Chancelade

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Chancelade
Chancelade
Le site de l'abbaye de Chancelade
(avec la chapelle Saint-Jean à gauche).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Pascal Serre
2020-2026
Code postal 24650
Code commune 24102
Démographie
Gentilé Chanceladais
Population
municipale
4 257 hab. (2018 en diminution de 0,84 % par rapport à 2013)
Densité 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 23″ nord, 0° 39′ 58″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 198 m
Superficie 16,23 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Périgueux
(banlieue)
Aire d'attraction Périgueux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Coulounieix-Chamiers
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Mairie de Chancelade

Chancelade est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est connue des amateurs d'histoire pour l'Homme de Chancelade et pour son abbaye Notre-Dame. C'est une étape de la Via Lemovicensis pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'Isle au Pas de l'Anglais.

Incluse dans l'unité urbaine de Périgueux, la commune de Chancelade constitue, à l'ouest de Périgueux, sa banlieue immédiate. La commune est bordée au sud et au sud-ouest sur plus de trois kilomètres par l'Isle qui la sépare de Marsac-sur-l'Isle. Elle est traversée du nord au sud par un de ses affluents, la Beauronne.

Son altitude minimale, 73 mètres, se situe à l'ouest, en aval du Pas de l'Anglais, là où l'Isle quitte la commune pour servir de limite entre Annesse-et-Beaulieu et Marsac-sur-l'Isle. L'altitude maximale, 198 mètres, est atteinte au nord, aux Bois de Chancelade-Ouest.

Elle est traversée par la voie de chemin de fer Limoges - Périgueux et les routes départementales 1, 2, 710 (l'ancienne route nationale 710) et 939 (l'ancienne route nationale 139). Le territoire communal est parcouru par les sentiers de grande randonnée GR 36, 646 et 654.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Chancelade et des communes avoisinantes.

Chancelade est limitrophe de cinq autres communes. À l'est, le territoire de Coulounieix-Chamiers est distant d'environ 170 mètres et au nord-est, celui de Champcevinel est éloigné de moins de 300 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 12,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 933 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Martin Rib. », sur la commune de Saint-Martin-de-Ribérac, mise en service en 1993[7] et qui se trouve à 24 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 914,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 42 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[11], à 13,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chancelade est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Périgueux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[17] et 65 208 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (42,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (46,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,9 %), zones urbanisées (34,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %), prairies (4,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,6 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement[modifier | modifier le code]

Début 2021, la commune dispose de 18 % de logements sociaux, taux inférieur à l'obligation minimale de 20 % pour les communes de plus de 3 500 habitants dans l'agglomération périgourdine[23]. Selon le maire Pascal Serre, la barre des 20 % devrait être atteinte en 2026[23].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2000 pour l'Isle — qui délimite la commune au sud-ouest — à Chancelade, impactant ses rives jusqu'à une largeur pouvant atteindre 600 mètres au sud de Chercuzac[24],[25]. Ce PPRI a été révisé et intégré en 2014 dans le territoire à risques importants d'inondation (TRI) de la vallée de l'Isle autour de Périgueux[26],[27].

Un autre PPRI a été approuvé en 2012 pour la Beauronne et ses rives, sur une largeur pouvant atteindre 500 mètres par endroits[28],[29].

Un plan de prévention des risques naturels (PPRN) a été approuvé en 2005 pour Chancelade, dont les coteaux sont exposés aux risques de mouvements de terrain et de retrait-gonflement des sols argileux[30],[31].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée à Chancelade, en français et en occitan.

En occitan, la commune porte le nom de Chancelada[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chancelade est connue comme étant un site préhistorique. C'est en 1888 que l'on découvrit un squelette d'homme presque entier ; analysé par l'anatomiste Léo Testut, il devient l'homme de Chancelade, datant de 15 000 à 9 000 ans av. J.-C.[33].

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la paroisse est identifiée sur la carte de Cassini sous le nom de Beauronne de Chancelade.

En 1793, la municipalité de Beauronne prend le nom de Chanselade, rectifié en Chancelade en 1801.

En 1809, la partie Andrivaux de l'ancienne commune de Merlande-et-Andrivaux fusionne avec Chancelade.

Le , un ensemble de carrières souterraines s'effondre sur quatre hectares, engloutissant des maisons et faisant quatorze morts[34].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Chancelade a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 et Chancelade fait partie du nouveau canton de Périgueux-Ouest[35].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[36]. La commune est alors rattachée au canton de Coulounieix-Chamiers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2000, elle intègre dès sa création la communauté d'agglomération périgourdine. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 3 500 et 4 999 habitants au recensement de 2017, vingt-sept conseillers municipaux ont été élus en 2020[37],[38].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
? 1810 Jean Marquet[Note 6]    
mai 1810 juin 1810 Alexandre Jean d'Anglars (père)[Note 6]   Ancien maire de Merlande-et-Andrivaux
août 1810 avril 1815 Jean Baptiste Alexandre d'Anglars (fils)[Note 7]   Agriculteur ; propriétaire
avril 1815 1815 Étienne Réveilhas (fils)    
1815 janvier 1816 Jean Baptiste Alexandre d'Anglars (fils)[Note 8]    
janvier 1816 mars 1817 Léonard (fils) Gilles-Lagrange[Note 6]   Notaire royal
Capitaine de la compagnie de chasseurs de la garde nationale
mars 1817 (1845 ou 1846) Guillaume Gilles-Lagrange[Note 9]    
janvier 1846 avril 1848 Étienne Réveilhas[Note 7]   Avoué
avril 1848 janvier 1852[Note 10] (Sicaire) Rosane Eimery    
janvier 1852 février 1852 Jean Bardy-Delisle[Note 11]    
février 1852 1859 Charles (ou Albert[Note 12]) Réveilhas (fils)[Note 9]   Avoué
septembre 1859 septembre 1870 (Léonard) Fernand (Gilles-)Lagrange   Notaire
septembre 1870 mai 1871 Jean Bégout    
mai 1871 (1873 ou 1874) (Léonard) Fernand (Gilles-)Lagrange   Notaire
(1873 ou 1874) mai 1888 Jean Bégout   Propriétaire
mai 1888 1904 (Léonard) Fernand (Gilles-)Lagrange   Notaire
mai 1904 1908 Pierre (Hilaire Léon) Gilles-Lagrange   Notaire
mai 1908 mai 1912 Eugène Saumande    
mai 1912 (1917 ou 1918) Joseph de Génis    
(1917 ou 1918) décembre 1919 Jean-Louis Gervaise   Adjoint, faisant fonctions de maire
décembre 1919 février 1939 François Mellet[Note 9]   Propriétaire
février 1939 avril 1939 Jules Reydy   Premier adjoint, faisant fonctions de maire
avril 1939 mai 1945 Jules Reydy    
mai 1945 octobre 1947 Élie Mazière    
octobre 1947 mai 1953 Léon Laroche    
mai 1953 mars 1965 Henri Dupré   retraité SNCF
mars 1965 mars 1989 (Alexis) Robert Sarrette    
mars 1989 octobre 1992 Pierre Vigier[Note 6] PS  
octobre 1992 février 2009 Claude Bérit-Debat[Note 13] PS Cadre de CCI
Sénateur depuis 2008
février 2009 mai 2020 Michel Testut PS Personnel de direction honoraire (Éducation nationale)
mai 2020 En cours Pascal Serre[39] SE Retraité du journalisme et de la communication[40]

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Chancelade relève[41] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].

En 2018, la commune comptait 4 257 habitants[Note 14], en diminution de 0,84 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9066797039481 0931 0261 0011 1411 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1641 1811 2361 0961 2271 4171 3841 3491 245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2671 0921 1561 1171 1641 0951 1681 2711 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7802 0022 4203 2973 7183 8654 1264 1504 174
2013 2018 - - - - - - -
4 2934 257-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarque[modifier | modifier le code]

Les recensements de 1793, 1800 et 1806 n'intègrent pas la partie Andrivaux de l'ancienne commune de Merlande-et-Andrivaux qui fusionne avec Chancelade en 1809.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Chancelade ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2015[45], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 1 872 personnes, soit 43,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (189) a fortement augmenté par rapport à 2010 (121) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,1 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

Au , la commune offre 1 051 emplois pour une population de 4 298 habitants[46]. Le secteur tertiaire prédomine avec 56,9 % des emplois.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale Total
Nombre d'emplois 27 113 107 597 206 1 051
Pourcentage 2,6 % 10,7 % 10,2 % 56,9 % 19,6 % 100 %
Source des données[46].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 290 établissements[47], dont 192 au niveau des commerces, transports ou services, quarante-huit dans la construction, vingt-sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, seize dans l'industrie, et sept dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[48].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, trois sociétés situées à Chancelade se classent parmi les cinquante premières de leur secteur d'activité en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016 :

  • dans l'industrie[49] :
    • Cetec industrie conditionnement (fabrication d'équipements d'emballage, de conditionnement et de pesage) : 25e, avec 9 857 k€ ; elle se classe également 17e, tous secteurs confondus, parmi les cinquante premières de la Dordogne, en termes de chiffre d'affaires à l'exportation, avec 3 847 k€[50] ;
    • Périgord armatures (fabrication d'articles en fils métalliques) : 36e, avec 6 856 k€ ;
  • dans l'agroalimentaire, Les champignonnières de Chancelade (culture de légumes), 26e, avec 3 609 k€[51].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abri de Raymonden (ou Reymonden)[modifier | modifier le code]

La grotte de Raymonden où fut découvert le squelette de l'Homme de Chancelade, lieu classé monument historique depuis 1926[52].

L'abbaye Notre-Dame de Chancelade[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Chancelade.

Abbaye fondée au XIIe siècle, dévastée par les protestants au XVIe siècle, et reconstruite au XVIIe siècle. Elle a été dirigée par Alain de Solminihac (1593-1659), qui en avait hérité de son oncle. Elle est entourée de quatre hectares de parcs et jardins.

Le site comprend l'église paroissiale Notre-Dame, la chapelle Saint-Jean, le logis de Bourdeilles, le logis de l'Abbé ainsi qu'un moulin actionné par l'eau de la Beauronne, qui traverse le domaine.

La Chapelle Saint-Jean située à côté de l'abbaye.

Dans l'église, propriété communale, se trouve une peinture du XVIIe siècle : le « Christ aux outrages » longtemps attribuée à Georges de La Tour et maintenant à rapprocher du hollandais Gerrit van Honthorst. Une maquette représente, à l'échelle 1/100e, les bâtiments conventuels tels qu'ils étaient au moment de la Révolution, en 1789.

Durant l'été, il est possible de visiter une partie des bâtiments conventuels (logis de l'abbé et parc attenant).

Depuis les origines, l'abbaye a été construite et habitée par des Chanoines réguliers de saint Augustin. Le plus célèbre des chanoines de Chancelade a été Alain de Solminihac, béatifié en 1983 par le Pape Jean-Paul II.

À la Révolution, l'abbaye a été vendue comme bien national, et une grande partie des bâtiments a été détruite, les pierres étant vendues à des entrepreneurs de la région.

Depuis 1998, une communauté de Chanoines réguliers de saint Augustin s'est installée de nouveau sur le site à la demande de Gaston Poulain, évêque de Périgueux. Ils assurent quotidiennement l'accueil. Il est possible de se joindre à leur prière, que ce soit pour les laudes (le matin) ou pour les vêpres (soir). Ils ont développé à Chancelade un centre spirituel.

Les carrières de Chancelade[modifier | modifier le code]

La pierre calcaire de Chancelade est blanche, de meilleure qualité que celle des carrières de Périgueux, de couleur gris bleuté. Elle a servi à la construction de plusieurs édifices religieux de la région.

Avec l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, la pierre de Chancelade s'exporta dans tout le Sud-Ouest de la France pour bâtir des ouvrages d'art ferroviaire : maisonnettes, ponts, viaducs, édifices publics, gares. Le Pont de Pierre de Bordeaux compte des pilastres en pierre de Chancelade.

En 1885, l'exploitation de la pierre est à son apogée : les carrières sont exploitées par les sociétés Imbert et Chaigneau. La pierre est encore extraite à de rares occasions : de nos jours, ce sont plus les artistes qui la convoitent. Des champignonnières ont été installées dans une partie abandonnée des anciennes carrières : la société Champidor qui emploie une cinquantaine de personnes y produit annuellement 500 tonnes de champignons de Paris[53].

Autres sites[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Partagée avec les communes de La Chapelle-Gonaguet et Château-l'Évêque, la forêt de chênes de Feytaud, occupe environ 120 hectares dans le nord du territoire communal. Elle est protégée en tant que zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II[55],[56].

Elle héberge deux espèces de rapaces protégées sur le territoire national[57] : la Buse variable (Buteo buteo) et la Bondrée apivore (Pernis apivorus).

Au niveau de sa flore, deux espèces de plantes y sont considérées comme déterminantes : l'Aubépine à deux styles (Crataegus laevigata), et le Groseillier à grappes (Ribes rubrum).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mercier, « Le gisement du Sorbier », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1941, tome 68, p. 98-106 (lire en ligne)
  • Bernard Reviriego, Chancelade Les chemins de la mémoire, Chancelade, Municipalité de Chancelade,
  • Bernard Reviriego, Le Christ aux outrages de Chancelade, Chancelade, Municipalité de Chancelade,
  • Jean Secret et Bernard Dupre, L'abbaye de Chancelade en Périgord, Fanlac,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. a b c et d Démissionnaire.
  7. a et b Révoqué par arrêté préfectoral.
  8. Appelé aux fonctions de Conseiller de Préfecture.
  9. a b et c Décédé en fonctions.
  10. Conseil municipal dissous par arrêté préfectoral.
  11. Appelé aux fonctions de juge auprès du tribunal de 1re instance de Périgueux.
  12. Charles dans les délibérations communales, Albert dans les actes de la préfecture
  13. Démissionne pour limitation du cumul des mandats. Reste néanmoins premier adjoint.
  14. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Saint-Martin Rib. - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Chancelade et Saint-Martin-de-Ribérac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Saint-Martin Rib. - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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