Moulin-Neuf (Dordogne)

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Moulin-Neuf
Moulin-Neuf (Dordogne)
L'église de Moulin-Neuf.
Blason de Moulin-Neuf
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes Isle Double Landais
Maire
Mandat
Georges Elizabeth
2020-2026
Code postal 24700
Code commune 24297
Démographie
Gentilé Moulinoviens
Population
municipale
942 hab. (2019 en augmentation de 4,55 % par rapport à 2013)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 39″ nord, 0° 03′ 06″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 67 m
Superficie 8,62 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Montpon-Ménestérol
(banlieue)
Aire d'attraction Montpon-Ménestérol
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montpon-Ménestérol
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Moulin-Neuf
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Moulin-Neuf

Moulin-Neuf est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'Isle en limites du Pizou et de Moulin-Neuf.

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Limitrophe de la Gironde, Moulin-Neuf est une commune située à l'extrême ouest du département de la Dordogne. Bordée au nord par l'Isle, et à l'est par son affluent le Galant, elle s'étend sur 8,62 km2. Elle est incluse dans l'unité urbaine de Montpon-Ménestérol.

L'altitude minimale, 18 mètres, se trouve à l'extrême nord-ouest, là où l'Isle quitte la commune, entre dans le département de la Gironde et sert de limite entre celles de Gours et Saint-Antoine-sur-l'Isle. L'altitude maximale avec 67 mètres est localisée au sud-est, en limite de la commune de Villefranche-de-Lonchat. Sur le plan géologique, le sol se compose principalement d'alluvions pléistocènes en vallée de la Dordogne, et de sables, argiles et graviers oligocènes sur les coteaux sud[1].

En bordure de l'Isle, le bourg de Moulin-Neuf, traversé par la route départementale (RD) 6089 et par la ligne ferroviaire Bordeaux-Périgueux[Note 1], se situe, en distances orthodromiques, neuf kilomètres à l'ouest de Montpon-Ménestérol.

La commune est également desservie par la RD 10, et traversée au sud par l'autoroute A89, dont les échangeurs les plus proches sont ceux de Coutras à l'ouest et Montpon-Ménestérol à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Moulin-Neuf et des communes avoisinantes.

Moulin-Neuf est limitrophe de sept autres communes dont deux dans le département de la Gironde. Au nord-ouest, le territoire de Saint-Antoine-sur-l'Isle est limitrophe sur environ 320 mètres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Moulin-Neuf est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire[2].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e5-6, est la formation de Guizengeard supérieur (Lutétien supérieur à Bartonien supérieur continental). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 781 - Montpon-Ménestérol » et « no 805 - Sainte-Foy-la-Grande » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et leurs notices associées[5],[6].

Carte géologique de Moulin-Neuf.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (478 m, à la forêt de Viellecour dans le Nontronnais) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 18 mètres et 67 mètres[7].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [8]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 2],[9]. La commune est dans l'unité paysagère de la « Vallée de l'Isle », qui présente un profil contrasté : une vallée relativement encaissée, aux coteaux affirmés, dominant le fond de vallée de 60 à 80 m en amont de Mussidan, une vallée plus élargie en aval avec un fond de vallée plat, large de 1,5 à 2 km. À la fois agricole et urbanisée, elle est parcourue par de nombreuses voies de communication[10],[11].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 8,62 km2[12],[Note 3]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 8,8 km2[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[15]

  • Moyenne annuelle de température : 12,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 6] : 824 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[19] complétée par des études régionales[20] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coutras », sur la commune de Coutras, mise en service en 1966[21] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[22],[Note 7], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 836 mm pour la période 1981-2010[23]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 38 km[24], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[25], à 13,1 °C pour 1981-2010[26], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[27].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moulin-Neuf est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[28],[29],[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montpon-Ménestérol, une agglomération inter-départementale regroupant 7 communes[31] et 11 856 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpon-Ménestérol, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[34],[35].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (39,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (49,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,2 %), forêts (34,2 %), eaux continentales[Note 10] (14,4 %), zones urbanisées (11,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2007 pour l'Isle dans le Montponnais, impactant ses rives jusqu'à 700 mètres de largeur sur le territoire communal, au niveau de l'écluse de Marcillac, ainsi que les parties aval de ses affluents : le Courbarieu — les 600 derniers mètres — et le Galant — les 900 derniers mètres — en limite de Ménesplet[37],[38].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Molin Nuòu[39].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les Chaumes

Le site des Chaumes a été occupé à la fin du Paléolithique inférieur et au début du Paléolithique moyen[40].

En 2016 ou 2017 il a été l'objet d'un diagnostic d'archéologie préventive[41] préalable à l'extension d’une carrière de granulats[42] à environ 1,3 km au sud-est du bourg de Moulin-Neuf, près de l'autoroute A89[43]. 136 éléments lithiques (silex, roches métamorphiques et magmatiques) ont été recueillis dans quatre unités stratigraphiques principales entre 75 et 320 cm de profondeur, dans la partie inférieure de la séquence géologique attribuée au Pléistocène moyen. Ce sont le niveau Na1 (23 artéfacts), les niveaux Na2a (10 artéfacts) et NA2b (75 artéfacts), le niveau Na2c (4 artéfacts) et le niveau Na3 (12 artéfacts)[44]. Sept nucléus des niveaux Na2a, NA2b et Na 2c montrent un débitage unipolaire alterné qui pourrait être apparenté au débitage clactonien (système par surfaces de débitage alternées)[45]. Aucun débitage Levallois n'a été reconnu directement mais une quinzaine d'éclats présentent les critères associés à ce mode de débitage ; ils ont peut-être été importés, notamment pour le plus grand d’entre eux, un éclat préférentiel retouché en racloir convergent. Deux éclats de plein débitage et deux nucléus de modalité centripète sont peut-être le produit d'un débitage apparenté au discoïde, ou bien sont témoins de la variabilité du débitage alterné dominant. Un biface isolé, à un stade de façonnage avancé et fonctionnel, a été recueilli dans le niveau Na1. Toutes les unités stratigraphiques sauf le niveau Na2c ont fourni un macro-outillage de percussion sur quartzite et un macro-outillage varié sur méta-dolérite[46].

L'outillage des deux niveaux les plus riches, Na1 et Na2b, laisse supposer que le site, au moins pour les époques correspondant à ces deux niveaux, a été fréquenté par les humains pour la production de leurs outillages lithiques mais aussi pour des activités plus diversifiées[40].

Quatre sites attribués aux Paléolithique inférieur et moyen ont été identifiés sur les flancs méridionaux de la vallée de l'Isle dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres. Ils sont tous implantés sur des terrasses perchées[47]. Ainsi le site de Petit Bost, daté du début du Saalien (338 000 ans ± 43 et 312 000 ± 23), a livré une industrie à composante clairement Levallois[40].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune de Moulin-Neuf a été créée en 1906 par démembrement de la commune de Minzac[48].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Créée le [49], la commune de Moulin-Neuf est rattachée au canton de Villefranche-de-Lonchat qui dépend de l'arrondissement de Bergerac[48].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[50]. La commune est alors rattachée électoralement au canton de Montpon-Ménestérol.

En 2017, Moulin-Neuf est rattachée à l'arrondissement de Périgueux[51],[52] sans changer de canton.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Moulin-Neuf rejoint la communauté de communes Basse Vallée de l'Isle créée trois ans plus tôt. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle Double Landais.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020[53],[54].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2017.
Liste des maires successifs[55]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1906 1934 Eugène Colas[Note 11]    
1934 1934 Délégation spéciale[Note 11]    
1934 septembre 1941 Fernand Tessier[Note 12]    
septembre 1941 1944 Délégation spéciale[Note 12]    
1944 1947 Gaston Cabirol    
1947 1965 Gabriel Jouhanet    
1965 1975 Henri Peyrat    
1975 1977 Roger Noujarède    
mars 1977[56] mai 2020 Léopold Lachaize SE[57] Retraité
mai 2020 En cours Georges Elizabeth [58]    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Moulin-Neuf relève[59] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Moulin-Neuf se nomment les Moulinoviens[60].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[62].

En 2019, la commune comptait 942 habitants[Note 13], en augmentation de 4,55 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,88 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
429434410456416450418486574
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
517507569664703823857901935
2019 - - - - - - - -
942--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Au mois d'avril, exposition annuelle de peinture et de sculpture (24e édition en 2019[64]).

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[65], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 385 personnes, soit 42,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (soixante-trois) a augmenté par rapport à 2010 (trente-neuf) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 16,2 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte soixante-six établissements[66], dont quarante-trois au niveau des commerces, transports ou services, dix dans la construction, six dans l'industrie, quatre relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et trois dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[67].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Joseph.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'Isle en limites de Moulin-Neuf et Saint-Antoine-sur-l'Isle.

Bordée par l'Isle, la commune présente un intérêt pour la faune et la flore locales. Deux zones de protection y sont donc délimitées.

Un site du réseau Natura 2000 concerne le territoire communal : depuis Périgueux jusqu'à sa confluence avec la Dordogne, l'Isle et sa vallée, ensemble de prairies et de cultures, sont considérés comme site très important pour le vison d'Europe ainsi que pour une libellule : le gomphe de Graslin (Gomphus gaslinii). Outre la cistude d'Europe et l'écrevisse à pattes blanches, on y trouve également des aires de reproduction de six espèces de poissons dont des lamproies et des aloses[68],[69].

Une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II concerne également la zone inondable de l'Isle, pour sa flore, et notamment deux espèces : le colchique d'automne (Colchicum autumnale) et la jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta)[70].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Eymery (1862-1928), sénateur de la IIIe République de 1920 à 1928, est décédé à Moulin-Neuf[71].
  • Gaston Reyraud (1887-1941), militant syndicaliste, fondateur du parti communiste de la Dordogne, candidat aux législatives en 1936 à Ribérac. Fusillé au camp de Souge près de Bordeaux par l'armée allemande le [72]. Son épouse Renée Reyraud, née Renée Barthe (1904-1993) fut déportée à Mauthausen. Elle fut députée de la Gironde de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958[72].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Moulin-Neuf Blason
De sinople à la fasce ondée d’argent accompagnée de quatre fers de moulin d’or, deux en chef et deux en pointe[73]
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Dubus - Moulin-Neuf sur l'Isle, Histoire de l'Enclave de Villefranche, Pierre Fanlac, Périgueux, 1988, 110 p., (ISBN 2-86577-128-8)
  • Origine des noms de lieux dans le canton de Villefranche-de-Lonchat, association Histoire et mémoire du canton de Villefranche-de-Lonchat, La Nef-Chastrusse, 2002.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Désormais désaffectée, la gare de Soubie était située sur le territoire communal.
  2. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  3. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[13],[14]
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[17].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[18].
  7. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  11. a et b Délégation spéciale nommée en 1934 par le Président de la République suite à démission du conseil municipal et du maire Eugène Colas.
  12. a et b Conseil municipal dissous par le gouvernement de Vichy en 1941 et délégation spéciale nommée en remplacement.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  2. « Géologie de la Dordogne - Périgord », sur espritdepays.com (consulté le ).
  3. « Carte géologique de Moulin-Neuf » sur Géoportail (consulté le 14 juin 2022).
  4. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune de Moulin-Neuf », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  5. « Notice associée à la feuille no 781 - Montpon-Ménestérol de la carte géologique harmonisée au 1/50 000 de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  6. « Notice associée à la feuille no 805 - Sainte-Foy-la-Grande de la carte géologique harmonisée au 1/50 000 de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  7. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », sur drive.google.com
  8. « Pourquoi un Atlas des paysages du Dordogne ? », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  9. « Unités paysagères de la Dordogne », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  10. « Repères géographiques de la Vallée de l'Isle », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  11. « Portrait de la Vallée de l'Isle », sur le site de l'atlas des paysages de la Dordogne (consulté le ).
  12. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Moulin-Neuf », sur le site de l'Insee (consulté le )
  13. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  14. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  15. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  16. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  17. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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