Saint-Étienne-du-Grès

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Saint-Étienne-du-Grès
Notre-Dame du Château
Notre-Dame du Château
Blason de Saint-Étienne-du-Grès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Salon-de-Provence-1
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée des Baux
Maire
Mandat
Jean Mangion
2014-2020
Code postal 13103
Code commune 13094
Démographie
Gentilé Gresouillès
Population
municipale
2 406 hab. (2014)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 53″ nord, 4° 43′ 34″ est
Altitude 10 m (min. : 5 m) (max. : 231 m)
Superficie 29,04 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintetiennedugres.com

Saint-Étienne-du-Grès est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les « Gresouillès » ou « Gresouillais ». Par le décret du 30 janvier 2007, son territoire est classé au sein du parc naturel régional des Alpilles[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Au carrefour des routes allant de Saint-Rémy-de-Provence à Tarascon et Arles, d’une part, d’Arles à Avignon d’autre part, la commune de Saint-Étienne-du-Grès s’étend sur 30 km2 environ, moitié sur la partie nord-ouest des Alpilles, moitié sur la plaine de la Crau. Deux territoires aux paysages très différents.

Les terrains en pente douce au pied des Alpilles, mélange de terre d’érosion et de cailloux arrachés à la colline constituent le grès au sens provençal, c’est-à-dire une terre caillouteuse. Ces terres produisent toujours des olives et du vin de qualité supérieure. Un système ingénieux d'irrigation, notamment grâce au canal des Alpines, a permis l'apparition depuis quelques décennies de fruitiers et de primeurs.

Communes limitrophes de Saint-Étienne-du-Grès
Tarascon
Beaucaire
Graveson
Maillane
Mas-Blanc-des-Alpilles
Bellegarde Saint-Étienne-du-Grès Saint-Rémy-de-Provence
Arles Fontvieille Les Baux-de-Provence
Paradou
Maussane-les-Alpilles

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans les Alpilles est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+2°C)[2]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[2]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an pour les Alpilles. Septembre et octobre sont 2 mois assez pluvieux car c'est durant ces 2 mois qu'on observe un phénomène appelé « épisode méditerranéen ». Il gèle en moyenne 30 jours par an. Parfois on observe des températures inférieures à -5°C ( un à deux jours par an à Saint-Etienne-du-Grès et trois à quatre jours dans le massif des Alpilles). On observe 4 jours de neige par an. La neige peut y tomber en grosses quantités comme en janvier 2010 ou on mesurait 30 cm dans le village et 40 à 45 cm dans le massif des Alpilles.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent le nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[3].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,1 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France / Station de Salon-de-Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Mourgue, Laurade

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La Mourgue au parc d'activités de Laurade : une pierre grossièrement sculptée et représentant vraisemblablement une divinité païenne pre-romaine de la fécondité. Le terme viendrait du roman morga, devenue mourgue en provençal et moniale en français[4]. Elle a inspiré de nombreux poètes (Louis Renard[5], Frédédic Mistral[6], ...) et historiens locaux[7]. Des mythologues[8] se sont penchés sur ses origines possibles et ses multiples épithètes : « Vierge pétrifiée », « Priape gallo-romain » (dieu-phallus rustique dont le sexe aurait été taillé par la suite), « Déesse-mère néolithique », « Menhir anthropomorphe », « Morgane la fée solaire » ...

Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe – VIe siècles av. J.-C.), la population, jusqu'alors essentiellement nomade, se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées[9]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[9]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange. Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région[9].

Mais dès la fin de l'Âge du fer (IIe – Ier siècles av. J.-C.), un castrum est édifié sur l'oppidum de Briançon, plus connu aujourd'hui sous le nom de colline de Notre-Dame-du-Château[9]. Les fouilles ont identifié les ruines postérieures d'un établissement gallo-romain important car situé à proximité du carrefour d'Ernaginum (sur la commune de Tarascon). Cette cité fut détruite en 480 et sur ses ruines fut construite la chapelle de Saint-Gabriel.

Article détaillé : Chapelle Saint-Gabriel de Tarascon.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La commanderie templière de Laurade a été construite en 1196 sur une donation de Hugues Ricard. Si le domaine a été remanié, la chapelle Saint-Thomas-des-Templiers (San-Thomé) présente les caractéristiques du plus pur style romano-provençal[10].

Peu après 1348, les Gavots de la haute vallée de la Durance, pour remercier Marthe de Béthanie de les avoir protégés de la Peste Noire, avaient offert une statue de la Vierge aux Tarasconnais. Elle provenait du petit village de Saint-Martin-de-Queyrières, au sud de Briançon, et fut baptisée la Belle Briançonne[11].

Placée dans la chapelle de Notre-Dame-du-Château, sur la colline Saint-Michel-de-Briançon - le choix ne fut pas fortuit - lors des Rogations la statue était portée en procession jusqu'à l’église Sainte-Marthe de Tarascon. Notre-Dame-du-Château (du Castrum), est une chapelle d'époque romane. L'édifice est mentionné en 1180 - lors de l'échange que fit l'archevêque d'Arles contre l'église de Castelveyre - puis en 1242 dans la documentation, et fut restauré vers 1419[11].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le premier pèlerinage attesté date de 1420[11]. La foule des dévots de la Belle Briançonne passait la nuit sur la colline de Saint-Michel-de-Briançon. On peut noter, sans surprise, que la fête de la Belle Briançonne des Alpes se terminait donc sur un très antique « oppidum de Briançon » en Provence, remettant à l’honneur Brigantiæ, la déesse celto-ligure des sommets (Brig = hauteur). C’était l’une des divinités de la tribu des Ségobriges qui occupait cette portion du territoire provençal lors de l’arrivée des Phocéens. « Au XVIIesiècle, les confréries tarasconnaises des paysans, des bergers et des portefaix participaient à la fête de la Belle Briançonne. Elle était alors l'occasion de danses profanes à chaque station de la procession. Garçons et filles passaient la nuit sur l'herbe, reprenaient au matin leurs farandoles et couraient se plonger dans la fontaine de Fontchâteau »[12].

Période moderne[modifier | modifier le code]

La chapelle de Notre-Dame-du-Château est restaurée en 1859 à la suite d'un legs de particulier et déclarée chapelle de secours par décret du 25 mai de la même année.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune n'existe administrativement que depuis le à la suite du détachement du village de la ville de Tarascon.

La chapelle de Notre-Dame-du-Château est inscrite aux Monuments Historiques en 1926. En 2007 un conflit opposa un artiste qui y avait réalisé une fresque murale et le curé qui, la jugeant « blasphématoire », la fit détruire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gres : le nom du proto-martyr est lié à un sol caillouteux appelé gress, « endroits pierreux ».

Sant Estève dóu Grès en provençal,

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Étienne-du-Grès

Les armes peuvent se blasonner ainsi : « D'azur à une église d'or sur une terrasse de même. »

Variante avec devise et chapelle de style provençal

La devise du village :

  • « Direxit gressus » ; « Guidez nos pas ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie et groupe scolaire
de Saint-Étienne-du-Grès
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1935 1939 Jean Galeron    
1945 1961 André Vidau    
1961 mars 2001 Louis Lèbre    
mars 2001 2014 Robert Del Testa    
mars 2014 en cours Jean Mangion DVD Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-du-Grès est une des dix communes de la Communauté de communes de la Vallée des Baux.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Étienne-du-Grès en 2009[13]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,89 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 11,79 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 39,97 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 15,18 %* 0,00 % 7,08 % 3,84 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1936. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 406 habitants, en augmentation de 9,26 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
1 181 1 222 1 217 1 214 1 421 1 484 1 601 1 863 2 103
2006 2011 2014 - - - - - -
2 111 2 297 2 406 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire mixte.

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a deux médecins généralistes et une pharmacie.

Sports[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve le centre équestre poney-club des Alpilles ainsi qu'un club de football et un tennis-club[18].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique à l'église paroissiale.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés est assuré dans le cadre des missions de la Communauté de communes de la Vallée des Baux[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 703 €, ce qui plaçait Saint-Étienne-du-Grès au 6 837e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[20].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Cave coopérative vinicole

La commune a son terroir classé en AOC et produit des vins Coteaux-des-baux-en-provence[21]. Cette AOC a été reconnue par un décret du pour les vins rouges et rosés. D'abord classé VDQS par un arrêté du dans le cadre des Coteaux-d'aix-en-provence, un second décret daté du permit l’utilisation de la dénomination générique « Les Baux de Provence » reconnaissant l’identité spécifique de ce vignoble de la région des Baux concernant sept communes du massif des Alpilles. Sa production est de 15 500 hectolitres par an dont 75 % en rouge et 25 % en rosé[22].

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine coteaux-des-baux-de-provence. Jusqu'en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles[23].

Oliveraie de Vincent van Gogh (novembre 1889).

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le . Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la béruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[24]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la béruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[25] ,[26].

Un marché aux fruits et légumes se déroule en fin d'après-midi, réunissant acheteurs, maraichers, petits et gros producteurs ainsi que touristes et particuliers.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Etienne-du-Grès
  • la statue de la Mourgue au parc d'activités de Laurade : cf section « Préhistoire et Antiquité ».
  • la chapelle Saint-Thomas-des-Templiers à Laurade.
  • l'oratoire du 16e[27] et la chapelle de Notre-Dame-du-Château[28], respectivement classé et inscrite aux Monuments Historiques par arrêtés du 7 novembre 1922 et du 28 décembre 1926.
  • les ruines des fondations du castrum romain et l'habitation troglodyte de Notre-Dame-du-Château.
  • la mairie et le groupe scolaire daté de 1903.
  • les arènes municipales.
  • le canal des Alpines.
  • l'église paroissiale dédiée à saint Étienne et placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption[10].
  • l'oratoire de la statue de saint Éloi.
  • le grand parc de la communauté protestante des Sœurs de Pomeyrol (domaine de Pomeyrol)
  • la demeure dite Grand Mas (façade, tourelle, four) inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 5 août 1980[29].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Saint Éloi (Sant Aloi), Saint-Étienne-du-Grès.

Le pèlerinage de Notre-Dame-du-Château est une tradition religieuse et populaire bien ancrée localement : « En 1348, la ville de Briançon, désolée par la peste, fit vœu d’envoyer une députation au tombeau de Sainte-Marthe, dès que la contagion aurait cessé. [...] Quelques délégués se rendirent à Tarascon, portant avec eux une image de la Vierge qui était honorée dans une chapelle de la Vallouise [...] L’enthousiasme populaire nomma dès lors la Belle Briançonne. Deux ans plus tard, les Vaudois dévastaient la Vallouise. L’ermite Imbert préposé à la garde de la sainte image, prit le chemin de sainte Marthe pour y porter son trésor. On lui bâtit une chapelle près du château comtal - d’où son nom -. Les juifs qui avaient leur synagogue dans le voisinage, se plaignirent des désagréments que cette affluence leur causait. Les tarasconnais transportèrent alors la Madone sur une colline et les juifs soldèrent la dépense de la chapelle qui y fut bâtie. Le 5e dimanche après Pâques, le peuple entier va chercher la Bénurade sur la colline et l’amène à la ville. » selon l'abbé M. Constantin[30]. La fête religieuse et procession des Rogations jusque la chapelle servait aussi à demander le beau temps et de bonnes récoltes.

À Saint-Étienne du Grès, on célèbre aussi saint Éloi, le patron des maréchaux-ferrants, le deuxième dimanche d'août. Quatre jours de fête continue du samedi après midi au mardi soir, le samedi et le dimanche course au grand galop de la "carreto ramado" (charrette garnie de buis et d'aspèrges montées) attelée en ligne d'une quarantaine de chevaux de trait arnachés " à la mode sarrasine" (collier à grande pointe multi-colore, avec pompons, plumes, miroirs, grelots)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret portant classement du PNR des Alpilles sur le site de Legifrance, 2007
  2. a et b Climat à Maussane-les-Alpilles, commune limitrophe, holidaycheck.fr.
  3. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  4. Guy Bègue-Willier, Tarascon - Eclats d'Histoire, Éd. Alan Sutton, 2002.
  5. Louis Renard, poème "La Mourgue" : « "Tu la verras donc vers Laurade / Si un jour tu hantes la draille / Car c'est là qu'elle est pétrifiée / Là où murmure un ruisselet », cf bibliographie.
  6. Frédéric Mistral, long poème Nerte, en 7 chants et un épilogue, 1883 ; Raphèle-les-Arles, éditions CPM, 1996. Traduit en italien, catalan, tchèque, et allemand. Opéra de Charles Marie Widor.
  7. Maurice Bellemère qui a écrit un ouvrage sur Saint-Etienne-du-Grès, cf bibliographie.
  8. Jacques Melchionne, La Mourgue de Saint-Etienne-du-Grès, dans le Bulletin de la Société de Mythologie Française n° 212, 2003 ; Fernand Benoît, « L’art primitif dans la vallée du Rhône », dans les Annales de la Faculté des Lettres d'Aix, 1955 ; Henri Donenville, Histoire et géographie mythiques de la France, Paris, Maisonneuve et Larose 1973.
  9. a, b, c et d Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  10. a et b Carnets du patrimoine, op. cit., p. 395.
  11. a, b et c Jean-Maurice Rouquette, op. cit., p. 51.
  12. Jean-Paul Clébert, op. cit., p. 42.
  13. « Impôts locaux à Saint-Étienne-du-Grès », taxes.com
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Sports et loisirs à Saint-Étienne-du-Grès
  19. http://www.aspic.interieur.gouv.fr/Aspic2/asvixGroupementHTML.php?idGrpt=74&style=doc&x=1288173399
  20. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  21. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine
  22. Coteaux-des-baux-de-provence (AOC) sur le site de l'Institut National des Appellations d'Origine
  23. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.
  24. Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  25. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  26. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  27. « Oratoire du 16s », notice no PA00081432, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Chapelle Notre-Dame du Château », notice no PA00081430, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Grand mas », notice no PA00081431, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Les paroisses du diocèse d’Aix, leurs souvenirs, leurs monuments, abbé M. Constantin, A. Makaire, imprimeur de l’archevêché, 1890.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
  • « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 203-207, (ISBN 978-2877540599).
  • Jean-Paul Clébert, Guide de la Provence mystérieuse, Éd. Tchou, Paris, 1972.
  • Jean-Maurice Rouquette, Provence romane. La Provence rhodanienne. Tome 1, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°40), La Pierre-qui-Vire, 1980 (ISBN 978-2736901387)
  • Patrick Saletta (sous la direction de), Provence Côte d'Azur - Les Carnets du Patrimoine, Les Guides Masson, Paris, 2000, (ISBN 2707204099)
  • Louis Renard, La Mourgue, dans la Revue des Amis du Vieux Tarascon, s.d.
  • Maurice Bellemère, Saint-Etienne-du-Grès, Raphèle-les-Arles, Ed. CPM, 1981.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]