Roquefort-la-Bédoule

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Roquefort-la-Bédoule
Église Sainte-Roseline.
Église Sainte-Roseline.
Blason de Roquefort-la-Bédoule
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arrondissement de Marseille
Canton La Ciotat
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (Marseille-Provence)
Maire
Mandat
Jérôme Orgeas (UMP)
2014-2020
Code postal 13830
Code commune 13085
Démographie
Gentilé Bédoulens
Population
municipale
5 423 hab. (2014)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 54″ nord, 5° 35′ 29″ est
Altitude 276 m
Min. 158 m
Max. 567 m
Superficie 31,15 km2
Localisation

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Roquefort-la-Bédoule

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Roquefort-la-Bédoule
Liens
Site web http://www.roquefort-labedoule.fr

Roquefort-la-Bédoule est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses plus de 5 000 habitants sont appelés les Bédoulens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface de la commune représente 31,1 km2.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roquefort-la-Bédoule
Aubagne Gémenos Cuges-les-Pins
Carnoux-en-Provence Roquefort-la-Bédoule Le Castellet (Var)
Cassis La Ciotat La Cadière-d'Azur (Var)

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Roquefort-la-Bédoule bénéficie d'un relief marqué, dont l'altitude varie de 185 m à 563 m. Son point culminant, le Montourier, offre une vue remarquable sur la rade de Marseille, les calanques et les baies de Cassis et de la Ciotat, jusqu'au cap Sicié. La commune s'étend sur 3 115 hectares, dont plus de la moitié de collines couvertes de pins.

Une grande partie du territoire est constituée d'une formation géologique du Crétacé inférieur particulière qui a reçu le nom du site : le Bédoulien par son découvreur, A. Toucas en 1888, et qui appartient à l’ensemble géologique du bassin du Beausset. Il s'agit d'un sous-étage de l'Aptien qui s’est formé durant l’ère secondaire, entre 121 et 117 millions d’années. Cela a donné lieu au développement de nombreuses activités de carrières, cimenteries et de production de chaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Roquefort-la-Bédoule est marquée par trois phases : le village médiéval fortifié de Roccafortis (VIIe au XVIIe siècle) bâti sur les pentes de la falaise, l’établissement du village rural de Roquefort dans la plaine au lieu-dit du Jas rompu, hameau de Roquefort et enfin au XIXe, la création du village de La Bédoule, qui prend l'ascendant sur celui de Roquefort.

Le vieux village[modifier | modifier le code]

Dépendance de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille pendant des siècles, le village de Roquefort, créé au VIIe siècle, se développe sur les crêtes dominant les baies de La Ciotat et Cassis.

Roquefort devint le refuge de la population de l'Antique Portus Carsicis, entre le Ve et XIIe siècles, fuyant en particulier les raids des sarrasins. Un ensemble complet avec les remparts d'une forteresse du XIe siècle, une première église Saint-Jean-Baptiste, une chapelle Saint-André du XIIe siècle établie sur un piton voisin et les ruines du village sous les fortifications témoignent aujourd'hui encore de ce village fortifié. On connait l’existence de cette église par sa dédication à Saint Jean-Baptiste par le pape Grégoire VII en 1079[1].

Le , à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne quant au respect d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. Au cas où Alix et Odon n'observaient pas les termes de l'accord, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[2],[3].

Roquefort fit partie de la Seigneurie de la famille des Baux jusqu'en 1426, puis des évêques de Marseille (1474), enfin de la famille d'Albertas (1569).

Descendu dans la plaine et développant une activité agricole, le bourg de Roquefort vit dans l'apanage du marquis de Villeneuve de son activité agricole et viticole. Le nouveau centre du village est édifié dans les années 1730, la maison commune est construite en 1734 et la nouvelle église, bâtie avec les matériaux de la précédente après que monseigneur de Belsunce eut célébré la dernière messe, est consacrée en 1737.

Le nouveau centre[modifier | modifier le code]

La commune est définitivement constituée par la réunion de plusieurs communautés ou fiefs parmi lesquels le territoire de Julhans en 1789 et celui de La Bédoule en 1837, où résidaient les carriers.

Au XIXe siècle, au carrefour des quatre routes entre Aubagne, La Ciotat, Cuges-les-Pins et Cassis, au hameau de La Bédoule, un second centre villageois se développe. Peu à peu, un village se crée, hébergeant les ouvriers d'origine italienne travaillant dans la cimenterie de Cassis.

La population se développe et se fixe autour des « quatre chemins » notamment à cause du développement des industries de chaux et ciments (expansion due au marquis de Villeneuve, qui avec les ingénieurs Roux et Tocchi met au point un procédé de fabrication[Lequel ?]). En 1891 débute la construction d'une église, propriété de Madame de Villeneuve, érigée en église paroissiale en 1912, l'église Sainte Roseline. La mairie, les écoles, sont transférées à la Bédoule et la commune devient « Roquefort la Bédoule » en 1918.

Dans les années 1930, le bourg ouvrier prend le pas sur le vieux village agricole de Roquefort et forme la commune de Roquefort-la-Bédoule.

Afin de reloger les rapatriés d'Afrique du Nord, une partie de son territoire est consacré à la création d'une ville nouvelle, Carnoux-en-Provence, commune détachée de Roquefort-la-Bedoule en 1966.

Après une période d'assoupissement, le raccordement autoroutier avec Marseille et le développement intercommunal permet de donner à la ville son allure de commune d'hébergement de la métropole phocéenne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Roquefort-la-Bédoule

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à la tour d'or bâtie sur un rocher d'argent mouvant de la pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1983 Marius Aimonaito PCF  
mars 1983 septembre 2009 Francis Giraud UMP Sénateur (1998-2008)
octobre 2009 en cours Jérôme Orgeas UMP-LR Professeur de faculté
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de l'arrondissement de Marseille et du canton d'Aubagne-Est.

Elle est membre de la Communauté Marseille Provence Métropole.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 423 habitants, en augmentation de 7,56 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 359 419 448 395 394 400 429 459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
492 535 546 600 648 787 888 1 075 1 333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 904 2 167 2 002 1 814 1 859 1 848 1 515 1 120 1 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 635 1 770 2 384 3 355 4 162 4 733 5 016 5 063 5 423
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année de nombreuses fêtes et animations populaires sont organisées.

Il faut noter en particulier la Cavalcade de la Sant-Eloi, fête votive annuelle organisée le deuxième dimanche de juillet.

En octobre se déroule depuis 1994 la Ronde des Vignes, course pédestre de 14 kilomètres vallonné empruntant routes et chemins à travers les vignobles et les pinèdes. Deuxième rendez-vous annuel des coureurs dans les Bouches du Rhône, elle sert de prélude au semi-marathon Marseille-Cassis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tony Garnier : architecte français. Décédé le 19 janvier 1948.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Elle est mentionnée en 1143 sous l'appellation « Notre-Dame-de-Julhans », mais elle est également appelée Saint André de Julhans ou encore Notre Dame de Sécheresse. Elle est au Moyen Âge entourée de quelques habitations, mais sera abandonnée au XVIIe siècle. Sa restauration commencée[Quand ?] par une association vient d'être achevée par le Conseil Général qui en est propriétaire.
  • Le vieux Roquefort. Au Moyen Âge, le village (dont il ne reste que des vestiges) est bâti autour d'une chapelle, à l'intérieur de fortifications, au-dessus d'une barre rocheuse qui surplombe l'actuel hameau de Roquefort. Ce site est habité jusqu'au XVIIe siècle, période à laquelle la population, sécurisée, descend dans la vallée pour créer, au lieu-dit Jas Rompu, Roquefort autour de l'église Saint-Jean-Baptiste, inaugurée en 1734, de l'école et de la mairie (actuellement mairie annexe).
  • Église Sainte-Roseline (XIXe siècle)
  • Château de Julhans (XIXe siècle)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La phrase : Cellam Sancti Johannis ad Rocca Fortem est extraite d'une bulle du 4 juillet 1079, cité dans le bulletin paroissial de la Commune de Roquefort-La-Bédoule, 2011
  2. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  3. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Chapelle Saint-André-de-Julhans », notice no PA00081419, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]