Aureille

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Aureille
Aureille
Le village d'Aureille vu depuis le château.
Blason de Aureille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Salon-de-Provence-1
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée des Baux
Maire
Mandat
Régis Gatti
2014-2020
Code postal 13930
Code commune 13006
Démographie
Population
municipale
1 553 hab. (2015 en augmentation de 3,6 % par rapport à 2010)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 29″ nord, 4° 56′ 48″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 410 m
Superficie 21,74 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.aureille.fr

Aureille est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants se nomment les Aureillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aureille se trouve entre la chaîne des Alpilles et la plaine de la Crau, à mi-chemin entre les communes d'Eyguières et de Mouriès. Il est dominé par le signal des Opiès, point culminant de la commune. Membre des communes de la vallée des Baux, il revendique des traditions qui le rapprochent de la ville d'Arles[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aureille
Saint-Rémy-de-Provence Eygalières Eygalières
Eyguières
Mouriès
Saint-Martin-de-Crau
Aureille Eyguières
Saint-Martin-de-Crau
Saint-Martin-de-Crau Saint-Martin-de-Crau Salon-de-Provence

Accès[modifier | modifier le code]

Vue aérienne d'Aureille.

La route départementale 17 traverse la commune au sud du bourg selon un axe est-ouest et la route départementale 25A et B traverse la commune par le bourg selon un axe nord-sud.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A54 (Nîmes - Salon-de-Provence) ou E80, entrée no 12 au sud-ouest ou 13 au sud-est. Plus à l'est, on trouve l'autoroute A7 qui descend la vallée du Rhône et relie Lyon à Marseille via Orange.

L'aéroport international le plus proche est celui de Marseille Provence. On trouve aussi deux aérodromes sur le secteur des Alpilles, l'un au nord entre Égalières et Saint-Rémy-de-Provence, et un autre au sud de la ville d'Eyguières[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Aureille appartient géologiquement à la plaine de la Crau : son sol est constitué d'alluvions à galets. On retrouve ce type de sol sur tout le plateau d'Aureille, jusqu'à l'endroit où il descend abruptement sur Mouriès. La composition du sol est alors modifiée, constituée de dépôts de versant. Les sommets au nord d'Aureille, notamment la tour des Opies, sont très différents de ce que l'on retrouve d'ordinaire dans le massif des Alpilles. Si, aux Opies comme dans le reste des Alpilles, le sol est fait de molasse calcaire, celui des Opies remonte au jurassique, tandis que les Alpilles sont plus récentes et remontent au crétacé (principalement le crétacé inférieur)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aureille est arrosée par le gaudre d'Aureille[4], cours d'eau de 12 km, ainsi que par le gaudre de la Vallongue[5], long de 4,2 km. Ils alimentent l'étang de Berre.

Le gaudre de Romanin[6], sous-affluent du Rhône long de 9,3 km, coule également dans cette commune.

Le canal de Craponne branche d Arles irrigue le sud de la commune (ASCO des Arrosants de la Crau) depuis juin 1582 , qui permet à la commune d être notamment une importante productrice de Foin de Crau.

Le nord de la plaine est traversée par le canal de la vallée des Baux, construit en 1914, à la suite de l'intervention menée par l'ambassadeur de France, originaire de Mouriès, Paul Révoil, pour faire face aux périodes de sécheresse qui contraignaient de plus en plus d'habitants des Alpilles à partir pour la Crau, mieux irriguée[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Aureille, comme dans les Alpilles, est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et relativement humides, tandis que les étés sont chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3 °C)[8]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[8]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an à Aureille.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent le nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Les Alpilles dévient le vent, mais Aureille ne peut profiter de sa position au sud du piémont du massif et le vent y souffle pratiquement aussi fort que dans le nord de la chaîne. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[9].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Relevé météorologique de Salon de Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 2 4 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Température moyenne (°C) 6,1 7,2 9,7 12 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7 13,9
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22 25,8 29,4 29 25 19,9 14,2 11,6 19,4
Précipitations (mm) 59 47 44 63 42 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France / Station de Salon de Provence
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
10,9
1,2
59
 
 
 
12,3
2
47
 
 
 
15,3
4
44
 
 
 
17,5
6,4
63
 
 
 
22
10,1
42
 
 
 
25,8
13,7
31
 
 
 
29,4
16,4
16
 
 
 
29
16,3
37
 
 
 
25
13,3
64
 
 
 
19,9
9,5
98
 
 
 
14,2
4,9
58
 
 
 
11,6
2,4
54
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune d'Aureille. La plus réputée est l'aigle de Bonelli, espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[10].

Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[10].

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Espèces chassées[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Aureille, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

Autres espèces animales[modifier | modifier le code]

On ne peut évoquer la faune d'Aureille sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris y nichent.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore aureilloise est, pour l'essentiel, xérique et méditerranéenne. Le botaniste Bernard Girerd y a dénombré 800 espèces végétales en 1992[11]. Hormis l'olivier, caractéristique du paysage aureillois, on note la présence de micocouliers, de chênes kermès de petite taille, d'amélanchiers. Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pan de mur ruiné du château d'Aureille.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au premier âge du fer, les habitats préhistoriques continuent d'être habités pour la plupart, notamment au vallon des Tardières[12], même si celui-ci se dote d'un rempart de pierres[13].

Dans les siècles qui précèdent l'arrivée des Romains, le territoire d'Aureille, comme l'ensemble des Alpilles, est peuplé de Ligures, de Celtes et de Celto-Ligures. Aureille fait alors sans doute partie du territoire des Nearchi dont Ernaginum constitue la frontière nord, mais aussi, peut-être, des Anatilii, qui vivent jusqu'au nord de la Crau, dont les Alpilles constituent la frontière naturelle[14]. Des chemins protohistoriques relient alors les nombreux oppida des Alpilles et permettent la traversée du massif dans un sens transversal[15]. Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe – VIe siècles av. J.-C.), la population se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées[15]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[15]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[15]. Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région[15].

Si le site d'Aureille fut habité depuis la plus haute Antiquité, il est envisageable qu'un membre de la gens Aurelius eut ici une villa. Les invasions germaniques désertifièrent le lieu à partir du Ve siècle[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès le XIIe siècle, le peuplement reprit. L'église du village, Sancta Maria de Auricula, appartint au diocèse d'Arles. En 1224, un citoyen d'Arles, Bertrand Ybilion, propriétaire du castrum, le céda à la communauté d'Arles. Mais la ville d'Arles ne put s'occuper d'un territoire aussi éloigné. Aureille fut déserté, d'autant que le village subit régulièrement le passage de grandes compagnies au XIVe siècle[17].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Il faudra attendre le , pour voir le village reprendre vie. Louise d'Ancézune, dame de Saint-Chaumont, acheta aux consuls d'Arles les trois quarts de la terre d'Aureille pour la somme de 23 820 écus. Veuve de Christophe de Saint-Chaumont, premier baron du Lyonnais, elle possédait une fortune considérable. « Parce que le terroir a été laissé il y a plus de deux cents ansi inculte et désert, ladite dame de Saint-Chaumont desireroit y faire construire quelques maisons et le rendre fertile et bien cultivé »}[18],[16].

Et c'est ainsi que le village revint à la vie. Des colons virent s'y établir, encouragés par les avantages fiscaux qui leur étaient proposés. Entre 1608 et 1620, une vingtaine de familles s'implanta à Aureille, à la tête desquels se trouvaient Antoine Payan et Antoine Escarioly, habitants d'Eyguières. Ces familles habitaient Eyguières mais sont originaires des Alpes (Gap, Sisteron, Barcelonnette, le Dauphiné, ou, plus près, la région d'Apt). Les terres incultes furent défrichées, on pratiqua l'élevage de chèvres et de brebis, le seigneur entretint des troupeaux de juments et de bœufs[16].

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1792, lorsque le Comité de Salut Public fit des reproches à la communauté d'Aureille pour ne pas lui avoir signalé des suspects, mettant en doute le civisme des habitants. La réponse des Aureillois fut : « Notre communauté est d'une petite population, composée de gens uniquement occupés des travaux de la campagne. Toujours fermes dans les principes républicains, nous sommes prêts à les soutenir jusqu'au dernier soupir. N'ayant jamais eu de suspect parmi nous, nous ne sommes pas dans le cas d'envoyer aucun tableau relatif à ce sujet »[19]

La communauté d'Aureille eut à endurer plusieurs épisodes de peste et de choléra, notamment au cours du XIXe siècle.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de 1970, le village se dota d'équipements collectifs, donnant à Aureille un nouvel essor et un accroissement important de sa population[20]. En , un important incendie ravagea 1 500 hectares des Alpilles dont l'essentiel se trouvait sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes les plus anciennes du nom « Aureille » se retrouvent dans le nom d'un prieuré au XIe siècle, Sancta Maria de Auricula et, en 1189, dans le nom d'Ugo de Aurella[21].

Les étymologistes ne sont pas tous du même avis quant à la signification du nom « Aureille ».

Trois tendances se dégagent :

  • la première veut que ce nom soit rattaché à la voie Aurélienne. Cette voie, pourtant, ne passe pas dans le village, mais bien plus au sud ;
  • une deuxième hypothèse renvoie à une racine provençale auro, (« vent » en provençal) ;
  • la troisième, qui est la plus probable, a été émise par Charles Rostaing dans son dictionnaire de toponymie[22]. Il voit dans Aureille le nom d'un propriétaire terrien romain, Aurelius[23]. Or, il se trouve qu'une vieille famille arlésienne portait ce nom, ce qui tendrait à confirmer cette hypothèse.

La forme provençale est Aurelha selon la norme classique et Auriho selon la norme mistralienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Aureille

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Parti de gueules à une tour d'or et d'or à un lion assis de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Aureille :

Groupe Président Effectif Statut
Sans étiquette Régis Gatti 14 majorité

Maires d'Aureille[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d'Aureille :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
.... 1991 Aimé Guillaumier ... ...
1991 2001 Marcel Guillaumier ... ...
2001 en cours Régis Gatti DVG Propriétaire

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aureille est une des dix communes de la Communauté de communes de la Vallée des Baux.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2015, la commune comptait 1 553 habitants[Note 1], en augmentation de 3,6 % par rapport à 2010 (Bouches-du-Rhône : +2,26 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480480527689699686652668698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
686678682642601558611537469
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
409376385336348307314432440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4655185738351 2201 3571 4501 4631 544
2015 - - - - - - - -
1 553--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Comparaison de l'évolution de la pyramide des âges à Aureille entre l'année 2006[28] et 1999[29] :

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
90 à plus
105 
75 à 89
114 
165 
60 à 74
170 
175 
45 à 59
182 
165 
30 à 44
170 
105 
15 à 29
114 
123 
0 à 14
140 
Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
95 à plus
31 
75 à 94
56 
77 
60 à 74
75 
158 
45 à 59
154 
180 
30 à 44
152 
117 
15 à 29
127 
113 
0 à 14
115 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle publique et d'une école primaire publique.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un docteur, mais pas de pharmacie. Les plus proches sont à environ 6 kilomètres sur Eygalières ou Mouriès.

L'hôpital le plus proche est à environ 11 kilomètres sur la commune de Sénas.

Sports[modifier | modifier le code]

On trouve deux terrains de sport au sud du bourg.

Le GR 6, qui traverse la commune et passe par le bourg selon un axe-est-ouest, et plusieurs autres chemins permettent la pratique de la randonnée.

Église d'Aureille, conçue par l'architecte Auguste Véran.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique à l'église paroissiale.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés est assuré dans le cadre des missions de la Communauté de communes de la Vallée des Baux[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Cueillette des olives
Vincent Van Gogh, décembre 1889

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 241 , ce qui plaçait Aureille au 11 695e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[32].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est très présente à Aureille. On y cultive des fruits et des légumes[1], ainsi que du foin de Crau, seul aliment pour animal protégé par une AOC (31 mai 1997).

Le mouton y est élevé, comme dans plusieurs autres communes des Alpilles[1].

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le . Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la beruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[33]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la beruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[34],[35].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

On trouve par exemple sur cette commune plusieurs meublés de tourisme et un hôtel.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La frontière Sud de la commune avec Saint-Martin-de-Crau correspond probablement à une section de la voie Aurélienne, sur le territoire antique de Salon. La borne milliaire de la Calanque (classée aux monuments historiques[36]), trouvée en plusieurs fragments à quelques centaines de mètres au Nord-Ouest du mas d'Archimbaud-en-Crau, est toujours sur la voie romaine, à peu près in situ (mais en cours de remontage ?[précision nécessaire]). Son inscription latine nous rappelle qu'elle a été dédicacée à l'empereur Auguste en l'an av. J.-C., et signale le quatrième (IIII) mille depuis le Sud de Mouriès, où commençait le territoire antique de la Crau d'Arles.
  • Le château d'Aureille, d'architecture la fin XIIe début du XIIIe siècles, domine le village et offre un vaste panorama sur la plaine de la Crau. Il est cité dans le testament de Pons de Lamanon () et est la possession de la famille de Lamanon depuis au moins 1289[17]. Le château est assiégé en 1592 pour en déloger les troupes du capitaine Rondellet[17]. On en entreprend le démantèlement dès l'année suivante, démantèlement qui lui donne pour une bonne part la forme qu'il conserve aujourd'hui[17]. Le bâtiment contenait deux niveaux : un rez-de-chaussée accessible depuis le sud-est et un étage qu'éclairait une baie imposante[17]. La porte d'entrée a été restaurée.
  • L'ancienne église d'Aureille qui portait au Moyen Âge le nom de Sancta Maria de Auricula (« Sainte-Marie d'Aureille ») a disparu et l'on n'est pas en mesure d'en situer la localisation précise. Au XVIIe siècle, une nouvelle église est construite aux frais des habitants. De petite taille, l'archevêque d'Arles signale en 1619 qu'elle est caractérisée par sa pauvreté et son inconfort[37]. Le bâtiment est agrandi après la peste de 1720 et une chapelle dédiée à saint Véran vient s'y accoler. Tout au long du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, elle est constamment en mauvais état (elle est même fermée plusieurs années pendant la Révolution[37]. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, elle est remplacée par une nouvelle église, située place de l'Église. Aujourd'hui, l'ancienne église, connue sous le nom de tour de l'horloge, est une propriété municipale.
Statue représentant saint Roch (église d'Aureille).
  • La construction de la nouvelle église a été initiée par un nouveau curé, du nom d'abbé Pauleau, arrivé à Aureille en 1867[38]. La première pierre est posée par l'archevêque d'Aix, Georges Chalandon, le [38]. Ses plans sont l'œuvre de l'architecte arlésien Auguste Véran.
  • Aureille compte plusieurs oratoires, dont l'oratoire Saint-Véran (inscrit pour protection comme monument historique[39]). Saint Véran est vénéré par les bergers, confrérie rassemblant beaucoup de monde à Aureille, en raison de l'activité pastorale intense qui s'y est développée au fil des siècles[40]. D'autres oratoires sont dédiés à des saints vénérés en Provence : saint Joseph (vers 1840), saint Pierre, sainte Anne, saint Éloi, saint Roch[40].
  • En raison des nombreuses sécheresses qui ont sévi à Aureille au fil des siècles, le village s'est doté de nombreuses fontaines ainsi que d'un lavoir qui intègre deux fontaines extérieures[41]. Sur la place de l'église se dresse une fontaine moussue surmontée d'un figuier[41].
  • L'ancien moulin à huille du XVIIe[42]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le village d'Aureille, mairie d'Aureille.
  2. Romain Cantennot, l'Aéroport d'Eyguières vole de ses propres ailes, 25 mai 2009, article publié dans le journal La Provence, consultable en ligne sur le site web du journal
  3. « La géologie », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 12-16.
  4. Fiche du Gaudre d'Aureille sur le site du SANDRE
  5. Fiche du Gaudre de la Vallogue sur le site du SANDRE
  6. Fiche du Gaudre de Romanin sur le site du SANDRE
  7. « Les canaux à travers les âges », in Les Alpilles…, M. Soma-Bonfillon, op. cit., p. 42-45.
  8. a et b Climat à Maussane-les-Alpilles, commune limitrophe, holidaycheck.fr.
  9. « Le climat », in Les Alpilles…, H. Bruneton, op. cit., p. 23-24.
  10. a et b La patrimoine naturel des Alpilles, parc-alpilles.fr.
  11. « La flore des Alpilles », in Les Alpilles…, op. cit., B. Girerd, p. 52.
  12. « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit, p. 142.
  13. « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », op. cit., p. 143.
  14. P. Arcelin, « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, op. cit., p. 142.
  15. a, b, c, d et e Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  16. a, b et c Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 77.
  17. a, b, c, d et e « L'architecture civile », in Les Alpilles..., op. cit., S. Aspord-Mercier, p. 236, 237.
  18. Archives départementales du Vaucluse, E-191, chartrier des familles : Caderousse.
  19. Archives municipales d'Aureille.
  20. Un peu d'histoire, mairie d'Aureille.
  21. B. Guérard, Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, Paris, 1857.
  22. Charles Rostaing, Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms des lieux en France, éd. Guenegaud. (ISBN 2850230766)
  23. On trouve la forme « de Aurella » (provençal médiéval) dans des chartes du Moyen Âge (Abbaye de Saint-Victor de Marseille, XIIe siècle).
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  28. « Population totale par sexe et âge à Aureille au 1er janvier 2006 », sur http://www.insee.fr (consulté le 28 avril 2010).
  29. « Pyramide des âges d'Aureille en 1999 », sur http://www.recensement-1999.insee.fr (consulté le 28 avril 2010).
  30. http://www.aspic.interieur.gouv.fr/Aspic2/asvixGroupementHTML.php?idGrpt=74&style=doc&x=1288173399
  31. L. Merlo, « André Soler, un as de la course taurine », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 272.
  32. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  33. « Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  34. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  35. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  36. « Borne milliaire », notice no PA00081433, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. a et b Aureille, Françoise Arlot, coll. « Le Temps retrouvé », éd. Équinoxe, Marguerittes, 1994, p. 28.
  38. a et b Aureille, Françoise Arlot, op. cit., p. 30.
  39. « Fiche de l'Oratoire Saint Véran », notice no PA00081198, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. a et b Aureille, Françoise Arlot, op. cit., p. 52.
  41. a et b « Fontaines et lavoirs », in Les Alpilles..., op. cit., N. Dautier, p. 258.
  42. moulin à huile

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
  • Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2035751055)
  • Fabienne Gateau, Michiel Gazenbeek, et al., Les Alpilles et la Montagnette, Paris, Académie des inscriptions et belles lettres, 1999, p. 109-112 (« Aureille » par Michel Poguet) et 203-207 (Carte archéologique de la Gaule [Pré-inventaire archéologique], 13-2) (ISBN 978-2-87754-059-9)..
  • « Renaissance et croissance d'un village entre Crau et Alpilles – Aureille au XVIIe siècle », Françoise Arlot, in Crau, Alpilles, Camargue. Histoire et archéologie, actes du colloque des 18 et 19 novembre 1995, Michel Baudat (dir.), Groupe archéologique arlésien, Arles, 1997, (ISBN 2950848311).
  • Aureille, Françoise Arlot, coll. « Le Temps retrouvé », éd. Équinoxe, Marguerittes, 1994, (ISBN 2841350193).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes.[modifier | modifier le code]

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