Rognonas

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Rognonas
Église de Rognonas et la Statue équestre de Jeanne d'arc à gauche
Église de Rognonas et la Statue équestre de Jeanne d'arc à gauche
Blason de Rognonas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Châteaurenard
Intercommunalité Terre de Provence agglomération
Maire
Mandat
Yves Picarda
2014-2020
Code postal 13870
Code commune 13083
Démographie
Gentilé Rognonais,Rognonaise
Population
municipale
4 018 hab. (2014)
Densité 427 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 06″ nord, 4° 48′ 19″ est
Altitude 20 m (min. : 16 m) (max. : 30 m)
Superficie 9,41 km2
Localisation

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Rognonas est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le village compte 4 018 habitants, appelés les Rognonais et Rognonaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé au nord du département des Bouches-du-Rhône, Rognonas est bordé par la Durance qui le sépare d'Avignon. Il est ainsi à moins de 2 kilomètres de la limite d'Avignon alors que Arles est à environ 28 kilomètres de Rognonas et Nîmes à 44 kilomètres de Rognonas. Dans le passé, le village comportait un hameau nommé l'île de Barban.

Villes proches :

Communes limitrophes de Rognonas
Barbentane Avignon Avignon
Barbentane Rognonas Châteaurenard
Graveson Graveson Eyragues

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom « Rognonas » fait l'objet d'un débat entre spécialistes. Certains évoquent rougnoun signifiant « terre grasse » tandis que des hypothèses récentes parlent du mot rognon évoquant un « petit caillou arrondi » comme on peut en trouver dans le lit de la Durance. Une troisième hypothèse, que l'héraldique soutient, évoque trois zones non-inondables dans le village dont la forme évoque les rognons (reins).

La forme la plus ancienne du nom se retrouve dans un texte de 1213 évoquant l'ecclésia de Ronnonas. Les formes ultérieures sont castrum de Raigonas (XIIIe siècle), castrum de Rognonacio (1431), Rognonas (1459) et Ronhonassium (1483)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites concernant le village de Rognonas datent du Xe siècle.

Un bac permettant de traverser la Durance existait dès l’époque romaine ; il est à nouveau attesté en 1176[2]. Bien situé sur la route d’Arles à Avignon, et au-delà de la Méditerranée aux foires de Champagne, son importance (il faisait partie des plus fréquentés de la Durance[3]) lui permit d’absorber les bacs voisins de Barbentane et Châteaurenard vers 1450[4].

Un pont suspendu est construit en 1835 (cinquième pont sur la Durance)[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rognonas

Les armes peuvent se blasonner ainsi : « D'azur, à trois rognons ou testicules de mouton d'or, deux et un, les deux en chefs adossés. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888 1904 Jean-Baptiste Guyon    
1904 1905 Germain Lagier    
1905 1919 Jean-Baptiste Bertaud    
1919 1923 Marius Ferrand    
1923 1929 Régis de Bonet d'Oléon    
1929 1940 Charles Gontier    
1940 1941 Claude Chavillon (intérim)    
1941 1944 Régis de Bonet d'Oléon    
9 mars 1944 23 octobre 1944 Roger Duret    
23 octobre 1944 17 mai 1945 Claude Chavillon    
1945 1965 Paul Marquis    
1965 1967 Jean Ginoux    
1967 1971 Emilien Laurent    
1971 1988 Alain Pinet    
1988 2001 Anne-Marie Bertrand DVD Conseillère générale
2001 en cours Yves Picarda DVD Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 018 habitants, en diminution de -3,04 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
573 589 666 682 979 1 010 1 055 1 199 1 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 153 1 230 1 273 1 320 1 382 1 381 1 385 1 323 1 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 441 1 608 1 629 1 645 1 703 1 791 1 841 1 787 1 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 927 2 247 2 680 3 156 3 358 3 578 4 025 4 024 4 018
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La vie de la commune de Rognonas est marquée par ses fêtes votives comme (dans l'ordre chronologique habituel de leur déroulement dans l'année) : le Bon Ange, la Saint Éloi, la Saint Roch. Elles sont l'occasion, comme dans les communes environnantes, de défilés de chevaux de trait richement harnachés. Les défilés de la Saint Éloi (mi-juillet) et de la Saint Roch (fin août) sont organisés par des confréries parfois vieilles de plus d'un siècle. Elles attirent toujours un public nombreux car les charrettes de Rognonas sont réputées. Pour Saint Éloi, le nombre de chevaux est restreint car ils courent dans les rues de la ville. Pour Saint Roch, ils sont une soixantaine dont 25 sont harnachés « à la sarrasine » et marchent suivant un parcours interne au village.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Rognonas est jumelée avec le village de Grassau dans la Bavière en Allemagne depuis 2012.


Loisir[modifier | modifier le code]

À noter, l'existence d'un complexe modernisé de trois courts de tennis en "quick" du Tennis Club Rognonais (T.C.R.) situé au fond de la place du Marché.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le Marché aux Primeurs au début du XXe siècle

L'activité principale de la commune a longtemps été l'agriculture, en particulier les primeurs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Statue équestre de Jeanne d'Arc sur le parvis de l'église. Elle fait aussi office de monument aux morts des différents conflits du XXe siècle.
  • Le clocher de l’église actuel de Rognonas a été inaugurée en 1844, auparavant il y avait un petit clocher construit en 1750.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revel du Perron marquis de Gaucourt, État descriptif de l'arrondissement d'Arles. Dictionnaire topographique, Amiens, A. Caron, 1871, p. 207, 208.
  2. Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont et al., D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux, Forcalquier, Les Alpes de lumière, coll. « Les Alpes de lumière » (no 149), , 120 p. (ISBN 2-906162-71-X), p. 55
  3. Guy Barruol, Denis Furestier et Catherine Lonchambon, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse : La Durance dans l’Antiquité et au Moyen Âge, Forcalquier, Les Alpes de lumière, coll. « Les Alpes de lumière » (no 149), , 120 p. (ISBN 2-906162-71-X), p. 48
  4. Catherine Lonchambon, op. cit., p. 54
  5. Philippe Auran, Guy Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours : Pour en savoir plus, Forcalquier, Les Alpes de lumière, coll. « Les Alpes de lumière » (no 153), , 143 p. (ISBN 2-906162-81-7), p. 46
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]