Saint-Marc-Jaumegarde

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Saint-Marc-Jaumegarde
Mairie de Saint-Marc-Jaumegarde
Mairie de Saint-Marc-Jaumegarde
Blason de Saint-Marc-Jaumegarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arrondissement d'Aix-en-Provence
Canton Trets
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Régis Martin
2014-2020
Code postal 13100
Code commune 13095
Démographie
Gentilé Saint-Marcais
Population
municipale
1 193 hab. (2014 en augmentation de 7,28 % par rapport à 2009)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 55″ nord, 5° 31′ 29″ est
Altitude 395 m
Min. 241 m
Max. 600 m
Superficie 22,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-marc-jaumegarde.fr/

Saint-Marc-Jaumegarde est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Marcais. Les formes anciennes du nom de la commune sont Sanctus Marcus, en 1004, ou Marchus, en 1168[1].

La commune compte 1 123 habitants en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Marc-Jaumegarde, commune de 2 256 hectares[2], se situe au nord du massif de la Sainte-Victoire à 6 kilomètres à l'est d'Aix-en-Provence et 6 km à l'ouest de Vauvenargues. La commune la plus proche est le Tholonet, à 3 kilomètres. Son axe principal est la route départementale 10, ancienne route d'Italie.

Saint-Marc-Jaumegarde est une commune dont la population se répartit sur plusieurs hameaux et quartiers résidentiels dans une vallée orientée est-ouest : (nota : les quartiers cités ci-dessous se succèdent d'est en ouest, sauf précision)

  • Hameau et quartier des Bonfillons (nom venu de la famille Bonfillon, à l'est de la commune, de part et d'autre de la RD 10),

Au nord de la RD 10 :

  • Quartier des Vérans (nom venu de la famille Véran),
  • Quartier de l'Adrech,
  • Quartier de la Garenne (ancienne garenne du château, au pied de laquelle fut construit le jardin, au XVIIIe),
  • Quartier des Favoris (au nord-ouest de la Garenne),
  • Quartier des Savoyards (nom venu des bucherons/ charbonniers saisonniers savoyards qui exploitaient le massif),
  • Quartier du Plan de Lorgue (orthographié Lorges en 1756, peut être venu de l'orge),
  • Quartier du Plan-de-Cachène (au sud du plan de Lorgue),
  • Quartier de Collongue (seigneurie autonome sous l'ancien régime),
  • Quartier du Prignon (autre seigneurie autonome sous l'ancien régime, en limite d'Aix).

Au sud de la RD 10 :

  • Quartier de Ginestelle (anciennement du valat de Ginestelle),
  • Quartier de l'actuel barrage de Bimont (lieux-dits du Baus Roux et des claux de Janet et de la rivière, ces derniers principalement immergés sous l'actuel plan d'eau),
  • Quartier des plaines du château (qui comprend la mairie - ancien presbytère -, l'église, le cimetière, l'école, le moulin, le four et le château de Saint-Marc)[3],
  • Quartier de Bour (nom venu de la famille Bour, qui habitait la bastide du même nom au XVe siècle),
  • Quartier des Provences,
  • Quartier du Grand-Prignon (partie sud de la seigneurie du Prignon en 1756),
  • Quartier des Trois-Bons-Dieux.

Une des grandes richesses de la commune réside dans ses forêts, qui représentent deux tiers de la superficie totale[4] et qui sont constituées pour l'essentiel de massifs de chênes verts (forêt de la Queirié), de pinèdes et de garrigue.

  • Massif forestier des Grands Valons (sic, au nord-est de la commune),
  • Massif forestier des Roussillet (au nord-ouest de la commune, seigneurie autonome sous l'ancien régime),
  • Massif forestier de la Queirié ou Keyrié (de loin le plus vaste, de l'ouest au centre de la commune ; bordé au sud par le chemin de France, chemin d'exploitation, et au nord comme à l'est par la Carreirade, ancienne voie de transhumance).

Tous ces quartiers et massifs étaient déjà connus sous leur nom actuel au milieu du XVIIIe siècle (carte de 1756, archives Meyronnet-Saint-Marc).

On dénombre à Saint-Marc-Jaumegarde pas moins de 31 voies communales et 23 chemins ruraux (ou présentés comme tels, mais en réalité d'exploitation, comme le chemin de France)[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source : Météo France[5] / Station de Marignane.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Prignon.
Barrage de Bimont.

Les lacs artificiels de Bimont et de Zola s'étendent au sud de la commune. Lors du projet de construction du barrage Zola, le conseil municipal du , présidé par le maire Denis Berthe, s'oppose à la construction, à l'exception du maire qui en voit l'utilité à terme pour la commune. Il sert actuellement de réservoir tampon au barrage de Bimont.

La construction du barrage de Bimont, décidée en 1935, n'est réalisée qu'après la Seconde Guerre mondiale, en 1952. Il participe à l'alimentation en eau de Saint-Marc, d'Aix-en-Provence, de la vallée de l'Arc et de Marseille. De là part également un réseau pour les usages agricoles. Le site du barrage de Bimont, ainsi que celui de la majeure partie de son plan d'eau, ont été cédés par les Meyronnet-Saint-Marc en 1947 (archives de cette famille).

Le seul cours d'eau de Saint-Marc, le Prignon, prend sa source sur la commune au quartier de Collongue (fontaine Saint-Antoine) et coule ensuite vers Aix-en-Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques menées au début du XXe siècle ont révélé que la vallée du Prignon et le quartier des Bonfillons, était habitée durant l'âge du fer. Des bracelets en bronze datés de cette période sont conservés au musée Granet, à Aix-en-Provence[1]. De même, les travaux de construction du canal du Verdon, en 1876, dans les environs de Saint-Marc-Jaumegarde, ont entraîné la démolition d'un dolmen, appelé « tumulus de la Blaque », dans lequel ont été découverts 25 squelettes. Cette découverte témoigne des pratiques funéraires des habitants du nord de la Sainte-Victoire au Néolithique[6].

À l'époque romaine, une villa a existé à proximité de la rivière (actuel Infernet), dans l'actuel quartier de Ginestelle, où des tuiles et conduits d'irrigation ont été trouvés. Subsiste également de cette époque la colonne réemployée pour créer l'oratoire de Saint-Roch (cf. infra, patrimoine).

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Le lieu a été consacré à Saint-Marc dès le Xe siècle. En 1004, Pons d'Avignon donne à l'abbaye Saint-Victor de Marseille un mas sis "in villa Sti Marci prope vallem Veranicam". En 1168, Pontius de Sancto Marcho contresigne comme témoin une donation faite à l'abbaye de Silvacane. Le fief de Saint-Marc est très ancien : il a été inféodé par Raymond Béranger V, comte de Provence, à Isnard d’Esparon et à son frère Bernard, en 1239, alors que le château était en ruine. C'était une seigneurie dépendant directement du comte de Provence, puis du roi. En 1257 la chapelle de Saint-Marc (qui subsiste dans les chapelles est et ouest de l'actuelle église), existait déjà. C'est probablement à la première chapelle que fut prise la colonne en granit placée à l'angle du chemin. Une famille de Mouron aurait détenu la seigneurie de Saint-Marc avant ou après les d'Esparon. Louis Garde rend hommage pour le fief de Saint-Marc au comte Louis II en 1399, et son petit-fils Jacques (Jaume en provençal) Garde, seigneur de Saint-Marc dès 1472, extrêmement attaché à sa terre, lui laisse son nom. À la génération suivante, Gaspard Garde, président au parlement d'Aix en 1559, épouse la fille du comte de Carcès, et sa sœur Delphine ou Dauphine Garde, mariée vers 1510 à Bertrand de Puget (+ 1517), apporte Saint-Marc en dot à cette (famille de la région de Brignoles / Saint-Maximin), qui a également donné les marquis de Barbentane. Leur petit-fils, Antoine de Puget (1542 + 1…), seigneur de Saint-Marc, officier, auteur de Mémoires relatifs à l'histoire de France, rénove le château à partir de 1576, faisant ouvrir sur sa façade ouest de hautes fenêtres à meneaux et un portail en pierre de Bibemus, encadré de colonnes doriques, pour pénétrer dans la cour. Le château est brûlé par les Aixois, et son décor Renaissance saccagé, à la suite d'un arrêt du 27 décembre 1592 du Parlement d'Aix (favorable à la Ligue) prescrivant la destruction des châteaux de Cabriès, Meyreuil et Saint-Marc (car leurs seigneurs étaient ralliés à Henri IV, dont les troupes, commandées par le duc d’Epernon, menaçaient Aix). Cette exaction illustre la violence de la guerre civile qui ravageait alors la France : le chef des Ligueurs provençaux ayant été un proche parent d'Antoine de Puget, Hubert de Garde de Vins, fils de Gaspard, après avoir été son oncle Jean V de Pontevès, comte de Carcès, grand sénéchal de Provence.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Saint-Marc est érigée en baronnie au XVIIe siècle et vendue par la famille de Puget en 1723, pour 200 000 Livres, à Jules-François de Meyronnet (1687 + 1759, Aix), seigneur de Collongue et du Prignon, conseiller au Parlement de Provence (1709), fils d'Alphonse de Meyronnet (1636 + 1710, Aix), procureur général à la cour des comptes, aides et finances de Provence (1656), conseiller d’État et des finances (1660). Cette branche des Meyronnet était cousine des marquis de Meyronnet-Châteauneuf, bâtisseurs du château de La Pioline.

Le fils aîné de Jules-François de Meyronnet, Philippe de Meyronnet (1716 + 1790, Aix), baron de Saint-Marc, conseiller au Parlement de Provence (1735), fait créer le "grand jardin" de Saint-Marc, orné d'une fontaine monumentale et d'un bassin. Il projetait d'y construire sur la hauteur un château moderne qui ne vit pas le jour, Philippe de Saint-Marc ayant dépensé d'importantes sommes d'argent pour ses quatre fils cadets, officiers de marine engagés dans la guerre d'indépendance américaine.

Philippe de Meyronnet accueillera Lucien et Joseph Bonaparte en 1784-1785. Son fils aîné, Jules François Bruno de Meyronnet (1741, Aix + 1797, Gênes), baron de Saint Marc, conseiller au Parlement de Provence (1765-1789), lui succède mais émigre bientôt à Coblence, auprès des Princes. Il meurt à Gênes (à l'hôpital des pauvres), où le comte d'Artois l'avait envoyé en mission. Le domaine de Saint-Marc, vendu par l'État comme bien national, est racheté sous le Consulat par sa veuve, née Cécile Le Blanc de Ventabren, pour leur fils aîné, Philippe Louis de Meyronnet (1790 + 1866), baron de Saint-Marc, et bientôt de l'Empire (1812).

Vers la même époque, en 1810, c'est d'ailleurs à Saint-Marc que naît Napoléon Charles Tristan de Montholon Sémonville[7], fils du général Charles Tristan de Montholon Sémonville (1782-1853), qui accompagna Napoléon dans son dernier exil[8].

Une délibération du conseil municipal présidée par le maire Marius Silvestre, le 18 octobre 1918, adjoint à la commune de Saint-Marc le nom « Jaumegarde », sur la recommandation du sous-préfet d'Aix-en-Provence. Le nom « Saint-Marc-Jaumegarde » est officialisé par décret le [9].

Antoine de Saint-Exupéry, enfant et jeune homme, a séjourné à plusieurs reprises chez ses oncles Meyronnet-Saint-Marc (archives de cette famille). Winston Churchill est également venu en visite à Saint-Marc à l'occasion de son séjour à Aix en 1948.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Marc-Jaumegarde

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au lion ailé contourné d'or accroupi sur une terrasse d'argent (var: passant sur une terrasse de sinople).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Listes des maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Blason.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... ... Charles Louis Joseph de Meyronnet    
... 1828 Roman    
1828 1832 H. Ripert    
1833 1835 Gautier    
1835 1847 Denis Berthe    
1847 ... Jean Vincent Gautier    
... 1866 Philippe de Meyronnet    
1876 1884 Auguste Bonfillon    
1953 1959 Ernest Truphème    
1959 1990 Marcellin Truphème    
1990 1995 Donato Navarro    
1995 en cours Régis Martin UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Appartenant avec 33 autres communes au territoire du Pays d'Aix au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence, Saint-Marc fait également partie du réseau Natura 2000 et du Grand Site Sainte-Victoire depuis .

Population et société[modifier | modifier le code]

Au milieu du XVIIIe siècle la baronnie de Saint-Marc comprenait, outre le château et les bastides qui en dépendaient (Bour, Collongue et le Prignon), les exploitations des familles Rey, de Porre, Clemens, Rimbaud, Choquet, Crespin, Dheirier, Olivier, Daumas, Silvestre, Pelautie, Signouret, Granet, Gautier, Bense, Roman, Sias, Bonfillon (trois bastides, outre le hameau et son cabaret), Default, Autran (trois bastides), Rouman, Breaune, Véran (deux bastides), Reynaud, Michel et Guide (carte de 1756, archives Meyronnet-Saint-Marc).

Au début de l'année 1789, le cahier de doléances de la communauté de Saint-Marc débute ainsi : "Le terrain de Saint-Marc-Jaumegarde, naturellement très sec, présente un sol aride et des plus ingrats du pays de Provence ; la nature n’a rien fait pour les hommes dans cette partie de roc ; il faut que l’homme y fasse tout ; ce n’est que par un travail opiniâtre et continuel qu’on peut arracher quelque production à la terre ; le moindre accident réduit les habitants à la plus affreuse misère, les trois quarts manquent de pain une grande partie de l’année ». La suite du cahier, signé des sieurs Bonfillon (au nombre de trois), Jobert, Autrie et Autriat (Autran ?) inclut des revendications concrètes de la communauté portant sur le ramassage du bois mort, le pâturage des bêtes, la destruction de récoltes imputable au gibier et l'obtention d'une exemption sur les droits d'entrée des denrées à Aix.

Jusqu'au milieu des années 1960, la population de Saint-Marc-Jaumegarde était essentiellement rurale, peuplant une dizaine de propriétés, outre le hameau des Bonfillons. Elle a progressivement évolué, accueillant au fil des années de nouveaux arrivants de culture citadine, attirés par la campagne aux portes d'Aix. De fait, la grande majorité des habitants de Saint-Marc-Jaumegarde habite aujourd'hui les quartiers résidentiels de la commune, valorisés par les forêts privées et communale qui les bordent.

Les terres et bois appartenant aux Meyronnet-Saint-Marc ont représenté environ les 3/5e du territoire de Saint-Marc-Jaumegarde, proportion qui s'est maintenue jusqu'aux années 1920 (vente des domaines de Collongue et du Prignon, ainsi que de bois). Cette propriété privée (domaine de Saint-Marc) subsiste, aujourd'hui réduite au tiers environ du territoire communal, et constitue toujours le principal espace naturel et agricole de Saint-Marc Jaumegarde. Héritier de ses oncles Meyronnet-Saint-Marc, le comte Dubern (1917 + 2012) a fait classer le site du château de Saint-Marc-Jaumegarde, le 18 février 1969, puis œuvré au classement de la zone des barrage de Bimont et barrage Zola, obtenu le 18 octobre 1973, prélude au classement de l'ensemble du massif de la montagne Sainte-Victoire en 1983. (archives Meyronnet-Saint-Marc). Le domaine de Saint-Marc, certifié "Bio" depuis 2011, caractérise la commune, contribuant à ce que celle-ci demeure la moins urbanisée des voisines directes d'Aix. Il n'est pas ouvert au public, spécifiquement en période de chasse, à l'exception de deux sentiers qui le traversent, celui surplombant le Zola et l'Infernet, et le sentier Imoucha, permettant la montée à Sainte-Victoire, sentiers balisés pour la promenade avec l'accord du propriétaire.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2014, la commune comptait 1 193 habitants[Note 1], en augmentation de 7,28 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : +1,97 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
221 280 291 280 268 258 241 231 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
242 185 163 181 159 166 112 126 108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
100 79 65 90 115 101 108 152 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
207 356 539 517 884 1 078 1 093 1 123 1 193
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Saint-Marc-Jaumegarde fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Des manifestations culturelles sont ponctuellement organisées ou soutenues par la municipalité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jaume Garde (Jacques Garde en provençal), seigneur de Saint-Marc dans les années 1440-1480, si attaché à sa terre que la postérité donna bientôt son nom à Saint-Marc-Jaumegarde, qui l'a conservé. Contraint par le roi René, comte de Provence, de lui céder Saint-Marc en 1472 (dans le cadre d'un échange contre la seigneurie de Collongue) pour récompenser un proche, Jaume Garde parvint finalement à récupérer son bien vers 1477.
  • Antoine de Puget (1530 + 1625), seigneur (dès 1576) puis 1er baron de Saint-Marc (Lettres Patentes de 1609), gouverneur de Saint-Maximin et de Forcalquier, colonel d’un régiment d’infanterie, commandant de l’artillerie de Provence, puis maréchal de camp. Fidèle au roi Henri IV face à la Ligue. Auteur d'une Histoire de Provence des années 1560-1590.
  • Jean Henri de Puget, 3e baron de Saint-Marc, colonel d'infanterie, puis brigadier des armées du roi, premier consul d'Aix et procureur du pays en 1650, sert sous le duc de Beaufort, lors du siège de Candie en 1669. Durant la Fronde ce baron de Saint-Marc est en Provence le chef du parti des princes ou "Sabreurs" (appelé ainsi parce que Saint-Marc portait ordinairement le sabre au lieu d’une épée et, en parlant de ses ennemis, disait : « Je les sabrerai et les mettrai à la raison »), opposé à celui de la cour ou des "Canivets" (gens de robe ayant besoin de canifs pour tailler leurs plumes).
  • Joseph de Meyronnet-Saint-Marc (1720 + 1773), brigadier des armées navales et sénéchal d'Hyères, esclave à Tunis en 1742, après le désastre de l'expédition de Tabarca.
  • Augustin de Meyronnet-Saint-Marc (1746 + 1813), lieutenant de vaisseau (1778) pendant la guerre d'indépendance américaine (dans l'escadre de l’Amiral d’Estaing), capitaine de vaisseau en 1786, chevalier de Saint Louis et de Cincinnatus (1784). A l’automne de 1790 il finance le voyage de retour en France depuis la Martinique de Joséphine de Beauharnais et de sa fille Hortense, puis émigre à Nice en juin 1791 à la tête d’un groupe d’officiers monarchistes.
  • Balthazard (1750 + 1817, Venise), lieutenant de vaisseau et chevalier de Saint Louis, il quitte le service actif ayant le mal de mer, capitaine de vaisseau honoraire, commandant l’école des cadets à Naples, consul à Lisbonne, gouverneur de Monaco (par lettres du 29 mars 1791), puis précepteur désigné du Dauphin (1792), émigré à Venise (vers 1793).
  • Denis Berthe, maire de 1835 à 1847.
  • Philippe Louis de Meyronnet, baron de Saint-Marc, maire jusqu'en 1866.
  • Jacques de Fonscolombe de Meyronnet Saint-Marc (1874 + 1951), champion de polo et officier de cavalerie, puis d'aviation pendant la guerre de 1914-1918, président du Cercle nautique de Cannes et du Polo Club de Mandelieu. Il formait avec sa femme, Ellen Nixon Waln (1879 + 1964), épousée à Philadelphie en 1903, l'un des couples phares de la vie sportive et mondaine des années 1900-1930.
  • Bruno Durand (1890 + 1975), homme de lettres, conservateur de la bibliothèque Méjanes à Aix. Bruno Durand a prononcé une conférence sur "Saint-Marc-Jaumegarde à travers les âges", dont le texte a été publié (61 pages).

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est principalement rattachée à Aix-en-Provence. Existence d'une maison de retraite dans le quartier de Collongue, de restaurants, d'exploitations agricoles et forestières.

Jusqu'au grand gel de 1956, l'économie de la commune était principalement fondée sur la culture des amandiers, du blé, des oliviers et de la vigne, sur l'exploitation de la résine (à la suite de l'introduction du pin par le baron de Saint-Marc à la fin des années 1860), du bois et charbon de bois de chêne, et sur la chasse. Le domaine de Saint-Marc (environ 35 hectares de terres agricoles et plus de 700 de bois) est exploité depuis 2008 par l'EARL Boislandry et certifié « Bio » depuis 2011.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église romane et XVIIe.
  • Ruines du moulin.
  • Château de Saint-Marc (XIIe-XVIIe).
  • Tour de Keyrié (ou Tour de César). Tour cylindrique de 15 m de haut, évasée à sa base, qui servait de tour de guet pour la ville d’Aix-en-Provence. Elle porte plusieurs noms : la tour de Keyrié, la tour de César, mais aussi la tour du Prévôt car, en 1383, le chanoine Isnard, prévôt du chapitre d’Aix-en-Provence, l’aurait fait élever pendant les troubles occasionnés par la succession de la Reine Jeanne. Donnée par la famille Dubern à la commune de Saint-Marc-Jaumegarde et restaurée en 2007.
  • Jardin du château de Saint-Marc (XVIIIe), créé par la famille de Meyronnet-Saint-Marc ; monument historique inscrit en 2003[14].
  • Oratoire construit avec une colonne provenant d'un temple romain, surmontée d’une niche dans lequel est placée une statue de saint Roch. Érigé pendant la peste noire de 1720, il avait pour but d’arrêter l’avancée de la maladie et de protéger les Saint-Marcais.
  • Dolmen.
  • Le jardin des 5-Sens et des Formes Premières labellisé Jardin Remarquable par le ministère de la Culture

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance », 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix.
  2. a et b « Quelques chiffre », site de la mairie.
  3. Les plans sont consultables à cette adresse.
  4. « Le mieux-être », site de la mairie.
  5. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  6. Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Scéren, CRDP de l'académie d'Aix-Marseille, Marseille, 2008, p. 16.
  7. Relevé de la naissance de Napoléon Charles Tristan de Montholon Sémonville.
  8. « Saint-Marc-Jaumegarde », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition].
  9. « Le nom de la commune », mairie de Saint-Marc-Jaumegarde.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Château », notice no PA13000045, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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