Laurent Imbert

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Laurent Imbert
image illustrative de l’article Laurent Imbert
Saint Laurent Imbert
Saint, martyr
Naissance
Marignane
Décès (à 43 ans) 
Saenamteo en Corée
Nationalité française
Vénéré à Cathédrale du bon Berger (Singapour) (en)
Béatification 5 juillet 1925 Rome
par Pie XI
Canonisation 6 mai 1984 Séoul
par Jean-Paul II
Fête 21 septembre

Laurent Joseph Imbert est un évêque français, né à la ferme Bricard, à Marignane, le , mort martyrisé le en Corée, proclamé saint par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent Joseph Imbert est un évêque français, né à la ferme Bricard, à Marignane, le 3 germinal an IV ()[1].

Prêtre des Missions étrangères, il part en Chine où il fonde un séminaire à la frontière du Tibet, il y réside douze ans[1]. En 1827, il importe la lithographie en Chine dans le but de favoriser, par ce biais, la diffusion de la foi catholique[2]. Il est en contact avec Marcellin Jobard au sujet d'un procédé de forage inventé par les Chinois.

Le père Imbert est ordonné évêque en 1837, puis Vicaire apostolique de Corée en résidence à Séoul. Il est le premier évêque catholique à mettre le pied en Corée[3]. Avec Pierre Maubant et Jacques Chastan, ils baptisent en un an 2 000 catéchumènes et visitent 9 000 chrétiens dans toute la Corée[4].

Martyre[modifier | modifier le code]

Entre 1839 et 1866, plusieurs milliers de membres de l’Église catholique furent martyrisés à Séoul en Corée, parmi lesquels cent trois ont été canonisés. On compte trois évêques français : Laurent Imbert, Siméon-François Berneux et Antoine Daveluy ; sept prêtres missionnaires français : Pierre Maubant, Jacques Chastan, Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, Pierre Aumaître, Saint Martin Luc Huin ; André Kim Taegon, premier prêtre coréen et quatre-vingt-douze laïcs.

Pensant protéger le peuple, Laurent Imbert, Pierre Maubant et Jacques Chastan décident de se rendre aux autorités. Ils sont tous trois condamnés à mort, et le 21 septembre 1839, ils sont décapités au bord d'une rivière, dans un lieu-dit appelé Sai-nam-hte[4].

Réactions[modifier | modifier le code]

Une première mission navale destinée à demander aux Coréens des explications sur le meurtre des trois missionnaires de 1839 fut montée en 1845, puis une deuxième en 1847, laquelle échoua assez piteusement.

En 1866, le massacre à Séoul de neuf autres missionnaires donna lieu à une expédition punitive contre le Régent de Corée par une force navale française placée sous le commandement du contre-amiral Pierre-Gustave Roze qui eut lieu du 18 septembre au 12 novembre 1866, l'expédition en Corée du contre-amiral Roze.

Béatification et canonisation[modifier | modifier le code]

Statue de saint Laurent Imbert devant l’église de Calas (13)

Les cent trois Martyrs de Corée, incluant Laurent Imbert, ont été béatifiés le 5 juillet 1925 à Rome par Pie XI et canonisés à Séoul par Jean-Paul II, le 6 mai 1984, lors de sa visite pastorale[3]. Il s’agit de la première canonisation hors de Rome. Ils sont fêtés le 21 septembre[1].

Ses reliques sont aujourd'hui dans la Cathédrale du bon Berger (Singapour) (en).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Saints Laurent Imbert, Pierre Maubant et Jacques Chastan », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le 8 septembre 2017).
  2. Le Courrier Belge, 17 février 1840.
  3. a et b (it) Emilia Flocchini, « San Lorenzo Imbert Vescovo e martire », sur Santi e Beati, santiebeati.it, (consulté le 8 septembre 2017).
  4. a et b « Le martyrologe romain fait mémoire de Saints Laurent Imbert, Pierre Maubant, Jacques Chastan », Magnificat, no 238,‎ , p. 302.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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