Noves

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Noves
La grand place de Noves
La grand place de Noves
Blason de Noves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Châteaurenard
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rhône Alpilles Durance
Maire
Mandat
Georges Jullien
2008-2014
Code postal 13550
Code commune 13066
Démographie
Gentilé Novais
Population
municipale
5 238 hab. (2011)
Densité 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 40″ N 4° 54′ 08″ E / 43.8777777778, 4.90222222222 ()43° 52′ 40″ Nord 4° 54′ 08″ Est / 43.8777777778, 4.90222222222 ()  
Altitude 43 m (min. : 32 m) (max. : 105 m)
Superficie 27,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Noves

Noves est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Novais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation à proximité de la rocade d'Avignon. Migrations pendulaires vers Avignon principalement. Noves est située à exactement 15 km au sud-est d'Avignon. Sur l'axe Avignon-Marseille, se trouvent également les villes de Cavaillon et Salon-de-Provence (situées respectivement à 15 et 32 km au sud-est de Noves). Marseille, quant à elle, se trouve à 90 km de Noves. L'axe Noves-Cavaillon-Salon-de-Provence coupe le Parc naturel régional des Alpilles à son extrémité est.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune de Noves est liée à l'histoire du bassin de l'Anguillon, vaste marécage dont l'assainissement a été la préoccupation des autorités (ecclésiastiques, seigneuriales puis municipales) successivement chargées de l'administration de la commune de Noves.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès l'Antiquité, le territoire de Noves était un passage privilégié des voies de communication tant nord-sud qu’est-ouest. Cette situation due au passage à gué de la Durance[réf. nécessaire], en fit un point de rencontre des Celtes venus du Nord, en l'occurrence la tribu des Cavares, avec les Ligures des rives méditerranéennes.

« Tarasque de Noves » (Musée lapidaire d'Avignon) seconde moitié du Ie siècle avant notre ère)

Deux oppida contrôlaient ce passage : l'oppidum du Pieu est l'ancêtre de Noves, puisqu'il vit l'installation des Cavares dès le VIe siècle av. J.-C. Plus tard, avec la paix romaine, l'habitat s'installe dans la plaine cultivée. Noves comptait alors quatre agglomérations : Agel, Fontchêne, Le Petit Tarascon et celle du Pieu, cette dernière étant de loin la plus importante.

La Tarasque de Noves a été exhumée, en 1849 par Joseph Joachin Meynard,dans un champ près du cimetière de cette commune lors du dessouchage d'un mûrier. Elle reposait à 2,50 mètres de profondeur sur un sol de pierres brutes. Elle est datée entre -50 et le début de notre ère[1].

Les invasions barbares successives contraignirent la population à abandonner progressivement l'habitat des villae pour se réfugier sur la colline du Pieu et sur le rocher dit du Château.

Au Xe siècle l'évêque d'Avignon devient propriétaire de la terre qu'il nomme non pas Noves mais "Terre de sainte Marie et de saint Étienne" ; le village est alors regroupé au pied du château, dans le quartier de Bourrian et protégé par une première enceinte dont reste peu de vestiges. L'évêque construisit l'église à son emplacement actuel, alors situé nettement en dehors de l'agglomération.

Au XIIe siècle, l'évêque d'Avignon conforte sa propriété sur cette terre et agrandit l'église paroissiale ; le château est cependant élevé sur le rocher éponyme et le village reçoit une enceinte plus importante qui passe par l'actuelle porte de l'horloge. Ce n'est qu'au XIVe siècle que de nouveaux remparts enceindront l'église.

Le bac à traille entre Noves et la Chartreuse de Bonpas

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240[2]. Il donne ainsi une certaine importance au village, situé sur le camin romieu, chemin du pèlerinage à Rome[3].

À partir du Moyen Âge, le village est organisé en quartiers :

  • le quartier de la Coste, regroupant l'esplanade du Château ;
  • le quartier du Bourrian, face au quartier de la Coste ;
  • le quartier du Marcat (tirant son nom du marché hebdomadaire qui s'y tenait et dont l'exclusivité fut confirmée par l'empereur Frédéric Ier Barberousse à l'évêque Geoffroi d'Avignon le 23 décembre 1157. Ce marché fut remplacé par une foire de Saint-Michel : renouvelée par une ordonnance de Charles IV le 27 mais 1367, elle cessa à la fin du XIVe siècle ;
  • le quartier de Malbourguet, qui abrite l'église Saint-Baudile.

Les chapelles Notre-Dame-de-Pitié et Notre-Dame-de-Vacquières, ainsi que l'oratoire Saint-Eloi, sont situés en dehors de l'agglomération.

Peste de 1721[modifier | modifier le code]

Le 6 août 1721 est enregistré, à Noves, le premier décès dû à la peste. Le fléau éclate le 16 août suivant et, en à peine un mois et demi, fauchera 146 des 1 228 habitants de Noves.

Les chiffres de Noves paraissent modérés en comparaison des dégâts causés par l'épidémie dans le reste de la Provence. Cela est dû, selon les historiens, au fait que le village avait su prendre rapidement de sages mesures : infirmerie, limitation de la circulation, destruction des cadavres, mise en quarantaine des malades dans des cabanes installées sur le Pieu.

La maladie s'arrêta à Noves dès la fin du mois d'août ; c'est à ce moment que se place le vœu de la peste prononcé par le bureau de Noves le 1er septembre 1721 et rédigé par acte notarié. Depuis, la procession qui le marque se déroule fidèlement chaque année. Cependant, de nouveaux cas de peste se sont déclarés en septembre : les registres paroissiaux datent le dernier décès dû à la peste le 26 septembre 1721.

Une anecdote reste célèbre : une rue de Noves (appelée alors "rue de Gachon") voit toutes ses maisons infectées. La place manquant au cimetière communal pour inhumer les défunts, on décide alors de murer les deux extrémités de la rue et d'y ouvrir une fosse commune pour y jeter les cadavres : par une échelle, on faisait passer aux "survivants" de la nourriture et de la chaux vive pour brûler les cadavres. Lorsque les murs furent abattus on trouva la fosse commune recouverte d'une herbe très haute !

Révolution française[modifier | modifier le code]

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

C’est à Noves que le premier pont sur la Basse Durance est construit, en 1809[4].

Bassin de l'Anguillon[modifier | modifier le code]

Le bassin de l'Anguillon est une vaste plaine de 15 000 hectares limitée par la montagne des Alpilles, par les collines de la Petite Crau et par la Durance. Jadis marécageuse et impropre à la culture, cette région fut habitée par les Ligures. Tant sous leur domination qu’à l’époque romaine, les marécages servaient à la pêche.

En 1175, Geoffroy, évêque d'Avignon et seigneur de Noves, Agel et Verquières, décida d'assurer l'écoulement des eaux des marais en vue de leur assainissement. Son successeur, l'évêque Bernard obtint du seigneur d'Eyragues en 1257, la vente d'un immense terrain marécageux qui le rendit maître du lit et des rives de l'Anguillon. Il fit alors creuser l'Anguillon, devenu le principal canal d'écoulement des eaux. Après sa mort, l'évêque Zoen fit réaliser des travaux de drainage permettant d’améliorer l’écoulement des eaux.

En 1648, de nouveaux travaux améliorèrent l'écoulement des eaux ainsi que l’agrandissement des canaux naturels, le Grand Anguillon et le Petit Anguillon.

Un décret de Napoléon III du 22 juin 1863 organisa un Syndicat de dessèchement des marais de l'Anguillon, qui se substitua aux associations locales d’entretien des marais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Noves

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'or, à un ours de sable, et un chef du même. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Noves.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1814 Claude-Honoré Madier ... ...
18** 18** Antoine Roux ... ...
1878 1881 Antoine Lagnel ... ...
1940 1944 Daniel Cruvelier ... ...
1945 1971 Norbert Silvestre ... ...
1971 1992 Marcel Ginoux PCF ...
1992 en cours Georges Jullien PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 238 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 490 1 262 1 772 1 908 1 877 1 927 2 051 2 161
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 174 2 130 2 187 2 200 2 018 2 064 2 038 2 111 2 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 260 2 408 2 494 2 475 2 642 2 823 2 929 2 840 2 984
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 267 3 579 3 593 3 693 4 021 4 440 4 845 4 906 5 233
2011 - - - - - - - -
5 238 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La vie de la commune de Noves est ponctuée par de nombreux évènements, outre les fêtes officielles. Ces évènements sont liés à l'histoire de Noves :

  • Saint-Éloi : le 1er dimanche de juin ;
  • Saint-Baudile : dernier dimanche d'août
  • Vœu de la Peste : 1er lundi de septembre ;
  • Fête du Patrimoine : 3e week-end de septembre.
  • Courses de taureaux, organisées par les clubs taurins de Noves et des Paluds de Noves.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louis Vouland (1883-1973)[modifier | modifier le code]

Industriel dans l'agro-alimentaire, Louis Vouland naquit à Noves, au sein d'une famille de commerçants aisés, bien implantée dans la localité. Il arrive à Avignon en 1911 où il se lance rapidement dans la fabrication de produits alimentaires industriels. La Première Guerre Mondiale donne un élan considérable à ses activités. Détenant le monopole d'importation du zébu de Madagascar, il inventa la "boite à singe" (le futur "Corneed Beef"), permettant à l'Armée Française de ravitailler ses troupes durant le conflit.

À partir des années 20, Louis Vouland crée et développe à Avignon, dans le quartier Champfleury, une usine spécialisée dans la production agro-alimentaire. Très moderne pour l'époque, l'usine était alors réputée pour ses méthodes de fabrication très efficaces, mais surtout pour certaines de ses spécialités, notamment le saucisson Mireille.

Détruite par un bombardement en 1944, l'usine parvint à se relever et à repartir de plus belle après la guerre. Durant la période des Trente Glorieuses, son entreprise occupe alors une place majeure dans le tissu industriel régional. Amateur d'art passionné, Louis Vouland rassembla patiemment une collection d'œuvres en tout genre, souvent issues de la période Louis XV et Louis XVI. Elles sont toutes entreposées dans son ancienne demeure du centre-ville d'Avignon, aujourd'hui transformée en musée.

Louis Vouland disparu en 1973. Dans son testament, il légua à la commune de Noves un bâtiment et des sommes ayant permis la création d'une maison de retraite, qui porte son nom. Il donna également à la municipalité le domaine de Villargelle, qui accueillera par la suite un centre aéré très fréquenté par les jeunes du village. Ces deux équipements locaux sont toujours en activité de nos jours.

Laure de Noves (1308-1348)[modifier | modifier le code]

Le village a un motif de gloire : un amour rattacherait une descendante des anciens châtelains au poète Pétrarque. La dame aurait porté le nom de Laure de Noves, et serait la fille d'Audibert de Noves.

Née à Avignon en 1308, épousa Hugues de Sade à Noves en 1325. Pétrarque l'ayant aperçue à l'église Sainte-Claire d'Avignon, s'éprit d'elle d'une violente passion. Cet amour partagé et platonique, inspira le génie lyrique de Pétrarque (d'un amour pur comme celui de Pétrarque pour Laure, on dit aujourd'hui pétrarquiser). Le Canzoniere est composé de 366 poèmes : 263 durant la vie de Madonna Laura et 103 après sa mort.

Laure mourut de la peste à Avignon en 1348.

Économie[modifier | modifier le code]

Cave Coopérative de Noves - Cellier de Laure

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine. Jusqu'en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles[7].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Sainte Baudille

Église Saint-Baudile[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Noves est consacrée à saint Baudile, patron de la commune ; celui-ci était un légionnaire romain converti au christianisme et qui subit le martyre à Nîmes en 300.

L'emplacement de l'église actuelle était déjà occupé, au IIIe siècle par un lieu de culte paléochrétien. Plus tard, les invasions pousseront les habitants à s'installer sur la colline du Pieu mais une chapelle sera édifiée sur les ruines du sanctuaire gallo-romain, pour préserver le site cultuel. À la fin du Xe siècle, sur ce site primitif, l'évêque d'Avignon ordonna la construction d'une nouvelle église paroissiale dédiée à saint Baudile.

Chapelle des Pénitents blancs[modifier | modifier le code]

La chapelle des Pénitents blancs fut construite au XIIe siècle par le pape Jean XXII sur l'emplacement d'une ancienne synagogue. Elle fut consacrée à la Vierge Marie sous la dénomination Notre-Dame-d'Enville.

Elle fut le théâtre, le 13 janvier 1325, de la signature du contrat de mariage de Hugues de Sade avec Laure fille d'Audibert de Noves dite " La belle Laure ".

En mai 1581, monseigneur d'Armagnac, archevêque d'Avignon, attribue la chapelle à la confrérie des Pénitents blancs, nouvellement créée.

À la Révolution française, la commune en devient officiellement propriétaire et ses cloches sont envoyées à Tarascon, avec celles de la chapelle Notre-Dame-de-Vacquières, pour y être fondues et transformées en monnaies.

Désaffectée, la chapelle demeure inoccupée jusqu'en 1950, date à laquelle elle est transformée en lavoirs.

En 1991, le conseil municipal décide d'installer, dans cette ancienne chapelle, une bibliothèque municipale ; dénommée 'médiathèque municipale Marc-Mielly, elle fut inaugurée le 17 mai 1995.

Notre-Dame de Piété[modifier | modifier le code]

La colline du Pieu (du celte[précision nécessaire] Puech, « tertre ») est le lieu d'installation des premiers habitants, 600 ans avant Jésus-Christ. Elle marque donc l'origine du village de Noves.

Après son abandon, un ermitage y est édifié, au XIIIe siècle, par les frères Observantins de l'ordre des Franciscains (la mère de saint Francois d'Assise était originaire de Tarascon). Pendant l'épidémie de peste de 1721 des cabanes furent construites autour de l'ermitage pour recevoir les malades en quarantaine.

L'actuelle chapelle a été construite sur l'emplacement de cet ancien ermitage mais reste rattachée à la tradition franciscaine : c'est ainsi que lui a été étendue, comme à d'autres églises ou chapelles tenues par les Franciscains, l'indulgence accordée à la chapelle de Saint-François-d'Assise appelée Portioncule dont la fête est célébrée chaque année le 1er août.

La construction de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié a commencé dès l'origine par un modeste ermitage à l'emplacement de l'actuelle sacristie. En 1630, les Franciscains ajoutèrent à ce premier édifice une chapelle qui constitue actuellement la nef centrale puis, en 1722, suite à la promesse faite le 1er septembre 1721 lors de l'épidémie de la peste, la chapelle du Vœu a été édifiée. D'autres éléments comme le narthex furent ajoutés au XIXe siècle.

Moulin de la Roque[modifier | modifier le code]

Principal moulin à farine de l'arrondissement de Noves, le moulin de la Roque est édifié sur la rivière de l'Anguillon. C'est en effet vers 1790 que Charles-Baudile Roux (époux de Thérèse Poulinet, et grand-oncle de Frédéric Mistral) acquiert, au lieu-dit la Roque un ensemble de terres et de constructions d'un ancien moulin à draps sur l'emplacement duquel il édifie un moulin à eau.

À la mort de Charles-Baudile Roux, en 1850, le moulin passe entre les mains de son fils Antoine-Laurent Roux. Le moulin se développe rapidement et devient une des principales entreprises de la commune. Au décès d'Antoine Roux, en 1883, la société Roux frères réunit, pour l'exploitation du moulin, ses trois fils Eugène Roux, Jules Roux et Denis Roux. Le moulin ne comportant alors que les bâtiments industriels, la maison de maître est édifiée au début du XXe siècle.

La Seconde Guerre mondiale voit le déclin des moulins ruraux, qui s'éteignent rapidement ; le moulin de la Roque continue, lui, de fonctionner et ne cessera son activité qu'en 1962. À cette date, et depuis 1908, le moulin appartient en indivision aux familles Cruvelier et Roux, descendantes d'Eugène Roux.

Véritable ouvrage d'art, le barrage en pierres construit sur l'Anguillon pour alimenter le moulin est racheté par le syndicat intercommunal de l'Anguillon en 1977 puis démoli ; le dernier minotier de la Roque, Stanislas Roux (fils d'Eugène Roux), mourra en 1979.

En 1981, les héritiers d'Eugène Roux vendent le moulin. Le propriétaire actuel le baron Guy Fallon a longuement restauré les bâtisses, tout en gardant l'esprit historique du lieu, pour le transformer en chambres d'hôtes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Tarasque de Noves
  2. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
  3. Catherine Lonchambon, op. cit., p 54
  4. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 56-57
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Flânerie dans le vieux Noves, bulletin de l'Association du Patrimoine novais

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]