Saint-Astier (Dordogne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Astier
Saint-Astier (Dordogne)
L'Isle à Saint-Astier.
Blason de Saint-Astier
Blason
Saint-Astier (Dordogne)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord
(siège)
Maire
Mandat
Élisabeth Marty
2021-2026
Code postal 24110
Code commune 24372
Démographie
Gentilé Astériens
Population
municipale
5 340 hab. (2020 en diminution de 3,28 % par rapport à 2014)
Densité 156 hab./km2
Population
agglomération
6 537 hab. (2020)
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 47″ nord, 0° 31′ 45″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 222 m
Superficie 34,25 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Astier
(ville-centre)
Aire d'attraction Périgueux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Astier
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Astier
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Astier
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Astier
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Saint-Astier
Liens
Site web http://www.saint-astier.fr/

Saint-Astier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1790 à 1801, puis de 1829 à 2015, la commune a été le chef-lieu du canton de Saint-Astier, puis à partir de 2015, son bureau centralisateur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Située à 100 km à l’est de Bordeaux et à 20 km à l’ouest de Périgueux, Saint-Astier s’inscrit au cœur de la vallée de l’Isle. La croissance de sa population prouve la vitalité de sa vie économique et associative. La commune est desservie par la ligne de Coutras à Tulle avec la gare de Saint-Astier. La présence de l'autoroute A89 représente un atout majeur.

La ville de Saint-Astier possède un riche patrimoine historique. Certaines constructions insolites en témoignent aujourd’hui : mottes féodales, cluzeaux, châteaux, église fortifiéeetc. Parfaitement intégrées au paysage, elles constituent autant de liens entre les lointains résidents du pays et ceux qui y vivent aujourd’hui. La campagne est également jalonnée de petites constructions : moulins à eau, pigeonniers, puits couverts, illustrent une économie et un mode de vie désormais disparus.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Astier et des communes avoisinantes.

Saint-Astier est limitrophe de huit autres communes dont Annesse-et-Beaulieu au nord-est sur environ 270 mètres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Astier est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[1].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c5a(2), date du Campanien 1, des calcaires packstone à wackstone crayo-marneux gris blanchâtres à subalvéolines à silex gris ou noirs. La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 782 - Mussidan » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[2],[3] et sa notice associée[4].

Carte géologique de Saint-Astier.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 58 mètres et 222 mètres[5],[6].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [7]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[8]. La commune est dans l'unité paysagère de la « Vallée de l'Isle », qui présente un profil contrasté : une vallée relativement encaissée, aux coteaux affirmés, dominant le fond de vallée de 60 à 80 m en amont de Mussidan, une vallée plus élargie en aval avec un fond de vallée plat, large de 1,5 à 2 km. À la fois agricole et urbanisée, elle est parcourue par de nombreuses voies de communication[9],[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 34,25 km2[5],[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 35,66 km2[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[14]. Elle est drainée par l'Isle, le Salembre, la Civade, le Puyolem, le Jouis, le ruisseau de Loirat, le ruisseau de Pavie et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 41 km de longueur totale[15],[Carte 1].

L'Isle, d'une longueur totale de 255,29 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne — dont elle est le principal affluent — en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne[16],[17]. Elle traverse la commune du nord-est au sud sur plus de neuf kilomètres, lui servant de limite naturelle sur plus de trois kilomètres et demi, en deux tronçons, face à Montrem et Saint-Léon-sur-l'Isle.

Son affluent de rive droite le Jouis sert de limite territoriale au nord-est sur plus d'un kilomètre et demi, face à Léguillac-de-l'Auche et Annesse-et-Beaulieu.

Le Salembre, d'une longueur totale de 16,97 km, prend sa source dans la commune de Saint-Aquilin et se jette dans l'Isle en rive droite à Neuvic, au sud de Neuvic Gare[18]. Il marque la limite communale à l'ouest sur plus de 800 mètres, face à Chantérac.

Trois autres affluents de l'Isle arrosent la commune : en rive droite, la Civade (cinq kilomètres et demi dont un kilomètre et demi en limite de Saint-Léon-sur-l'Isle) et le Puyolem (plus de cinq kilomètres et demi) qui prennent tous deux leur source dans le nord-ouest du territoire communal, et en rive gauche le ruisseau de Pavie (trois kilomètres) ainsi que son affluent de rive droite le ruisseau de Loirat (plus de 700 mètres).

Coupant en rive droite un méandre de l'Isle entre Laborie et le Pontet, un canal s'étire sur 1,3 kilomètre.

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[19]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [20].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[21]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[22].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[21]

  • Moyenne annuelle de température : 12,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 5] : 861 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[25] complétée par des études régionales[26] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Martin Rib. », sur la commune de Saint-Martin-de-Ribérac, mise en service en 1993[27] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[28],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 914,3 mm pour la période 1981-2010[29]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 33 km[30], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[31], à 13,1 °C pour 1981-2010[32], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[33].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Plusieurs zones de protection liées aux cours d'eau sont délimitées sur le territoire communal.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Depuis Périgueux jusqu'à sa confluence avec la Dordogne, l'Isle et sa vallée, ensemble de prairies et de cultures, représentent un site Natura 2000 très important pour une plante, l'angélique à fruits variables (Angelica heterocarpa) ainsi que pour le vison d'Europe et une libellule : le gomphe de Graslin (Gomphus graslinii). Outre la cistude d'Europe (Emys orbicularis) et l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), on y trouve également des aires de reproduction de six espèces de poissons dont des lamproies et des aloses[34].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 sont constituées sur le territoire communal :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Astier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[41],[42],[43]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Astier, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[44] et 6 742 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[45],[46].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[47],[48].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (32,7 %), forêts (30,6 %), prairies (16 %), zones urbanisées (9,9 %), terres arables (4,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6 %)[49].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Astier sur l'Isle
  • aux Courroies
  • Bellevue
  • Blanquine
  • Bonneval
  • Brouillaud
  • Brousset
  • Cabane de Cranillère
  • Chapelle des Bois
  • Chassaing
  • Château de Puy Ferrat
  • Chenevière
  • Crognac
  • Davalant
  • Excideuil
  • Fareyroux
  • Ferrière
  • Fontaneau
  • Fonvaleix
  • Gouraud
  • Jaffet
  • Jevah-Haut
  • Jevah-bas
  • la Basse Vaure
  • la Bassonie
  • la Bellonie
  • la Borie
  • la Chanterie
  • la Chapelle
  • la Civade
  • la Combette
  • la Floque
  • la Garmanie
  • la Grange
  • la Jarthe
  • la Jaurie
  • la Massoulie
  • la Mouline
  • la Passe
  • la Serve
  • la Turne
  • la Vaure
  • Labatut
  • Lautonie
  • le Fournet
  • le Lac Bleu
  • le Moulin de Puyolem
  • le Moulin du Puy
  • le Nicoulou
  • le Perrier
  • le Petit Puy
  • le Pigat
  • le Pontet
  • le Port
  • le Puy Saint-Astier
  • le Puyolem
  • le Roc
  • le Roudier
  • le Sausier
  • le Sol
  • le Verdier
  • le Zalat
  • l'Éperon
  • les Brandes
  • les Brousses
  • les Chapelles
  • les Chaumes
  • les Granges de Mangetout
  • les Moreloux
  • les Pichaux
  • les Quatre Routes
  • les Roches
  • les Veyssières
  • Leybardie
  • Leybarterie
  • Longuecôte
  • Merland
  • Merland du Puy
  • Monplaisir
  • Nouaillac
  • Puy de Merland
  • Puychaussat
  • Puyhonin
  • Puyolem
  • Rebière
  • Redondie
  • Redondie Basse
  • Reyterie
  • Rigole
  • Rougerie
  • Surbeyrol
  • Tamarelle
  • Theveny

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Astier est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[50]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[51].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Périgueux, regroupant 12 communes concernées par un risque de débordement de l'Isle, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[52]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de 1783 (15,21 m à l'échelle de crue, la crue la plus importante connue), de 1843 (14,83 m) et de 1944 (14,5 m, 630 m3/s, la crue centennale de référence). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[53]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1987, 1993, 1998, 1999 et 2018[54],[50]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de l'« agglomération de Périgueux » prescrit le et approuvé le , pour les crues de l'Isle. La crue de 1944, plus haute crue historique bien connue sur l’Isle, avec un débit estimé de 630 m3/s à Périgueux, présente une période de retour centennale et sert de crue de référence au PPRI[55].

Saint-Astier est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[56]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[57],[58].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Astier.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[59]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[60]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[61]. 95,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 9],[62].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1995, 1997, 2005, 2009 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2020[50].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à l'ermite Astérius qui s'est installé dans une grotte au début du VIe siècle[63].

En occitan, la commune porte le nom de Sench Astier[64].

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue représentant
l'ermite saint Astier.

Le territoire communal est habité dès le Néolithique puis à l'époque gallo-romaine[63].

La ville et son nom sont liés à l’histoire d’un homme, Astérius, fils d’une famille romaine, né au VIe siècle à Puy-de-Pont, à l’embouchure de l’Isle et du Salembre, près de Neuvic sur l'Isle. La légende veut que, devenu ermite, il réalise de nombreux miracles donnant au lieu une certaine renommée. Après sa mort, son tombeau attirant la dévotion des fidèles, une abbaye est bâtie au VIIIe siècle, autour de laquelle s'établit une cité[63]. Sur les rives de l’Isle, la petite bourgade subit de plein fouet les invasions qui ravagent le Périgord, notamment par les Normands qui la dévastent en 849[63]. En 980, une église est bâtie. Les restes de saint Astier y sont transférés.

L’église elle-même fera l’objet de fortifications successives, lui donnant son aspect massif actuel. Incendiée, elle sera reconstruite au XIe siècle et connaîtra plusieurs modifications jusqu’à nos jours. En 1219, Saint-Astier devient l’une des trente-quatre villes fortifiées du Périgord, se protégeant en particulier du côté de la rivière.

La première mention écrite connue du lieu remonte au début du XIe siècle sous la forme latine Sanctus Astherius[63]. À la fin du XIVe siècle, ce nom se transforme en Chasterius, puis au XVIe siècle en Chastier et Chastey[63]. La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom d'Astier-sur-l'Isle[5].

L’évènement marquant du XIXe siècle fut la construction d’un pont permanent sur l’Isle, en remplacement des fragiles passerelles en bois, auxquelles chaque crue était fatale. Dès 1829, monsieur de Valbrune décide de se consacrer à la réalisation de cet ouvrage. Un appel à souscription est lancé. Les Astériens et les communes environnantes répondent pour une somme de 56 000 francs. Le pont, commencé en 1831, fut livré à la circulation le . Cette méthode de la souscription publique fut utilisée pour agrandir la place du marché aux bœufs mais aussi pour remplacer l’horloge du clocher.

À proximité de la rivière, Saint-Astier fut concernée par le projet qui, en 1820, devait rendre l’Isle navigable de Périgueux à Libourne. Sur la commune, on établit trois écluses et un canal de dérivation de 1 300 mètres. Le , un bateau génois fit l’objet de la curiosité des Astériens.

À partir de l'armistice de juin 1940, le département est divisé en deux : la zone occupée à l'ouest et la zone libre à l'est, dans laquelle se situait Saint-Astier[65]. À la suite du débarquement anglo-américain effectué le en Algérie et au Maroc, les Allemands envahissent la zone libre le et s'installent à Saint-Astier[65].

De à , un détachement Jeunesse et Montagne, commandé par le futur général Méjean, travaille dans l'usine aéronautique souterraine de la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest (SNCASO)[66].

Le , des combats opposent les résistants aux Allemands qui, en représailles, fusillent le soir même vingt-et-un otages, dont le curé de la paroisse, l'abbé Petithomme-Lafaye[67] au lieu-dit Les Quatre Routes. Sur place, deux stèles ont été érigées pour rendre hommage à ces victimes ainsi qu'aux dix résistants morts pour la France ce jour-là[68].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à dix-huit autres communes de la Dordogne[69].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Astier sont appelés les Astériens[70].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[71]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[72].

En 2020, la commune comptait 5 340 habitants[Note 10], en diminution de 3,28 % par rapport à 2014 (Dordogne : −0,85 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2161 9852 2632 5182 5462 6132 5612 7692 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9312 8792 9132 8912 9613 2803 5813 2013 073
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9423 0423 2042 9533 0533 0673 0733 4153 933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 2564 0524 0934 4164 7805 0985 0245 3115 436
2014 2019 2020 - - - - - -
5 5215 3525 340------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[73].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (27,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 37,9 % la même année, alors qu'il est de 36,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 553 hommes pour 2 869 femmes, soit un taux de 52,91 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,82 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[74]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,7 
90 ou +
3,4 
12,3 
75-89 ans
15,8 
20,6 
60-74 ans
21,6 
19,8 
45-59 ans
19,2 
15,2 
30-44 ans
15,1 
13,5 
15-29 ans
11,1 
16,8 
0-14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Dordogne en 2018 en pourcentage[75]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,7 
10,3 
75-89 ans
13,3 
22,7 
60-74 ans
22,7 
21,3 
45-59 ans
20,9 
15,7 
30-44 ans
15 
13,8 
15-29 ans
11,8 
15,2 
0-14 ans
13,5 

Agglomération de Saint-Astier[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine (l'agglomération) de Saint-Astier regroupe deux communes : Montrem et Saint-Astier[76], et regroupe 6 742 habitants en 2017[77].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour les plus jeunes, Saint-Astier offre trois systèmes d’accueil, la crèche familiale, le service multi-accueil et le centre de loisirs maternel, ainsi qu’un centre de loisirs et une maison des jeunes.

Saint-Astier dispose de trois écoles et un collège : l'école maternelle, située en centre-ville, l’école primaire Mounet-Sully et l’école Gimel, située à la périphérie de la ville à proximité des stades et de la piscine.

Le collège Arthur Rimbaud a déménagé à la rentrée 2009 dans un nouveau bâtiment, construit sur le site de Gimel. Plus vaste, aéré et fonctionnel, il s’agit du premier collège conçu selon la norme HQE (Haute qualité environnementale) en Dordogne.

Culture[modifier | modifier le code]

Lieu de vie et d'échanges, La Fabrique réunit toutes les activités qui font un centre culturel vivant et dynamique : salle de spectacles et de cinéma, hall d'exposition, espace de restauration avec cuisines équipées, salles de réunion, studio de danse, salles d'enseignement musical et d'arts plastiques, etc. Le bâtiment municipal abonde d'une vie associative ardente, pour tous les publics.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Un cinéma privé était déjà présent à Saint-Astier mais il a fermé ses portes en 1982. Rouvert comme cinéma municipal – ce qui en fit la première salle d'Aquitaine de ce statut – sa gestion et sa programmation furent abordées dans un esprit de service public, bien loin des préoccupations commerciales des réseaux de distribution.

Il ne faut cependant pas confondre associatif et désuet : la salle de cinéma, d'une capacité de cinq-cents places assises, n'a rien à envier aux multiplexes : elle dispose d'un écran panoramique de 45 m2, du son Dolby Digital et est classée « Art et Essai ».

Centre culturel[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, le centre culturel n'est plus géré par l'association CRAC mais par un directeur culturel employé par la mairie.

La Vallée[modifier | modifier le code]

Chaque année, au mois de mai, le festival La Vallée est le témoignage de la vitalité de ce territoire avec l'accueil de plus de vingt artistes sur treize communes. Depuis 1994[78], ce projet culturel mêle création théâtrale, spectacles de rues, concerts de musiques amplifiées, spectacles pour enfants durant le temps scolaire, rencontres conviviales autour d’une équipe artistique dans les villages et projets en direction des familles.

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque permet d’emprunter gratuitement de nombreux documents écrits, audiovisuels et multimédia et propose un poste d’accès à Internet. Elle dispose d’un fonds de 24 000 livres, 960 périodiques, 1 700 enregistrements sonores, 600 vidéos et 50 cédéroms. Une partie de ces documents provient de la bibliothèque départementale de prêt et est régulièrement renouvelée.

Parallèlement, la médiathèque organise régulièrement des expositions, conférences, lectures.

École de danse[modifier | modifier le code]

L’école de danse Art & Mouvement accueille les enfants à partir de quatre ans. Plusieurs disciplines et niveaux sont proposés, ainsi que des cours pour adultes, des stages et des soirées.

La ville de Saint-Astier accueille également près d’une vingtaine d’associations et structures à vocation culturelle dont certaines à vocation départementale : Ciné-Passion en Périgord et le Conservatoire de musique.

Festivités et manifestations culturelles ou sportives[modifier | modifier le code]

  • JSA d’Or, janvier.
  • Festival La Vallée, mai / juin.
  • Prix du muguet (cyclisme), mai (37e édition en 2019)[79].
  • Le mois du Théâtre, en été.
  • Nuit des bandas, fin juillet (23e édition en 2022[80]).
  • Itinéraire baroque, juillet.
  • Académie de la Couleur, juillet.
  • Fête du Cheval, août.
  • Comice agricole, septembre.
  • Journées du patrimoine, septembre.
  • Fête votive, octobre.
  • La Valentin Huot (course cycliste), octobre.
  • Fête de la lumière, début décembre (7e édition en 2021)[81].
  • La 98e félibrée du Périgord a eu lieu en 2017 à Saint-Astier[82], qui avait déjà accueilli cette fête de l'Occitanie en 1939[83].

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Astier, par la richesse de ses infrastructures et le nombre important de ses associations sportives, encourage les pratiques sportives par le biais d’un service des sports qui coordonne les activités et gère les installations : deux stades, deux gymnases, quatre courts de tennis (dont un couvert), une salle de musculation, une piscine couverte.

Des éducateurs interviennent dans les écoles et auprès des clubs. Ils encadrent également les jeunes à travers le centre de loisirs et le club ados.

En rugby à XV, l'« Union Saint-Astier Neuvic » est engagée en championnat de France de Fédérale 3 pour la saison 2021-2022.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville possède un centre hospitalier, ainsi qu'un EHPAD[84].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Saint-Astier a été rattachée au canton de Saint-Astier qui dépendait du district de Perigueux jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est supprimé et la commune est rattachée au canton de Grignols dépendant de l'arrondissement de Périgueux. Il change de nom et devient le canton de Saint-Astier en 1829, à la suite du transfert du chef-lieu de Grignols vers Saint-Astier[5].

Lors de l'importante réforme de 2014 définie par le décret du et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton dont elle devient le bureau centralisateur[85].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Astier intègre dès sa création la communauté de communes Astérienne Isle et Vern dont elle est le siège. Celle-ci disparaît le , remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord dont elle est également le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 5 000 et 9 999 habitants au recensement de 2017, vingt-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2020[86],[87].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2016.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1800 de Valbrune    
1800 1816 Poulard    
1816 1823 de Valbrune    
1823 1831 Nogué    
1831 1834 Gadaud    
1834 1840 Albin    
1840 1846 Baldou    
1846 1848 Albin    
1848 1864 Gadaud    
1864 1865 Dubet    
1865 1870 Maréchal    
1870 1873 Mauriac    
1873 1908 Maréchal    
1908 1920 Pareuil    
1920 1935 Astarie    
1935 1941 Chanraud    
1941 1945 Bru    
1945 1947 Maurice Laurent    
1947 1948 Aubin Lacore    
1948 1952 Maurice Crebet    
1952 1953 Pierre Astarie    
1953 1956 Léopold Delbary    
1956 1959 Louis Guichard    
1959 1977 Raymond Dupuy Rad.-RGR Conseiller général du canton de Saint-Astier (1958-1964)
mars 1977 mars 2014 Jacques Monmarson PS[88] Retraité de la SNCF
Vice-président du conseil général[Quand ?]
Conseiller général du canton de Saint-Astier (1994-2015)
Président de la CC Astérienne Isle et Vern (2003-2008)
mars 2014[89] juin 2021[Note 11],[90] Élisabeth Marty DVD-LR[91] Assistante commerciale
Conseillère départementale du canton de Saint-Astier (2015-2021)
juillet 2021 septembre 2021 Délégation spéciale[92]    
septembre 2021[93] En cours Élisabeth Marty LR[91] Assistante commerciale

Le résultat des deux tours des élections municipales de 2020 est annulé par le tribunal administratif de Bordeaux le pour un tract diffusé en fin de campagne électorale dans les boîtes aux lettres[94]. Élisabeth Marty — dont la liste avait été élue avec 17 voix de plus par rapport à celle de Daniel Benoist — a fait appel de cette décision auprès du Conseil d'État qui a confirmé la décision du tribunal administratif. De nouvelles élections seront organisées et, dans l'attente de celles-ci, la gestion municipale est confiée à une délégation spéciale[95].

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Saint-Astier relève[96] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune[97].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Timbre du Laos émis en 1971 pour le jumelage de Keng-Kok et Saint Astier.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Saint-Astier ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

Emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2018[99], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 2 115 personnes, soit 39,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (267) a fortement diminué par rapport à 2013 (376) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,6 %.

Emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune offre 2 326 emplois pour une population de 5 422 habitants[100]. Le secteur administratif (administration publique, enseignement, santé, action sociale) prédomine avec 47,1 % des emplois mais le secteur tertiaire est également très présent avec 33,4 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 25 230 198 776 1 096
Pourcentage 1,1 % 9,9 % 8,5 % 33,4 % 47,1 %
Source des données[100].

Établissements[modifier | modifier le code]

Fin 2018, la commune compte 166 établissements actifs employeurs[101], dont 104 au niveau des commerces, transports ou services, 21 relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, 21 dans la construction, 18 dans l'industrie, et 2 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[102].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Carrière souterraine de chaux (Chaux et enduits de Saint-Astier).

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, deux situées à Saint-Astier se classent parmi les cinquante premières quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016[103] :

  • Beauty Success (commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté en magasin spécialisé) 4e avec 113 004 k€ ;
  • Saint-Astier distribution (hypermarché) : 40e avec 26 334 k€.

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, cinq sociétés implantées à Saint-Astier se classent parmi les cinquante premières de leur secteur d'activité quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016 :

  • dans le commerce[104] :
    • Beauty Success est 2e ;
    • Saint-Astier distribution est 19e ;
    • BCB Business coiffure beauté (commerce de gros interentreprises de parfumerie et de produits de beauté) est 46e avec 13 484 k€ ;
  • dans le secteur agroalimentaire[105] :
    • Picandine SAS (fabrication de fromage) se classe 7e avec 15 811 k€ ;
    • Bétail viande astérienne Debrégeas (transformation et conservation de la viande de boucherie) est 32e avec 2 255 k€.

En 2016, Beauty Success, entreprise de distribution de parfumerie et de produits de beauté, implante dans la zone d'activités communautaire de Saint-Astier son siège social et sa logistique, auxquels s'ajouteront un centre de formation et un centre de recherche et de développement[106]. Sa logistique emploie 90 personnes sur le site[106]. L'entreprise, créée en 1995 à Périgueux et dont le précédent siège était à Marsac-sur-l'Isle, est à la tête de 345 parfumeries en France et en Afrique[106].

« Dernier chaufournier français producteur de chaux naturelle hydraulique », l'entreprise Chaux et enduits de Saint-Astier a obtenu le label Entreprise du patrimoine vivant en 2022[107].

Atouts de la commune[modifier | modifier le code]

Zones d'activité[modifier | modifier le code]

La commune possède sur son territoire trois zones d’activités : Mallebay, la Serve et le Roudier. Celles-ci comportent plusieurs entreprises d’importance : fromagerie Picandine (groupe Rians), Chausson matériaux, Point P, Signature F (fauteuils de spectacle), Colasetc. Le développement économique de la commune n'est pas pour autant terminé, puisqu'une ZAC intercommunale est actuellement en développement, avec l’implantation de la société ISOA.

Chaux blanche[modifier | modifier le code]

Sac de chaux naturelle hydraulique (NHL) utilisée dans la construction, fabriquée par Chaux et enduits de Saint-Astier.

À l’heure où la chaux retrouve ses lettres de noblesse dans le bâtiment, la chaux de Saint-Astier a su prendre une place essentielle et incontournable sur le marché national et européen de la restauration.

En 1850, Louis Vicat, ingénieur des ponts et chaussées, prospectait les ressources du pays en pierre à chaux. Il mit en évidence les propriétés du calcaire du bassin de Saint-Astier. Ses recherches géologiques lui permirent d’assurer que le calcaire de Saint-Astier pouvait convenir à la fabrication d’une chaux naturelle pure[108], dont la faible hydraulicité permettait son emploi en milieu humide.

Le banc calcaire de dix kilomètres de long appartient à l’ère secondaire, groupe crétacé supérieur, étage Campanien (75 millions d’années). Ce calcaire provient de dépôts marins constitués de coquillages, coraux, marnes et autres animaux infiniment petits et nombreux. La mer ayant été très calme, cela forme des couches d’une grande régularité sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur et une composition chimique et minéralogique du calcaire constante. La carrière, souterraine, s’étend sur plus de trente hectares[109].

Même au plus fort de la conquête du ciment, vers 1900, alors que la plupart des chaufourniers disparaissaient, les chaux de Saint-Astier ont résisté grâce à la qualité de ce calcaire et à la modernisation des sites de production[108].

Le bassin de Saint-Astier, unique en Europe par l’homogénéité de son gisement calcaire, regroupe trois usines de production qui distribuent les chaux naturelles de Saint-Astier et des enduits prêts à l’emploi : Safa (créée en 1923), Cimchaux (créée en 1930[110]) et la Dordognaise.

Schématiquement, les chaux pures résultent de la calcination d’une pierre calcaire à environ 900 °C suivie d’une extinction (hydratation) sans aucun additif.

Les trois usines dépendent d'une entreprise unique « Chaux et enduits de Saint-Astier » (CESA), premier producteur français de chaux indépendant[108], qui emploie 130 personnes pour un chiffre d'affaires annuel de 28 millions d'euros[111].

Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG)[modifier | modifier le code]

L'entrée du CNEFG à Saint-Astier.

Parmi les institutions astériennes, le Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) tient une place notable. Créé à la suite des évènements de mai 68, sur un ancien site de l'Armée de l'air, il fut Centre de perfectionnement de la gendarmerie mobile, Centre d'Instruction de la Gendarmerie puis Centre d'Instruction des Gendarmes Auxiliaires.

Le CNEFG fournit les moyens et les infrastructures adaptés à la formation et au perfectionnement des gendarmes mobiles et gardes républicains qui viennent acquérir à Saint-Astier les techniques élémentaires au maintien de l'ordre. Le Centre permet aussi la formation et le perfectionnement du Groupement de sécurité et d'intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN), des gendarmes moniteurs d'interventions professionnelles (MIP et MIPFO), les diplômes d'armes (DA), des Équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) de l'administration pénitentiaire, des personnels des douanes aux techniques d'intervention professionnelle (IP) qui sont en perpétuelles évolutions.

Le centre accueille également les unités similaires de nombreux pays (Espagne, Italie, Maroc, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Suisse ou Turquie...). Cette dimension internationale permet les échanges de compétences dans les domaines du maintien de l'ordre et de l'intervention professionnelle. Le CNEFG est le plus grand centre de ce type en Europe.

Marchés[modifier | modifier le code]

« Saint-Astier, petite ville, grand clocher. »

Le rendez-vous privilégié pour rencontrer les producteurs, goûter les produits du terroir, écouter les anciens discuter en patois, découvrir la ville autrement, chaque jeudi matin :

  • marché au gras de novembre à mars ;
  • marché aux truffes ;
  • marché de produits régionaux sous la halle de la ville durant tout l'été.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil ou militaire[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique et devises[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Astier (Dordogne) Blason
De gueules à une cloche d'or
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Devises[modifier | modifier le code]

La devise de la ville traditionnellement utilisée est Pito vilo, grand cluchié, signifiant en occitan « Petite ville, grand clocher ». Cette devise fut popularisée par le livre éponyme de 1933 de l'abbé Édouard Nogué[123].

On peut aussi retrouver la devise latine Ex virtute nobilitas, signifiant « La noblesse est dans le courage »[123].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[23].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[24].
  6. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  11. Les élections de juillet 2020 ont été annulées par le tribunal administratif de Bordeaux, décision confirmée par le Conseil d'État.
  12. Contrairement à ce qui est noté dans le Dictionnaire des châteaux du Périgord de Guy Penaud (Éditions Sud Ouest, 1996 (ISBN 2-87901-221-X)), la Chartreuse de Fareyrou (qui est le côté ouest du repaire de Fareyrou) n'est pas située sur la commune de Léguillac-de-l'Auche mais sur Saint-Astier.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Saint-Astier » sur Géoportail (consulté le 18 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  4. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géologie de la Dordogne - Périgord », sur espritdepays.com (consulté le ).
  2. « Carte géologique de Saint-Astier » sur Géoportail (consulté le 14 juin 2022).
  3. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune de Saint-Astier », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  4. « Notice associée à la feuille no 782 - Mussidan de la carte géologique harmonisée au 1/50 000 de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  5. a b c d et e Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », sur drive.google.com
  7. « Pourquoi un Atlas des paysages du Dordogne ? », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  8. « Unités paysagères de la Dordogne », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  9. « Repères géographiques de la Vallée de l'Isle », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  10. « Portrait de la Vallée de l'Isle », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  11. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Saint-Astier », sur le site de l'Insee (consulté le )
  12. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  13. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  14. « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le )
  15. « Fiche communale de Saint-Astier », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en région Aquitaine (consulté le )
  16. « Confluence Isle-Dordogne face à la Pêcherie » sur Géoportail (consulté le 13 septembre 2022)..
  17. Sandre, « l'Isle »
  18. Sandre, « le Salembre »
  19. « SAGE Isle - Dronne », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  20. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  21. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  22. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  23. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  24. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  25. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  26. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  27. « Station Météo-France Saint-Martin Rib. - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  28. « Orthodromie entre Saint-Astier et Saint-Martin-de-Ribérac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  29. « Station Météo-France Saint-Martin Rib. - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  30. « Orthodromie entre Saint-Astier et Bergerac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  31. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  32. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  33. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  34. Vallée de l'Isle de Périgueux à sa confluence avec la Dordogne sur le réseau Natura 2000 (consulté le 4 novembre 2009).
  35. « DIREN Aquitaine - Vallée du Jouis »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF] (consulté le 4 novembre 2009).
  36. Carte de la ZNIEFF 26090000, sur le site de la DIREN Aquitaine (consulté le 4 novembre 2009).
  37. « DIREN Aquitaine - Vallée de l'Isle entre Razac-sur-l'Isle et Saint-Astier »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF] (consulté le 4 novembre 2009).
  38. « Carte de la ZNIEFF 26690000 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site de la DIREN Aquitaine (consulté le 4 novembre 2009).
  39. DIREN Aquitaine - Haute vallée du Salembre [PDF] (consulté le 15 janvier 2012).
  40. Carte de la ZNIEFF 26080000, sur le site de la DIREN Aquitaine (consulté le 15 janvier 2012).
  41. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  42. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  43. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  44. « Unité urbaine 2020 de Saint-Astier », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  45. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  46. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  47. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  48. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  49. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  50. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Saint-Astier », sur Géorisques (consulté le )
  51. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  52. « Liste des territoires à risque important d'inondation (TRI) de 2012 sur le bassin Adour-Garonne », sur https://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le )
  53. « Cartographie des risques d'inondations du TRI de Périgueux », sur www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  54. « Dossier départemental des risques majeurs de la Dordogne », sur www.dordogne.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  55. « Plan de prévention du risque inondation de l'« agglomération de Périgueux » », sur le site de la préfecture de la Dorodgne, (consulté le )
  56. « Dossier départemental des risques majeurs de la Dordogne », sur www.dordogne.gouv.fr (consulté le ), chapitre Feux de forêts.
  57. « Protection de la forêt contre les incendies », sur le site de la DREAL de Nouvelle-Aquitaine, (consulté le )
  58. « Plans Départementaux et Inter-Départementaux de Protection des Forêts Contre les Incendies », sur le site de la DREAL de Nouvelle-Aquitaine (consulté le )
  59. « Dossier départemental des risques majeurs de la Dordogne », sur www.dordogne.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  60. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Saint-Astier », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  61. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  62. « Sols argileux, sécheresse et construction », sur www.ecologie.gouv.fr (consulté le )
  63. a b c d e et f Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 299-300.
  64. Le nom occitan des communes du Périgord - Sench Astier sur le site du conseil général de la Dordogne (consulté le .
  65. a et b Guy Penaud, préface de Roger Ranoux, Les crimes de la Division « Brehmer », éditions la Lauze, mars 2004, (ISBN 2-912032-65-2), p. 19-22.
  66. Francis A. Boddart, Les chantiers de la jeunesse et la Dordogne, 1940-1944 [Texte imprimé] : de la révolution nationale à la production industrielle, Périgueux, IFIE Éditions Périgord, , 342 p. (ISBN 978-2-916265-18-6), p. 277-291..
  67. Texte présenté à la presse le 16 août 1991 au nom du Comité départemental de liaison de la Résistance, et publié dans le no 82 de septembre 2006 de La Voix de la Résistance en Dordogne (archive)
  68. Anne-Josette et Serge Avrilleau, Saint-Astier, mille ans d'histoire, 2014.
  69. [PDF] Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945, Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), p. 14-15.
  70. Annuaire des maires de la Dordogne 2009, p. 225.
  71. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  72. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  73. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  74. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Saint-Astier (24372) », (consulté le ).
  75. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Dordogne (24) », (consulté le ).
  76. Unité urbaine 2010 de Saint-Astier (24203), Insee, consulté le 19 novembre 2020.
  77. Dossier complet - Unité urbaine 2010 de Saint-Astier (24203) - tableau POP T1, Insee, consulté le 19 novembre 2020.
  78. Chantal Gibert, 20 ans, ça se fête, Sud Ouest édition Dordogne, 3 mai 2013, p. 11.
  79. « Prix du muguet : départ de la 37e édition mercredi », Sud Ouest édition Périgueux, 29 avril 2019, p. 18.
  80. « Sécurité, le mot d'ordre pour la 23e Nuit des bandas », Sud Ouest édition Périgueux, , p. 16.
  81. Chantal Gibert, « La fête de la lumière dans les rues et sur les places », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 23.
  82. Émilie Delpeyrat, « L'Occitanie à la fête », Sud Ouest édition Dordogne, 3 juillet 2017, p. 12.
  83. Thierry Dubrunfaut, « Une réunion pour évoquer la 98e félibrée astérienne », Sud Ouest édition Périgueux, 10 octobre 2016, p. 19.
  84. Fédération hospitalière de France, « CENTRE HOSPITALIER DE SAINT-ASTIER (Saint-Astier) », sur etablissements.fhf.fr.
  85. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le ).
  86. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 9 septembre 2020.
  87. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 9 novembre 2020.
  88. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 19.
  89. Christian Lacombe, Elisabeth Marty en place, Sud Ouest édition Dordogne, 31 mars 2014, p. 16.
  90. [PDF] Arrêté portant institution d'une délégation spéciale dans la commune de Saint-Astier, Préfecture de la Dordogne, .
  91. a et b [1]
  92. Hervé Chassain, « Comment va se dérouler la transition jusqu'aux prochaines élections », Sud Ouest édition Dordogne, 2 juillet 2021, p. 15.
  93. « En l'absence de six élus de l'opposition, Élisabeth Marty retrouve son fauteuil de maire », Sud Ouest édition Dordogne, 13 septembre 2021, p. 20.
  94. Hervé Chassain, « Les élections annulées à Saint-Astier », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 13.
  95. Stéphanie Claude, « Les municipales annulées », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 20.
  96. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le ).
  97. Site des villes et villages fleuris, consulté le 17 décembre 2020.
  98. Thierry Dubrunfaut, « Le jumelage italien effectif », Sud Ouest édition Périgueux, 27 septembre 2018, p. 18.
  99. Dossier complet - Commune de Saint-Astier (24372) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 28 décembre 2021.
  100. a et b Dossier complet - Commune de Saint-Astier (24372) - Emploi - Population active - tableaux POP T0 et EMP T8 sur le site de l'Insee, consulté le 28 décembre 2021.
  101. « Établissement / Siret - Définition », sur Insee (consulté le ).
  102. Dossier complet - Commune de Saint-Astier (24372) - Établissements actifs employeurs par secteur d'activité - tableau RES T1P sur le site de l'Insee, consulté le 28 décembre 2021.
  103. « Chiffres d'affaires : les 50 premières », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 28.
  104. « Commerce », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 40.
  105. « Agroalimentaire », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 34.
  106. a b et c Hervé Chassain, « Beauty Success installe son nouveau siège et sa logistique », Sud Ouest édition Périgueux, 10 septembre 2016, p. 14.
  107. « Le label Entreprise du patrimoine vivant pour les chaux de Saint-Astier », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 15.
  108. a b et c « Les chaux de Saint-Astier : Historique », CESA (consulté le ).
  109. « Les chaux de Saint-Astier : Procédé de fabrication », CESA (consulté le ).
  110. Christian Lacombe, « À la découverte de l'or blanc », Sud Ouest édition Périgueux, 17 août 2015, p. 19.
  111. Hervé Chassain, « La chaux au frais », Sud Ouest édition Dordogne, 24 juillet 2015, p. 11.
  112. DIREN Aquitaine - Site du Brouillaud
  113. « Chartreuse de Fareyrou », notice no PA24000069, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  114. Le Château de Puyferrat sur le site La passion des châteaux
  115. « Château de Puyferrat », notice no PA00082803, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  116. « Château du Puy », notice no PA00082802, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  117. « Maison », notice no PA00082806, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  118. « Maison », notice no PA00082805, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  119. Jacques Gardelles, Aquitaine gothique, p. 142-145, Picard, Paris, 1992 (ISBN 2-7084-0421-0).
  120. « Église Saint-Astier », notice no PA00082804, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  121. « Chapelle des Bois », notice no PA24000061, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  122. Benjamin Fontaine, « JO 2016 : Astier Nicolas... un prénom inspiré par le Périgord ! », sur Francebleu.fr, (consulté le ).
  123. a et b « Armes et devises », sur saint-astier.fr.