Cabriès

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Cabriès
Cabriès
Le village.
Blason de Cabriès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Vitrolles
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Hervé Fabre-Aubrespy
2014-2020
Code postal 13170, 13480
Code commune 13019
Démographie
Gentilé Cabries(s)iens
Population
municipale
9 708 hab. (2016 en augmentation de 10,32 % par rapport à 2011)
Densité 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 31″ nord, 5° 22′ 49″ est
Altitude 210 m
Min. 124 m
Max. 261 m
Superficie 36,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cabries.fr/

Cabriès (Cabriés en provençal) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom des habitants de Cabriès n'a jamais été officialisé ; on dit de préférence « les habitants de Cabriès », et les recherches tendent plutôt vers le gentilé « Cabries(s)iens ». La commune de Cabriès regroupe aussi le village de Calas.

Le nom « Cabriès » vient de cabri qui signifie « chèvre » en ancien provençal, d'où la chèvre rouge sur le blason, et probablement du monticule rocheux (le « Piton ») sur lequel est établi le village primitif, que seuls les troupeaux caprins peuvent aisément escalader.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cabriès se situe dans une zone de collines comprise entre le plateau de l'Arbois au nord-ouest et la chaîne de l'Étoile au sud-est. Le chef-lieu est établi sur un piton à 250 mètres d'altitude, tandis que le reste de la commune est situé entre 120 et 200 mètres. Cette situation fait que le village est très exposé aux vents, et notamment au mistral, ce qui lui donne un climat chaud et sec en été, mais froid en hiver. L'influence de la mer pourtant proche (10 kilomètres à vol d'oiseau) ne s'y fait guère sentir. Aucun cours d'eau n'arrose la commune, si ce n'est un ruisseau nommé Grand vallat[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cabriès
Aix-en-Provence Aix-en-Provence Aix-en-Provence
Aix-en-Provence Cabriès Bouc-Bel-Air
Vitrolles Les Pennes-Mirabeau Bouc-Bel-Air

Climat[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de relevés climatiques officiels pour la commune de Cabriès. La station météo la plus proche est celle de Marignane, située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Cabriès, au bord de l'étang de Berre.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations relevées à Marignane pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France / Station de Marignane[2]

Transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Cabriès est située sur l'ancienne RN 543 (actuelle RD 543), qui relie Sault à Septèmes-les-Vallons.

Cabriès est à 5 kilomètres de la bretelle autoroutière de Plan de Campagne (sortie 1), située sur l'autoroute A51, qui assure une communication rapide vers le sud en direction de Marseille et vers le nord en direction d'Aix-en-Provence, Manosque, Sisteron et Gap.

Les accès secondaires sont assurés par la RD 8 qui relie Cabriès à Calas au nord-ouest, à l'est, Bouc-Bel-Air, la RD 60a reliant Cabriès aux Pennes-Mirabeau au sud-ouest, mais aussi à l'ouest, Bouc-Bel-Air , et la RD 60b qui relie également Bouc-Bel-Air, au sud.

Services autocar[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

La ville est aussi desservi par 1 ligne départementale[3]

Ligne Tracé
53 Aix-en-Provence, Europole de l'Arbois ↔ Cabriès ↔ Plan de CampagneSeptèmes-les-VallonsMarseille

Lignes intercommunales[modifier | modifier le code]

Le village est aussi relié par 1 ligne intercommunale, réseau Pays d'Aix mobilité :

Ligne Tracé
200 Aix-en-ProvenceLes MillesCalas ↔ Cabriès ↔ Les Pennes-Mirabeau[4]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare d'Aix-en-Provence TGV, sur la ligne à grande vitesse Paris - Marseille, est située à la limite de la commune, à 3 kilomètres à l'ouest de Calas. Plusieurs dizaines de trains la desservent quotidiennement en direction de Paris, Lyon, Strasbourg, Lille, et la Côte d'Azur.

La gare de Bouc - Cabriès, sur la ligne de Marseille à Aix-en-Provence et Briançon, à 2 kilomètres au sud du chef-lieu, est fermée au service des voyageurs. Les gares les plus proches de Cabriès sur cette ligne sont celles de Septèmes, au sud, et de Simiane, à l'est, à 5 kilomètres chacune de Cabriès. Les deux sont desservies à raison de 2 ou 3 trains par heure dans chaque sens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom de Cabriès figurent en 1098 pour ce qui concerne l'église (ecclesiam de Caprarium) dans le tabulaire des possessions de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, et en 1200 pour ce qui concerne le château (Castrum de Caprerio) dans la liste Pergam[réf. nécessaire]. On peut penser qu'une population (d'origine celto-Ligure, puis gallo-romaine) installée dans les plaines vint se réfugier sur les hauteurs, au cours du Haut Moyen Âge, période d'invasions sarrazines et barbares, autour du seigneur et à l'abri des remparts.

Longtemps le fief de Cabriès et celui de Trébillane (aujourd'hui Calas) furent rassemblés entre de mêmes mains seigneuriales : Raimond Bérenger V, maison des Porcellets, famille d'Agoult, famille des Vintimille. Bertrand Porcelet (alias Mison d'Agoult), viguier d'Aix (1335) et de Nice (1363), chevalier, fut seigneur de Cabriès. Il fut le père de Bertrand d'Agoult, seigneur de Cabriès.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Cabriès, Bertrand d’Agout, soutient le duc d’Anjou dès mars 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[5].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

C'est en 1708 que les deux seigneuries tombent dans des mains différentes, lorsque la famille de Cipriani de Cabriès vend au sieur Boyer, notable de Marseille, le fief de Trébillane. Les derniers seigneurs de Cabriès seront la famille Maurellet de la Roquette, dont l'un des descendants, Gaspard-Louis, finira au bout d'une corde, sur le cours Mirabeau, pendant la Révolution française.

Quant à la seigneurie de Trébillane, la Révolution épargnera son titulaire, Louis Balthazar Dauphin. Louise Garavaque, sa descendante, sera à l'origine de l'aménagement du hameau de Calas, qui prendra désormais ce nom à partir de 1859. Le hameau originel est une sorte de cité ouvrière avec un plan et un type de maison répété, bâtie autour de l'église pour les ouvriers agricoles dépendant du domaine à la même époque .

Voilà pourquoi dans cette commune, il existe deux églises, deux fêtes votives.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors du débarquement de Provence , l'état-major US (USFET), a établi un camp de transit pour la répartition des troupes en Europe et le redéploiement vers la zone Asie sur le plateau de l'Arbois (partie nord-ouest de la commune), à cheval sur les communes environnantes. Projeté par le commandement de la Delta Base (zone Sud de la France) dès le débarquement de Provence, il est mis en place et accueille régiments et bataillons US dès septembre 1944 pour fermer en janvier 1946. Il a accueilli plus de 2 millions de GI en transit, avec des pics à plus 100 000 personnes en comptant le camp de prisonniers allemands dans sa partie sud. On estime que la plupart des soldats ne restaient qu'une quinzaine de jour et que près de 5000 personnes pouvaient intégrer ou quitter ce camp chaque jour[6].

En 1953, le premier tronçon autoroutier du nord de Marseille est réalisé : Septeme - Bouc-Bel-Air. Il traverse la pointe sud de la commune au niveau de Plan de Campagne, au sud d'un système de collines protégeant le village. Ce secteur ne tardera pas à devenir une des plus importantes zone commerciales de France, à cheval sur Cabries et Les Pennes Mirabeaux, sous la férule d'Emile Barneoud. Ce résident de Septeme était passé par l'Afrique et les États-Unis d'où il avait ramené cette idée, qui mit cependant nombre d'années avant de devenir ce temple de la consommation vers où convergent le week-end des files interrompues de voitures qui contraste singulièrement avec le vieux village sur son piton

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Cabries (13).svg

Blasonnement :
D'or, à un chêne de sinople, et une chèvre de gueules, rampante contre le pied de l'arbre[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats aux élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie de Cabriès.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1993 Raymond Martin    
1993 mars 1995 Marcel Matteoda    
1995 mars 2001 Pierre Charpin SE  
mars 2001 mars 2008 Hervé Fabre-Aubrespy MPF Conseiller d'État
mars 2008 mars 2014 Richard Martin SE  
mars 2014 En cours Hervé Fabre-Aubrespy[9] UMP puis LR Vice-président de la communauté d'agglomération du Pays d'Aix
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cabriès fait partie de la communauté d'agglomération du pays d'Aix, qui regroupe 34 communes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2016, la commune comptait 9 708 habitants[Note 1], en augmentation de 10,32 % par rapport à 2011 (Bouches-du-Rhône : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9769889659911 0581 0629921 0511 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0001 059921925965951887871911
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9038928088108398258468841 343
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 6142 1093 3286 1207 7207 8908 0738 0599 492
2016 - - - - - - - -
9 708--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le forte progression constatée depuis les années 1960 s'explique par la proximité des deux agglomérations de Marseille et Aix-en-Provence, chacune à moins de 20 kilomètres de Cabriès. L'extension a porté principalement sur le hameau de Calas, au centre géographique de la commune, qui s'est largement étendu sous forme de lotissements de villas, et notamment le domaine de Calas. L'établissement en 2001 d'une gare TGV en bordure de la commune a relancé l'accroissement de la population communale.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Bénédiction des chevaux: weekend pascal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Laurent Imbert (1796-1839), fils de pauvres paysans, apprend à lire grâce à des voisins, se fait remarquer par des gens aisés qui paient ses études jusqu'au séminaire dont il sort en avance. Il est obligé d'attendre avant d'être ordonné prêtre sur dérogation. Part pour l'Asie où il deviendra évêque de Corée. Lors des persécutions, il se rend aux autorités pour être torturé et exécuté, pensant ainsi éviter à la communauté davantage de sévices, en vain. Trois de ses prêtres subissent le même traitement. Un monument à sa mémoire a été érigé devant l'église de Calas, œuvre du sculpteur aixois Hyppolyte Ferrat, prix de Rome. Il est béatifié le 5 juillet 1925, puis canonisé le 6 mai 1984 par le pape J.-Paul II à Séoul (saint martyrs, avec ses compagnons)[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'essentiel de l'économie de la commune est basée au plan de Campagne dont seule la partie nord-est est sur la commune. D'autres entreprises ont leurs locaux de part et d'autres de l'autoroute, avant le hameau du verger. Le reste des activités dont quelques commerces, épicerie, boulangerie, pharmacie etc. est disséminé, en particulier auprès du piton (centre village).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les barres rocheuses surplombant le village figurent sur nombre de vues du village et ont été amplement reproduites par Antoine Durand (illustrations de la "Notice sur Cabries" du chanoine A. Pascal[16]). Ce livre datant de 1897 montre une campagne moins boisée qui découvre ces magnifiques barres rocheuses ainsi que les deux cascades, celle du Couladou, et celle de la route de Rans, les "trois fromages", rochers superposés, ainsi que les vestiges encore bien conservés d'une voie romaine.


Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Valat : fossé, ravin, ruisseau » - Lou Pitchoun tresor, dictionnaire provençal-français de X. de Fourvières
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. Cartreize
  4. L200 du Pays d'Aix
  5. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 41).
  6. Falgoux, Daniel,, Brusson, Josette, et Brusson, André,, L'Amérique en Provence : le camp de Calas 1944-1945 : histoire (ISBN 9782823114195 et 282311419X, OCLC 949927636, lire en ligne)
  7. name="Armorial D"
  8. Source Ministère de l’intérieur.
  9. La Provence.com 01/04/2014
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Annuaire des villes jumelées
  15. Joseph Rey, Un saint provençal, Mgr Laurent IMBERT, Gardanne, Esmanjaud,,
  16. Chanoine Adrien PASCAL, Notice sur Cabries, editions Jeanne Lafitte, 1ere édition : 1897, réédition 2000, 180 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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