Cuges-les-Pins

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Cuges-les-Pins
Entrée est de Cuges-les-Pins
Entrée est de Cuges-les-Pins
Blason de Cuges-les-Pins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton La Ciotat
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aubagne et de l'Étoile)
Maire
Mandat
Bernard Destrost
2014-2020
Code postal 13780
Code commune 13030
Démographie
Gentilé Cugeois
Population
municipale
4 977 hab. (2014)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 38″ nord, 5° 42′ 05″ est
Altitude 191 m (min. : 165 m) (max. : 1 041 m)
Superficie 38,81 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cuges-les-pins.fr

Cuges-les-Pins est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Cugeois depuis un référendum municipal (historiquement "cujen" , de Cujo ou Cuio , dénomination provençale de Cuges). Ce village est traversé par la route départementale D8n.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du massif de la Sainte-Baume, Cuges est situé dans un poljé, c'est-à-dire dans une grande dépression karstique : à partir de conditions structurales favorables, position synclinale, failles, l'érosion des calcaires a évidé une dépression. La cuvette est endoréique : les rivières en provenance des massifs voisins — et notamment du massif de la Sainte-Baume — s'y perdent dans des ponors, points ou zones d'absorption.

Leurs eaux sont supposées resurgir près de Cassis, dans les exsurgences sous-marines du Bestouan et de Port-Miou, mais aucune preuve formelle ne le démontre à ce jour. Le sujet du parcours des eaux souterraines dans le karst est décrit sur le site Karsteau (http://www.karsteau.fr).

Le village est traditionnellement un village de mi-pente, adossé à la colline, afin d'économiser le maximum de terres cultivables.

De plus en plus, depuis les années 1970-1980, surtout à l'ouest, le terroir est bâti pour des résidences principales de périurbains travaillant à Gémenos, Aubagne ou Marseille.

Les anciennes terres agricoles au nord de la D8n sont maintenant urbanisées.

Communes limitrophes de Cuges-les-Pins
Gémenos Plan-d'Aups-Sainte-Baume Signes
Gémenos Cuges-les-Pins Signes
Roquefort-la-Bédoule Le Castellet Le Castellet

Le Poljé[modifier | modifier le code]

Cuges-les-pins est le plus grand Poljé de France[1], 5km de long et 1,5km de large.

« Cuges est un assez joli bourg posé dans une sorte de grande terrine verte formée de hautes collines et sans la moindre cassure. On ne peut arriver à Cuges qu’en descendant, on n’en peut sortir qu’en montant. L’eau qui descend mais qui ne monte pas, s’amasse l’hiver au fond de la terrine et y fait une façon de lac. » Victor Hugo[2]

Un peu d'histoire[modifier | modifier le code]

La plaine de Cuges a la particularité d’être entièrement cernée par la montagne. L’eau n’a d’autre choix pour s’écouler que se frayer un chemin dans les profondeurs du sol. Ce paysage s'est formé il y a quelques 65 millions d’années, à l’ère tertiaire. À cette époque très lointaine, la plaine de Cuges n’existait pas. Il y avait simplement un massif calcaire soumis à l’action des eaux de ruissellement. Au cours de millions d’années, l’eau de pluie trace des sillons dans le calcaire, se faufile dans la roche soluble. Des failles se créent peu à peu, permettant l’infiltration des eaux en profondeur et la formation de véritables rivières souterraines. Sous l’action de ces eaux souterraines, les voûtes cèdent et des effondrements à grande échelle se produisent. Le massif s’affaisse et laisse la place à une plaine, qu’on appelle poljé (« polyé »). Le poljé est donc un bassin d’effondrement résultant de l’érosion de la roche calcaire par des eaux souterraines[3],[4].

Contexte géomorphologique[modifier | modifier le code]

C'est une vaste dépression karstique à fond plat de type poljé. Cette dépression est un système endoréique: l'ensemble des eaux de précipitation réceptionnées dans le bassin de Cuges réceptionnées dans le bassin de Cuges sont drainées vers les pertes (ponors ou embuts) permettant leur évacuation souterraine[5].

Ce bassin d’effondrement se rattache à l'ensemble tectonique bassin de Marseille- Vallée de l'Huveaune qu'il prolonge vers l'est, situé entre la chaîne de la Sainte-Baume au Nord, qui culmine à près de 1100 m., et le rebord Nord du bassin du Beausset, au sud, dont les séries du crétacé supérieur forment un groupe de barres rocheuses jusqu'à une altitude de 430 à 480 m.

Alors que le point le plus bas de la dépression est à la cote de 159.9, le point le plus bas de la bordure du bassin est au col de l'Ange, à la cote 217.5[3]

Les formations Quaternaires de la plaine de Cuges peuvent être rangées en trois catégories :

  • Des cailloutis d'origine torrentielle occupent la bordure Nord et la moitié Est de cette plaine;
  • Le lac sur les bords duquel se sont établies les tribus préhistoriques tardenoisiennes a déposé des limons qui en recouvrent le centre et les parties Sud-Ouest et Ouest;
  • Sur la bordure sud se trouvent les formations éoliennes (dépôt créé par le vent).
    Carte poljé.jpg
    Lors de fortes précipitations, les torrents de la Roque , du vallon de la Serre et de la Madeleine se déversent dans la plaine, inondant les retenues du jardin de la Ribassée de la Grand vigne, de la Roque et le point bas de la Curasse tous ces ouvrages construits ( sans machines !!!) par les anciennes générations sont destinés à protéger les terres agricoles de la Plaine.Cependant lorsque les précipitations sont trop importantes (le fameux Episode "Méditerrannéen" ) les eaux surversent les retenues et inondent le point bas de la plaine qui redevient alors un lac ....en attendant que l'embut de la Boucanière le vidange.

Les cailloutis[modifier | modifier le code]

Ces cailloutis sont des formations torrentielles à éléments assez roulés et constituent les cônes de déjection des torrents qui aboutissent à la dépression de Cuges dont les principaux sont ceux qui drainent le versant sud du massif de la Sainte-Baume. Les cailloutis se sont déposés à toutes les époques du Quaternaire et même à la période historique. les plus récents jalonnent les derniers tracés empruntés par les torrents dans la plaine avant qu'ils ne fussent maîtrisés par l'homme[3].

Stratigraphie suivante du haut vers le bas:

I - Graviers torrentiels de 0 à 1m10

II - Limon lacustre argileux de 1m10 à 2m10

III - Graviers torrentiels de 2m10 à ...

Les dépôts lacustres[modifier | modifier le code]

Les dépôts lacustres sont des limons brun-rouges, plus ou moins argileux ou sableux suivant que l'on s'approche du centre du lac ou des rivages. La couleur devient de plus en plus foncée vers le centre. La teneur d'un échantillon pris dans une zone moyenne est environ: 33% carbonates (sables), 57% argiles, 10% matières organiques[3].

Le lœss[modifier | modifier le code]

Ces formations éoliennes se voient sur la bordure sud du bassin de Cuges et forment une butte adossée contre le substratum secondaire, de part et d'autre du vallon du Dindolet. Ce sont des lœss sableux, cet apport lœssique s'est effectué au début du paléolithique supérieur et correspond sans doute à la phase de climat sec de la fin de l'Aurignacien[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

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Dès le néolithique, le territoire de Cuges a été habité. Lors de ces époques lointaines, la plaine était recouverte d'eau, constituant ainsi un lac. Celui-ci s'est petit à petit asséché.

Au XVIe siècle, le cœur du village s’est reconstruit autour du château des Glandevès, situation qui est restée la même jusqu’à nos jours même si le village s'est développé plus loin dans la plaine. L’activité économique de Cuges-Les-Pins a évolué avec le temps. La culture du safran aux XIVe et XVe siècles, au XIXe la culture des câpres, donnent une renommée mondiale à ce petit village.

Jusqu’au milieu du XXe siècle l’exploitation des collines (scieries, fagots pour les fours à pains marseillais, etc.) et jusqu’à nos jours la viticulture, les cultures céréalières et fourragères ainsi que l’artisanat du cuir, montrent à quel point les activités économiques de la commune sont essentiellement liées à son coin de terre. Durant le XXe siècle la vigne a succédé à la culture des câpres et aux travaux forestiers.

La crise viticole des années 70-80 a scellé la fin de la Cave Coopérative Vinicole de Cuges , qui fut l'une des plus importante des Bouches du Rhône à son apogée ( fin de la décennie 1960).

De nos jours , l'agriculture cugeoise ne trouve pas un nouveau souffle malgré la diversification des activités qui se sont implantées ces dernières années. La réussite du projet de ZAP ( Zone Agricole Protégée) imposée par les services de L'Etat , via la Préfecture des Bouches du Rhône, pour réduire la progression urbaine ,sera déterminante pour l'avenir de l'agriculture et l'environnement cugeois.

Aujourd'hui, le parc d'attraction Ok Corral est une source d'emploi importante pour la commune.

Le 1er août 1794 le maire Monfray célèbre le mariage de Julie Clary à Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon, qui deviendront roi et reine consort de Naples, puis d’Espagne de 1808 à 1813.

Au XVIIIe siècle, le célèbre brigand, Gaspard de Besse, rançonnait les riches voyageurs dans le col de l'Ange (218 mètres), sur la route de Cuges.

La légende veut qu'il ait enterré son trésor , sur le lieu où il est possible de voir les trois chateaux ( Cuges , Gemenos, Julhans) simultanément

Il n'est d'ailleurs pas rare de nos jours, de croiser des chasseurs de trésors équipés de leurs détecteurs de métaux au milieu de la plaine.

Jean-Étienne-Marie Portalis, homme d'État, jurisconsulte et philosophe du droit français, considéré comme l'un des pères du Code Civil, car il en fut l'un des principaux rédacteurs est passé à Cuges.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cuges-les-Pins

Les armes peuvent se blasonner ainsi : Fascé, d'or et de gueules de six pièces, au chef d'azur, chargé du mot CUGES d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1919 août 1944 Clément Zéphirin Rougon Parti Radical entrepreneur
mars 1959 mars 1983 Pierre Cornille   avocat
mars 1983 juin 1995 Jean-Claude Molina PCF instituteur
juin 1995 mars 2014 Gilles Aicardi PCF puis MUP  
mars 2014 en cours Bernard Destrost Apolitique puis LR Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Cuges était membre de la Communauté d'agglomération Garlaban-Huveaune-Sainte-Baume (GHB) fondée en 1992, puis de la Communauté d'agglomération du pays d'Aubagne et de l'Étoile. Elle était en discontinuité territoriale avec le reste de cet EPCI, ce qui est en contradiction avec la règle du territoire « d'un seul tenant et sans enclave » des EPCI à fiscalité propre. Ce problème a été régularisé avec l'entrée du Plan d'Aups dans la communauté d'agglomération.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 977 habitants, en augmentation de 2,92 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 540 1 486 1 504 1 735 1 855 1 804 1 709 1 666 1 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 603 1 538 1 501 1 450 1 434 1 302 1 260 1 207 1 119
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
997 935 894 741 808 749 721 754 847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 109 1 433 1 282 1 875 2 655 3 754 4 708 4 922 4 977
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la Saint Éloi reste l'une des deux fêtes traditionnelles , avec la Saint Antoine de Padoue .

la Saint Eloi fédère tous les habitants du village autour du cheval. Elle se déroule le 1er dimanche d'août.

La Saint Antoine est célébré le 13 Juin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Un centre de secours est basé sur le village. Il compte plus de 40 pompiers.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint-Antoine qui surplombe le village est entièrement rénovée.
  • Le château des Glandèves, anciens seigneurs de Cuges. Néanmoins ses contours peuvent encore être distingués (notamment une tour). Des logements, la Poste et un bar occupent désormais les lieux.
  • Le fronton de l'ancienne coopérative vinicole.
  • Trois bunkers, vestiges de l'occupation allemande encerclent la RN 8 à l'entrée du col de l'Ange. Ils sont accessibles à pied à partir des collines.
  • Au pied de la chapelle, le jardin de la ville offre un coin d'ombre et de repos et une zone réservée aux camping-cars.
  • Une activité de vol libre importante se développe sur la commune avec deux clubs associatifs plus une école professionnelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « guide touristique de la Provence Cote d'Azur »
  2. Victor Hugo, Œuvres complètes de Victor Hugo; En voyage, tome II., , p.233
  3. a, b, c, d et e Eugène Bonifay, Les formations quaternaires et les stations préhistoriques de la plaine de Cuges
  4. « la plaine de Cuges, une histoire d'eau », Cuges magazine,‎
  5. Rapport d'opération diagnostic archéologique de l'INRAP; ZAC des Vigneaux du Tardigravettien au Chasséen ancien; novembre 2011
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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