Eymet

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Eymet
Eymet
Les arcades de la place Gambetta à Eymet.
Blason de Eymet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Sud-Bergeracois
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes des Portes sud Périgord
(siège)
Maire
Mandat
Jérôme Bétaille
2014-2020
Code postal 24500
Code commune 24167
Démographie
Population
municipale
2 662 hab. (2015 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2010)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 07″ nord, 0° 23′ 56″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 133 m
Superficie 31,25 km2
Localisation

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Liens
Site web eymet-dordogne.fr

Eymet (prononciation API : [ɛjme][1]) est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Chef-lieu du canton d'Eymet de 1790 à 2015, la commune est devenue à cette date le bureau centralisateur du canton du Sud-Bergeracois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Dropt à Eymet.

Située dans le Périgord pourpre, à l'extrême sud-sud-ouest du département de la Dordogne, la commune d'Eymet est traversée d'est au sud-ouest par le Dropt, un affluent de la Garonne. À l'ouest, elle est bordée par un affluent du Dropt, l'Escourou et par le lac de l'Escourou. Elle est limitrophe de cinq communes du département de Lot-et-Garonne.

La ville d'Eymet, implantée au croisement des routes départementales 18, 25 et 933 (l'ancienne route nationale 133), se situe, en distances orthodromiques, 22 kilomètres au sud-sud-ouest de Bergerac et 25 kilomètres au nord-est de Marmande.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sur les huit communes limitrophes d'Eymet, cinq se trouvent dans le département de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes d’Eymet
Sainte-Eulalie-d'Eymet Fonroque
Soumensac
(Lot-et-Garonne)
Eymet Serres-et-Montguyard
La Sauvetat-du-Dropt
(Lot-et-Garonne)
Agnac
(Lot-et-Garonne)
Lauzun
(Lot-et-Garonne),
Bourgougnague
(Lot-et-Garonne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu, Aymetum, date de l'an 1308, et la bastide est ensuite indiquée en 1360 sous la forme Bastida Emeti[2]. Les graphies évoluent en Aymet au XVIe siècle puis au XVIIIe siècle en Emez en 1714[2] et de nouveau Aymet en 1751[3].

Le nom se réfère à °Ametus, un personnage d'origine germanique[3].

En occitan, la commune porte le nom d'Aimet[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare au début du XXe siècle

De nombreux vestiges gallo-romains ont été découverts à Eymet et ses environs. Dès l'époque gauloise, sa situation géographique, en bordure du Dropt, juste à la limite du territoire des Pétrocores, a donné à cette ville une importance stratégique. Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère de Saint Louis, avait détecté cette qualité, lorsqu'il décida de fonder en 1270 une bastide en ce lieu. Ce passage obligé devenait ainsi au XIIIe siècle un verrou entre les territoires français et anglais.

Lors de la guerre de Cent Ans, Eymet était une place anglaise commandée par Thomas Felton, assisté par bon nombre de chevaliers gascons, comme le seigneur de Duras, de Mussidan, Bérard d'Albret, seigneur de Langoiran, ainsi que le seigneur de Rauzan. Elle fut assiégée et prise le 1er septembre 1377 par les troupes de Bertrand Du Guesclin[4].

Eymet, comme la plupart des cités entre Castillon-la-Bataille et Bergerac, choisit la réforme protestante en 1561. Les huguenots forment la majorité de la population au XVIe siècle. En 1854, près d'une centaine de foyers de la bastide sont protestants. Ils sont desservis par un temple toujours en activité au XXIe siècle.

Eymet est une étape sur la via Lemovicensis, chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

De 1899 à 1987, une ligne de chemin de fer relie Eymet à Bordeaux.

En 1971, les anciennes communes de Cogulot, Rouquette et Saint-Sulpice-d'Eymet fusionnent avec Eymet[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune d'Eymet a été le chef-lieu du canton d'Eymet qui dépendait du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Bergerac[6].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[7]. La commune est alors rattachée au canton du Sud-Bergeracois, dont elle devient le bureau centralisateur.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Eymet intègre dès sa création la communauté de communes Val et Coteaux d'Eymet dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes des Portes sud Périgord dont le siège reste à Eymet.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1971 1983 Raoul Jarry PS Conseiller général, député
         
1995 mars 2008 Jean-Michel Magnac RPF Conseiller général
mars 2008[8] (réélu en mars 2014) en cours Jérôme Bétaille DVG Animateur commercial
Président de la CC des Portes sud Périgord (depuis 2014)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneaux de jumelages d'Eymet.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2015, la commune comptait 2 662 habitants[Note 1], en augmentation de 3,58 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8511 3321 3431 6671 7061 8101 8211 8291 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7961 7701 8471 8001 8331 7071 8451 5461 531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6411 7171 7761 5401 5591 5961 7591 8401 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 8942 0102 9272 8802 7692 5522 5412 5392 538
2013 2015 - - - - - - -
2 6392 662-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarques[modifier | modifier le code]

La brutale chute démographique constatée en 1800 correspond à la création de trois communes indépendantes : Cogulot, Rouquette et Saint-Sulpice-d'Eymet, qui se séparent d'Eymet.

En 1971, l'opération inverse se produit, ces trois communes fusionnent avec Eymet, entraînant une hausse soudaine du nombre d'habitants révélée lors du recensement de 1975.

Sports[modifier | modifier le code]

Eymet est la ville-départ de la 11e étape du Tour de France 2017.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants d'Eymet ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2015[12], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 939 personnes, soit 35,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (148) a fortement augmenté par rapport à 2010 (98) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,8 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune offre 962 emplois pour une population de 26 167 habitants[13]. Le secteur tertiaire prédomine avec 39,5 % des emplois mais le secteur administratif est également très présent avec 36,8 %.

Au , la commune offre 1 013 emplois pour une population de 2 662 habitants[13]. Le secteur administratif (administration publique, enseignement, santé, action sociale) prédomine avec 38,5 % des emplois mais le secteur tertiaire est également très présent avec 38,2 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale Total
Nombre d'emplois 39 114 83 390 387 1 013
Pourcentage 3,9 % 11,3 % 8,2 % 38,5 % 38,2 % 100 %
Source des données[13].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 380 établissements[14], dont 230 au niveau des commerces, transports ou services, cinquante relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, trente-neuf dans la construction, trente-trois dans l'industrie, et vingt-huit dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche [15].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur agroalimentaire, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la société « Lou Gascoun » (préparation industrielle de produits à base de viande) implantée à Eymet se classe en 14e position en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 9 160 k€[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

À l'ouest, le lac de l'Escourou borde le territoire communal sur environ trois kilomètres. Cette retenue et ses rives font partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I, devenu un lieu de passage ou d'hivernage pour de nombreuses espèces d'oiseaux[25],[26]. De plus, ses rives « sont constituées […] de pelouses calcaires mésophiles et de boisements thermophiles à chêne pubescent »[25].

Le Touron, grotte située en bordure du bourg de Saint-Sulpice-d'Eymet, fait partie de cette même ZNIEFF, car elle sert de lieu de reproduction à deux espèces menacées de chauves-souris : le murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) et le rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale)[25]. Pour les mêmes raisons, la grotte est également protégée au titre du réseau Natura 2000[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Eymet

Les armes d'Eymet se blasonnent ainsi : « Écartelé, au 1 et 4, d'or à trois pals de gueules, au 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999, p. 47-71, Société française d'archéologie, Paris, 1999

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 6 août 2018.
  2. a et b Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « EYMET », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 6 août 2016.
  3. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 150-151.
  4. Mairie d'Eymet sur le site du Pays de Bergerac, consulté le 10 janvier 2012.
  5. Code officiel géographique d'Eymet sur le site de l'Insee, consulté le 6 février 2013
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  8. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Dossier complet - Commune d'Eymet (24167) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 12 octobre 2018.
  13. a b et c Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux POP T0 et EMP T8 sur le site de l'Insee, consulté le 29 octobre 2015.
  14. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 12 octobre 2018).
  15. Dossier complet - Commune d'Eymet (24167) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 12 octobre 2018.
  16. « Agroalimentaire », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 34.
  17. Site inscrit de la bastide d'Eymet
  18. « Inscription du château de la Bastide d'Eymet », notice no PA00132928, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  19. « Inscription du château de Pouthet », notice no PA24000051, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  20. Pouthet sur Comité des Parcs et Jardins de France. Consulté le 28 août 2009
  21. « Inscription du dolmen d'Eylias », notice no PA00082530, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  22. « Inscription du pont médiéval du Bretou », notice no PA00135165, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  23. « Inscription du pigeonnier de la Garenne », notice no PA00135165, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 août 2009
  24. Panneau apposé sur le temple (Balade patrimoine en pays des bastides et cités médiévales). Vu le 23 août 2009
  25. a b et c [PDF] Étang de l'Escourou et Grotte de Saint-Sulpice-d'Eymet, INPN, consulté le 17 octobre 2018.
  26. Carte de la ZNIEFF 720014267, INPN, consulté le 17 octobre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1.
  27. Carte de la zone FR7200675, DREAL Aquitaine, consulté le 17 octobre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, dans la « Légende » (en bas à gauche), ouvrir la couche « Référentiels » et barrer la couche « Photographie IGN ».