La Destrousse

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La Destrousse
La Destrousse
Blason de La Destrousse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Michel Lan
2020-2026
Code postal 13112
Code commune 13031
Démographie
Gentilé Destroussienne, Destroussien
Population
municipale
3 757 hab. (2018 en augmentation de 21,15 % par rapport à 2013)
Densité 1 282 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 28″ nord, 5° 36′ 24″ est
Altitude Min. 177 m
Max. 364 m
Superficie 2,93 km2
Unité urbaine Marseille-Aix-en-Provence
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Allauch
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.ladestrousse.fr

La Destrousse est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Destrousse est située dans la petite vallée du Merlançon, affluent de rive droite de l'Huveaune, entre le massif de l'Étoile à l'ouest et le Regagnas à l'est. La ville la plus proche est Aubagne, à 10 kilomètres au sud.

Le territoire de la commune a une forme triangulaire, bordé à l'est par le Merlançon. Le village est situé au bord de la rivière.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La commmune est traversée du nord au sud par l'ancienne route nationale 96 reliant Aix-en-Provence à Aubagne, toujours fortement fréquentée. L'autoroute A52 double la route, et la commune est desservie par l'échangeur de Pas-de-Trets, au nord. Aix est ainsi à 25 kilomètres côté nord, et Marseille à la même distance côté sud-ouest.

La route départementale 7 quitte la route principale à la Destrousse en direction du nord-ouest, vers Peypin et au-delà jusqu'à Gardanne, avec embranchement au lieudit le Terme vers Marseille par la D 908. À l'est, la D 45c rejoint Auriol par le Maltrait.

L'ancienne ligne de chemin de fer reliant Aubagne à Fuveau, qui longe la commune à l'est, est désaffectée, mais pourrait être rouverte partiellement d'ici 2024[1].

La ligne 5 des « Bus de l'Agglo » relie Aubagne à la Bouilladisse en passant par Pont-de-l’Étoile, Roquevaire et la Destrousse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, La Destrousse est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[2] et 1 596 326 habitants en 2017, dont elle est la banlieue. L'agglomération de Marseille-Aix-en-Provence est la troisième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris et Lyon[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[5],[6].

Climat[modifier | modifier le code]

À défaut de station météorologique locale, le tableau ci-dessous indique, à titre indicatif, les relevés effectués à la station de Marignane pour la période 1961-1990. La situation de la commune dans l'intérieur et en moyenne altitude donnerait des résultats notablement différents.

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Marignane - 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,8 5,7 8,6 12,2 15,9 18,5 18 15,4 11,6 6,8 3,4 10,2
Température moyenne (°C) 6,7 7,9 10,2 13,2 17,1 20,9 23,8 23,2 20,3 16,1 10,7 7,3 14,8
Température maximale moyenne (°C) 10,7 12,1 14,7 17,8 21,9 25,8 29 28,4 25,2 20,5 14,6 11,2 19,3
Nombre de jours avec gel 9,1 5,7 1,8 0 0 0 0 0 0 1 2,1 7,1 26,8
Ensoleillement (h) 150 155,5 215,1 244,8 292,5 326,2 366,4 327,4 254,3 204,5 155,5 143,3 2 835,5
Précipitations (mm) 47,2 54 43,7 47,9 42,3 27,8 13,7 29,3 46,7 77,6 58,4 55,8 544,4
Humidité relative (%) 75 72 67 65 64 63 59 62 69 74 75 77 69
Source : Le climat à Marignane [1]


Histoire[modifier | modifier le code]

La tradition veut que le territoire de la Destrousse était jadis un lac auquel on donna un écoulement, probablement à l'époque où l'on pratiqua la grande ouverture du vallon de Saint-Vincent à Roquevaire[7].

En 1820 la Destrousse, hameau de Peypin, était une modeste paroisse de 115 habitants. La commune fut créée en 1870 par détachement depuis la commune de Peypin. C'était la plus petite commune du département avec celle de Mas-Blanc, mais avec une population relativement importante de 720 habitants[8].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom La Destrousse vient du verbe provençal destroussa(r), signifiant « détrousser »[9]. Au XIXe siècle, beaucoup de promeneurs montant les chemins au départ de la Destrousse, pour remonter vers le massif du Garlaban par son côté nord, se faisaient voler par des brigands au cours de leur promenade[10].

Une autre origine est supposée, du latin " trēs turres" (en français : trois tours) qui par déformation serait devenu Destrousse (d'où le blason de la commune représentant trois tours).[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Destrousse

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à trois tours d'or maçonnées de sables.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1876 Adolphe BERNARD ... ...
1876 1879 Auguste NEGREL ... ...
1879 1888 Etienne BONIFAY ... ...
1888 1896 Marius JOUVE ... ...
1896 1905 Marius CARRETIER ... ...
1905 1906 Marcelin IMBERT ... ...
1906 1906 Pascal LAN ... ...
1907 1918 Frédéric CAILLOL ... ...
1918 1920 Paul CAMOIN ... ...
1920 1929 Paul MILETTO ... ...
1929 1935 Polyeucte NEGREL ... ...
1935 1938 François GRIMAUD ... ...
1938 1954 Paul REBUFFAT ... ...
1954 1955 Emile ACHARD ... ...
1955 1961 Louis CAILLOL ... ...
1961 1961 Marie Jeanne REBUFFAT ... Adjointe déléguée
1961 Jean Camoin   Maire honoraire
Gaston Caillol   Employé de la DDE
Paul Julien DVG  
En cours Michel Lan DVG
puis DVC
Cadre de la fonction publique retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Services municipaux[11][modifier | modifier le code]

  • Médiathèque (prêt de livres, BD, magazines, CD et DVD, espace informatique)
  • Centre communal d'action sociale (CCAS Emploi)
  • Crèche municipale, Réseau Assistantes maternelles, Centre aéré / Centre de loisirs, Séjour Adosports
  • Salle des Fêtes, Salle de spectacle 400 places

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 3 757 habitants[Note 3], en augmentation de 21,15 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,07 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
690593572578629550581644712
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
7037027717007696887488541 205
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018 -
1 7552 2702 4882 7052 7363 0743 5033 757-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Destrousse relève de l'Académie d'Aix-Marseille.

La commune gère une école élémentaire de 9 classes pour 230 élèves, et une école maternelle de 5 sections pour 154 enfants[16]. Chaque classe bénéficie de la présence d'une ATSEM

Pour les études secondaires, les collèges Ubelka (Auriol) et Louis-Aragon (Roquevaire) sont à moins de 4 kilomètres de la Destrousse ; 4 autres collèges sont à moins de 10 kilomètres. 3 lycées publics à Aubagne et un à Gémenos, un lycée privé à Peynier, et une école internationale à Fuveau.

Des services de ramassage scolaire sont assurés par les Bus de l'Agglo.

Vie associative[modifier | modifier le code]

27 associations sont recensées sur la commune, dont le Comité des fêtes, le Foyer rural, 2 clubs 3e-âge et 4 associations sportives[17].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festicanailles, festivités annuelles, fin juin.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La Destrousse est jumelée avec la ville roumaine de Horezu, célèbre pour son monastère classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pauline Éléonore Michel, dite Pauline Chevalier de Grandpré, femme de lettres, repose au cimetière de la Destrousse. Elle est l'autrice notamment de Les légendes de Notre-Dame de Paris (Tolra éditeur, Paris, 1893)
  • Mircea Perpelea, docteur roumain, fait citoyen d'honneur de la commune pour ses actions efficaces en faveur de la coopération entre la Roumanie et la France[18].

Économie[modifier | modifier le code]

9 entreprises ont leur siège dans la commune, dont 2 entreprises de BTP, une de transport, 2 d'informatique[19].

Un centre commercial est installé au nord de la commune, près de l'échangeur de l'autoroute (Intermarché, Weldom,..).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Eglise Destrousse 1.jpg

L’église primitive Saint-Pierre-ès-Liens, dont on trouve trace au XIVe siècle, a été agrandie en 1834, puis reconstruite sous la direction de M. Paul Aubin et sur l’initiative de M. Itasse, recteur, qui avait recueilli de nombreuses souscriptions. Elle a été bénie le .

On y retrouve un tableau de très grand format (2,84 m de haut sur 4,64 m), classé au titre des monuments historiques[20], datant du XVIIIe siècle et censé représenter la réception au ciel d'un saint évêque par saint Pierre. Il a longtemps été attribué à François Marot, élève de Charles de la Fosse.

La restauration du tableau par le Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine (CICRP), de 2010 à 2012, a permis à l’Institut national d'histoire de l'art et à son Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises (XIIIe-XIXe siècles) (RETIF) d'attribuer l’œuvre à Giovan Battista Rossi (it)(it) (1730-1782), et la situer dans les années 1760. Elle devait représenter « saint Pierre accueillant au Paradis saint Aspreno(it), premier évêque de Naples, en présence de sainte Claire, sainte Candide, saint Augustin et d’autres saints »[20],[21].

Panorama / Vues[modifier | modifier le code]

La haute vallée du Merlançon depuis la Destrousse jusqu'aux sommets de l'Étoile

La fabrique d’indiennes a disparu, ainsi que la verrerie qui l’avait remplacée ; elle se situait en lieu et place de l’autoroute au niveau de l’agglomération (ce qui est de nos jours la ZAC de la Verrerie). Depuis l’église, on peut voir également les bâtiments de l’ancienne tuilerie (non visitable). Les hauteurs de la Carreirade de Pierresca offrent un panorama sur le massif de Bassan, le pic de Bertagne et une partie du massif de la Sainte-Baume à l’est, le Garlaban au sud-ouest, le massif de la Sainte-Victoire au nord, le Pounchon de La Creïde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Val'Tram de Valdonne reliera Aubagne à La Bouilladisse en 2024 », sur Made in Marseille, (consulté le 28 mai 2019)
  2. « Unité urbaine 2020 de Marseille-Aix-en-Provence », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 7 novembre 2020)
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. « Commune de la Destrousse », dans le Dictionnaire des villes, villages & hameaux du département des Bouches-du-Rhône, par Alfred Saurel, tome 2, Marseille ; chez Marius Olive, 1778, p. 391
  8. Paul Masson, Les Bouches-du-Rhône : Encyclopédie départementale, vol. 15, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 1937, p. 127
  9. Lou Pitchot tresor de X. de Fourvières, éd. Marcel Petit, Raphèle-lès-Arles, 1944, p.259. Ne pas confondre avec destrùssi, destructeur.
  10. « La Destrousse » (version du 23 octobre 2019 sur l'Internet Archive), sur web.archive.org,
  11. Informations du site officiel de la commune
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Données de la commune pour l'année scolaire 2018-2019
  17. Site officiel de la commune
  18. Voir le diplôme sur commons
  19. Site de la commune
  20. a et b Notice no PM13000493, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. le tableau de Saint-Pierre-es-Liens sur le site de la commune de la Destrousse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]