Château-l'Évêque

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Château-l'Évêque
Château-l'Évêque
L'église Saint-Julien et le château.
Blason de Château-l'Évêque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Alain Marty
2020-2026
Code postal 24460
Code commune 24115
Démographie
Gentilé Castelevêquois
Population
municipale
2 148 hab. (2019 en augmentation de 1,51 % par rapport à 2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 52″ nord, 0° 41′ 08″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 233 m
Superficie 35,68 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Périgueux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trélissac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web chateauleveque.sitego.fr

Château-l'Évêque est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes
Le ruisseau de Mesplier en contrebas du château de Château-l'Évêque.

Dans la moitié nord du département de la Dordogne, en Périgord central, la commune de Château-l'Évêque s'étend sur 35,68 km2. Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1], la commune est traversée du nord-est au sud par la Beauronne, un affluent de l'Isle.

L'altitude minimale avec 92 mètres se trouve localisée au sud, à l'est du lieu-dit Chamarat, là où la Beauronne quitte la commune et entre sur celle de Chancelade. L'altitude maximale avec 233 mètres est située à l'extrême nord-ouest, près du lieu-dit le Grand Claud. Sur le plan géologique, le sol se compose principalement de sables, argiles et graviers pléistocènes ainsi que de calcaires du Crétacé, avec des alluvions holocènes en vallée de la Beauronne[2].

Situé à la confluence de la Beauronne et de son affluent le ruisseau de Mesplier, et traversé par la route départementale (RD) 939 (l'axe Périgueux-Angoulême), le bourg de Château-l'Évêque est situé, en distances orthodromiques, sept kilomètres au nord-ouest du centre-ville de Périgueux.

Le territoire communal est également desservi par les RD 2 et 3E7, ainsi que par la ligne de chemin de fer de Périgueux à Limoges en gare de Château-l'Évêque.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Château-l'Évêque est limitrophe de huit autres communes, dont Bussac à l'ouest, sur une distance d'environ 80 mètres et Périgueux au sud sur environ 500 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 908 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Tour Blanche », sur la commune de La Tour-Blanche-Cercles, mise en service en 1967[9] et qui se trouve à 23 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,3 °C et la hauteur de précipitations de 964,3 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 47 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Château-l'Évêque est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2006, au niveau communal, les sols se répartissaient de la façon suivante : 61,5 % de forêts ou de milieux semi-naturels, 34,3 % de territoires agricoles et 4,1 % de territoires artificialisés[21].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Un plan de prévention des risques (PPR) de mouvements de terrain et de tassements différentiels a été approuvé en 2005 concernant tous les coteaux de la commune[22],[23].

Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2012 pour la Beauronne et ses rives, sur une largeur pouvant dépasser les 300 mètres par endroits, ainsi que pour la partie aval de son affluent le ruisseau de Mesplier (les 400 derniers mètres)[24],[25].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de Château-l'Évêque proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[26] :

  • l'Aubède
  • Baccade
  • la Bagatelle
  • Balzac
  • les Barres
  • la Bayolle
  • la Bessède
  • la Beylie
  • Bléda
  • les Boigettes
  • Bois Blancs
  • le Bois de Lavergne
  • la Borde
  • Boschaud
  • Boulanger
  • Bournazeau
  • Boyer
  • les Brandes
  • les Brandissoux
  • Bûcher
  • la Chabrerie
  • Chamarat
  • Ciriex
  • les Colys
  • la Combe du Rat
  • Commentou
  • les Communaux
  • Cosse Noire
  • Coullarède
  • la Couturie
  • le Cros
  • Cul de Chien
  • Daille
  • la Fauternie
  • la Fontaine de Pessard
  • la Fontaine de Laguizat
  • Forêt de Feytaud
  • les Forêts
  • la Fouillarge
  • la Fouillouse
  • la Garenne
  • la Glauterie
  • le Godet
  • la Gorce
  • le Grand Daille
  • la Grande Pièce
  • Grands Bois
  • la Grange du Godet
  • la Grange du Treuilh
  • la Grange Haute
  • les Granges
  • les Granges de Crolus
  • les Granges de Preyssac
  • les Grangiéras
  • les Gravettes
  • le Gros Chêne
  • Lac Lacroix
  • le Ladoux
  • Laforêt
  • Laguizat
  • Lascaud Vieille
  • Leymérigie
  • la Libaudie
  • la Loube
  • Maine de Talus
  • les Maritoux
  • les Marsalies
  • les Martys
  • Mesplier
  • les Meyrans
  • la Missou
  • la Monnerie
  • la Monzie
  • Nouzarède
  • Paradis
  • les Payants
  • le Petit Daille
  • le Petit Maine
  • le Petit Rey
  • Peyssard
  • la Picou
  • Plaisance
  • le Poteau des Quatre Communes
  • Preyssac
  • Puy de Paris
  • Puy Long
  • le Relais
  • Rimolas
  • Rivière
  • Rodemiole
  • la Rouchière
  • le Rouchou
  • le Royer
  • Saint-Angel
  • la Sauvage
  • Sauvagie
  • la Tamanie
  • la Tamiserie
  • la Tamiserie Basse
  • la Tuilière
  • le Verdoyer
  • Verginas
  • Vessat
  • les Vincents.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu, sous la forme Ecclesia de Preisat concerne le hameau de Preyssac et date de 1169 dans une bulle pontificale[27],[28]. On trouve ensuite Preyshac en 1247, la mention d'une léproserie en 1318 (Leprosia de Preysac), Prechat en 1325, Preychacum dans un pouillé au XIVe siècle, Preyschacum en 1382 et Preysat en 1665 dans un acte notarié[28]. À la création des municipalités, on retrouve le nom de Peyssac Dagonat en 1793 puis de Pressac d'Agonnac en 1801 avant que la commune de Preyssac-d'Agonac ne prenne le nom définitif de Château-l'Évêque[29] le .

Le nom de Pressac est dérivé du nom d'un personnage gallo-roman Priscus auquel s'ajoute le suffixe -acum[27], l'ensemble signifiant le « domaine de Priscus ».

Le nom de Château-l'Évêque est mentionné en 1329 en latin sous les formes Castrum Episcopi et Castrum Episcopale[27].

En occitan, la commune porte le nom de Lo Chasteu[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux sites du Néolithique ont été retrouvés sur la commune.

On a décelé la présence de voies romaines[réf. nécessaire], passant par la Sauvagie. Au lieu-dit la Pierre Plantée, se trouve une borne anépigraphe (borne milliaire) datée du règne de l'empereur Florien en 270 ap. J.-C.[réf. nécessaire].

Au Moyen Âge, Preyssac dépendait de la châtellenie d'Agonac[31]. En 1347, Adhémar de Neuville, l’évêque de Périgueux fait construire le château de Château-l'Évêque qui devient une résidence d'été des évêques de Périgueux. En 1364, la paroisse est en partie détruite par les Anglais. En 1412, 280 combattants anglais sont sur Château-l'Évêque, brûlent trois maisons, puis prennent et détruisent Pressac.

Château-l'Évêque est restauré en 1515 par l'évêque de Périgueux, Gui Ier de Castelnau. Pierre VIII Fournier, évêque de Périgueux, est étranglé par ses domestiques le dans son château. En 1581, Jean de Montardie, capitaine de l’armée catholique part de Preyssac pour reprendre la ville de Périgueux aux protestants.

Le , saint Vincent de Paul est ordonné prêtre dans la chapelle du château épiscopal par l'évêque François de Bourdeilles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Château-l'Évêque (appelée dans un premier temps Peyssac Dagonnat puis Pressac-d'Agonnac) a été rattachée, dès 1790, au canton d'Agonat qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795 et le canton d'Agonat en 1800. La commune est alors rattachée au canton de Périgueux dépendant de l'arrondissement de Périgueux[29].

Ce n'est qu'en 1831 que la commune prend son nom actuel. Le canton de Périgueux est scindé en trois en 1973 et Château-l'Évêque fait partie du nouveau canton de Périgueux-Nord-Est.

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[32]. La commune est alors rattachée au canton de Trélissac.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, elle rejoint la communauté d'agglomération périgourdine. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 499 habitants au recensement de 2017, dix-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2020[33],[34].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
(1882 ou avant) juin 1896 Jean-Baptiste Passerieux[Note 7]    
juin 1896 juillet 1896 Jean Sauvinet   Conseiller municipal faisant fonctions de maire
juillet 1896 1898 Pierre Brachet    
1898 novembre 1898 Jean Sauvinet   Conseiller municipal faisant fonctions de maire
novembre 1898 juin 1906 Georges Perrier    
juin 1906 mai 1912 Pierre Brachet    
mai 1912 décembre 1944 Pierre Maligne[Note 8]    
décembre 1944 mai 1945 Pierre Peignon[Note 9]    
mai 1945 mars 1959 Maurice Duranthon    
mars 1959 mars 1971 Jean Salviat    
mars 1971 1990 Maurice Chamoulaud[Note 10]    
juillet 1990 janvier 1994 Michel Granet[Note 7]    
janvier 1994 mars 2014 Serge Daugiéras SE[35] Entrepreneur du bâtiment retraité
mars 2014 mai 2020 Marie-Hélène Belombo[36] DVD[37]  
mai 2020[38] En cours Alain Marty   Technicien retraité

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Château-l'Évêque relève[39] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage à Château-l'Évêque.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Château-l'Évêque se nomment les Castelevêquois[40].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[42].

En 2019, la commune comptait 2 148 habitants[Note 11], en augmentation de 1,51 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,88 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4621 4811 5101 5091 5901 6101 3601 5661 605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5571 5531 5701 5441 5151 5981 5781 5821 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4911 3721 3771 2651 2211 2161 2111 1301 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1911 1731 2351 3781 7011 7601 8831 9152 086
2015 2019 - - - - - - -
2 1282 148-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Tenue actuelle du CLC (saison 2021-2022)

En 2000, à la suite d'un échange sportif avec la commune jumelée d'Argonay, le club « Castel Cyclo », composé de sept membres, voit le jour. En janvier 2006, le club en plein essor est de plus en plus présent avec les cyclosportives, les cyclotouristes et sur les circuits cyclistes ; il devient le « Château-l'Évêque Cyclo » (CLC). En 2022, le club compte une cinquantaine de licenciés dont la moitié sont compétiteurs sur des courses UFOLEP. De nombreuses sorties sont organisées chaque année pour les randonneurs licenciés[44]. Depuis 2018, le CLC arbore les couleurs vert et blanc puis vert et noir, du fait de son partenariat avec Škoda[45]. Le club organise chaque année une randonnée VTT La Castelvêquoise et participe à plusieurs courses UFOLEP sur route en Dordogne[44].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il concerne les habitants de Château-l'Évêque ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2016[46], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 1 004 personnes, soit 46,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (100) a augmenté par rapport à 2011 (70) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,0 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune offre 232 emplois pour une population de 2 149 habitants[47]. Le secteur administratif prédomine avec 45,8 % des emplois mais le secteur tertiaire est également très présent avec 36,4 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Nombre d'emplois 10 5 26 85 106
Pourcentage 4,3 % 2,2 % 11,3 % 36,4 % 45,8 %
Source des données[47].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 136 établissements[48], dont soixante-sept au niveau des commerces, transports ou services, trente dans la construction, dix-neuf dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quinze relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et cinq dans l'industrie[49].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Château-l'Évêque (parfois aussi appelé château Saint-Vincent), XIVe, XVe et XVIe siècles, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1938[50], visitable depuis le changement de propriétaire
  • Manoir de la Beylie, XVe siècle[51], fief des Montardit de la Beylie jusqu'en 1713. Cette famille joua un rôle pendant la Fronde. Le fief passa ensuite aux Jehan.
  • Maison noble de la Chabrerie, XVIIe et XVIIIe siècles, avec une chapelle : demeure des Cluzel puis des Cossé de Brissac[52].
  • Manoir de Coularède, XVIIIe siècle, repaire noble attesté en 1586[53].
  • Château de Daille, XVIIe siècle[54].
  • Manoir des Rivères, XVIe et XVIIe siècles, fief des Tortel, des Tessière, des Malet, des Mercier-Lacombe, des Aveline, des Vial d’Aram et des Bernard[55], implanté dans un site inscrit[56].
  • Gentilhommière (ou manoir) de Preyssac du XVIe siècle, ancienne propriété des Cluzel de la Chabrerie et des Jehan[57].
  • Domaine du Cros XIXe siècle, où naquit la romancière Rachilde (1860-1953)[58].
  • Château de Mesplier, XVIe et XVIIIe siècles, qui appartint aux Mesplier, aux de Vessat, aux de Méredieu au XVIIe siècle, et aux Fourichon[59] de Mesplier de 1799 à 1919, aux Picard de 1919 à 1961. Réquisitionné en 1939 pour recevoir des réfugiés Alsaciens. Le , des Allemands de la division "B" exécutent quatre otages. Une stèle de Mesplier le commémore.
  • Maison noble de Vessat, ancien fief des Barbarin[60], des de Méredieu et des Jehan, sur la route de l’ancien relais de poste de Vessat.
  • Ancien lavoir sur le ruisseau de Mesplier, dans le bourg, au bas du château.

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Partagée avec les communes de Chancelade et La Chapelle-Gonaguet, la forêt de chênes de Feytaud, occupe environ 350 hectares dans le sud-ouest du territoire communal. Elle est protégée en tant que zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II[62],[63].

Elle héberge deux espèces de rapaces protégées sur le territoire national[64] : la Buse variable (Buteo buteo) et la Bondrée apivore (Pernis apivorus).

En ce qui concerne sa flore, deux espèces de plantes y sont considérées comme déterminantes : l'Aubépine à deux styles (Crataegus laevigata), et le Groseillier à grappes (Ribes rubrum).

Sur sept hectares de part et d'autre de la route départementale 939, à un kilomètre et demi au sud du bourg, le site « Rivière nord » est inscrit depuis 1977, pour l'intérêt pittoresque de sa longue allée de tilleuls[56].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Saint-Vincent-de-Paul sur la façade du couvent de Château-l'Évêque.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Château-l'Évêque Blason
De sinople au château d'argent, maçonné et ajouré de sable, flanqué d'une tour carrée à senestre et d’une autre plus petite à dextre ; au chef de pourpre chargé d'une mitre d'or et d'une crosse du même[65].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. a et b Démissionnaire.
  8. Élu maire en mai 1912 après refus du mandat par un autre conseiller municipal, Jean-Baptiste Passerieux.
  9. Élu maire en décembre 1944 après trois refus successifs du mandat par un autre conseiller municipal, Léon Valégeas.
  10. Décédé en fonctions.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Aire urbaine de Périgueux (087) », Insee (consulté le ).
  2. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
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