Mollégès

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Mollégès
le monument du cheval de trait et le lavoir de Mollégès
le monument du cheval de trait et le lavoir de Mollégès
Blason de Mollégès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Châteaurenard
Intercommunalité CA Terre de Provence
Maire
Mandat
Maurice Brès
2014-2020
Code postal 13940
Code commune 13064
Démographie
Gentilé Mollegeois
Population
municipale
2 551 hab. (2014)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 24″ nord, 4° 57′ 01″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 67 m
Superficie 14,20 km2
Localisation

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Mollégès est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Mollegeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune située au nord du département des Bouches-du-Rhône aux pieds du versant nord de la chaîne des Alpilles. L'agglomération qui compte actuellement 2 554 habitants (estimation 2014), s'est développée dans une plaine, à vocation agricole dont la fertilité est liée à la proximité des eaux de la Durance et à des nappes phréatiques connexes abondantes.

Sa position favorable non loin d'Avignon (23 km) et à proximité de Cavaillon (à 10 km), du Massif du Luberon et de Saint-Rémy-de-Provence (à 13 km), a favorisé, depuis une dizaine d'années, le développement d'un tourisme, privilégiant la qualité de l'accueil et la préservation du patrimoine naturel et culturel.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Roubine de Tiran.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Relevé météorologique de Salon de Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 2 4 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Température moyenne (°C) 6,1 7,2 9,7 12 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7 13,9
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22 25,8 29,4 29 25 19,9 14,2 11,6 19,4
Précipitations (mm) 59 47 44 63 42 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France / Station de Salon de Provence
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10,9
1,2
59
 
 
 
12,3
2
47
 
 
 
15,3
4
44
 
 
 
17,5
6,4
63
 
 
 
22
10,1
42
 
 
 
25,8
13,7
31
 
 
 
29,4
16,4
16
 
 
 
29
16,3
37
 
 
 
25
13,3
64
 
 
 
19,9
9,5
98
 
 
 
14,2
4,9
58
 
 
 
11,6
2,4
54
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm


Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

La spécificité géologique et topographique sont des facteurs importants qui ont influencé la vie et les activités économiques des premiers occupants du lieu.

Le nom Mollégès vient de molle gesium (terres molles), traduit très fidèlement le lien entre la commune actuelle et son terroir originel, que la main de l'homme n'a cessé de modeler et de valoriser au fil des siècles.

La zone de terres humides ou marécageuses (dites paluds en provençal), ont permis aux premiers occupants des lieux de tirer parti de précieuses ressources en eau, mais aussi de pouvoir se protéger vis-à-vis de menaces ou de convoitises extérieures.

À l'époque romaine, la présence de marais est déjà mise à profit au travers d'activités agricoles, de pèche, d'exploitation des ressources végétales naturelles. Des fouilles ont révélé la présence d'un aqueduc souterrain et d'une villa.

La proximité de Glanum (actuelle Saint-Rémy-de-Provence), implantation romaine importante, et de voies romaines stratégiques Via Aurelia et Via Domitia ont probablement favorisé les prémices d'activités agricoles et pastorales.

Vers l'an mil, Mollégès n'est qu'un modeste ensemble de cabanes et de bergeries environnant la chapelle Saint-Thomas. Le territoire est une sorte d'enclave du diocèse d'Arles dans celui d'Avignon et dépend de l'abbaye de Montmajour. Les moines entreprennent des travaux d'assèchement et construisent une église dédiée à leur saint patron « saint Pierre ès liens ». Au XIIe siècle la construction de l'abbaye draine autour d'elle l'habitat.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le village de Mollégès est conquis dès 1383 par une armée de Marie de Blois, veuve de Louis Ier, qui arrive en Provence pour défendre les intérêts de son fils Louis II. Cependant, le village se révolte, est maté en juin 1385, puis une ordonnance de confiscation des biens des insoumis est prononcée en octobre, malgré l’amende honorable des habitants[2].

Les Dames de Mollégès[modifier | modifier le code]

L'an 1208 est une date clé de l'histoire du village avec la fondation de l'abbaye Sainte-Marie par Sacristane des Porcellets. Issue d'une branche cadette de cette grande famille seigneuriale de Provence, elle est la fille de Hugues Sacrestan des Porcellets, présent à la cour du Roi Alphonse II d'Aragon vers 1176. Sacristane qui avait acquis de nombreux biens dans la région d'Arles avait aussi reçu des archevêques d'Arles le fief de Mollégès. Elle épouse en 1206 Bertrand Raimbaud de Simiane, seigneur d'Apt. L'abbaye ne sera achevée qu'en 1218, date à laquelle Sacristane séparée de son mari lègue tous ses biens au monastère dont elle devient seconde abbesse. Les religieuses se trouvent ainsi détenir les 3/4 de Mollégès, le dernier 1/4 appartenant au seigneur laïc.

Du XIIIe au XVe siècle, cette abbaye bénédictine va acquérir une renommée importante dans toute la Provence, du fait des actions menées pour la valorisation et la prospérité du terroir ; mais aussi par une ferme volonté d'autonomie vis-à-vis des fiefs environnants. Durant cette période faste, l'abbaye compte une cinquantaine de moniales souvent issues de familles nobles d'où le nom qui leur est conféré de « Dames de Mollégès ».

Des épisodes troublés menacent la pérennité de l'abbaye comme la peste, les épidémies, les guerres ou le brigandage. En 1436 les moniales quittent définitivement Mollégès. L'abbaye est alors rattachée à l'abbaye royale de Ste-Croix d'Apt qui continuera à percevoir les 3/4 des revenus de Mollégès. En 1664, Louis XIV accorde à l'abbesse de Saint-Croix, Dame de Mollégès, le droit de rétention par prélation appartenant à la Couronne sur la moitié de la quatrième part. Du fait la part du co-seigneur de Mollégès se réduisit au huitième de la seigneurie tandis que les « Dames de Mollégès » en avaient les sept-huitièmes.

Au XVIe siècle, l'abbaye fut transformée et acquit la façade qu'on lui connaît. Château seigneurial, elle est la résidence des Châteauneuf-Mollégès où les abbesses conservent le droit d'albergue.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mollégès

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De sinople, à trois molettes d'or, posées en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Maurice Brès DVD Agriculteur retraité
Ancien conseiller général du Canton d'Orgon (2001-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 551 habitants, en augmentation de 2,33 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514 506 582 648 646 684 684 700 728
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
813 831 820 785 761 752 795 745 758
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
792 808 800 736 770 797 845 887 1 027
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 107 1 132 1 048 1 354 1 862 2 168 2 453 2 527 2 551
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes et religion[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est représenté par les paroisses de Saint-Rémy-de-Provence, Eygalières, Mollégès, Saint-Andiol, Plan-d'Orgon, Verquières et Cabannes qui sont regroupées en un ensemble pastoral[7].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

TRADITION - TRADITION PROVENÇALE - FÊTE VOTIVE - FÊTE TRADITIONNELLE

Fêtes de la Saint Eloi:

Annuel Du 22 juin 2014 au 23 juin 2014 Centre ville Enfants-proof Manifestation gratuite

Mairie de Mollégès Téléphone : 04 90 95 03 51 Courriel : contact@mairie-molleges.fr


Fête de village sur deux jours. Course de la Charrette et bénédiction avec de très nombreux chevaux (le dimanche). Garnie de branches de peupliers et d'orneaux la carreto ramado fait son entrée au galop dans le village le samedi soir.

Le dimanche matin, les dames costumées accompagnent les charretiers pour honorer le terroir et perpétuer la tradition.


Fête de la Saint Pierre : du jeudi 17 juillet 2014 au mercredi 23 juillet


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sacristane des Porcellets, de la célèbre et illustre Maison provençale du même nom.
  • L'abbé Jean-Joseph Rive (1730-1791), né à Apt d'un père orfèvre, fut curé de Mollégès après avoir été professeur de philosophie au collège d'Avignon. Tout modeste curé de campagne qu'il était dans cette paroisse rurale du diocèse d'Arles au pied des Alpilles, il possédait déjà une vaste culture bibliographique et entretenait une correspondance nourrie avec le libraire d'Aix-en-Provence Joseph II David. Il quitta Mollégès pour s'installer à Paris au cours de l'hiver 1766-1767, devenant bientôt bibliothécaire du duc de La Vallière avant de se voir confier en décembre 1786 à Aix-en-Provence la bibliothèque publique issue du legs du marquis de Méjanes aux États de Provence[8].
  • Jean Drucker, né le 12 août 1941 à Vire (Calvados) et mort d'une crise cardiaque à Mollégès le 18 avril 2003, était un dirigeant de télévision français.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine. Jusqu'en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles[9].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le monument du cheval de trait 
Le cheval a été taillé dans un bloc de calcaire, venant d'Oppède au cœur du Luberon. Il a été sculpté à Tarascon et a pris sa place, près du lavoir du village, le 6 mai 1989 au cours d'une fête mémorable. Il n'existe, à notre connaissance, en France que deux autres monuments dédiés au cheval, l'un à Callac dans les Côtes-d'Armor, l'autre dans le Finistère à Landivisiau, mais le nôtre est le seul qui soit en pierre, d'un seul tenant, et qui représente tout simplement un cheval de trait (toutefois comme celui de Landivisiau), frère de tous ceux qui ont travaillé les terres grasses et fertiles de Mollégès et qui ont permis la reconquête et la mise en valeur des paluns, ami vaillant et noble compagnon des Mollégeois. La réussite de l'œuvre est due à monsieur Camille Soccorsi, sculpteur bien connu pour les deux taureaux "Clairon" et "Goya" qui font la gloire de la ville de Beaucaire et qui a bien voulu accepter le défi de créer un cheval de pierre.
Le château de Molleges 

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  2. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 413.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Site du groupement paroissial », sur upsaintremy.free.fr.
  8. Dominique Varry, "Les morsures du 'dogue' du duc de La Vallière", à paraître dans G. Bertrand, A. Cayuela, C. Del Vento, R. Mouren, dir., Bibliothèques et lecteurs dans l'Europe moderne, (XVIIe-XVIIIe siècle), Genève, Droz, 2014.
  9. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]