Le Rove

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rove.

Le Rove
Le Rove
La calanque de Niolon.
Blason de Le Rove
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Marignane
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (Marseille-Provence)
Maire
Mandat
Georges Rosso
2014-2020
Code postal 13740
Code commune 13088
Démographie
Gentilé Rovenaines, Rovenains
Population
municipale
4 777 hab. (2015 en augmentation de 11,79 % par rapport à 2010)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 09″ nord, 5° 15′ 01″ est
Altitude 132 m
Min. 0 m
Max. 263 m
Superficie 22,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte administrative des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Le Rove

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Le Rove

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Rove

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Rove
Liens
Site web http://www.lerove.fr

Le Rove (lo Rove en provençal selon la norme classique et lou Rouve selon la norme mistralienne) est une commune française du département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rovenain(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le massif de la Nerthe, entre L'Estaque (Marseille) et Ensuès-la-Redonne.

Le chef-lieu occupe une dépression orientée approximativement d'ouest en est, entre 170 et 110 mètres d'altitude, entourée de collines calcaires à la maigre végétation, et reliée au littoral méditerranéen par des vallons étroits et sinueux, dont l'un (vallon du Gipier) permet de joindre Marseille, et l'autre (vallon du Régadzi) débouche sur deux calanques habitées : la Vesse et Niolon. Côté nord, la commune couvre le flanc du massif, et s'arrête à la limite de la plaine.

Sa superficie est de 2 297 hectares soit 22,97 km2. Son altitude la plus basse se situe au niveau de la mer, le point culminant se trouve à 263 m, la moyenne étant de 132 m[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Rove
Gignac-la-Nerthe Gignac-la-Nerthe Les Pennes-Mirabeau
Ensuès-la-Redonne Rove Marseille
Ensuès-la-Redonne Mer Méditerranée Mer Méditerranée

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Rove est traversé par la route départementale 568, qui relie Martigues à Marseille en passant par le tunnel du Resquiadou, et longé au nord par l'autoroute A55 (France), dont l'échangeur n°7 donne accès au Rove depuis Martigues. Le village est situé à 6,5 kilomètres de l'Estaque et 18 du Vieux Port (Marseille), à 18 de Martigues. La route départementale 5, à l'ouest, rejoint Ensuès-la-Redonne et la côte bleue (Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins).

L'aéroport de Marseille Provence est à 12 kilomètres du Rove.

La gare de Niolon, située sur la ligne de la Côte Bleue, est desservie par les TER de la liaison Miramas - Marseille, à raison de 12 trains par jour dans chaque sens en semaine, ce qui met Marseille-Saint-Charles à 25 minutes de Niolon. L'ancienne gare du Rove, située près de la D 568, a été fermée, squattée à la fin des années 1980, puis détruite par un incendie en 1990.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations relevées à la station Météo-France de Marignane pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[2] / Station de Marignane

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Rove, prononcé « rouve », est le nom provençal du chêne méditerranéen (rouvre)[3], qui figure dans le blason de la commune.

Vesso, prononcé « vesse », est la forme provençale de la vesce[3], et désigne par extension un lieu de fourrage[4].

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le village est devenu une commune indépendante en 1835. En fait, son habitat remonte à la plus haute Antiquité. Des grottes, des endroits secs sous des rochers en surplomb servaient ici d'abris aux hominiens à l'époque du Paléolithique, puis du Néolithique (de 12.000 à 5.000 avant J. C. )

Sans remonter si loin, il faut se rappeler que le plus vieux rempart connu à ce jour en Provence se trouve sur ses collines. Il date du début de l'Age du Bronze. C'est le seul habitat fortifié, dans le Midi de la France, où des structures de pierre sont présentes au Bronze ancien. Le Camp de Laure, protégé au titre des Monuments Historiques, prouve que les premiers Rovenains vivaient ici, il y a 3 500 ans.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le Rove faisait partie de la seigneurie de Marignane au même titre que Saint-Victoret et Gignac. À son apogée, cette seigneurie allait jusqu’aux calanques méditerranéennes[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Rove

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or à quatre pals de gueules; à dextre une branche de chêne englandée de sable; à senestre un bouc naissant d'argent; chargé des mots VILLE DU ROVE de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902 1906 Gouiran Audiffren    
1906 1908 Lieutaud Adrien    
1908 1919 Gouiran François-Hilaire    
1919 1923 Gouiran Victor    
1923 1945 Gouiran Maurice    
1945 1947 Debard Gabriel    
1947 1965 Gouiran Clément dit Blaise PCF  
mars 1965 1981 Etienne Mathieu PCF  
1981 en cours Georges Rosso PCF Retraité
Chevalier de la Légion d'Honneur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 4 777 habitants[Note 1], en augmentation de 11,79 % par rapport à 2010 (Bouches-du-Rhône : +2,26 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
8448801 074849816875820790755
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
729661726742704747722678688
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
8694855167051 1861 7092 2332 7073 429
1999 2004 2009 2014 2015 - - - -
4 0054 0704 2234 6074 777----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Le bâtiment de la gare de Niolon, qui domine la calanque du haut de ses 35 mètres d'altitude, est construit dans le style très particulier des gares de la ligne de la Côte Bleue : étroit, tout en hauteur, avec des parements en céramique, un toit en tuiles romanes. De la gare, la vue sur la calanque est remarquable.
  • Le tunnel du Rove, tunnel-canal reliant Marseille à l'Étang de Berre, a été creusé dans sa plus grande partie sous le territoire du Rove, d'où son nom, mais il n'est visible depuis aucun point de la commune.
  • Le fort de Niolon et le fort de Figuerolles, anciennes batteries militaires établies sur les hauteurs dominant la mer, partiellement détruites.
  • Le camp de Laure, vestiges d'un habitat fortifié préhistorique (classé monument historique).

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Michel de Gignac, vue du nord-ouest.
La chapelle Saint-Michel[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Michel de Gignac est une chapelle romane du XIIIe siècle. Le château dont elle dépendait, et dont il ne reste que quelques ruines, fut une place forte templière servant de relais avant Fréjus, où embarquaient les croisés.

La chapelle, classée avec les ruines du château au titre de monument historique en 1977[10], a été restaurée en 1997.

Malgré son nom, et bien que la chapelle figure sur l'emblème du village voisin de Gignac-la-Nerthe, elle fait partie de la commune du Rove.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Baignade dans la calanque de Niolon
  • Les calanques de Niolon et la Vesse, situées face à la rade de Marseille à quelque 5 kilomètres du chef-lieu, abritent chacune un petit village de pêcheurs et un port, et reçoivent le dimanche la visite de Marseillais désireux de se détendre.
  • Le sentier littoral (non balisé, localement délicat), qui a son origine à l'Establon, au bord de l'ancienne route à la hauteur du tunnel du Resquilladou, contourne la pointe de Figuerolles, passe dans les calanques de la Vesse puis de Niolon et, quittant le territoire de la commune à la calanque de l'Érevine, poursuit vers la Redonne d'Ensuès.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La brousse du Rove est la spécialité de ce lieu. La véritable brousse du Rove est produite à partir du lait de chèvres de la race du Rove sur le territoire de la commune du Rove. Les chèvres du Rove sont connues pour leur esthétique, leur robustesse et leur rusticité. Elles donnent moins de lait que les Alpines ou les Saanens, mais leur lait est plus riche et plus parfumé puisque ces troupeaux supportent mal la stabulation et sont élevés en pleine colline. La plus illustre famille d'éleveurs de chèvres du Rove est la famille Gouiran. La brousse du Rove est un mets connu que l'on peut trouver à la carte des restaurants huppés de la région et qui est l'objet de nombreuses contrefaçons (les brousses dites « du Rove » fabriquées avec du lait de vache inondent les marchés).

Avant les années 1960, les marchands de brousse du Rove proposaient les brousses à Marseille au cri de « Leï brousso dou Rouvé ! ». Une expression en est restée : « À l'heure des brousses » en référence à l'heure très tardive à laquelle on commençait à faire des brousses après avoir effectué une longue traite du troupeau.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  1. « Superficie et altitude du Rove » (consulté le 30 mai 2011)
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. a et b X. de Fourvières, Lo pichot Tresor, éd. Marcel Petit, Raphèle-les-Arles, 1944-1981, sans ISBN
  4. le Petit Robert 1, Dictionnaire de la langue française
  5. D’après Marcel Germain, Marignane en brèves, atelier du patrimoine marignanais.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Chapelle Saint-Michel et ruines du château », notice no PA00081421, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]