Roquefort-la-Bédoule

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Roquefort-la-Bédoule
Roquefort-la-Bédoule
Église Sainte-Roseline.
Blason de Roquefort-la-Bédoule
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Marc Del Grazia
2020-2026
Code postal 13830
Code commune 13085
Démographie
Gentilé Bédoulens
Population
municipale
5 688 hab. (2017 en augmentation de 10,49 % par rapport à 2012)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 54″ nord, 5° 35′ 29″ est
Altitude 276 m
Min. 158 m
Max. 567 m
Superficie 31,15 km2
Unité urbaine Cassis
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Ciotat
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Roquefort-la-Bédoule
Liens
Site web http://www.roquefort-labedoule.fr

Roquefort-la-Bédoule est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses plus de 5 000 habitants sont appelés les Bédoulens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface de la commune représente 31,1 km2.

Localisation[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Roquefort-la-Bédoule bénéficie d'un relief marqué, dont l'altitude varie de 185 m à 563 m. Son point culminant, le Montourier, offre une vue remarquable sur la rade de Marseille, les calanques et les baies de Cassis et de la Ciotat, jusqu'au cap Sicié. La commune s'étend sur 3 115 hectares, dont plus de la moitié de collines couvertes de pins.

Formations rocheuses dominant la plaine de Roquefort

Une grande partie du territoire est constituée d'une formation géologique du crétacé inférieur particulière qui a été nommée le Bédoulien par son découvreur, A. Toucas, en 1888, et qui appartient à l’ensemble géologique du bassin du Beausset. Il s'agit d'un sous-étage de l'Aptien qui s’est formé durant l’ère secondaire, entre -121 et -117 millions d’années. Cela a donné lieu au développement de nombreuses activités de carrières, cimenteries et de production de chaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Roquefort-la-Bédoule est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Cassis, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[1] et 12 837 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Roquefort-la-Bédoule est marquée par trois phases : le village médiéval fortifié de Roccafortis (VIIe au XVIIe siècle) bâti sur les pentes de la falaise, l’établissement du village rural de Roquefort dans la plaine au lieu-dit du Jas rompu, hameau de Roquefort et enfin au XIXe, la création du village de La Bédoule, qui prend l'ascendant sur celui de Roquefort.

Le vieux village[modifier | modifier le code]

Dépendance de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille pendant des siècles, le village de Roquefort, créé au VIIe siècle, se développe sur les crêtes dominant les baies de La Ciotat et Cassis.

Ruines sous la chapelle Saint-André
Vestiges de la chapelle du Vieux Roquefort

Roquefort devint le refuge de la population de l'Antique Portus Carsicis, entre le Ve et XIIe siècles, fuyant en particulier les raids des Sarrasins. Un ensemble complet avec les remparts d'une forteresse du XIe siècle, une première église Saint-Jean-Baptiste, une chapelle Saint-André du XIIe siècle établie sur un piton voisin et les ruines du village sous les fortifications témoignent aujourd'hui encore de ce village fortifié. On connait l’existence de cette église par sa dédication à Saint Jean-Baptiste par le pape Grégoire VII en 1079[6].

Le , à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne quant au respect d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. Au cas où Alix et Odon n'observaient pas les termes de l'accord, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[7],[8].

Roquefort fit partie de la seigneurie de la famille des Baux jusqu'en 1426, puis des évêques de Marseille (1474), enfin de la famille d'Albertas (1569).

Descendu dans la plaine et développant une activité agricole, le bourg de Roquefort vit dans l'apanage du marquis de Villeneuve de son activité agricole et viticole. Le nouveau centre du village est édifié dans les années 1730, la maison commune est construite en 1734 et la nouvelle église, bâtie avec les matériaux de la précédente après que monseigneur de Belsunce eut célébré la dernière messe, est consacrée en 1737.

Le nouveau centre[modifier | modifier le code]

La commune est définitivement constituée par la réunion de plusieurs communautés ou fiefs parmi lesquels le territoire de Julhans en 1789 et celui de La Bédoule en 1837, où résidaient les carriers.

Au XIXe siècle, au carrefour des quatre routes entre Aubagne, La Ciotat, Cuges-les-Pins et Cassis, au hameau de La Bédoule, un second centre villageois se développe. Peu à peu, un village se crée, hébergeant les ouvriers d'origine italienne travaillant dans la cimenterie de la Bédoule.

La population se développe et se fixe autour des « quatre chemins » notamment à cause du développement des industries de chaux et ciments (expansion due au marquis de Villeneuve, qui avec les ingénieurs Roux et Tocchi met au point un procédé de fabrication[Lequel ?]). En 1891 débute la construction d'une église, propriété de Madame de Villeneuve, érigée en église paroissiale en 1912, l'église Sainte-Roseline. La mairie, les écoles, sont transférées à la Bédoule et la commune devient « Roquefort-la-Bédoule » en 1918.

Dans les années 1930, le bourg ouvrier prend le pas sur le vieux village agricole de Roquefort et forme la commune de Roquefort-la-Bédoule.

Afin de reloger les rapatriés d'Algérie, une partie de son territoire est consacré à la création d'une ville nouvelle, Carnoux-en-Provence, commune détachée de Roquefort-la-Bédoule en 1966.

Après une période d'assoupissement, la construction de l'autoroute Marseille-Toulon et le développement de l'intercommunalité donnent à la ville un dynamisme démographique proportionnel à l'activité de son territoire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Roquefort-la-Bédoule

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à la tour d'or bâtie sur un rocher d'argent mouvant de la pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1983 Marius Aimonetto PCF  
mars 1983 septembre 2009 Francis Giraud UMP Sénateur (1998-2008)
octobre 2009 2020 Jérôme Orgeas UMP-LR Enseignant-chercheur
2020 En cours Marc Del Grazia DVC  
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de l'arrondissement de Marseille et du canton d'Aubagne-Est.

Elle est membre de la communauté Marseille Provence Métropole.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2017, la commune comptait 5 688 habitants[Note 3], en augmentation de 10,49 % par rapport à 2012 (Bouches-du-Rhône : +1,98 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430359419448395394400429459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4925355466006487878881 0751 333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9042 1672 0021 8141 8591 8481 5151 1201 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6351 7702 3843 3554 1624 7335 0165 0635 632
2017 - - - - - - - -
5 688--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année de nombreuses fêtes et animations populaires sont organisées.

Il faut noter en particulier la Cavalcade de la Saint-Eloi, fête votive annuelle organisée le deuxième dimanche de juillet.

En octobre se déroule depuis 1994 la Ronde des Vignes, course pédestre de 14 kilomètres vallonnée empruntant routes et chemins à travers les vignobles et les pinèdes. Deuxième rendez-vous annuel des coureurs dans les Bouches du Rhône, elle sert de prélude au semi-marathon Marseille-Cassis.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Roseline (XIXe siècle), à la Bédoule.
  • À Roquefort, l'église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1734.
  • Le site de la chapelle Saint-André, Logo monument historique Inscrit MH[13]. Elle est mentionnée en 1143 sous l'appellation Notre-Dame-de-Julhans, mais elle est également appelée Saint-André de Julhans ou encore Notre-Dame de Sécheresse. Elle est au Moyen Âge entourée de quelques habitations, mais sera abandonnée au XVIIe siècle. Sa restauration commencée par une association a été achevée[Quand ?] par le conseil général, qui en est propriétaire.
  • Les ruines du vieux Roquefort. Au Moyen Âge, le village est bâti autour d'une chapelle, à l'intérieur de fortifications, au-dessus d'une barre rocheuse qui surplombe l'actuel hameau de Roquefort. Ce site (dont il ne reste que des vestiges) est habité jusqu'au XVIIe siècle, période à laquelle la population, sécurisée, descend dans la vallée pour créer, au lieu-dit Jas Rompu, l'actuel village de Roquefort.
  • Le château de Julhans (XIXe siècle) et la chapelle Notre-Dame des Pieds-Noirs.
  • Le château de Roquefort.
  • Le site rocheux de la Petite-Sainte-Baume.
(Plus de photos de chacun de ces sites sur commons

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tony Garnier : architecte lyonnais, décédé sur la commune le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine 2020 de Cassis », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 7 novembre 2020)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. La phrase : Cellam Sancti Johannis ad Rocca Fortem est extraite d'une bulle du 4 juillet 1079, cité dans le bulletin paroissial de la Commune de Roquefort-La-Bédoule, 2011
  7. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  8. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. « Chapelle Saint-André-de-Julhans », notice no PA00081419, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]