Vernègues

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Vernègues
Façade ouest du temple de la Maison-Basse,dit de Château-Bas à Vernèguespar Séraphin-Médéric Mieusement
Façade ouest du temple de la Maison-Basse,
dit de Château-Bas à Vernègues
par Séraphin-Médéric Mieusement
Blason de Vernègues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Pélissanne
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (Salon-Étang de Berre-Durance)
Maire
Mandat
Patrick Apparicio
2014-2020
Code postal 13116
Code commune 13115
Démographie
Gentilé Vernegais
Population
municipale
1 648 hab. (2014)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 12″ nord, 5° 10′ 19″ est
Altitude 352 m
Min. 163 m
Max. 395 m
Superficie 15,89 km2
Localisation

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Vernègues (Lou Vernegue en provençal selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Ses habitants sont appelés les Vernegais. La commune est composée de deux villages : Vernègues et Cazan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 352 mètres d'altitude sur le plateau du Grand Puech, Vernègues se trouve à 33 km au nord-ouest d'Aix-en-Provence et 10 km de Salon-de-Provence.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vernègues
Alleins Mallemort Charleval
Vernègues
Aurons Lambesc

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France / Station de Salon-de-Provence

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire de Vernègues débute au VIIIe siècle. D'anciennes chartes révèlent qu'à cette période, il s'y trouve deux castrums : le castrum d'Avallone et le castrum Alvernicum. Le castrum Alvernicum est bâti sur le point le plus élevé, là où sera bâti le Vieux Vernègues[1]. La racine de alvernicum provient probablement du nom des Arvernes[2].

En 1142, Peire de Lambesc reçoit en fief de l'archevêque Raimon, en contrepartie de l'abandon de ses droits sur Salon, les castra de Vernègues et d'Avallon. Il doit ainsi prêter un serment de fidélité qui l'oblige explicitement à l'hommage, à l'aide (« servicium »), à une albergue de vingt chevaliers et à la reddibilité des deux castra sur simple requête de l'archevêque[3].

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Vernègues (et de Vinsargues), du nom de Damian, sont originaires du Piémont. Charles de France, duc d'Orléans et de Valois, comte d'Ast, agrège à la noblesse de son comté Guillaume de Damian, seigneur de Vernègues, et Benoît, son frère. Guillaume de Damian se retire à Avignon en 1440 où il épouse Agnès de Sade. En 1442, il achète la terre de Vernègues. À sa mort, il laisse trois héritiers : Michel, Simon et Pionne[4].

Damian (de), en Provence.

Armes : de gueules à une étoile à huit rais d'argent; au chef d'or chargé d'une aigle de sable.

Couronne de Marquis.

Cimier : un paon au naturel, faisant la roue.

Supports : deux licornes.

Devise : Al. Rect. Al. Rect.

Le père de Guillaume et de Benoît de Damian est Simon, seigneur de Castelinard, dans le Piémont. Guillaume devient seigneur de Vernègues en Provence, par acquisition, en 1442. Par son mariage, il s'allie avec la très célèbre famille provençale des De Sade. Agnette sa femme n'est autre que, par sa mère, la petite fille de Catherine De Mornay (1350-1396) et de Guillaume De Puydeval de la Jugie (1345-1381), Baron des États du Languedoc.

D'après Gilles Dubois : "La famille de Damian a eu pour dernier représentant le marquis de Damian, capitaine d'infanterie de marine, décédé en septembre 1890 à l'âge de 44 ans. Elle avait fourni des officiers généraux, des gouverneurs de places fortes, un gentilhomme de la chambre du Roi, etc.

Cela dit, les recherches généalogiques ont permis d'établir (sur Vernègues, Alleins ou encore Lambesc) en aval une des nombreuses descendances de Gonin De Damian et Louise D'Escallis (seigneurs de Vernègues vers 1533) par leur fille Peyronne de Damian et son mari Antoine Richaud telles que les familles : Armelin, Fourment, Mercier, De Lan, Roche, Tertian, Bicheiron, Pélissier, Bonomo, Soler, Mille, Castells et Dumont[5]

Principales alliances : de Sade 1440, 1550, de Cambis-Alais, de Lauris 1565, de Galléan des Issarts 1604, de Seytres-Vaucluse 1607, de Gérente, de Vintimille, d'Agoult d'Olières 1639, d'Esparbès de Lussan 1627, d'Antonelle, de Barrême 1723, de Sorbiers, etc."

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Vernègues après le séisme de 1909 en Provence.

Le tremblement de terre du 11 juin 1909 fait référence à un séisme de magnitude 6,2 sur l'échelle de Richter qui s'est produit dans le sud-est de la France et qui détruisit les villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans la chaîne de la Trévaresse (Bouches-du-Rhône). Salon, Saint-Cannat, Rognes et Lambesc n'ont pas été détruites par le tremblement de terre, mais plus ou moins gravement endommagées ; Vernègues est le seul village à avoir été entièrement détruit. C'est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré à ce jour en France métropolitaine. À la suite de la destruction, le village fut reconstruit 90 m plus bas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vernègues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent, à un cheval bleu gai d'azur, coupé de sable, à une bande d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Patrick Apparicio DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 648 habitants, en augmentation de 18,9 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494 465 490 506 515 472 478 524 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
525 561 476 455 432 381 336 368 338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
302 298 337 253 235 222 234 219 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
243 259 285 377 687 939 1 256 1 386 1 648
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possède trois sites remarquables[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance, 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix.
  2. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France.
  3. dans : Seigneurie épiscopale, aristocratie laïque et structures féodo-vassaliques en Provence au XIIe siècle : le sens d'une féodalisation limitée, p. 27-36 ; GCNN, t. III, Valence, 1901, no 543 (1142)
  4. Artefeuil Ch., 1776, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence avec 8 grandes cartes armoriales - tome 1. Girard, la veuve imprimeur ; Seguin, François éditeur
  5. Histoire-généalogie. La vie & la mémoire des hommes
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Le patrimoine architectural et mobilier de Vernègues sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Mas, T. Valérian, Mieusement, Françoise Thurel, Odile de Pierrefeu, Bruno Bizot, Sébastien Schmit, Gaëtan Congès, Christian Hussy, Sandrine Agusta-Boularot, Marc Heller, Jean-Philippe Lagrue, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA
  11. Tremblement de terre à Vernègues : 100 ans après

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch et Anne-Marie Durupt, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications des Bouches-du-Rhône (13), Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe, , 156 p. (ISSN 1253-6008)
    N°46/47/48, 2008 Vernègues, p. 146-148
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Vernègues : Page 1211