Les Pennes-Mirabeau

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Les Pennes-Mirabeau
L'église des Cadeneaux
L'église des Cadeneaux
Blason de Les Pennes-Mirabeau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Gardanne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Michel Amiel
2014-2020
Code postal 13170
Code commune 13071
Démographie
Gentilé Pennoises, Pennois
Population
municipale
20 279 hab. (2012)
Densité 602 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 38″ N 5° 18′ 37″ E / 43.4105555556, 5.3102777777843° 24′ 38″ Nord 5° 18′ 37″ Est / 43.4105555556, 5.31027777778
Altitude 100 m (min. : 56 m) (max. : 287 m)
Superficie 33,66 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pennes-mirabeau.org

Les Pennes-Mirabeau sont une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les habitants des Pennes-Mirabeau sont appelés Pennois.

La devise de la commune est "super pennas ventorum", "sur les ailes du vent"[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Perché sur un éperon rocheux entre la route de Martigues et celle de Salon-de-Provence, le village des Pennes-Mirabeau ressemble à une crèche provençale avec son église, son moulin à vent et ses deux châteaux. Pays de collines calcaires et de vallons avec ses altitudes extrêmes (70 m et 279 m), le village est dans un site pittoresque au-dessus d'un coteau isolé, appuyé par sa base à la chaîne des collines de Vitrolles. La commune compte 19 534 habitants, au dernier recensement, répartis dans les différents quartiers qui sont :

  • au nord-est : Plan-de-Campagne où se mêlent zone rurale et zone commerciale ;
  • au nord-ouest : Le Repos et sa Z.A.C. de l'Agavon, et les Cardelines ;
  • au sud-est : Les Cadeneaux avec son église de près de 300 ans et la Gavotte ;
  • au sud-ouest : Le Plan-des-Pennes, hameau campagnard jouxtant les oppida de Teste-Nègre et de la Cloche.

Située à 17 km au nord de Marseille, à 10 km de l'aéroport international de Marseille-Provence à Marignane et à quelques minutes de la gare d'Aix-en-Provence-TGV, la commune de 3 366  hectares offre bien des atouts. En effet, elle rassemble sur son territoire - l'un des plus étendus de la région - des zones urbaines et agricoles, les autoroutes et des petits chemins de campagne, un vaste secteur commercial et des zones d'activités industrielles et de services, des vestiges du passé et un urbanisme tourné vers l'avenir.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[2] / Station de Marignane

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Pennes provient du pré-Latin, probablement Ligure penna, hauteur rocheuse plus ou moins pentue dans la Gaule du Sud ; attesté en 1047 en in Pennicis [3].

Le nom de la commune en provençal est Lei Peno.[4]

L'ajout de la particule "Mirabeau" s'est faite en 1902, à l'occasion de la politique d'Etat visant à supprimer les homonymes communaux. La raison principale est certainement un hommage au conventionnel Mirabeau, un précédent projet de "Les Pennes-Voltaire" ayant été présenté à cette occasion[5]. Pour autant certains, suivant l'ancien instituteur du village et chantre du Félibrige Maurice Ripert, avancent que ce nom ferait également référence au provençal "mira-beù", rendant ainsi hommage à la magnifique vue observée depuis la barre rocheuse sur laquelle a été érigée le vieux-village[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premiers hommes s’installèrent dès le IIIe siècle av. J.-C. à quelque 2,5 km à l'ouest du chef-lieu, sur l'oppidum de Teste-Nègre. Ce site défensif fortifié, situé au nord de la chaîne de la Nerthe, domine de ses 120 m la plaine de Marignane et le ravin des Poiriers. Il permettait à ses occupants de se prévenir de toutes attaques ennemies. Il en reste d'importants vestiges.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le terroir des Pennes aurait été découvert par les Sarrasins et autres Barbaresques durant les IXe et Xe siècles.

C'est au cours du haut Moyen Âge que le bourg des Pennes s'est formé autour de son château fort, défendant l'entrée du vallon de l'Assassin, [précision nécessaire]seule voie d'accès à Martigues et aux étangs, ce qui lui vaut bien des convoitises et des luttes.

Le titre le plus ancien faisant état des Pennes date de 1022. La seigneurie des Pennes vit passer en 1310 Bertrand de Guitto, seigneur de Duras. Puis en 1348 la reine Jeanne la confia à son mari, Louis de Tarente. Durant 20 ans, elle est inféodée par Guillaume-Roger de Beaufort, seigneur des Baux.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Les Pennes se rallie à l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 18 mai 1388 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou[7]. Durant toute la guerre, la garnison était commandée par Guillaume III Roger de Beaufort, qui suivait le sénéchal de Beaucaire Enguerrand d'Eudin[8]. Mais, bien que la place soit tenue par le sénéchal de Beaufort, la communauté des Pennes adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix[9].

En 1481, Louis XI hérite de la Provence et la seigneurie des Pennes passe à la maison du Luxembourg.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'année 1552 vit arriver Charles Vento. Par L.P. d'octobre 1678, Louis XIV érige la terre en marquisat en faveur de Louis-Nicolas Vento des Pennes, premier consul d'Aix-en-Provence[10]. Le marquisat reste dans la Maison de Vento jusqu'à la Révolution.

Au moins depuis l'époque médiévale, mais en particulier entre le milieu du XVIe et du XVIIIe siècle, la commune des Pennes/Septèmes (ne formant alors qu'une seule communauté composée de trois seigneuries : Les Pennes, Pierrefeu et Septèmes) a connu un important contentieux territorial avec la cité voisine de Marseille. Celui-ci concernait l'appartenance territoriale des collines de La Nerthe et des vallées des Cadeneaux/Gavotte et de Septèmes séparant les collines de l'Estaque au massif de l'Etoile.

Durant la Révolution française, les Pennes s'associent à l'action de l'ensemble des communes contre la rareté et cherté des vivres. Le château fut pillé et le marquis s'exile à l'étranger. Les biens du marquis de Vento passent dans le domaine national en 1867.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la commune reprennent celles de l'ancienne famille de Vento, à la différence près que le bleu remplace le rouge au niveau de la coloration du blason.

Armes de Les Pennes-Mirabeau

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Échiqueté d'azur et d'argent de quatre tires.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune des Pennes-Mirabeau est une commune traditionnellement ancrée au centre-gauche, au moins depuis les élections de 1977 qui ont vu la victoire de Victor Mellan et du parti socialiste. Elle est actuellement dirigée par une majorité de centre-gauche présidée par Michel Amiel, maire de la commune depuis 2001.

Pour autant, du fait de sa position au sein du territoire des Bouches-du-Rhône, la politique communale est relativement complexe. Michel Amiel a en effet été conseiller général, puis vice-président du conseil général socialiste des Bouches-du-Rhône entre 1998 et 2015. Face au soutien socialiste au projet de métropole marseillaise, il décide de quitter le parti en 2013. Il rejoint alors la formation de Jean-Noël Guérini, la Force du 13, pour laquelle il se présente aux sénatoriales de 2014. Après sa victoire aux sénatoriales, il refuse de se présenter aux départementales de 2015 pour défendre son poste de vice-président du conseil général. A l'heure actuelle, il ne garde donc que ses mandats de sénateur-maire.

Au niveau inter-communal, la commune des Pennes-Mirabeau a rejoint l'EPCI de la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix en 2001, et ce contre la celle de Marseille Provence Métropole dont elle faisait partie jusqu'alors.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1868 1871 Henri Marius Panisson   - style="vertical-align: top" 1871 1871 Hippolyte Panisson   - style="vertical-align: top" 1871 1874 Antoine Moutet   - style="vertical-align: top" 1874 1876 Louis Marius Panisson   - style="vertical-align: top" 1876 1876 Amédée Blanc   - style="vertical-align: top" 1876 1878 Henri Marius Panisson   - style="vertical-align: top" 1878 1879 Ange Aulonne   - style="vertical-align: top" 1879 1880 Joseph Chauffert   - style="vertical-align: top" 1880 1881 Antoine Moutet   - style="vertical-align: top" 1881 1882 Esprit Aulonne   - style="vertical-align: top" 1882 1888 Pierre Paul   - style="vertical-align: top" 1888 1892 Ange Aulonne   - style="vertical-align: top" 1892 1900 Jean-Baptiste Rolland   - style="vertical-align: top" 1900 1904 Léonce Jean   - style="vertical-align: top" 1904 1905 Casimir Panisson   - style="vertical-align: top" 1905 1908 Théodore Féraud   - style="vertical-align: top" 1908 1912 Jean-Baptiste Panivello   - style="vertical-align: top" 1912 1919 Barthélémy Boyer   - style="vertical-align: top" 1919 1925 André Olive   - style="vertical-align: top" 1925 1929 Modeste Badino   - style="vertical-align: top" 1929 1944 Edouard Bouffier   - style="vertical-align: top" 1944 1944 Docteur Alibert père   - style="vertical-align: top" 1944 1945 Antonin Roman   - style="vertical-align: top" 1945 1961 Auguste Odde   - style="vertical-align: top" 1961 1973 Fernand Sumeire   - style="vertical-align: top" 1973 1977 Alfred Bender   - style="vertical-align: top" mars 1977 mars 2001 Victor Mellan PS Conseiller général (1992-1998)
mars 2001 en cours Michel Amiel PS
DVG[11]
Conseiller général depuis 1998
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 20 279 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
862 908 1 212 1 316 1 680 1 626 1 717 1 939 1 945
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 935 1 960 2 026 2 000 2 015 1 918 1 971 2 001 1 992
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 997 2 117 2 355 2 578 3 181 4 270 4 866 5 601 7 097
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
7 615 10 146 14 839 15 691 18 599 19 041 20 231 19 534 20 279
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête médiévale[modifier | modifier le code]

Toutes les années, au mois de mai ou au début du mois de juin, la ville des Pennes-Mirabeau accueille une fête médiévale Lou Mirabeou qui s'étale sur 3 jours. Organisée depuis 2004 par l'association "la Porte des Étoiles", elle attire plusieurs dizaines de milliers[14] de visiteurs venus de toute la région avec un village des artisans et un campement médiéval. De nombreuses animations jalonnent le week-end de la fête.

Festivals de musique[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, plusieurs festivals musicaux sont organisés dans la salle de concert pennoise, le Jas'Rod. Les deux plus importants sont le festival Prog'Sud, qui réunit pendant plusieurs jours au mois de mai des groupes aussi bien régionaux qu'internationaux, et le Loco Festival, généralement en février, qui comme son nom l'indique privilégie les formations locales. Ces festivals attirent de plus en plus de spectateurs chaque année[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est fortement diversifiée, celle-ci étant très attractive du fait de sa situation au cœur du triangle "Aix-Marseille-Berre" (présence d'un important nœud autoroutier, proximité de la gare TGV de l'Arbois et de l'Aéroport Marseille Provence) et d'une fiscalité relativement avantageuse. Urbanisée de façon relativement tardive, elle abrite un certain nombre d'activité de différentes natures.

Suivant la notion de "systèmes productif" théorisée par Damette et Scheibling au début des années 1980 et réactualisée par Laurent Carroué et Laurent Davezies au début de la décennie 2010, la commune des Pennes-Mirabeau présente une économie très largement basée sur l'économie résidentielle. En effet, la commune rassemble un grand nombre d'habitant, avec des quartier parfois aisés composés d'un mitage pavillonnaire de type périurbain. Aussi, la sphère de la reproduction sociale non-discriminante (commerces, écoles, maison de retraite, gymnases...) y est très présente. Dans cette catégorie, il nous faut en particulier citer la présence de la zone commerciale de Plan de Campagne, plus grande zone commerciale de France, qui se situe aux deux-tiers sur la commune (pour un tiers de sa surface sur le territoire de Cabriès). Celle-ci, de par la présence de certains commerces spécialisés, peut s'apparenter à une économie de reproduction sociale basée sur des services discriminants. Notons également la présence d'un très grand magasin Métro.

Pour autant, la commune des Pennes-Mirabeau ne peut être considéré comme une "commune dortoir", territoire à dominante résidentielle (suivant la typologie de Laurent Davezies) uniquement mue par le développement de l'habitat périurbain. En effet, un certain nombre d'activités productives et péri-productives (abstraites comme concrètes) s'y sont également installées, et notamment :

  • Une usine d'embouteillement Coca-Cola qui fournit tout le sud de la France.
  • Des établissements de grandes entreprises (Cégélec et Alcatel en particulier) au sein de la zone d'activité de l'Agavon, à très faible distance de la Z.I. des Estroublans à Vitrolles.
  • La présence dans les collines calcaires d'un certain nombre de carrières d'importance et de cimenteries, notamment gérées par l'entreprise Lafarge.

Enfin, quelques survivances d'un système productif agricole subsistent, principalement pour lutter contre l'étalement urbain, notamment au niveau du quartier du Plan-des-Pennes. Ce territoire est intégré au sein de l'AOC huiles d'olives d'Aix-en-Provence.

Enseignement[modifier | modifier le code]

De par son étendue géographique, la commune des Pennes-Mirabeau compte de nombreux établissements scolaires. Pas moins de 8 écoles maternelles et autant d'écoles primaires sont en effet dispersées au cœur des nombreux quartiers de la ville et 2 collèges (un public, un privé) complètent ce dispositif.

Idéalement située à équidistance d'entreprises accueillant de nombreux employés ayant vécu à l'étranger ou d'origines variées, une section internationale a vu le jour à la rentrée 2009 au sein du collège public Jacques-Monod. L'accent y est prioritairement mis sur l'enseignement de l'anglais avec 4 heures de cours (LV1) donné par un professeur d'origine anglophone et 4 heures de cours d'histoire-géographie dans cette même langue.

Les objectifs de la section internationale sont:

  • faciliter l'accueil et l'intégration d'élèves étrangers dans le système scolaire français et leur retour éventuel dans leur système d'origine
  • permettre aux élèves français de pratiquer une langue étrangère de manière approfondie
  • favoriser la transmission des patrimoines culturels des pays concernés

Grâce aux nombreux échanges entre enfants de différentes origines et au niveau d'anglais obtenu, les élèves issus de cette section seront ainsi mieux préparés à l'entrée au lycée ainsi qu'à de futures études à l'étranger.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Moulin de Pallières, depuis le cimetière du Vieux Village
  • La fontaine des Quatre-Canons sur la place Léon-Depeyres
Fontaine des Quatre Canons (ou "Fontaine de Vento"), construite à l'instigation de Louis Nicolas II de Vento en 1762. L'inscription qui y est gravée peut être traduite par "Pour les besoins de la commune, l'année du Seigneur 1762, le Seigneur Louis Nicolas de Vento marquis des Pennes, chevalier de l'ordre de Saint Louis, dévoué à son pays natal et à l'ordre des nobles, fit éclater la pierre et les eaux jaillirent"
  • La tour Maguit, située en contrebas du vieux village, se signale par ses curieuses tourelles pointues aux tuiles vernissées
  • La Lanterne du souvenir est un ancien moulin qui appartenait à Léon Depeyres qui l'a offert aux anciens combattants. Elle fut inaugurée le 30 septembre 1928. Une coutume d'origine très ancienne voulait qu'on dispose des veilleuses sur les tombes.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Les Pennes-Mirabeau regroupe trois églises et deux chapelles.

  • La première église est située dans le village des Pennes-Mirabeau, il s'agit de l'église Saint-Blaise qui a vu sa première pierre posée le 13 juin 1869 et sa dernière à la fin de 1871. Elle s'élève sur l'emplacement de l'ancienne église du village édifiée vers 1070, elle même vraisemblablement érigée sur les ruines d'un temple païen comme en témoignent les trouvailles archéologiques faites lors des travaux ainsi que la dédicace attribuée à la déesse Cybèle qui ornait la porte de l'ancienne église. Son style est néoclassique, inspiré des monuments grecs et romains[19].
  • La deuxième est celle des Cadeneaux, l'église Saint-Dominique, consacrée par Mgr de Belsunce évêque de Marseille en 1739.
  • La troisième se trouve à la Gavotte juste au-dessus de l'école Sainte-Élisabeth. Sa construction date de la seconde moitié du XIXe siècle (1865 - 1872), et fut très polémique, la commune refusant de financer un ouvrage religieux à l'origine voulut par un particulier et considéré comme inutile à l'époque au vu de la faible population du hameau (397 habitants) et de la présence des églises des Cadeneaux et de Saint-Antoine à proximité[20].
  • Dans le vieux village, près de l'ancien château féodal des seigneurs de Vento, se situe une petite chapelle, la Chapelle de Notre-Dame des Aides. Fondée au début du XVIIe siècle par les pénitents de Notre Dame des Aides pour la libération des Captifs[21], elle avait pour principale fonction de rassembler des fonds en vu de la libération des prisonniers de la course barbaresque.
  • Dans que quartier de Saint-Roch se situe la chapelle Saint-Roch, vraisemblablement édifiée à la suite de la Peste de 1720. Il n'est cependant pas exclu qu'elle ait succédé à un sanctuaire beaucoup plus ancien. En 1837, la chapelle fut dotée d'une cloche, parrainée par "Jean Louis Paul marquis de Vento, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et la marraine Mme Baptistine de Cipières, née Maurel". Le 16 août, pour la fête du saint, une procession partait de l'église paroissiale et se rendait à la chapelle. Restaurée par les fidèles en 1886 puis 1932, elle le fut une dernière fois en 1994 par la mairie, le temps ayant fait d'importants dégâts sur l'édifice[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. AUREILLE Michèle, CHABOT Louis, CAYOL Robert, GERMAIN Anne-Marie, Les Pennes Mirabeau, le temps retrouvé, Barbentane, Equinoxe, 1996, p. 122
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 517 ; Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence, depuis les origines jusqu'aux invasions barbares, Paris, d'Artray, 1950, p. 232
  4. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 2, p. 536, édition CPM 1979
  5. Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, côte 1 M 56
  6. http://www.pennes-mirabeau.org/index.php/decouvrir/nom
  7. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
  8. G. Xhayet, op. cit., p. 413.
  9. Geneviève Xhayet, op. cit., cartes p. 417-418 et p. 419.
  10. Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, Principauté d'Orange, Comté de Nice, et Principauté de Monaco, Atlas Belfram, Paris, Armand Colin, 1969
  11. Métropole : le maire des Pennes-Mirabeau rend sa carte du PS, La Provence, 14 juin 2013.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  14. http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/2348994/40-000-visiteurs-attendus-ce-week-end-au-festival-medieval.html
  15. http://progsudfestival.nuxit.net/frequence_sud_2009.html
  16. « Oppidum de Teste-Nègre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Oppidum de la Cloche », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Il apparait sur la carte de 1724 détaillant le terroir des Pennes, conservée aux archives municipales de Marseille, côte 78 Fi 111
  19. AUREILLE Michèle, CHABOT Louis, CAYOL Robert, GERMAIN Anne-Marie, Les Pennes Mirabeau, le temps retrouvé, Barbentane, Equinoxe, 1996, p. 124
  20. Archives Départmentales des Bouches-du-Rhône, côte 70 V 36. Le 24 novembre 1865, le sieur Olive, propriétaire marseillais, avait fait donation à messieurs Roman et Corbon d'une parcelle de terrain d'une superficie de 2000 mètres carrés, à charge d'y édifier une chapelle avec presbytère. Les donataires se mirent à l’œuvre, mais une fois la chapelle construite, la mairie (qui avant la loi de 1905 devait pourvoir au salaire des prêtres sur leur commune) refusa d'entretenir un nouvel ecclésiastique considéré comme inutile. La situation se dégrada encore quand, en 1870, les sieurs Roman et Corbon firent dont de l'édifice à la commune, sous la condition expresse que le desservant des Cadeneaux viendrait se fixer au presbytère de la nouvelle église. En 1872, le conseil municipal rejeta l'offre de donation, eu-égard aux frais que la fin des travaux et l'entretien des lieux provoqueraient. Cette même année, le préfet voulut obliger la commune a accepter la donation par arrêté préfectoral.
  21. Une des deux cloches de la chapelle porte une mention datant de 1612, très certainement date de sa fonte, cf. AUREILLE Michèle, CHABOT Louis, CAYOL Robert, GERMAIN Anne-Marie, Les Pennes Mirabeau, le temps retrouvé, Barbentane, Equinoxe, 1996, p. 130
  22. Ibid., p. 129

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