Septèmes-les-Vallons

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Septèmes-les-Vallons
Septèmes-les-Vallons
Blason de Septèmes-les-Vallons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
André Molino
2020-2026
Code postal 13240
Code commune 13106
Démographie
Gentilé Septémois
Population
municipale
11 058 hab. (2018 en augmentation de 3,22 % par rapport à 2013)
Densité 620 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 57″ nord, 5° 22′ 00″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 580 m
Superficie 17,84 km2
Unité urbaine Marseille-Aix-en-Provence
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Gardanne
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la Mairie

Septèmes-les-Vallons ([sɛptɛm le valɔ̃]; en provençal Seteme dei Valoun, selon la norme mistralienne) est une commune française, limitrophe de Marseille, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Septémois. Le Septèmes-les-Vallons passe de l'arrondissement d'Aix-en-Provence à l'arrondissement de Marseille.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune limitrophe du nord de Marseille située sur les axes de circulation de l'autoroute A7 et la route nationale N 8.

Elle est située à 215 m d'altitude au niveau de la mairie (place Didier-Tramoni), et s'élève jusqu'à 562 m au niveau plus haut du massif de l'Étoile, sous la Grand Étoile. Le Grand Sanguin culminant à 544 m, et la Petite Étoile à 561 m.

Les risques naturels, miniers ou technologiques sont globalement liés au massif de l’Étoile[1] sur les flancs duquel la commune s'étend.

La commune de Septèmes-les-Vallons est, comme son nom l'indique, enserrée entre plusieurs massifs de montagnes méditerranéennes : l'Etoile à l'Est et la Nerthe à l'Ouest. Au sein de la commune, nous retrouvons un troisième massif : le Belvédère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3,9 6 8,5 12,6 16 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24 20,4 16 10,8 8,1 15,1
Température maximale moyenne (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12 19,7
Précipitations (mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source : Météo France[2] / Station de Marignane


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

À l'ouest de Septèmes-les-Vallons se trouve la bifurcation entre les autoroutes A7 et A51. La commune est desservie par la sortie 32 de l'A7 (Quartier Notre-Dame à Marseille) et par la sortie 1 de l'A51 (Plan de Campagne).

La ville est traversée par la route D 8n (anciennement RN8) qui relie Aix-en-Provence à Toulon en passant par Marseille et Aubagne. C'est également à Septèmes que se trouve l'origine de la route D543, qui va à Cadenet.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Septèmes-les-Vallons est desservie par la gare de Septèmes, sur la ligne de Lyon-Perrache à Marseille Saint-Charles (via Grenoble). Cette gare est desservie par les TER Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans le cadre de la desserte périurbaine entre Marseille Saint-Charles et Aix-en-Provence.

Bus[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par les lignes de bus 121 et 122 du réseau RTM. Ces lignes effectuent une boucle à l'intérieur de Septèmes, la 121 dans le sens anti-horaire, la 122 dans le sens horaire. Ces lignes desservent également l'Hôpital Nord de Marseille et son quartier. Une correspondance y est possible pour la ligne B2 qui a une fréquence élevée (7 à 8 minutes en heure de pointe, 10 minutes en heures creuses), ainsi que pour la ligne 97 qui permet un accès rapide au centre de Marseille via l'autoroute A7 (20 minutes environ).

Septèmes-les-Vallons est également desservie par le réseau Cartreize, avec les lignes 51 (Aix - Marseille par RN) et 53 (Marseille - Aix-Arbois).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Septèmes-les-Vallons est une commune urbaine[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[6] et 1 596 326 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Marseille-Aix-en-Provence est la troisième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris et Lyon[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom de la présence autrefois d'une borne milliaire romaine (Lapis septimus). Située sur la route allant de Marseille à Aix, elle se trouve en effet à 7 milles (environ 10,5 km) du Vieux Port.

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle av. J.-C., les Celto-Ligures occupent l'oppidum des Mayans[11]. À partir de l'an 13 av. J.-C., l'empereur Auguste prolonge la via Aurelia vers Arles, et la dote d'un embranchement vers Marseille, et fait disposer les bornes miliaires tout au long, dont la septième qui donnera son nom à Septèmes.

De cette époque, le vallon de Fabrégoules a livré en 1911 deux autels votifs à Jupiter et à Junon, mais aussi plus tard les traces d'un canal antique vers Marseille

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Septèmes a appartenu au XIe siècle à l'abbaye Saint-Victor de Marseille puis à l'évêché de Marseille (cartulaire de 1047).

La chapelle de Fabregoules est consacrée en 1056[11]

En 1076, Pons, évêque de Marseille échange Auriol contre les Pennes auxquels est lié Septèmes, alors simple passage fortifié.

Epoque Moderne[modifier | modifier le code]

Elle devint seigneurie du Chevalier d'Augustine qui l'acquit au XVIIe siècle. Ses descendants la conservèrent jusqu'à la Révolution.

La grande peste sévit en 1720 faisant 200 morts sur 400 habitants et permettant au chevalier Roze et quelques autres de montrer leur dévouement.

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

A la Révolution, une bataille oppose en 1793, dans le défilé, les forces de la conventions aux Marseillais révoltés aux côtés des royalistes et fédéralistes. La bataille est de courte durée. Les habitants rentrent et retrouvent leurs maisons épargnées par les vainqueurs.

La commune a été établie en 1790 par détachement de celle de Les Pennes-Mirabeau sous le nom Septèmes ; l'appellation « les-Vallons » a été accolée par décret le 18 novembre 1919.

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Grande Guerre a vu tomber 39 fils de Septèmes.

La région a été occupée par l'armée italienne puis par les Allemands quand les premiers ont fait défection. Une partie des effectifs italiens a été retenue (détenue) dans les calanques vers l'escalette. Le maquis avait des hommes ici (aux Peyrards), qui organisèrent sabotages et attentats (contre un capitaine et son ordonnance)[11]. Il avait dans ses rangs des spécialistes des liaisons radio en liaison avec la construction des émetteurs du Réaltort qui avaient déconseillé la possession d'émetteurs trop près des matériels de détection. La petite garnison s'est vue délestée de la majeure partie de ses éléments fin juillet 44, dont une partie pour renforcer Marseille et la majorité remonter au nord. La libération de Marseille en 1944 fût le résultat de l'action de force principalement issus des colonies (goumiers, spahis, tirailleurs algériens du 7e RTA et tabors marocains du GTM) et des résistants issus des FTP, du 20 au 24 août pour l'encerclement puis du 24 au 27 pour la libération[12]. Septèmes est libérée par la fin de la manœuvre d'encerclement de Marseille qui voit la jonction des 3es et 12e Tabors passés par Peypin/Cadolive, avec le 2e Tabor passé par Saint-Savournin et Simiane mais bloqué à Fabrégoules qui résistait et replié aux Bastidonnes, après avoir les uns et les autres vaincu la contre attaque allemande[11] appuyés par le groupe FTP "Auziac". Des traces des combats persistent sur la façade du chateau sur la propriété Lafarge. Il abritait une partie du commandement des unités allemandes stationnées sur le domaine. Le chateau se trouve dans la partie située sur le territoire de Bouc-Belair. Des vestiges et armements ont encore été retrouvés au siècle dernier lors de l'excavation de la carrière.

Un camp d'internement de la police militaire américaine fut ouvert sur la commune en 1944, en rapport avec le camp de Calas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Septemes-les-Vallons

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or à l'arbre arraché de sinople sommé d'un aigle au sol abaissé issant soudé d'argent, à la plaine partie d'azur et de gueules.

Publications[modifier | modifier le code]

Le Centre culturel Louis-Aragon a édité Septèmes, entre mémoire et avenir, un recueil participatif qui retrace, à partir de témoignages, l'histoire de la cité (en vente en mairie).

Le Centre culturel Louis-Aragon a également édité d'autres publications plus thématiques liées à Septèmes, notamment une intitulée 376 Les Castors de Septèmes. Ce dernier ouvrage traite de l'histoire du lotissement des Castors-Isabella, situé au Nord-Ouest de la commune : récit particulier puisqu'il s'agit de copropriétaires ayant acheté une parcelle à 376 familles, pour ensuite construire de leurs mains autant de maisons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1900 Marius Bourrelly    
1900 1904 Louis Caillol    
1904 1912 Jean Boujon    
1912 1919 Marius Brémond Rad. Exploitant forestier, propriétaire
Conseiller général du canton de Gardanne (1913 → 1940)
décembre 1919 mai 1925 Fernand Durbec Rad.  
mai 1925 avril 1931
(décès)
Pierre Tramoni[13] SFIO Industriel
Conseiller d’arrondissement du canton de Gardanne
mai 1931 janvier 1941 Élie Corradi[14] SFIO Employé puis négociant en vins
janvier 1941 ? Dominique Sérinelli   Directeur d'usine
Les données manquantes sont à compléter.
août 1944 mai 1951
(décès)
Élie Corradi[14] SFIO Employé puis négociant en vins
1951 1960 Baptistin Raphaël SFIO Premier adjoint
1960 mars 1965 Raoul Oreille SFIO  
mars 1965 décembre 1966
(décès)
François Césari PCF  
janvier 1967 janvier 1999 Marc Ferrandi[15] PCF Cadre de la Compagnie générale maritime
janvier 1999 en cours André Molino PCF Attaché commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, en juillet 2000, la commune est membre de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.

Depuis 2016, elle a été rattachée à Aix-Marseille-Provence, métropole créée par les lois MAPTAM et NOTRe, et qui a englobé tout le territoire précédemment rattaché à Marseille Provence Métropole. Au sein de cette métropole Aix-Marseille-Provence, il existe six territoires différents qui reprennent les contours des anciennes intercommunalités. Septèmes-les-Vallons est donc rattachée au territoire de "Marseille Provence".

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Remise en nature des sites qui ont connu des activités polluantes[modifier | modifier le code]

Les vallons des fabriques et du maire sont référencés et font l'objet de suivi (BASOL)

Le vallon de Fabregoules, occupé en grande partie par la carrière de la cimenterie Lafarge fait l'objet d'une remise en état systématique des zones en fin d'exploitation et accueille des scolaires (sentier de découverte en phase de finalisation). Les sources et les eaux de ruissellement du vallon qui faisaient le ruisseau Caravelle-Aygalades sont captées et traitées selon leur nature, en particulier dans les différents bassin de décantation. Certains sont protégés et strictement interdits en raison du matériel de pompage qui les rendent potentiellement dangereux.L'ensemble de la zone est en activité, privée et interdite.

La remise en état, la végétalisation et d'autres actions sont menées en partenariat avec l'association COLINEO[16], qui est à l'origine du sentier et d'autres réalisations. Elle suit aussi la flore et la faune sur le site.

Préservation de la biodiversité[modifier | modifier le code]

La propriété Lafarge accueille aussi dans sa zone non exploitée (vallon de Freyguières) la miellerie de l'association "l'abeille provençale"[17] où est disponibles du matériel en commun et dispensées des formations mensuelles.

Septèmes s'est engagée dans de nombreuses actions en faveur de la préservation de la Nature et de la biodiversité, notamment le programme Agenda 21. A ce titre, la commune réaliser un Agenda de Biodiversité Communal, qui est l'occasion de recenser toutes les espèces animales et végétales présentes sur la commune. C'est aussi le moment de lancer des actions de protection. Ainsi, la commune s'est engagée à protéger les chauves-souris, très présentes sur Septèmes[18]

Septèmes-les-Vallons compte plus de 70% de son territoire classé en zone naturelle. Très urbanisée le long de l'autoroute, de la voie ferrée et de l'ancienne route nationale 7, le territoire communal est sanctuarisé en zone naturelle à l'est, dans le massif de l'Etoile. La commune compte également sur son territoire une espèce végétale rarissime : la Germandrée faux-petit-pin, présente dans le monde uniquement en France, dans 5 ou 6 communes sur les reliefs bordant le littoral méditerranéen[19].

Par ailleurs, Septèmes-les-Vallons est une des communes de France qui compte le plus d'arbres remarquables protégés par habitant.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[21],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 11 058 habitants[Note 4], en augmentation de 3,22 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,07 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5982854067018529169929951 259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4731 5031 6231 6162 0241 6001 6561 6151 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7421 6411 8191 8272 2292 7513 0723 1444 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 6005 84410 82710 68110 41510 20210 11711 06710 848
2018 - - - - - - - -
11 058--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Associations[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations présentes sur la commune :.

  • ”Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre”
  • ”Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc et Tunisie”

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le poète Jòrgi Reboul (1901-1993) qui a donné son nom à la bibliothèque municipale. Deux colloques ont été organisés en 1994 et 2013 à propos de l'action du mouvement occitan, singulièrement entre les deux guerres.
  • René Le Guen (1921-1993), syndicaliste, homme politique français et écrivain, y est né.
  • Les joueurs de pétanque Claude Calenzo (1936-2020), René Lucchesi et Serge Rouvière ont joué dans le club de la Boule Septémoise.
  • Les footballeurs professionnels Benjamin Gavanon, Jérémy Gavanon et Zinédine Zidane ont appris à jouer au SO Septèmes-les-Vallons.
  • Le footballeur professionnel Samir Nasri a grandi à Septèmes-les-Vallons, dans le quartier de La Gavotte-Peyret.
  • La chanteuse Clara Luciani a également grandi sur la commune de Septèmes-les-Vallons, qu'elle évoque entre les lignes dans son album Sainte-Victoire.

Économie[modifier | modifier le code]

Zones d'activités[modifier | modifier le code]

La commune compte deux zones d'activités : la zone d'activités de la Haute-Bédoule et la zone d'activités du Pré de l'Aube. Ces deux zones d'activités n'ont pas de spécialités et comptent des entreprises de secteurs très différents allant de la réparation automobile à l'impression numérique, en passant par le commerce de gros de matériel médical.

Ces deux zones d'activités viennent de se doter d'associations d'entreprises pour pouvoir mener des opérations ensemble, comme la collecte des déchets de production. La municipalité a lancé des études avec la CCI Aix-Marseille-Provence pour renforcer l'attractivité de ces deux zones.

ISDND[modifier | modifier le code]

Septèmes-les-Vallons compte sur sa commune une Installation de Stockage de Déchets non Dangereux (ISDND) qui s'étend sur une cinquantaine d'hectares. Il s'agit d'un centre de collecte, de tri des déchets avec l'enfouissement de déchets non dangereux. Cette installation est aujourd'hui gérée par le groupe Veolia. Le site valorise les déchets enfouis en produisant de l'électricité par co-génération. L'ISDND comporte également une activité de valorisation des déchets verts sous la forme de compost, commercialisé ensuite. Le site accueille les déchets des particuliers septémois (à hauteur d'une entrée par jour et par personne) comme ceux d'entreprises originaires de la région.

Il aurait dû fermer définitivement en 2006 après 30 ans d'exercice. Sa fermeture sera finalement progressive avec une première phase de démantèlement en 2021-2022, période durant laquelle une vingtaine d'hectares seront rétrocédés à la commune, principalement pour des activités de production d'électricité solaire, via des panneaux photovoltaïques.

Industrie[modifier | modifier le code]

Lafarge[modifier | modifier le code]

Depuis 1958, le cimentier Lafarge (groupe Lafarge-Holcim depuis 2015 ) exploite la carrière située dans le vallon de Fabrégoules, avec un premier four destiné à la production de matériaux de construction créé en 1958 suivi d'un deuxième en 1962. Une partie de l'usine Lagarge se situe sur Bouc-Bel-Air, une autre sur Simiane-Collongue. Les anciens se plaisent à raconter les anecdotes du début : découvertes de reliques de la guerre, la femme du directeur surveillant le travail depuis le "château" des Bastidonnes qui sera détruit plus tard au fur et à mesure de l’étalement de la carrière, les éclats d'obus sur le château hébergeant actuellement les services commerciaux, le caractère patriarcal de l'entreprise des premiers temps favorisant une ambiance familiale et de nombreuses activités (salle des fêtes, stand de tir, tennis et piscine, chasseurs et pêcheurs...).

La carrière accueille parfois des groupes pour des visites qui permettent de découvrir la géologie particulière du lieu, avec des traits communs aux cimenteries comme la présence d'argile à coté du calcaire, et d'autres propres au site, comme les couleurs et les ondulations des strates. Le site est protégé et interdit car dangereux en raison des tirs, des à-pics, des fronts de taille, mais aussi des bassins dotés de pompes très puissantes à démarrage automatique.

Spi Pharma[modifier | modifier le code]

Septèmes-les-Vallons compte également une usine pharmaceutique, Spi Pharma, située dans le vallon du Maire. Elle pourvoit une cinquantaine d'emplois directs et propose une activité de fabrication de pansements gastriques à base d'aluminium.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

L'époque antique a laissé au sud des vestiges de fortifications pré-romaines l'oppidum des Mayans anciennement appelé Castel-Jussiou, qui fait suite à celui de Baou Roux (La Malle, Bouc Bel-air) et celui de la Tête de l'Ost (Mimet), et fait face à l'oppidum du Verduron (Marseille, 15e arr.) . Cet oppidum est caractéristique par son plan : un rempart fortifié de 10 tours carrées et doublé d'un enclos à l'intérieur. Il date du 6ème siècle avant J-C et il s'avère donc qu'il s'agit d'un des premiers lieux de peuplement recensés dans la région marseillaise. Cet oppidum celto-ligure est contemporain de la création de Marseille.

Restes d'aqueduc romain.

De l'époque médiévale il reste des ruines de redoutes.

De la présence des chanoines de la Major, il reste une ancienne résidence du XVIIe siècle.

De sa situation sur l'axe important de circulation entre Aix-en-Provence et Marseille, il reste des vestiges de fortifications à Camp-Long.(pont des chaves?la rougière?)

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La présence régulière de religieux a marqué la commune par la construction de nombreux édifices :

  • Église Sainte-Anne XIXe siècle néo-romane ;
  • Ancienne église paroissiale du XVIIe siècle : clocher-arcade perpendiculaire ;
  • Couvent des religieuses de Saint-Joseph ;
  • Chapelle XIe siècle de Fabrégoules ;
  • Chapelle Notre-Dame ;
  • Oratoire (quartier du Tubie).

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Les collines de Septèmes comportent plusieurs édifices civils, industriels et militaires.

Le lieu-dit les Fabriques est l'emplacement d'une des deux usines des vallons. Les pentes des collines portent encore la trace des tranchées et de scories provenant de l'activité industrielle : acides, soude, engrais, carbonate et sulfate de cuivre, fabriqués sur le site les dernières années par la société Delta Cuivre.

Panneau de produit anti mildiou fabriqué par l'entreprise Duclos située à Septèmes-les-Vallons.

L'activité avait été reprise pendant les années 90 par ELF Atochem Agri, puis repris par la société Duclos Chimie pour la revalorisation de déchets mercuriels et la fabrication de sels d’aluminium destinés au traitement des eaux, au traitement des bétons projetés et à l'industrie chimique (stockage de terres alumineuses, mélanges simples, filtration et séchage). Cette activité ne concernait que la partie basse, et ce jusqu'à sa liquidation judiciaire en 2012. Il a été suivi depuis par Duclos-Environnement[24], puis après 2011 par MBM Energipole[25]. Le reste du domaine est utilisé pour l'enfouissement de déchets sur le plateau par la société SOREDEM.

Le vallon du Maire a vu deux activités différentes coexister. La première, depuis 1890 a été le siège de plusieurs activités (chimie organique, minérale, pesticide) regroupées sous l'ancien exploitant Schloesing jusqu'en 1974. Les terrains ont été cédés à 1974 de Duclos-Gestion puis Rhône-Poulenc-RORER, dernier propriétaire foncier sans jamais avoir exploité, devenu depuis Aventis[26].

La deuxième, SPCA Barcroft (SPI Pharma), serait l'occupant d'ateliers ayant commencé leurs activités dès 1810, site actuel fabrication de produits chimiques alumineux notamment pour l'industrie pharmaceutique, sans rapports avec les précédentes activités.

Le petit vallon des Fabriques et le vallon du Maire sont bordés de deux collines portant la trace de nombreuses cheminées rampantes, ponctuées de vestiges des installations industrielles de la fin du XIXe des deux vallées. Les dépôts et scories seraient d'après certaines fiches du BASOL de simples noirs de fumées[27]. D'autres fiches notent sur les parcelles des cheminées rampantes des pollutions importantes au plomb et à l'arsenic, qui seraient liées à la production dès le milieu du XIXe d'acide sulfurique, de plomb, d'engrais phosphatés, d'arsenite de soude et d'acide chlorhydrique[28]. Les cartographies des zones polluées[29] ne montrent pas de lien avec le réseau de cheminées rampantes, mais le fait que certaines se contredisent pose problème, de même que la fonction même de condensation de ces cheminées rampantes quand elles suivent les courbes de niveau, ainsi que le niveau de pollution des scories sur d'autres lieux montrant des cheminées rampantes.

La technique des cheminées rampantes, en particulier pour le plomb, permet d'éviter de construire des cheminées très haute. On construit un conduit à même le sol en profitant de la pente naturelle et on ne construit qu'une petite cheminée en haut de la crête, comme c'est documenté pour l'usine à plomb de la calanque de l'Escalette, ou celle de Montredon au sud de Marseille[30]. La longueur de la cheminée rampante permettrait de refroidir et condenser une partie des fumées, le reste étant relâché à l'air libre à une hauteur permettant de diminuer la concentration des retombées. La conformation du vallon permettant aussi un effet de tirage en utilisant les vents locaux Dès Napoléon III, il existait des règlements imposant l'éloignement des pollutions[31]. Mais ici, il faut noter un réseau dense de "cheminées rampantes" avec peu de pente, qui se succèdent les unes au-dessus des autres. Mais la fabrication du plomb et les pollutions associées sont à rapprocher de la chasse qui disperse 5000 à 8000 t de plomb dans la nature[32] à la fin XXe siècle.

On note la présence d'une belle colonne en brique[33] mais proche de la ruine sur la colline sud, qui semble avoir été érigée par les industriels à l'apogée des usines

Cheminée de l'ancienne entreprise Duclos chimie vers laquelle convergeaient des « cheminées rampantes ».

, et plus loin, sur cette même colline, située sur un itinéraire de découverte au départ du terrain de boules, l'emplacement de la batterie de DCA, avec ses 4 cuves toujours dotées de leurs affûts métalliques.

Affût de batterie anti-aérienne au-dessus de Septèmes-les-Vallons.

Il s'agit de la 176e batterie, qui faisait partie du système de défense de Marseille, mise en place le 27 aout 1939 contre les forces de l'Axe, démontée le 27 juin (ordre de fin de mission) puis remontée la 4 juillet (contre les britanniques) et finalement dissoute le 1er août[34],[35]. Elle était dotée d'une usine à projecteur, toujours debout, et d'un mur à détection sonique (voir les photos sur le lien). Le groupe électrogène est toujours en place, non loin là, près de la carrière.

Groupe électrogène qui alimentait la 176e batterie anti-aérienne.

Affuts modèle 1915 (éventuellement 1930), avec canons de 75mm. La batterie a tiré mais il n'y a pas de preuve qu'elle ait abattu d'avion. L'armement était plus dissuasif qu'efficace.

Septèmes conserve une « bergerie municipale », achetée lors de la cession d'activité de l'ancien berger et concédée depuis à un exploitant. Il fait perdurer d'une part la race des chèvres du Rove avec ses chèvres aux magnifiques cornes torsadées et d'autre part la tradition de la brousse du Rove bénéficiant depuis 2018 du plus petit AOC[36]. La race se caractérise par un lait riche et plein d'arômes grâce à une alimentation à base d'herbe, de genêt mais aussi chêne kermès et romarin, dont l'équilibre est assuré par le travail du berger qui les mène sur les collines avoisinantes sous l'Etoile, pendant que l'exploitant assure la fabrication et la vente du fromage. La bergerie et son magasin se situent dans le vallon de Freyguières, juste derrière le stade, en dessous de la route de l'ORTF.

Le château des Bastidonnes, dans le vallon de Fabrégoules, était la résidence des directeurs de l'usine Lafarge d'où il pouvait voir l'ensemble de la carrière. Il a été démantelé lorsque la carrière s'est étendu dans cette zone. Le château actuel, situé sur la commune de Bouc Bel-air montre des impacts de balles et d'obus, témoins des combats qui se sont déroulés dans cette zone. Ce château abritait le commandement en particulier des unités allemandes basées à Fabrégoules, dont certaines ont posé problème lors de la libération de Marseille, bloquant ce passage obligé, jusqu'à leur contournement par les Tabors marocains et les tirailleurs algériens.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sur les 1 784 ha de superficie de la commune, il y a 898,4 ha d'espaces boisés ou reboisés, parmi lesquels 449 sont soumis au régime forestier.

Ce domaine forestier de la commune est situé sur le massif de l'Étoile. Un incendie en juillet 1997 dont le point de départ était la décharge de Septèmes, a ravagé plus de 3 000 ha dans ce massif.

Le massif a été exploité par les gemmeurs qui récoltaient la résine pour en faire de l'essence de Térébenthine. On retrouve ainsi parfois çà et là des restes de coupelles coniques en argile cuite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « .ernmt-officiel »
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Marseille-Aix-en-Provence », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  11. a b c et d Super User, « Points d'histoire », sur www.ville-septemes.fr (consulté le 27 septembre 2018)
  12. « Résistance Marseillaise R2 - Libération de la Provence - Le 7e régiment de tirailleurs algériens », sur www.resistancemarseillaise-r2.fr (consulté le 27 septembre 2018)
  13. Notice TRAMONI Pierre, Didier par Antoine Olivesi, Gérard Leidet, version mise en ligne le 11 février 2020, dernière modification le 11 février 2020
  14. a et b Notice CORRADI Élie, Étienne par Gérard Leidet, Antoine Olivesi, version mise en ligne le 26 novembre 2012, dernière modification le 5 novembre 2019
  15. Notice FERRANDI Marc par Gérard Leidet, version mise en ligne le 28 avril 2009, dernière modification le 1er juillet 2009
  16. Colinéo, « Bienvenue sur le site Colinéo », sur www.colineo.fr (consulté le 1er octobre 2018)
  17. (en-US) « L'Abeille Provençale - Groupement d'Éducation Apicole et de l'Environnement », sur www.abeille-provencale.net (consulté le 1er octobre 2018)
  18. « Dans les Bouches-du-Rhône, Septèmes-les-Vallons veut préserver ses chauves-souris », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le 31 janvier 2021)
  19. « Teucrium pseudochamaepitys L., 1753 - Germandrée à allure de pin, Germandrée faux petit pin », sur Inventaire National du Patrimoine Naturel (consulté le 31 janvier 2021)
  20. site/spip.php?article2541 Discours du 14 juillet - Consulat Général de France à OranUn jumelage depuis 2006 entre la ville de Septèmes-Les-Vallons et l’APC de Béni-Abbès
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « BASOL - Ministère de la Transition écologique et solidaire », sur basol.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 24 septembre 2018).
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  29. « plan-cartographique-13.0165--2.pdf », sur https://basol.developpement-durable.gouv.fr, .
  30. Sébastien Fray, « Calanque de l'Escalette », sur www.naturamarseille.com (consulté le 24 septembre 2018).
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  32. (en) Ian J. Fisher, Deborah J. Pain, Vernon G. Thomas (2006), A review of lead poisoning from ammunition sources in terrestrial birds  ; Biological Conservation, Volume 131, Issue 3, aout 2006, Pages 421-432 (résumé), PDF, 12p
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  34. 39-45 Magazine, no 293,294,295, octobre, novembre décembre 2011.
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  36. INAO, « La Brousse du Rove obtient l'AOC », sur Institut national de l'origine et de la qualité, (consulté le 24 septembre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]