Gémenos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune des Bouches-du-Rhône
Cet article est une ébauche concernant une commune des Bouches-du-Rhône.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

 Ne doit pas être confondu avec Évenos.
Gémenos
Vue du village de Gémenos.
Vue du village de Gémenos.
Blason de Gémenos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton La Ciotat
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (Marseille-Provence)
Maire
Mandat
Roland Giberti (NC)
2014-2020
Code postal 13420
Code commune 13042
Démographie
Population
municipale
6 179 hab. (2014)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 46″ nord, 5° 37′ 37″ est
Altitude Min. 104 m – Max. 1 041 m
Superficie 32,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte administrative des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Gémenos

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Gémenos

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gémenos

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gémenos
Liens
Site web http://www.mairie-gemenos.fr

Gémenos est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce village est traversé par la route départementale 396.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Gémenos est situé à 20 kilomètres à l'est de Marseille, au pied du massif de la Sainte-Baume. Le village est niché contre les contreforts de la Sainte-Baume, au débouché du vallon de Saint-Pons, arrosé par le Fauge. Le village est exposé à l'ouest, en bordure d'une plaine alluviale de l'Huveaune, face à Aubagne qui en occupe l'extrémité opposée. La commune bénéficie d'un micro-climat particulièrement doux, en hiver comme en été.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gemenos
Roquevaire Auriol Plan-d'Aups-Sainte-Baume
Aubagne Gemenos Cuges-les-Pins
Marseille Roquefort-la-Bédoule Aubagne

Histoire[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le village de Saint-Jean-de-Garguier est le siège d'un évêché au Ve siècle[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'acte de propriété du de Wilhem, comte de Marseille, signale pour la première fois l'existence, à l'entrée du vallon de Saint-Pons, d'un castrum appelé Geminas.

En 1205, l'évêque de Marseille, Rainier, fonde une abbaye cistercienne, l'Abbaye de Saint-Pons de Gémenos, avec le chapitre de Marseille et confie cette maison à une noble dame prénommée Garsende ou Gersende. Ce lieu sera un centre de développement spirituel et économique important.

Guigonet Jarente (av.1360-ap.1402), notaire originaire de Selonnet (Baillie de Barcelonnette), fut seigneur de Gémenos et de Montclar[2], et familier de la reine. Sa longue carrière administrative fut récompensée par les souverains par de nombreux cadeaux. Il reçut de la reine Jeanne, donation des fours de Seyne en 1379, ainsi que l'albergue de cette ville en 1380[3]. En 1374, il fut élu conseiller du sénéchal et ambassadeur auprès du pape[4].

Vers le XVe siècle, Geminas est déserté.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

C'est en 1563 que les marquis d'Albertas, Nicolas et son frère Gaspard, italiens d'origine, acquièrent la seigneurie de Gémenos et sont à l'initiative de Gémenos sous sa forme moderne.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

De 1927 à 1958, Gémenos a été relié à Aubagne par une ligne de trolleybus, une des toutes premières en France.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gémenos

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent, à un arbre de sinople, planté au milieu d'une terrasse du même et au pied de l'arbre, deux petits enfants, d'or, assis et s'entretenant.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan provençal, la commune se nomme Gèmas selon la norme classique ou Gèmo selon la norme mistralienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Roland Giberti UDI Retraité de l'enseignement
Ancien conseiller Général des Bouches-du-Rhône,
Vice-Président de la Communauté urbaine MPM
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 179 habitants, en augmentation de 2,35 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 408 1 115 1 229 1 447 1 832 1 835 1 802 1 809 1 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 815 1 752 1 660 1 486 1 534 1 564 1 554 1 468 1 498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 555 1 510 1 444 1 520 1 430 1 437 1 547 2 008 2 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 597 2 807 3 029 4 548 5 025 5 481 6 007 6 232 6 179
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Festival Les Arts Verts se déroule chaque été dans le théâtre de verdure. De fameux chanteurs et comiques viennent s'y produire chaque année.
  • La Saint-Éloi est une des principales manifestations culturelles du village.
  • Le Festival des Cultures du Monde (festival folklorique organisé tous les deux ans par La Poulido de Gèmo, le groupe folklorique local).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Gémenos est jumelée avec :

Économie[modifier | modifier le code]

Bien que les prix de l'immobilier soient très élevés, la ville est attrayante et très courue. Elle est reconnue comme étant une ville où il fait bon vivre (village esprit provencal avec toutes les commodités aux alentours). Gémenos est aussi réputée pour une ville où les habitants ne paient pas d'impôt, la part communale est effectivement à 1 euro depuis le début des années 2000 grâce à la zone des Paluds. De nombreuses aides existent: allocations de rentrée scolaire, aide aux jeunes pour passer leur permis de conduire, prix réduits sur l'aquagem (piscine), distribution de chèques (50, 100, 150 EUR) consommer malin, consommer Gemnosien et toutes sortes d'activité pour les habitants de la commune.

Géménos accueille aussi plusieurs fois par semaine un marché local et artisanal de producteurs de la région, qui attire aussi de nombreuses familles de la région PACA et alentours.

Industrie[modifier | modifier le code]

Un gros imprimeur est implanté à Gémenos : Horizon, spécialisé dans l'édition de romans et beaux livres, les catalogues, et l'imprimerie institutionnelle. Elle emploie une cinquantaine de personnes[9],[10]. Deux autres imprimeries portent le total des effectifs du secteur de l'imprimerie dans la commune à environ 70 employés[10].

La société Gemplus s'implante à Gémenos sur la zone des Paluds en 1990 et deviendra plus tard Gemalto. C'est le leader mondial de la carte à puce. Gemplus fusionne avec Axalto (no 2 mondial de la carte à puce) pour fonder Gemalto (entreprise au CAC 40 dès 2012). Son siège social est déplacé à Meudon, près de Paris, en revanche certains services stratégiques et Corporate restent à Gémenos. Le site de Gémenos compte environ 900 salariés en 2014. Gemalto est aujourd'hui une entreprise phare à Gémenos puisqu'elle a su devenir le leader mondial de la sécurité numérique[11].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Martin, patron du village, possède des vitraux anciens ou copies d'anciens. Elle était sous la dépendance de l'abbaye.

Les fontaines sont nombreuses dans le village ; la municipalité a organisé un circuit de visite de ces fontaines.

Au nord du village, on peut voir le château de la fin du XVIIe siècle et, dans la colline, la chapelle Saint-Clair ainsi que le prieuré de Saint-Jean de Garguier. Autour de ce prieuré se tenait annuellement une grande foire. Son activité, liée à un pèlerinage, était importante et elle attiraient maints chalands. On y vendait notamment des fromages  : « Nous ne parlerons que pour mémoire et à cause de son ancienne importance dans l'alimentation des paysans du broussin ou fromagi coueint (la cachaille), dont on s'approvisionnait à la foire annuelle de Saint-Jean-de-Guarguier près de Gémenos[12]. ». Jean-Paul Clébert signale, quant à lui, une foire à l'ail importante qui se déroula tout au long du Moyen Âge au hameau de Saint-Jean-de-Garguier. Lieu de pèlerinage depuis l'Antiquité, cet ancien évêché (Gargarius) attirait toujours les fidèles qui dansaient et processionnaient en portant des tresses d'ail et en soufflant dans des trompettes d'argile, les toutouro d'Aubagne. Selon Fernand Benoit cette cérémonie annuelle était un rite d'exorcisme[13].

À l'est, au creux du vallon, le domaine de Saint-Pons est un parc départemental dont la fraîcheur en été contraste avec la chaleur sèche de la plaine et des montagnes voisines. On peut y voir l'abbaye de Saint-Pons de Gémenos, de l'ordre de Cîteaux, fondée vers 1205 et qui recevait des moniales, un ancien château fort, et une chapelle du XIIIe siècle. Il y a aussi les traces d'un passé industriel (papeterie, verrerie créée avant 1791 par Pons Grimblot et tannerie).

Plus à l'est, les contreforts de la Sainte-Baume abritaient d'anciennes glacières, dont une est encore visible à l'aplomb du pic de Bertagne.

Le pic de Bertagne (altitude 1041 mètres), extrémité ouest du massif de la Sainte-Baume, est le point culminant des Bouches- du-Rhône. Il offre un panorama exceptionnel vers la baie de Marseille et le massif des Calanques.

Plusieurs sentiers de randonnées sont balisés au départ du village et du parc de Saint-Pons. Le GR 98 monte du col de l'Ange (sur la RN 8) jusqu'au pic de Bertagne, et poursuit sur la crête vers l'est.

C'est aussi à Gémenos que Honoré de Balzac place une de ses héroïnes, Renée de Maucombe, dans le rôle de faire-valoir de son amie Louise de Chaulieu restée à Paris, dans un passionnant miroir entre les gloires et déboires de la vie mondaine et la sagesse teintée de douceur et de mélancolie de la vie de province (Mémoires de deux jeunes mariées 1840).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 170.
  2. Cortez, les grands officiers, p.253
  3. B5f,221v-223v
  4. B5f,107
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Imprimerie Horizon, Groupe Vilo, consulté le 18 juillet 2012
  10. a et b Parc d'activités de Gémenos, « Edition-Imprimerie », consulté le 18 juillet 2012
  11. « Gemalto », sur gemalto.com/france
  12. Les fromages fermentés
  13. Jean-Paul Clébert, op. cit., p. 434.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]