La ville d'Eymet, implantée au croisement des routes départementales 18, 25 et 933 (l'ancienne route nationale 133), se situe, en distances orthodromiques, 22 kilomètres au sud-sud-ouest de Bergerac et 25 kilomètres au nord-est de Marmande.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sur les huit communes limitrophes d'Eymet, cinq se trouvent dans le département de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes d’Eymet
Sainte-Eulalie-d'Eymet Fonroque
Soumensac
(Lot-et-Garonne)
Eymet Serres-et-Montguyard
La Sauvetat-du-Dropt
(Lot-et-Garonne)
Agnac
(Lot-et-Garonne)
Lauzun
(Lot-et-Garonne),
Bourgougnague
(Lot-et-Garonne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom d'Aimet[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare au début du XXe siècle

De nombreux vestiges gallo-romains ont été découverts à Eymet et ses environs. Dès l'époque gauloise, sa situation géographique, en bordure du Dropt, juste à la limite du territoire des Pétrocores, a donné à cette ville une importance stratégique. Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère de Saint Louis, avait détecté cette qualité, lorsqu'il décida de fonder en 1270 une bastide en ce lieu. Ce passage obligé devenait ainsi au XIIIe siècle un verrou entre les territoires français et anglais.

Lors de la guerre de Cent Ans, Eymet était une place anglaise commandée par Thomas Felton, assisté par bon nombre chevaliers gascons, comme le seigneur de Duras, de Mussidan, Bérard d'Albret, seigneur de Langoiran, ainsi que le seigneur de Rauzan. Elle fut assiégée et prise le 1er septembre 1377 par les troupes de Bertrand Du Guesclin[2].

Eymet, comme la plupart des cités entre Castillon-la-Bataille et Bergerac, choisit la réforme protestante en 1561. Les huguenots forment la majorité de la population au XVIe siècle. En 1854, près d'une centaine de foyers de la bastide sont protestants. Ils sont desservis par un temple toujours en activité au XXIe siècle.

Eymet est une étape sur la via Lemovicensis, chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

De 1899 à 1987, une ligne de chemin de fer relie Eymet à Bordeaux.

En 1971, les anciennes communes de Cogulot, Rouquette et Saint-Sulpice-d'Eymet fusionnent avec Eymet[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune d'Eymet a été le chef-lieu du canton d'Eymet qui dépendait du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Bergerac[4].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[5]. La commune est alors rattachée au canton du Sud-Bergeracois, dont elle devient le bureau centralisateur.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Eymet intègre dès sa création la communauté de communes Val et Coteaux d'Eymet dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes des Portes sud Périgord dont le siège reste à Eymet.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1971 1983 Raoul Jarry PS Conseiller général, député
         
1995 mars 2008 Jean-Michel Magnac RPF Conseiller général
mars 2008[6] (réélu en mars 2014) en cours Jérôme Bétaille DVG Animateur commercial
Président de la CC des Portes sud Périgord (depuis 2014)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneaux de jumelages d'Eymet.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, Eymet comptait 2 639 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Eymet[7]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 851 1 332 1 343 1 667 1 706 1 810 1 821 1 829 1 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 796 1 770 1 847 1 800 1 833 1 707 1 845 1 546 1 531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 641 1 717 1 776 1 540 1 559 1 596 1 759 1 840 1 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 894 2 010 2 927 2 880 2 769 2 552 2 538 2 639 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarques[modifier | modifier le code]

La brutale chute démographique constatée en 1800 correspond à la création de trois communes indépendantes : Cogulot, Rouquette et Saint-Sulpice-d'Eymet, qui se séparent d'Eymet.

En 1971, l'opération inverse se produit, ces trois communes fusionnent avec Eymet, entraînant une hausse soudaine du nombre d'habitants constatée lors du recensement de 1975.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 922 personnes, soit 35,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (146) a fortement augmenté par rapport à 2007 (97) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,8 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune offre 962 emplois pour une population de 2 616 habitants[10]. Le secteur tertiaire prédomine avec 39,5 % des emplois mais le secteur administratif est également très présent avec 36,8 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 32 118 79 380 354
Pourcentage 3,3 % 12,2 % 8,2 % 39,5 % 36,8 %
Source des données[10].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 374 établissements[11], dont 222 au niveau des commerces, transports ou services, cinquante-trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, trente-neuf dans la construction, trente dans l'industrie, et trente dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Eymet

Les armes d'Eymet se blasonnent ainsi : « Écartelé, au 1 et 4, d'or à trois pals de gueules, au 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 février 2014.
  2. Mairie d'Eymet sur le site du Pays de Bergerac, consulté le 10 janvier 2012.
  3. Code officiel géographique d'Eymet sur le site de l'Insee, consulté le 6 février 2013
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  6. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 25 février 2014)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 29 octobre 2015.
  10. a et b Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux POP T0 et EMP T8 sur le site de l'Insee, consulté le 29 octobre 2015.
  11. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 29 octobre 2015).
  12. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 29 octobre 2015.
  13. Site inscrit de la bastide d'Eymet
  14. « Inscription du château de la Bastide d'Eymet », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  15. « Inscription du château de Pouthet », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  16. Pouthet sur Comité des Parcs et Jardins de France. Consulté le 28 août 2009
  17. « Inscription du dolmen d'Eylias », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  18. « Inscription du pont médiéval du Bretou », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  19. « Inscription du pigeonnier de la Garenne », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  20. Panneau apposé sur le temple (Balade patrimoine en pays des bastides et cités médiévales). Vu le 23 août 2009