Cabriès

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Cabriès
Le village
Le village
Blason de Cabriès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pennes-Mirabeau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Hervé Fabre-Aubrespy
2014-2020
Code postal 13170, 13480
Code commune 13019
Démographie
Gentilé Cabries(s)iens
Population
municipale
8 800 hab. (2011)
Densité 241 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 31″ N 5° 22′ 49″ E / 43.4419444444, 5.38027777778 ()43° 26′ 31″ Nord 5° 22′ 49″ Est / 43.4419444444, 5.38027777778 ()  
Altitude 210 m (min. : 124 m) (max. : 261 m)
Superficie 36,55 km2
Localisation

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Cabriès
Liens
Site web http://www.cabries.fr/

Cabriès (Cabriés en occitan provençal) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom des habitants de Cabriès n'a jamais été officialisé ; on dit de préférence « les habitants de Cabriès », et les recherches tendent plutôt vers le gentilé « Cabries(s)iens ». La commune de Cabriès regroupe aussi le village de Calas.

Le nom « Cabriès » provient probablement du monticule rocheux (le « Piton ») sur lequel est établi le village primitif, que seuls les troupeaux caprins peuvent aisément escalader.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cabriès se situe dans une zone de collines comprise entre le plateau de l'Arbois au nord-ouest et la chaîne de l'Étoile au sud-est. Le chef-lieu est établi sur un piton à 250 mètres d'altitude, tandis que le reste de la commune est situé entre 120 et 200 mètres. Cette situation fait que le village est très exposé aux vents, et notamment au mistral, ce qui lui donne un climat chaud et sec en été, mais froid en hiver. L'influence de la mer pourtant proche (10 kilomètres à vol d'oiseau) ne s'y fait guère sentir. Aucun cours d'eau n'arrose la commune, si ce n'est un ruisseau nommé Grand vallat[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de relevés climatiques officiels pour la commune de Cabriès. La station météo la plus proche est celle de Marignane, située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Cabriès, au bord de l'étang de Berre.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations relevées à Marignane pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France / Station de Marignane[2]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Cabriès est située sur l'ancienne RN 543 (actuelle RD 543), qui relie Sault à Septèmes-les-Vallons.

Cabriès est à 5 kilomètres de la bretelle autoroutière de Plan de Campagne (sortie 1) située sur l'autoroute A51 qui assure une communication rapide vers le sud en direction de Marseille et vers le nord en direction d'Aix-en-Provence, Manosque, Sisteron et Gap.

Les accès secondaires sont assurés par la RD 8 au nord-ouest, qui rejoint à Calas, RD 60a au sud-ouest, qui rejoint aux Pennes-Mirabeau, RD 60a a l'ouest, qui rejoint à Bouc-Bel-Air, RD 8 au l'est, qui rejoint à Bouc-Bel-Air et la RD 60b au sud, qui rejoint à Bouc-Bel-Air.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Le village est aussi reliée par une ligne intercommunale[3].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare d'Aix-en-Provence TGV, sur la ligne à grande vitesse Paris - Marseille, est située à la limite de la commune, à 3 kilomètres à l'ouest de Calas. Plusieurs dizaines de trains la desservent quotidiennement en direction de Paris, Lyon, Strasbourg, Lille, et la Côte d'Azur.

La gare de Bouc - Cabriès, sur la ligne de Marseille à Aix-en-Provence et Briançon, à 2 kilomètres au sud du chef-lieu, est fermée au service des voyageurs. Les gares les plus proches de Cabriès sur cette ligne sont celles de Septèmes, au sud, et de Simiane, à l'est, à 5 kilomètres chacune de Cabriès. Elles sont toutes deux desservies à raison de 2 ou 3 trains par heure dans chaque sens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom de Cabriès figurent en 1098 pour ce qui concerne l'église (ecclesiam de Caprarium) dans le tabulaire des possessions de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, et en 1200 pour ce qui concerne le château (Castrum de Caprerio) dans la liste Pergam[réf. nécessaire]. On peut penser qu'une population (d'origine celto-Ligure, puis gallo-romaine) installée dans les plaines vint se réfugier sur les hauteurs, au cours du Haut Moyen Âge, période d'invasions sarrazines et barbares, autour du seigneur et à l'abri des remparts.

Longtemps le fief de Cabriès et celui de Trébillane (aujourd'hui Calas) furent rassemblés entre de mêmes mains seigneuriales : Raimond Bérenger V, maison des Porcellets, famille d'Agoult, famille des Vintimille. Bertrand Porcelet (alias Mison d'Agoult), viguier d'Aix (1335) et de Nice (1363), chevalier, fut seigneur de Cabriès. Il fut le père de Bertrand d'Agoult, seigneur de Cabriès.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Cabriès, Bertrand d’Agout, soutient le duc d’Anjou dès mars 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[4].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

C'est en 1708 que les deux seigneuries tombent dans des mains différentes, lorsque la famille de Cipriani de Cabriès vend au sieur Boyer, notable de Marseille, le fief de Trébillane. Les derniers seigneurs de Cabriès seront la famille Maurellet de la Roquette, dont l'un des descendants, Gaspard-Louis, finira au bout d'une corde, sur le cours Mirabeau, pendant la Révolution française. Quant à la seigneurie de Trébillane, la Révolution épargnera son titulaire, Louis Balthazar Dauphin. Louise Garavaque, sa descendante, sera à l'origine de l'aménagement du hameau de Calas, qui prendra désormais ce nom à partir de 1859.

Voilà pourquoi dans cette commune, il existe deux églises, deux fêtes votives.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Cabries (13).svg

Blasonnement :
D'or, à un chêne de sinople, et une chèvre de gueules, rampante contre le pied de l'arbre[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie de Cabriès

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Hervé Fabre-Aubrespy MPF Conseiller d'État
mars 2008 mars 2014 Richard Martin SE  
mars 2014 en cours Hervé Fabre-Aubrespy[7] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cabriès fait partie de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix, qui regroupe 34 communes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
976 988 965 991 1 058 1 062 992 1 051 1 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 000 1 059 921 925 965 951 887 871 911
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
903 892 808 810 839 825 846 884 1 343
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 614 2 109 3 328 6 120 7 720 7 890 8 073 8 362 8 059
2011 - - - - - - - -
8 800 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Le forte progression constatée depuis les années 1960 s'explique par la proximité des deux agglomérations de Marseille et Aix-en-Provence, chacune à moins de 20 kilomètres de Cabriès. L'extension a porté principalement sur le hameau de Calas, au centre géographique de la commune, qui s'est largement étendu sous forme de lotissements de villas, et notamment le domaine de Calas. L'établissement en 2001 d'une gare TGV en bordure de la commune a relancé l'accroissement de la population communale.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Cabriès.
Localisation de la ville
Cabriès

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Laurent Imbert (1796-1839), évêque ; un monument à sa mémoire a été érigé devant l'église de Calas.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Valat : fossé, ravin, ruisseau » - Lou Pitchoun tresor, dictionnaire provençal-français de X. de Fourvières
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. L200 du Pays d'Aix
  4. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 41).
  5. name="Armorial D"
  6. Source Ministère de l’intérieur.
  7. La Provence.com 01/04/2014
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Annuaire des villes jumelées

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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