Éguilles

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Éguilles
Le château.
Le château.
Blason de Éguilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Robert Dagorne
2014-2020
Code postal 13510
Code commune 13032
Démographie
Gentilé Éguillens
Population
municipale
7 453 hab. (2012)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 10″ N 5° 21′ 17″ E / 43.5694444444, 5.3547222222243° 34′ 10″ Nord 5° 21′ 17″ Est / 43.5694444444, 5.35472222222
Altitude 250 m (min. : 140 m) (max. : 315 m)
Superficie 34,07 km2
Localisation

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Éguilles
Liens
Site web mairie-eguilles.fr

Éguilles est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes Voisines[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Éguilles
La Barben
Saint-Cannat
Coudoux
Lançon-Provence
Éguilles Aix-en-Provence
Ventabren

Les itinéraires suivant ont été réalisés de centre-ville à centre-ville : Coudoux(12 km), Ventabren(9,4 km), La Fare-les-Oliviers (17 km), Puyricard (7 km), Lambesc(13,2 km), St-Cannat (8 km), Aix en Provence (10,5 km), Salon-de-Provence (24,5 km), Marseille (34,9 km).

Situation[modifier | modifier le code]

Éguilles est située à 9 km au nord-ouest d'Aix-en-Provence la plus grande ville aux alentours.

Située à 271 mètres d'altitude, la Rivière La Touloubre, le Ruisseau de Landon, le Ruisseau de Malvallat sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune d'Éguilles. La commune est proche du parc naturel régional du Luberon. Dominant les vallées avoisinantes, le site du village offre le plus beau panorama de la région depuis un promontoire. La superficie de la commune est de quelque 3 400 ha et elle inclut le hameau des Figons, distant de quelques kilomètres du village.

Voies de communication et transportssss[modifier | modifier le code]

Lignes de bus desservant Eguilles[modifier | modifier le code]

  • L220 : Aix-Coudoux via Z.I Eguilles[1] ;
  • L230 : Aix-Eguilles[2] ;
  • L241 : Lambesc/St-Cannat-Les Milles via Eguilles Haut[3]

Connexion[modifier | modifier le code]

Arrêt Rotonde : Prendre numéro 3 (Aix en Bus) jusqu'à "Rond Poind d'Eguilles" ou "La Mayanelle" puis prendre le L230[2].

Gare TGV/Aéroport : Prendre le L40 (Cartreize) jusquà "Gare routière d'Aix en Provence" puis le L230[2]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité créée en 1004 sous le nom d'Aculea, elle trouve ses premières fondations dès le VIIIe siècle.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, auquel se rallie Guillaume-Roger de Turenne. Éguilles, possession de ce dernier, se trouve donc neutre en début de guerre, et du côté angevin à la fin de la décennie[4].

Le , à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne dans l’observation d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. En cas de non-respect de la part d’Alix et d’Odon, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[5],[6].

Seigneurie des Baux au XIVe siècle, passée successivement aux Arcussia au XVe siècle, aux Mayaux au XVIe siècle, au Boyer aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, lesquels y édifièrent un château sur l'emplacement de l'ancien castel féodal détruit des seigneurs des Baux qui s'opposèrent à la Maison de Provence. Ce territoire fut ravagé par les troupes de La Valette au XVIe siècle.

Le tremblement de terre de 1909 ébranla l'église Saint-Julien.

Devenu un grand centre de transhumance des troupeaux de mouton vers les années 1780, Éguilles développa une industrie lainière. La révolution industrielle allait provoquer un fort exode rural mais, au cours du dernier tiers du XXe siècle, la proximité des nœuds de communication, le développement du bassin d'emplois allaient conduire à la création d'un pôle d'activités de 71 hectares où se sont implantées diverses entreprises des secteurs de l'informatique, du bâtiment et des services.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune d'Éguilles a été récompensée par le label « Ville Internet »[7].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Éguilles :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1960 Léonce Artaud    
1960 1971 Michel Cionini    
1971 1983 Robert Heckenroth    
1983 juin 1995 Andrée Chélini RPR  
en cours Robert Dagorne UDF, MD puis NC  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 7 453 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 561 2 500 2 594 2 442 2 280 2 168 1 970 1 885 1 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 758 1 780 1 704 1 551 1 343 1 143 946 895 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
853 881 843 708 763 758 728 777 827
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 181 2 016 3 033 4 473 5 950 7 127 7 491 7 544 7 453
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Le village d'Éguilles a une forte activité sportive en rapport avec son nombre d'habitants : un stade (synthétique), un city (synthétique), une salle omnisport, un Skate Park, des salles communes pour divers sports : foot, tennis, VTT, skate, handball, basket, danse classique/contemporaine, step…

Le village accueille également chaque décembre un cross de 10 km (12 avant 2009), réputé pour sa difficulté.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Primaire[modifier | modifier le code]

Trois écoles primaire : Surville (Haut d'Eguilles), Cros (Bas d'Eguilles) et Les Boutons d'Or .

Collège[modifier | modifier le code]

Le collège de secteur est le collège "Chateau Double", quartier Jas de Bouffan à Aix en Provence[10].

Lycée[modifier | modifier le code]

Le lycée de secteur est le lycée International "George Duby" à Luynes[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Éguilles

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à trois aiguilles d'argent, surmontées de trois étoiles de même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Fiche horaires L220 », sur le site lepilote.com, mars 2015.
  2. a, b et c [PDF] « Fiche horaires L230 », sur le site lepilote.com, mars 2015.
  3. [PDF] « Fiche horaires L241 », sur le site lepilote.com, mars 2015.
  4. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  5. Robert Bailly, Dictionnaire des commuines de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  6. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  7. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  10. Site officiel du collège "Chateau Double".
  11. Site officiel lycée International "George Duby".
  12. Nom donné par l'IGN sur la carte au 1/25000 n°3143ET